En bref
- Naissance
- 29/11/1932
- Décès
- 26/09/2019
- Nationalité
- France
- Parti actuel
- Union pour un mouvement populaire
- Dernier mandat
- Président de la République française · 17 mai 1995 – 16 mai 2007
Biographie
## Débuts (1964-1967)
Première élection en Corrèze Jacques Chirac dans sa circonscription de la Corrèze.
En 1964, Pierre Juillet, proche conseiller du Premier ministre, incite « les jeunes loups de Pompidou », parmi lesquels, outre Chirac, se trouvent Jean Charbonnel, Bernard Pons et Pierre Mazeaud, à s'engager en politique et à battre la gauche dans ses bastions traditionnels, dans le centre et l'ouest de la France. Pierre Juillet le fait entrer en novembre 1964 à la commission de développement économique régional du Limousin ; le 14 mars 1965, Chirac est élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, en Corrèze, berceau des grands-parents maternels de sa mère.
Entrée à l’Assemblée nationale Lors des élections législatives de 1967, Georges Pompidou souhaite qu'il se présente dans une circonscription parisienne mais à la demande de Jean Charbonnel, Chirac préfère Ussel (Corrèze), réputée être un bastion de gauche. Il est l'un des acteurs du « serment de Solignac », qui traduit l'engagement de « jeunes loups » gaullistes en Limousin et Quercy, peu favorables à la droite. Il bénéficie du soutien de Marcel Dassault, ami de son père qui finance pour lui un hebdomadaire UDR ayant son siège à Limoges, L'Essor du Limousin et qui souhaite en faire un secrétaire d'État à l'Aviation civile. Il l’emporte de justesse au second tour, face à Georges Émon, candidat du Parti communiste français. Cette victoire est obtenue à l'arraché sur une gauche divisée : en effet, le candidat envoyé par la FGDS pour remplacer Marcel Audy, sénateur, maire et conseiller général de Meymac, un temps pressenti mais convaincu par Jacques Chirac de ne pas se présenter, n'est autre que le propre frère de François Mitterrand, Robert, lequel fait un score calamiteux ; Jacques Chirac bénéficie de la neutralité bienveillante de la gloire locale, Henri Queuille, et de l'appui de l'inamovible maire d'Égletons, Charles Spinasse, ancien ministre socialiste de Léon Blum exclu de la SFIO pour faits de collaboration. Charles Spinasse affirme à cette occasion que Jacques Chirac est un type très « Front populaire ».
## Débuts
La communication politique en France devient réellement importante dans les années 1980. C’est d’ailleurs en 1986 que Jacques Chirac commence à s’intéresser à la communication politique en concevant, grâce à Jean-Michel Goudard, l’un des premiers « teasing » politiques pour les candidatures législatives. Le premier objectif de ce teasing était dans un premier temps de montrer une bonne image de Jacques Chirac mais aussi de faire état d'une victoire indéniable de la droite.
Deux ans plus tard, Jacques Chirac, Premier ministre, candidat à l'élection présidentielle, adopte une campagne de communication allant porter ses fruits car il possède une image plutôt positive tant au niveau des Français que des médias. Ainsi, il se distingue de François Mitterrand au niveau du courage, de la séduction, du dynamisme, de la modernité. Jacques Chirac s’est d’ailleurs beaucoup investi auprès des médias français comparé aux autres candidats. En effet, il s’est mis en avant à travers une communication directe comme les interviews et les reportages.
Au cours de sa présidence, il est conseillé par le même conseiller en communication que Mitterrand, Jacques Pilhan, qui essaie de guider Jacques Chirac auprès des médias. Il est également conseillé par sa fille, Claude Chirac.
Controverses & affaires(7)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Affaire du compte japonais (1/4)
Un document interne de la DGSE de 1996 fait état de l'existence d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon, pays dans lequel il aime se rendre, crédité de « 300 millions de francs » en 1996. Cette note est envoyée par le chef de poste de la DGSE à Tokyo au siège des services à Paris le 11 novembre 1996. Elle fut rendue publique dans le livre Machinations des journalistes Laurent Valdiguié et Karl Laske (Denoël, novembre 2006).
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire du compte japonais (2/4)
En 2001, Gilbert Flam, magistrat détaché à la DGSE, a ouvert une enquête au Japon pour vérifier des soupçons d'existence de comptes bancaires appartenant à Jacques Chirac à la Tokyo Sowa Bank et les liens pouvant exister entre Jacques Chirac et l'ancien banquier Shōichi Osada. Après la réélection de Jacques Chirac, en 2002, Gilbert Flam a été limogé.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire du compte japonais (3/4)
Le 19 avril 2006, dans Le Canard enchaîné, Nicolas Beau affirme qu'un classeur au nom de Gilbert Flam sur « d'hypothétiques comptes bancaires de Chirac au Japon », a été saisi chez le général Philippe Rondot. En 2001, le général Rondot avait mené une enquête interne sur les services secrets pour savoir s'ils avaient enquêté sur Jacques Chirac, à la demande de ce dernier. Interrogé par les juges le 28 mars 2006, le général Rondot a confirmé dans un premier temps l'existence d'un compte Chirac, avant de revenir sur ses déclarations.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire du compte japonais (4/4)
Selon le Canard enchaîné du 23 mai 2007, de nouveaux documents saisis chez le général Rondot accréditeraient l'existence du compte bancaire en question. Le parquet de Paris aurait tenu une réunion le 21 mai 2007 pour examiner les conséquences possibles de ces éléments nouveaux. Une vérification des autorités bancaires, effectuée à la demande de l'ancien président français, à l'automne 2007, a cependant montré l'absence de compte au nom de Jacques Chirac à la TSB. Aucune instruction judiciaire ne sera ouverte en vue d'une mise en examen et plusieurs journalistes d'investigation (Pierre Péan, Karl Laske et Laurent Valdiguié, Gérard Davet et Fabrice Lhomme) ont conclu que cette affaire n'était qu'une rumeur sans fondement.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Borrel (1/3)
À partir de 2004, les autorités djiboutiennes souhaitent se voir reconnues compétentes pour mener l'enquête sur l'assassinat du juge Borrel survenu à Djibouti le 18 octobre 1995 (l'instruction sur l'assassinat de Bernard Borrel est encore en cours, actuellement dirigée par le juge Sophie Clément du tribunal de Paris). Or, le 29 janvier 2005, le ministère des affaires étrangères français assure publiquement, par communiqué de presse, qu'une copie du dossier d'instruction français relatif au décès de Bernard Borrel serait « prochainement transmise à la justice djiboutienne », qui en avait fait la demande. Cette communication est intervenue dix jours avant que la juge Sophie Clément ne soit officiellement saisie de cette demande d'entraide judiciaire. La juge refusera le 8 février 2005 la transmission, estimant notamment que la demande de Djibouti avait « pour unique but de prendre connaissance […] de pièces mettant en cause le procureur de la République de Djibouti ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Borrel (2/3)
Le comportement d'Hervé Ladsous, alors porte-parole du Quai d'Orsay, s'analyse, selon Élisabeth Borrel, en une pression sur la juge Clément. Elle dépose alors une plainte avec constitution de partie civile, et une enquête est confiée aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia le 2 mars 2006 (instruction toujours en cours).
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Borrel (3/3)
Jacques Chirac et la présidence de la République seraient mêlés à ces pressions sur la justice. D'après des documents saisis au Quai d'Orsay et à la Chancellerie, et cités par le journal Le Monde, l'idée de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour contourner la juge d'instruction Sophie Clément et avoir accès au dossier a été suggérée par Jacques Chirac au président djiboutien.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Président de la République françaiseRépublique française17 mai 1995 → 16 mai 2007 · Source
- Premier ministre de France (1986-1988)Gouvernement français20 mars 1986 → 10 mai 1988 · Source
- Ministre (France)Gouvernement français1 janvier 1980 → date inconnue · Source
- Premier ministre de France (1974-1976)Gouvernement français27 mai 1974 → 25 août 1976 · Source
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.France29 novembre 1957 → date inconnue · Source
Ce qu'on dit de Jacques Chirac
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Jacques Chirac dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaire du compte japonais (1/4)
Un document interne de la DGSE de 1996 fait état de l'existence d'un compte bancaire de Jacques Chirac au Japon, pays dans lequel il aime se rendre, crédité de « 300 millions de francs » en 1996. Cette note est envoyée par le chef de poste de la DGSE à Tokyo au siège des services à Paris le 11 novembre 1996. Elle fut rendue publique dans le livre Machinations des journalistes Laurent Valdiguié et Karl Laske (Denoël, novembre 2006).
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire du compte japonais (2/4)
En 2001, Gilbert Flam, magistrat détaché à la DGSE, a ouvert une enquête au Japon pour vérifier des soupçons d'existence de comptes bancaires appartenant à Jacques Chirac à la Tokyo Sowa Bank et les liens pouvant exister entre Jacques Chirac et l'ancien banquier Shōichi Osada. Après la réélection de Jacques Chirac, en 2002, Gilbert Flam a été limogé.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire du compte japonais (3/4)
Le 19 avril 2006, dans Le Canard enchaîné, Nicolas Beau affirme qu'un classeur au nom de Gilbert Flam sur « d'hypothétiques comptes bancaires de Chirac au Japon », a été saisi chez le général Philippe Rondot. En 2001, le général Rondot avait mené une enquête interne sur les services secrets pour savoir s'ils avaient enquêté sur Jacques Chirac, à la demande de ce dernier. Interrogé par les juges le 28 mars 2006, le général Rondot a confirmé dans un premier temps l'existence d'un compte Chirac, avant de revenir sur ses déclarations.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire du compte japonais (4/4)
Selon le Canard enchaîné du 23 mai 2007, de nouveaux documents saisis chez le général Rondot accréditeraient l'existence du compte bancaire en question. Le parquet de Paris aurait tenu une réunion le 21 mai 2007 pour examiner les conséquences possibles de ces éléments nouveaux. Une vérification des autorités bancaires, effectuée à la demande de l'ancien président français, à l'automne 2007, a cependant montré l'absence de compte au nom de Jacques Chirac à la TSB. Aucune instruction judiciaire ne sera ouverte en vue d'une mise en examen et plusieurs journalistes d'investigation (Pierre Péan, Karl Laske et Laurent Valdiguié, Gérard Davet et Fabrice Lhomme) ont conclu que cette affaire n'était qu'une rumeur sans fondement.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Borrel (1/3)
À partir de 2004, les autorités djiboutiennes souhaitent se voir reconnues compétentes pour mener l'enquête sur l'assassinat du juge Borrel survenu à Djibouti le 18 octobre 1995 (l'instruction sur l'assassinat de Bernard Borrel est encore en cours, actuellement dirigée par le juge Sophie Clément du tribunal de Paris). Or, le 29 janvier 2005, le ministère des affaires étrangères français assure publiquement, par communiqué de presse, qu'une copie du dossier d'instruction français relatif au décès de Bernard Borrel serait « prochainement transmise à la justice djiboutienne », qui en avait fait la demande. Cette communication est intervenue dix jours avant que la juge Sophie Clément ne soit officiellement saisie de cette demande d'entraide judiciaire. La juge refusera le 8 février 2005 la transmission, estimant notamment que la demande de Djibouti avait « pour unique but de prendre connaissance […] de pièces mettant en cause le procureur de la République de Djibouti ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Borrel (2/3)
Le comportement d'Hervé Ladsous, alors porte-parole du Quai d'Orsay, s'analyse, selon Élisabeth Borrel, en une pression sur la juge Clément. Elle dépose alors une plainte avec constitution de partie civile, et une enquête est confiée aux juges Fabienne Pous et Michèle Ganascia le 2 mars 2006 (instruction toujours en cours).
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Borrel (3/3)
Jacques Chirac et la présidence de la République seraient mêlés à ces pressions sur la justice. D'après des documents saisis au Quai d'Orsay et à la Chancellerie, et cités par le journal Le Monde, l'idée de saisir la Cour internationale de justice contre la France pour contourner la juge d'instruction Sophie Clément et avoir accès au dossier a été suggérée par Jacques Chirac au président djiboutien.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Jacques Chirac ?
- Jacques Chirac est décédé(e) le 26 septembre 2019, à l'âge de 86 ans.
- À quel parti politique Jacques Chirac appartient-il / elle ?
- Jacques Chirac est affilié(e) au parti Union pour un mouvement populaire.
