En bref
- Naissance
- 14/11/1953
- Nationalité
- France
- Parti actuel
- Union pour un mouvement populaire
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 14 novembre 1978
Biographie
## Carrière politique
Ministre des Affaires étrangères (2002-2004) Refus de la guerre en Irak Dominique de Villepin à New York prononçant un discours au Conseil de sécurité des Nations unies contre la guerre en Irak, le 14 février 2003. En 2002, Jacques Chirac, réélu, le nomme ministre des Affaires étrangères. Le président français prend la décision de s'opposer à la guerre d'Irak voulue par les États-Unis. Le 14 février 2003, Dominique de Villepin prononce alors au Conseil de sécurité des Nations unies un discours :
[[s:Discours prononcé à l'ONU lors de la crise irakienne - 14 février 2003||Texte du discours]] sur [[Wikisource]].</ref>"}},"i":0}}]}' id="mwARY"> « L'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide. Mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l'unité de l'Irak, rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l'intrusion de la force. (…) »
Dominique de Villepin en 2003.
Ce discours aux accents gaulliens qui défie l'hégémonisme américain, lui vaut d'être applaudi, chose rare en cette enceinte. Dominique de Villepin considère la « guerre contre le terrorisme » du président américain George W. Bush maladroite et contre-productive. Selon Dominique de Villepin, l'appel à la guerre contre le terrorisme est risqué, parce qu'il donne aux différents groupes terroristes une légitimité et une audience auxquelles ils aspirent. Il valorise le combat qu'ils conduisent, avec les armes de l'aveuglement et du fanatisme. Il leur accorde le statut d'opprimé dont ils ont besoin pour répandre le plus largement possible leurs thèses extrémistes. Le problème du terrorisme doit donc être résolu avec intelligence et non avec brutalité[réf. nécessaire].
Diplomatie active : opérations extérieures courtes Dominique de Villepin, proche des sœurs Betancourt depuis sa période étudiante, organise début juillet 2003 une opération secrète de libération d'Íngrid Betancourt, l'opération 14 juillet. L'opération n'atteint pas son objectif, la France présente ses excuses.
Fin 2002, la Côte d'Ivoire, un des principaux partenaires de la France en Afrique subsaharienne entre en guerre civile. Afin de trouver une « solution pacifique », Dominique de Villepin force les deux factions, celle du président légalement élu Laurent Gbagbo et celle des putschistes, à discuter en janvier 2003 en France à Linas-Marcoussis. Ce processus de réconciliation aboutit aux accords Kléber.
En 2016, la juge d’instruction française Sabine Kheris demande le renvoi devant la Cour de justice de la République de Dominique de Villepin, Michel Barnier et Michèle Alliot-Marie. Ces anciens ministres sont suspectés d'avoir permis l'exfiltration des mercenaires responsables de l'attaque contre le camp de Bouaké en 2004, faisant neuf morts parmi les soldats français. L'opération aurait visé à justifier une opération de riposte contre le gouvernement de Laurent Gbagbo dans le cadre de la crise en Côte d’Ivoire de 2004. Le 22 mars 2019, la commission des requêtes de la Cour de justice de la République rend son avis indiquant l’abandon des poursuites, rien ne montrant, après enquête, l’implication des anciens ministres.
Processus de paix israélo-palestinien Dominique de Villepin, au Quai d'Orsay, maintient la position française de soutien à la solution à deux États dans le cadre du conflit israélo-palestinien, ainsi que la proposition de feuille de route pour la paix initiée par le Quartet pour le Moyen-Orient (réunissant l'Organisation des Nations Unies, la Russie,l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique).
Lors d'une tournée au Moyen-Orient en mai 2003, Dominique de Villepin rencontre les diplomates israéliens et palestiniens, en incitant les deux parties à continuer le processus de paix initié par le quartet, en demandant aux dirigeants palestiniens de «lutter sans appel contre le terrorisme» et à ceux israéliens de «faire des gestes nécessaires pour tourner la page et regarder vers l'avenir». Au cours de cette tournée, il rencontre le dirigeant palestinien Yasser Arafat, ce qui suscite des protestations du gouvernement israélien, au point qu'Ariel Sharon refuse de le rencontrer.
En décembre 2003, il critique la position américaine souhaitant écarter Arafat des négociations et du pouvoir, en le présentant comme le « représentant élu du peuple palestinien ».
Affaire des statuettes Début mai 2026, Complément d'enquête révèle que le lobbyiste Robert Bourgi, considéré comme l'un des principaux représentants de la Françafrique, aurait servi d'intermédiaire à l'ancien président burkinabè Blaise Compaoré pour offrir à l'ancien ministre deux statuettes de Napoléon payées par ses frais et par ceux de Gian Angelo Perruci, homme d'affaires italien. Robert Bourgi estime que les deux statuettes vaudraient 125 000 euros, ce que les proches de Villepin démentent, même si la valeur annoncée par l'intermédiaire a été confirmée « par un responsable de la galerie de Souzy, où se sont déroulés les achats à l'époque » selon France Info′. Sur les ondes de France Inter, Dominique de Villepin admet une « erreur » et évoque le manque d'encadrement de ces « situations » à l'époque. Il accuse Robert Bourgi, proche de l'ancien président Nicolas Sarkozy, de vouloir lui nuire.
Ministre de l’Intérieur (2004-2005) Dominique de Villepin avec Colin Powell à Washington, le 19 septembre 2004. Lorsque Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur en 2004 pour le ministère de l'Économie et des Finances, Jacques Chirac nomme Dominique de Villepin au ministère de l'Intérieur. Il occupe ces fonctions du 31 mars 2004 au 31 mai 2005.
Dominique de Villepin occupe l'hôtel de Beauvau un peu plus d'un an, jusqu'au référendum portant sur la Constitution européenne.
Premier ministre (2005-2007) Article connexe : Gouvernement Villepin. Le 18 avril 2005, quelques semaines avant le référendum portant sur le projet de la Constitution européenne, Dominique de Villepin, lors d'un entretien accordé à la radio Europe 1, affirme que « quel que soit le résultat de ce référendum, que les Français votent oui ou qu'ils votent non, il faudra une politique encore plus volontaire, encore plus audacieuse, encore plus solidaire ». À la suite du rejet par les électeurs du référendum sur la constitution européenne, Dominique de Villepin est nommé Premier ministre en remplacement de Jean-Pierre Raffarin le 31 mai 2005. En 2009, il se prononce en faveur de la ratification du Traité de Lisbonne.
Après Georges Pompidou et Raymond Barre, Dominique de Villepin est la troisième personnalité sous la Ve République à devenir chef de gouvernement sans jamais avoir brigué un mandat électif au suffrage universel avant son entrée en fonction et le seul à ne s'être jamais présenté à une élection au suffrage universel par la suite.
À propos des circonstances de sa nomination, il était en compétition avec Michèle Alliot-Marie, qui avait la préférence du président Jacques Chirac. Il explique sa nomination ainsi : « Je me suis imposé Premier ministre, Chirac n'a pas eu le choix, c'est moi qui ai décidé ! ».
Bataille de l'emploi : volontarisme et flexibilité Article connexe : Mouvement contre le contrat première embauche de 2006.Dominique de Villepin reçoit des membres de l'ANAJ, à l'hôtel de Matignon, en 2006.Dans son discours de politique générale, qu'il prononce le 8 juin 2005 devant les députés de l'Assemblée nationale, il affirme son intention de « remettre la France en marche ». Il se donne « cent jours » pour redonner confiance aux Français et présente pour cela un plan de relance d'urgence pour la période 2005-2007, estimé à 4,5 milliards d'euros. Les mesures sont adoptées par ordonnance :
une enveloppe d'un milliard d'euros est versée, sous la forme de prime pour l'emploi (PPE), aux personnes à bas revenus qui retrouvent un travail ; une baisse de 3,5 milliards de l'impôt sur le revenu doit permettre d'augmenter le pouvoir d'achat des classes moyennes.
Selon Dominique de Villepin, l'urgence absolue est le chômage, notamment celui des jeunes. Les entreprises doivent être incitées à recruter grâce à une plus grande flexibilité du marché du travail. Il est ainsi adopté le contrat nouvelles embauches (CNE), qui permet à l'employeur de licencier sans motif son salarié dans les deux ans après l'embauche. Le CNE n'a pas suscité de mouvement d'opposition massif, Dominique de Villepin décide de lancer un contrat presque équivalent pour les jeunes, le contrat première embauche (CPE). Présenté par les syndicalistes comme étant une menace contre le Code du travail et le CDI, ce projet rencontre l'opposition franche de la gauche, et suscite d'importantes manifestations et grèves d'étudiants. L'opposition lance alors une bataille d'amendements. À la suite de l'adoption de l'article de loi concernant la mise en place du CPE, le Premier ministre décide d'utiliser l'article 49 alinéa 3 de la Constitution sur le vote des derniers articles du projet de loi permettant une adoption rapide du texte.
Après des semaines de manifestations et de blocages d'universités par les syndicats étudiants, Jacques Chirac est forcé d'intervenir et de réclamer la non-application du texte de loi. Le 10 avril 2006, après de multiples tentatives pour calmer la protestation, dont la non-promulgation par le président Chirac de la loi, pourtant validée par le Conseil constitutionnel, Dominique de Villepin annonce le remplacement rapide du CPE par une autre mesure, ce qui revient à son abrogation.
Durant son mandat en tant que Premier ministre, le chômage connaît une baisse continue, passant de 9,2 % en 2004 à 8 % en 2007. Fin 2007, 900 000 CNE avaient été signés. À la suite notamment de failles juridiques, le CNE étant jugé non conforme à la convention 158 de l'organisation internationale du travail notamment « parce qu'une période d'essai doit avoir une durée raisonnable », il est abrogé en 2008.
Nouvelle politique industrielle : la R&D publique Mettant en œuvre la « nouvelle politique industrielle » préconisée par Jean-Louis Beffa et voulue par le président Jacques Chirac, Dominique de Villepin est chargé de trouver les financements pour les programmes publics de développement et recherche (R&D) :
l'Agence pour l'innovation industrielle (AII) ; l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) ; l'Agence nationale de la recherche (ANR).
Ce programme public de R&D doit alors contribuer à l'innovation, à inverser le processus de délocalisation et à permettre la conquête de nouveaux marchés extérieurs[source insuffisante]. La croissance de la France est alors en hausse, 2,4 % en 2006 et 2007 contre 1,6 % en 2005.
Privatisation et désendettement de l'État Dominique de Villepin poursuit la politique de privatisation menée par les gouvernements précédents. Il cède ainsi :
des parts de Gaz de France en juillet 2005 ; en concession pour une durée de 27 ans, les sociétés d'autoroutes Sanef, APRR et ASF, en février et mars 2006 ; des parts dans Alstom, les aéroports de Paris et Sofréavia.
L'État affecte symboliquement les recettes des privatisations au désendettement de l'État et de ses établissements publics. L'intérêt est alors double :
Dominique de Villepin souhaite respecter les engagements pris dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance et ramener la dette publique française au seuil de 60 % du PIB.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Dominique de Villepin
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Dominique de Villepin dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Dominique de Villepin ?
- Dominique de Villepin est né(e) le 14 novembre 1953, ce qui lui fait 72 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Dominique de Villepin ?
- Dominique de Villepin est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
- À quel parti politique Dominique de Villepin appartient-il / elle ?
- Dominique de Villepin est affilié(e) au parti Union pour un mouvement populaire.
