En bref
- Naissance
- 15/08/1945
- Nationalité
- France
- Parti actuel
- Les Républicains
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 15 août 1970
Biographie
## Formation
Son parcours scolaire et universitaire est celui d'un très bon élève dans la France d'avant Mai 68.
Entré en sixième à l'âge de 9 ans, il fait ses études secondaires au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan. À cette époque, il écrit des poèmes, publiés dans Le Grelot sous le pseudonyme de Pierre Odalot. Passant les épreuves du concours général, il est récompensé en grec ancien et en latin, puis obtient le baccalauréat en 1962 à 16 ans.
Entré en classe préparatoire littéraire au lycée Louis-le-Grand à Paris, il intègre dès 1964 l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et est reçu à l'agrégation de lettres classiques en 1967. Il est affecté comme professeur au lycée Janson-de-Sailly.
Il obtient le diplôme de l’Institut d'études politiques de Paris, section Service public, en 1968.
De 1969 à 1970, il fait son service militaire, d'abord à la caserne Balard à Paris, puis à la base aérienne d'Évreux, puis à Mont-de-Marsan.
Il est ensuite élève de l'École nationale d'administration de 1970 à 1972. Membre de la promotion « Charles-de-Gaulle », il a été l'un des principaux partisans de ce nom commémorant le général, mort deux mois auparavant, alors que nombre de ses collègues plus « soixante-huitards » menés par Jérôme Clément, voulaient la baptiser en l'honneur de la Commune de Paris à l'occasion de son centenaire. Il sort de l'ENA très bien classé : cinquième sur 72, ce qui lui permet d'entrer dans le corps prestigieux des inspecteurs des finances (comme avant lui Michel Rocard).
## Débuts
Alain Juppé affirme avoir manifesté une fois dans les rues de Paris en mai 68 et s’être intéressé aux mouvements marxistes, en vogue à cette période. Il déclare avoir voté pour Alain Krivine, candidat de la Ligue communiste, au premier tour de l'élection présidentielle de 1969, trouvant que Georges Pompidou manquait de « punch ».
De 1972 à 1976, il est en poste à l'Inspection générale des finances (IGF). Il est notamment chargé de la vérification et des enquêtes dans les organismes assujettis au contrôle de cette administration (services financiers, offices HLM, services culturels de la France à l’étranger, entre autres), puis est chargé de mission auprès du chef de l'IGF à partir de 1975.
L'année suivante, en juin 1976, il est appelé par Jérôme Monod, directeur de cabinet de Jacques Chirac, alors Premier ministre, pour devenir chargé de mission (rédaction des discours et études économiques), en particulier le « discours fondateur » de Jacques Chirac le 3 octobre 1976 à Égletons, en Corrèze, « acte fondateur du RPR », dont il dira en le reprenant en partie 40 ans après qu'il « symbolise » toute son « histoire politique ». Il est ensuite, jusqu'en 1978, conseiller technique au ministère de la Coopération, dirigé alors par Robert Galley. Adhérent du Rassemblement pour la République (RPR) dès sa fondation par Jacques Chirac en décembre 1976, il en est délégué national aux études de 1977 à 1978.
Il se présente aux élections législatives de 1978 dans la 1re circonscription des Landes (Mont-de-Marsan et ses environs), où il est battu par le député sortant socialiste, Roger Duroure. L'année suivante, il est à nouveau battu au second tour des cantonales, dans le canton de Mont-de-Marsan-Nord, par Philippe Labeyrie, qui l'emporte avec 54,5 % des suffrages. Cette même année 1979, il prend la présidence de la fédération départementale RPR des Landes, fonction qu'il conserve jusqu'en 1984.
Déçu par ses échecs successifs dans sa région natale, il tourne ses ambitions politiques vers la capitale. Il travaille aux côtés de Jacques Chirac à la mairie de Paris et devient l'un de ses plus proches conseillers. En 1979, il est élu au conseil national du RPR, et est nommé adjoint à la direction des finances et des affaires économiques de la ville de Paris, dont il est le directeur de 1980 à 1981. Il est directeur adjoint de la campagne de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1981. C'est à cette époque qu'il fait acte de candidature et est distingué par la French-American Foundation en devenant l'un des tout premiers lauréats du programme Young Leaders (Jeunes dirigeants à potentiel), promotion 1981.
Par la suite, il anime, avec Michel Aurillac, le Club 89, tout juste créé au sein du parti chiraquien sous la forme d'un laboratoire d'idées chargé de « préparer un projet politique applicable dans l'environnement de 1989 », mais c'est en réalité un contre-gouvernement chargé d'élaborer les programmes du parti pour les échéances à venir : les législatives de 1986 et la présidentielle de 1988. Il est secrétaire national du RPR chargé du redressement économique et social de 1984 à 1986[source insuffisante]. Dans les années 1980, il défend une stratégie d'alliance au niveau local avec le Front national, estimant que « seul l’échec de la coalition socialo-communiste peut permettre d’apaiser les passions et d’engager le redressement national ».
Controverses & affaires(5)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Affaires judiciaires (1/5)
Affaire des appartements parisiens En juin 1995, Le Canard enchaîné révèle qu'Alain Juppé a signé, en janvier 1993, un document donnant l'ordre aux services du logement de la ville de Paris de diminuer de 1 000 francs le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des propriétés de la ville, rue Jacob. Par ailleurs, des travaux pour un montant de 381 000 francs sont réalisés dans cet appartement par la ville. À plusieurs reprises, le ministère de la Justice tente d'empêcher le Service central de prévention de la corruption de rendre son rapport sur cette ristourne de loyer. Le rapport conclut au fait que cette opération peut relever d'un délit d'ingérence, mais la justice décide de ne pas poursuivre le Premier ministre.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (2/5)
En outre, Alain Juppé signe, en septembre 1990, un bail avec sa propre municipalité lui permettant de devenir locataire, dans cette même rue Jacob, d'un appartement de 189 m2 à un prix défiant toute concurrence. Là encore, des travaux sont réalisés aux frais des contribuables, pour un montant évalué à plus d'un million de francs. Il attend deux semaines avant de se justifier et refuse de s'excuser, affirmant rester « droit dans ses bottes ». Après trois mois de polémique, il décide de quitter son logement.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (3/5)
Une plainte pour « prise illégale d'intérêts » est déposée par l’Association des contribuables parisiens, créée ad hoc par Arnaud Montebourg, à l’époque jeune avocat et adhérent du Parti socialiste. Une information judiciaire est ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui considère que le délit de prise illégale d'intérêts est établi. Mais le procureur général près la cour d'appel de Paris, Jean-François Burgelin, controversé pour ses prises de position sur la corruption, publie un communiqué affirmant que l’infraction n'est pas constituée.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (4/5)
Ces affaires, qui éclatent quelques mois seulement après la campagne présidentielle de Jacques Chirac sur le thème de la « fracture sociale », ont un impact très négatif sur l'image d'Alain Juppé.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (5/5)
Affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris Article détaillé : Affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Alain Juppé
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Alain Juppé dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaires judiciaires (1/5)
Affaire des appartements parisiens En juin 1995, Le Canard enchaîné révèle qu'Alain Juppé a signé, en janvier 1993, un document donnant l'ordre aux services du logement de la ville de Paris de diminuer de 1 000 francs le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des propriétés de la ville, rue Jacob. Par ailleurs, des travaux pour un montant de 381 000 francs sont réalisés dans cet appartement par la ville. À plusieurs reprises, le ministère de la Justice tente d'empêcher le Service central de prévention de la corruption de rendre son rapport sur cette ristourne de loyer. Le rapport conclut au fait que cette opération peut relever d'un délit d'ingérence, mais la justice décide de ne pas poursuivre le Premier ministre.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (2/5)
En outre, Alain Juppé signe, en septembre 1990, un bail avec sa propre municipalité lui permettant de devenir locataire, dans cette même rue Jacob, d'un appartement de 189 m2 à un prix défiant toute concurrence. Là encore, des travaux sont réalisés aux frais des contribuables, pour un montant évalué à plus d'un million de francs. Il attend deux semaines avant de se justifier et refuse de s'excuser, affirmant rester « droit dans ses bottes ». Après trois mois de polémique, il décide de quitter son logement.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (3/5)
Une plainte pour « prise illégale d'intérêts » est déposée par l’Association des contribuables parisiens, créée ad hoc par Arnaud Montebourg, à l’époque jeune avocat et adhérent du Parti socialiste. Une information judiciaire est ouverte par le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, qui considère que le délit de prise illégale d'intérêts est établi. Mais le procureur général près la cour d'appel de Paris, Jean-François Burgelin, controversé pour ses prises de position sur la corruption, publie un communiqué affirmant que l’infraction n'est pas constituée.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (4/5)
Ces affaires, qui éclatent quelques mois seulement après la campagne présidentielle de Jacques Chirac sur le thème de la « fracture sociale », ont un impact très négatif sur l'image d'Alain Juppé.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (5/5)
Affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris Article détaillé : Affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Alain Juppé ?
- Alain Juppé est né(e) le 15 août 1945, ce qui lui fait 80 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Alain Juppé ?
- Alain Juppé est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
- À quel parti politique Alain Juppé appartient-il / elle ?
- Alain Juppé est affilié(e) au parti Les Républicains.
