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Pierre Messmer

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Pierre Messmer

Décédé(e) le 29 août 2007

Premier ministre de France · Gouvernement français

Union des démocrates pour la République

Pierre Messmer, né le 20 mars 1916 à Vincennes (Seine) et mort le 29 août 2007 à Paris, est un homme d'État français.

Score politique94/100
Score Polidex89/100
Né(e) le 20 mars 1916 (91 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
20/03/1916
Décès
29/08/2007
Nationalité
France
Parti actuel
Union des démocrates pour la République
Dernier mandat
Premier ministre de France · 5 juillet 197227 mai 1974
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Jeunesse et études

Acte de naissance. Né dans une famille alsacienne du Bas-Rhin qui avait opté pour la France en 1871 (son grand-père paysan devint cocher des omnibus hippomobiles de Paris), fils de l'industriel Joseph Messmer, Pierre Messmer étudie à l'école Massillon, au lycée Charlemagne et au lycée Louis-le-Grand. Il est l'aîné de la fratrie, Guy a 2 ans de moins, et la dernière Geneviève 7 ans de moins.

Il est admis à l'École nationale de la France d'outre-mer où il étudie de 1934 à 1937. Il suit en parallèle les cours de l'École des langues orientales (1934-1936), dont il est diplômé. Il sort classé deuxième de l'ENFOM. Il suit des cours de droit à l'université de Paris, et obtient son doctorat en droit en 1939 pour une thèse sur « le régime des emprunts coloniaux ». Il effectue deux mois de stage au sein de l'École des transmissions.

Il a également été membre des Camelots du roi, à cette époque branche militante de l'Action française.

Veuf de Gilberte Duprez (1909-1991), épousée en 1947, surnommée de manière ironique « Messméralda » par des photographes de presse, il se remarie le 6 juillet 1999 à Christiane Bataille née Terrail (1915-2010).

Pierre Messmer n'a pas eu d'enfants. Christiane Terrail, étant veuve, avait de son premier mari une fille, Claudie, mariée à Michel de Guillebon (X 1960, ingénieur général de l'Armement), apparenté au général Jacques de Guillebon, compagnon de la Libération et ami personnel de Pierre Messmer. En 1959 le général de Gaulle voulut nommer Jacques de Guillebon ministre des Armées. Guillebon déclina en raison de la question épineuse de l'Algérie, et conseilla à de Gaulle de désigner à ce poste Pierre Messmer

## Carrière politique

Pierre Messmer est nommé ministre des Armées sous la présidence du général de Gaulle lors d'un remaniement ministériel du gouvernement Debré, le 5 février 1960. À ce poste, il est confronté au putsch des généraux à Alger en avril 1961 et aux réformes d'une armée post-coloniale. Il met en œuvre la force de frappe nucléaire voulue par le président, tout en créant en 1960 la NATO Tiger Association afin de renforcer les relations entre unités de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN). Avec le ministre de la Recherche et des Affaires atomiques Gaston Palewski, il assiste à l'accident nucléaire de Béryl en 1962 dans le Sahara, au cours duquel il a été contaminé.

Le 17 mai 1962, par l’ordonnance no 62-574, il valide l’incorporation anticipée des jeunes Européens d'Alger et d'Oran âgés de 19 ans ainsi que des sursitaires. Ces derniers sont envoyés outre-mer (en métropole et en Allemagne) afin d'y accomplir leur service militaire. Cet appel anticipé (dont le nom de code militaire est plan Simoun) s’inscrit dans le cadre de l’opération Fouchet, impulsée par le haut-commissaire de la République Christian Fouchet, à partir de la cité administrative de Rocher Noir à Alger, qui a pour objectif de s'attaquer aux franges de la population susceptibles de soutenir l'Organisation armée secrète (OAS).

Il lui est ensuite reproché la validation et l'acceptation de la politique gouvernementale à la fin de la guerre d'Algérie, en 1962, en n'évacuant et ne protégeant pas les harkis, dont un grand nombre ont été tués après la déclaration d’indépendance algérienne. Il autorise, dans les années 1960 et au début des années 1970, la formation de militaires sud-américains par des officiers français aux diverses techniques de contre-insurrection expérimentées en Algérie et de lutte contre des mouvements révolutionnaires ou clandestins.

Il participe, en tant que ministre des Armées, à la coordination du soutien aux sécessionnistes du Biafra à la fin des années 1960. L'objectif est d'affaiblir le Nigeria, puissance régionale, et de placer les réserves pétrolières du Biafra sous influence française. Comme justification de cette intervention française, Pierre Messmer cite pourtant la vengeance : « Je ne pardonnerai pas au Nigeria son attitude après nos tirs nucléaires à Reggane. Ça permettrait de lui faire payer ! Il avait été à la fois provoquant et ridicule […] Ce sont des grotesques. Je ne leur ai pas pardonné ».

On lui prête d'avoir dissuadé le général de Gaulle de mobiliser l'armée lors des événements de Mai 68. Après la démission du président l'année suivante, il conserve son portefeuille ministériel jusqu'à l'élection à la présidence de Georges Pompidou en juin 1969. Il fonde ensuite l'association « Présence du gaullisme », présidé successivement par Hubert Germain, Charles Pasqua et René la Combe, puis devient ministre d'État, chargé des Départements et territoires d'Outre-mer dans le gouvernement Chaban-Delmas le 25 février 1971. D'après Pierre Messmer, c'est lors de cette nomination que Georges Pompidou lui fit part de son intention de le choisir comme Premier ministre l'année suivante.

Il succède à Jacques Chaban-Delmas le 5 juillet 1972 et dirige trois gouvernements successifs durant son passage à Matignon : le premier dure jusqu'au 5 avril 1973, le deuxième du 5 avril 1973 au 1er mars 1974 et le troisième jusqu'à l'investiture de Valéry Giscard d'Estaing le 27 mai 1974. Quelques semaines après son arrivée à la tête du gouvernement, le président Pompidou lui fait part de sa maladie, « très rare, très grave », ce qui le contraint à déléguer de plus en plus au fil des mois. Conformément à l'article 21 de la Constitution, Pierre Messmer préside le Conseil des ministres du 14 février 1973, en remplacement de Georges Pompidou, malade.

La majorité qu'il conduit comme Premier ministre remporte les élections législatives de 1973, avec 51 % des voix et 311 sièges sur 488. Face au choc pétrolier, Pierre Messmer prend aussi la décision de lancer la construction de treize centrales nucléaires dans le but d'assurer l'indépendance énergétique du pays et en prévision de la baisse de la production de charbon. Les antinucléaires déplorent aujourd'hui que ni la population ni la représentation nationale n'aient été consultées sur le sujet. Le Parlement français a confirmé, à travers la loi sur l'énergie de 2005, ce choix initial.

En France, en décembre 1973, Pierre Mesmer invente la limitation de vitesse sur autoroute et se trouve de fait à la tête du pouvoir qui inverse la courbe de la mortalité routière en réduisant les vitesses pour améliorer la sécurité routière en France.

À la suite de la mort de Georges Pompidou le 2 avril 1974, Alain Poher, président du Sénat, assure pour la seconde fois les fonctions de président de la République par intérim. Pierre Messmer expédie dès lors les affaires courantes et se déclare prêt à se présenter à l'élection présidentielle anticipée, à la condition que Jacques Chaban-Delmas, Valéry Giscard d'Estaing et Edgar Faure acceptent de se retirer. Ce dernier, à qui les sondages ne laissent guère d'espoir, consent à s'effacer sans conditions. Giscard d'Estaing a l'habileté d'accepter si Chaban-Delmas en fait autant ; mais ce dernier maintient sa candidature. Le Premier ministre renonce le soir-même, le 9 avril 1974, et apporte quelques jours plus tard son soutien à la candidature de Jacques Chaban-Delmas, en précisant agir « par discipline ».

Pierre Messmer est député de la Moselle de 1974 à 1988 et député européen de 1979 à 1984. En 1985 il dépose une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes. Lors de la première cohabitation, de 1986 à 1988, il est président du groupe Rassemblement pour la République (RPR) à l'Assemblée nationale. Élu maire de Sarrebourg en 1971, il conserve ce mandat jusqu'en 1989.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source
  • Premier ministre de France
    Gouvernement français
    5 juillet 1972 → 27 mai 1974 · Source
  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.
    France
    20 mars 1941 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Pierre Messmer

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Pierre Messmer ?
Pierre Messmer est décédé(e) le 29 août 2007, à l'âge de 91 ans.
À quel parti politique Pierre Messmer appartient-il / elle ?
Pierre Messmer est affilié(e) au parti Union des démocrates pour la République.