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Jacques Chaban-Delmas

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Jacques Chaban-Delmas

Décédé(e) le 10 novembre 2000

Premier ministre de France · Gouvernement français

Union des démocrates pour la République

Jacques Chaban-Delmas, souvent surnommé « Chaban », né Jacques Delmas le 7 mars 1915 dans le 13e arrondissement de Paris et mort le 10 novembre 2000 dans le 7e arrondissement de Paris, est un résistant, général de brigade et homme d'État français. Il est Premier ministre du 20 juin 1969 au 5 juillet 1972.

Score politique94/100
Score Polidex100/100
Né(e) le 7 mars 1915 (85 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
07/03/1915
Décès
10/11/2000
Nationalité
France
Parti actuel
Union des démocrates pour la République
Dernier mandat
Premier ministre de France · 20 juin 19695 juillet 1972
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Débuts en politique

Quand il franchit le Rubicon en mai 1946, le projet de Constitution, auquel de Gaulle est opposé, est rejeté par référendum. Il ne peut postuler pour la nouvelle Assemblée constituante, en place pour six mois, mais prend rang pour l'assemblée qui doit être élue en novembre 1946.

Il hésite entre Charente, Charente-Maritime et Gironde, trois départements où les radicaux, pour cause de divisions, n'avaient pas obtenu de siège en 1945 .Lorrain Cruse a un faible pour la Charente-Maritime à cause des voix protestantes. Félix Gaillard préfère la Charente. Il reste donc la Gironde pour Chaban ; il indique à ce sujet : « J'étais avant tout un citadin. Plus grand serait le poids urbain dans le département où j'allais tenter ma chance, plus je serais à l'aise. » Bref, c'est un Parisien qui débarque à Bordeaux dans une traction-avant décapotable prêtée par un industriel parisien mécène du rugby. Il choisit d’entrer en politique à Bordeaux, comme « parachuté ».

Son ami Maurice Bourgès-Maunoury, radical et futur président du Conseil, est nommé commissaire de la République à Bordeaux en 1945. Ce dernier ne peut empêcher les radicaux du cru de voir d'un mauvais œil ce parachutage. Ils contestent la bénédiction d'Édouard Herriot, le pape du radicalisme. Ils proposent la candidature de l'amiral Muselier qui a été le premier officier général à rallier Charles de Gaulle à Londres dès le 30 juin 1940. Les premiers contacts politiques sont tendus, les premières réunions violentes. Il obtient l'investiture et deux sièges pour son parti. Il reconnaît, trente ans plus tard : « J'eusse dû y perdre sur le champ la naïveté que j'ai conservée longtemps ».

Jacques Chaban-Delmas se fait élire pour la première fois député de Bordeaux le 10 novembre 1946 sous l’étiquette radicale avec le soutien de De Gaulle et d'Édouard Herriot. Le 17 juin 1951, il réussit à préserver la double étiquette radicale (RGR) et gaulliste (RPF) en gagnant contre Henri Teitgen (MRP), mais les partis refusant la double appartenance, il choisit le camp gaulliste. Le 20 juin 1946, à la suite du second « discours de Bayeux », il fonde, avec René Capitant, Louis Vallon et Pierre Clostermann, l'Union gaulliste pour la IVe République, qui fusionne, le 7 avril 1947, dans le Rassemblement du peuple français (RPF), constitué autour du général de Gaulle. Il en devient l’une des figures comme membre du conseil de direction et du bureau politique. Il est directeur de publication des journaux du RPF, L'Étincelle (de 1947 à 1955), Le Rassemblement (de 1948 à 1954), Liberté de l'Esprit (de 1949 à 1954.

Il est président de l'Intergroupe d'Action pour une vraie démocratie à l'Assemblée nationale le 20 août 1947, puis du groupe d'action démocratique et républicaine à l'Assemblée nationale le 9 décembre 1948, et enfin président du groupe RPF à l'Assemblée nationale.Après l'échec du RPF, il fonde et dirige, de 1953 à 1958, un autre mouvement gaulliste, l’Union des républicains d'action sociale, devenue le Centre national des républicains sociaux, et de son groupe à l’Assemblée nationale, dont la stratégie est de combattre le « système » de l’intérieur.Il est le directeur de publication du journal de ce parti politique, Le Télégramme de Paris, de 1953 à 1958.

Sous la IVe République, Jacques Chaban-Delmas est favorable au retour au pouvoir de De Gaulle.Le député de la Gironde intervient souvent à la tribune de l'Assemblée nationale. Ainsi le 20 juin 1947, il est entendu au cours du débat sur l'interpellation de Fernand Grenier relative à la dévolution des biens des entreprises de presse. Le 28 octobre 1947 et à nouveau le 27 octobre 1949 — cette fois-ci à l'occasion du débat sur l'investiture du Président du Conseil Georges Bidault auquel il accorde sa confiance en souvenir des combats communs — Jacques Chaban-Delmas appelle de ses vœux une révision constitutionnelle ; il souligne que l'Assemblée dans sa composition ne représente plus l'opinion publique et qu'elle devrait se séparer pour rendre la parole aux électeurs, comme le préconise le général de Gaulle depuis la fondation du RPF, auquel il appartient. Il n'oublie pas de défendre les intérêts de sa région, que ce soit en luttant contre les incendies de forêt des Landes ou en faveur du théâtre de Bordeaux.

Comme membre de la Commission des affaires économiques ou au nom du groupe gaulliste, Jacques Chaban-Delmas intervient sur les questions importantes. Ainsi, le 13 décembre 1951, il s'oppose à la ratification du traité instituant la CECA, car en cas d'adoption la France, ne disposant plus de la maîtrise de son charbon et de son acier, serait en position d'infériorité lors de la négociation portant sur la défense européenne. En outre, il dénonce la méthode empruntée pour construire l'Europe et suggère des négociations globales sur l'édification d'une communauté européenne . Européen convaincu, Jacques Chaban-Delmas milite pour la création de la Conférence européenne des pouvoirs locaux, aujourd'hui Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe (CPLRE), organe de représentation des collectivités locales et régionales et en est président du 12 janvier 1957 au 24 janvier 1960. Le Congrès devient alors l'une des institutions du Conseil de l'Europe .

Il est plusieurs fois ministre sous la Quatrième République. Ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme sous Pierre Mendès France, Jacques Chaban-Delmas démissionne le 14 août 1954, en compagnie du général Koenig et de Maurice Lemaire. La raison de leur démission trouve son explication dans les conclusions arrêtées par le gouvernement Mendès France concernant le « compromis » dessiné par ce dernier à propos du traité de la Communauté européenne de défense (CED) .Ils font savoir, par ce geste, qu'il leur est impossible de s'associer à ces conclusions. Le 3 septembre 1954, après le rejet du projet par l'Assemblée le 30 août et la démission des ministres qui en étaient partisans, Jacques Chaban-Delmas reçoit le portefeuille des Travaux publics, du logement et de la reconstruction et le garde jusqu'à la constitution du deuxième gouvernement Edgar Faure. Le 13 octobre 1955, il précipite la chute du gouvernement d’Edgar Faure (radical) sur la question algérienne, voulant une intégration des populations musulmanes dans la communauté nationale. Cet événement entraîne la dissolution de l’Assemblée nationale et la constitution d’un « Front républicain » auquel participent Pierre Mendès France, François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas .

Il est également ministre d’État du gouvernement Mollet. Le 30 novembre 1956, il souhaite publiquement le retour rapide du général de Gaulle au pouvoir. Il est ministre de la Défense nationale et des Forces armées du gouvernement Gaillard. À ce titre, il inaugure le Centre d'instruction à la pacification et à la contre-guérilla de Philippeville, dans le Constantinois (Algérie), le 10 mai 1958 ; il en confie la direction au colonel Marcel Bigeard que Chaban-Delmas considérait dans Mémoires pour demain (1997) comme « l’homme qu’il fallait pour faire subir aux officiers subalternes un véritable électrochoc psychologique qui changerait à jamais leur façon d’envisager les choses ». Ce centre a été notamment au cœur de la polémique sur la torture en Algérie en raison de son programme d’enseignement. En tant que ministre de la Défense, il fait partie du lobby qui pousse le CEA, sous la direction de Francis Perrin, à prendre la décision de fabriquer la première bombe nucléaire française, donnant à la France son statut de puissance nucléaire. Pourtant partisan du retour au pouvoir de De Gaulle, Jacques Chaban-Delmas n’est pas ministre dans le dernier gouvernement de la IVe République dirigé par de Gaulle . Il crée le 14 juin 1958, et organise l’un des mouvements politiques à l’origine de la future UNR, le Mouvement pour la Ve République qui devient le 22 juillet 1958, l'Union civique pour le référendum présidée par Louis Pasteur Vallery-Radot.

Chaban-Delmas définit ainsi sa position sous la IVe République : « J’accompagnai de Gaulle dans sa traversée du désert et j’étais un marginal engagé dans les structures de la IVe République […] un des acteurs du mouvement gaulliste et […] un participant aux délices et aux poisons d’un système que le Général dénonçait ».

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source
  • Premier ministre de France
    Gouvernement français
    20 juin 1969 → 5 juillet 1972 · Source
  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.
    France
    7 mars 1940 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Jacques Chaban-Delmas

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Jacques Chaban-Delmas ?
Jacques Chaban-Delmas est décédé(e) le 10 novembre 2000, à l'âge de 85 ans.
À quel parti politique Jacques Chaban-Delmas appartient-il / elle ?
Jacques Chaban-Delmas est affilié(e) au parti Union des démocrates pour la République.