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Vincent Peillon

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Vincent Peillon

Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · France

Vincent Peillon, né le 7 juillet 1960 à Suresnes, est un homme politique et professeur de philosophie français.

Score politique76/100
Score Polidex51/100
Né(e) le 7 juillet 1960 (66 ans)

En bref

Naissance
07/07/1960
Nationalité
France
Mandat en cours
Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 7 juillet 1985
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Biographie

## Carrière politique

Homme de cabinet Il entre en 1992 au PS et au cabinet d'Henri Emmanuelli, alors président de l’Assemblée nationale, puis devient secrétaire du groupe des experts du PS l'année suivante.

Bien que n'ayant pas les trois ans d'ancienneté requis par les statuts du PS[réf. nécessaire], il présente la motion 2 au congrès de Liévin en 1994, aux côtés de Christophe Clergeau : il recueille 8 % des voix. Il devient membre du bureau national et délégué auprès du premier secrétaire, Lionel Jospin, de 1995 à 1997.

Député de la Somme En 1997, il est élu député de la Somme, dans la 3e circonscription (région du Vimeu). Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti socialiste de 1997 à 2000, date à laquelle il devient porte-parole du parti sous la direction de François Hollande.

Son mandat est émaillé de confrontations avec des chasseurs de sa circonscription ; en 1998, sa permanence est mise à sac. Deux ans plus tard, il manque d'être lynché[non neutre] au cours de l'inauguration d'une déchetterie à Ault, et doit être exfiltré par les gendarmes en hélicoptère ; l'opération est organisée par Anne Coffinier, stagiaire à la préfecture.

Le 30 mars 2000, il présente le rapport d'information de la mission d'information qu'il préside et dont le rapporteur est Arnaud Montebourg, relative aux obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe.

En 2002, il perd son siège de député avec 47,54 % des voix au second tour, notamment en raison d'un conflit avec les chasseurs mécontents des nouvelles dates de fermeture de la chasse.

Député européen et cadre du parti Il est élu en 2003 par les militants socialistes premier secrétaire de la fédération socialiste de la Somme, fonction qu’il avait déjà exercée de 1997 à 2000.

En juin 2004, troisième de la liste PS dans la circonscription Nord-Ouest, il devient député européen.

En mai 2005, il défend le « non » lors du référendum sur la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe.

À la suite du congrès du Mans de 2005, il se sépare de certains fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste tels Arnaud Montebourg, Thierry Mandon ou Yvette Roudy, et accepte un compromis avec la motion majoritaire de François Hollande.

Vincent Peillon en 2009.

Dans la 3e circonscription de la Somme, lors des élections législatives de juin 2007, il est, avec 49,85 % des suffrages, battu au second tour par Jérôme Bignon, candidat de l'UMP.

Lors de la campagne présidentielle de 2007, il est un des porte-paroles de Ségolène Royal. En septembre 2007, Vincent Peillon décide de créer l'Institut Edgar Quinet.

Lors du congrès de Reims du PS de 2008, il rejoint la motion E portée par Ségolène Royal, candidate au poste de Première secrétaire du Parti socialiste. Après la défaite contestée de celle-ci, il s'éloigne peu à peu de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle.

En juin 2009, il est réélu député européen, cette fois dans la circonscription du Sud-Est. Sa liste obtient, à l’issue des élections du 7 juin 2009, un score de 14,49 % des voix et deux élus. Elle se classe troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 % des voix, cinq élus), et également derrière celle d’Europe Écologie, conduite par Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence (18,27 % des voix, trois élus).

Le site d'information en ligne Rue89 avance que Vincent Peillon durant ses deux mandats n'a que peu d'intérêt pour la politique européenne et le désigne comme un « eurodéputé plutôt touriste », « champion de l’absentéisme ». Le journaliste Jean Quatremer n'est guère plus indulgent en affirmant en 2009 que Vincent Peillon « n’a strictement joué aucun rôle au sein du Parlement européen au cours de la législature écoulée ».

En novembre 2009, il s'oppose à Ségolène Royal au sein de la motion E et crée son mouvement, le « Rassemblement social, écologique et démocrate » et organise avec succès, fin août, une université d'été à Marseille qui aura des répercussions une semaine plus tard sur le discours de Martine Aubry à La Rochelle.

La même année, il apparaît dans l'unique épisode de télé-réalité Politique à domicile, diffusé le 19 novembre 2009, dans laquelle il débat avec trois français en les assistant lors de la préparation du dîner, sous l’œil des caméra du site de partage de vidéos Dailymotion.

En 2011, après avoir apporté son soutien à Dominique Strauss-Kahn en cas de candidature à la primaire citoyenne, il entre dans l'équipe de campagne de François Hollande où il s'occupe des questions d'éducation, de jeunesse, d'enseignement supérieur et de recherche. La même année, il publie un livre, Conversations républicaines, abordant divers sujets politiques dans la perspective de l'élection présidentielle dont la vente, en quelques mois, ne dépasse pas trois cents exemplaires.

Ministre de l'Éducation nationale

Présentation de la rentrée scolaire 2012 par Vincent Peillon auprès des chefs d'établissement de l'académie de Paris.

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre de l'Éducation nationale. Dès le lendemain de sa prise de fonction, il annonce la fin de la semaine de quatre jours et simultanément des 60 heures d'aide personnalisée dispensée par les enseignants à des groupes de cinq ou six élèves (les deux mises en place par Xavier Darcos, en 2008, dans l'enseignement primaire) pour la rentrée 2013, et donc le retour à une semaine de quatre jours et demi. Il annonce aussi la réunion prochaine des recteurs d'académie pour discuter de l'affectation de 1 000 postes supplémentaires dans le primaire à la rentrée 2012 (avec une priorité donnée aux enseignants RASED). Il veut qu'une morale laïque soit enseignée dans les établissements scolaires et estime que pour donner à l'élève « la liberté du choix », « il faut être capable de l'arracher à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ». Le 4 janvier 2013, il envoie une lettre aux recteurs leur rappelant que « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités ». Cet engagement est critiqué par certains commentateurs, qui le jugent contraire à la Déclaration universelle des Droits de l'homme de 1948, selon laquelle « Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants ».

En janvier 2013, il porte la réforme des rythmes scolaires.

Il prépare et fait adopter en juin 2013 par le parlement la loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'École de la République dite loi Peillon.

En décembre 2013, il mène une réforme importante du statut des enseignants de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), qui déclenche un mouvement de protestation inédit de la part de ces enseignants d'ordinaire peu prompts à faire grève, d'autant plus qu'il s'est déjà prononcé plusieurs fois en 2010 pour la suppression des CPGE et des Grandes écoles. Le projet prévoit d'augmenter le nombre d'heures de cours de certains professeurs de CPGE sans compensation sur leur salaire, afin d'en redistribuer une partie aux professeurs de ZEP. En dépit de son apparente volonté de fermeté, face à la mobilisation massive des professeurs (60 % de grévistes le 9 décembre), Vincent Peillon annonce le 12 décembre 2013 que les discussions ne sont pas « mûres » et repousse la réforme. Seule est actée la diminution de deux heures du temps hebdomadaire de 18 heures des professeurs en ZEP, heures qui seront désormais consacrées au suivi des élèves.

Il est remplacé par Benoît Hamon à la suite du changement de gouvernement, en avril 2014.

Le 10 octobre 2013, il annonce qu'il sera à nouveau candidat aux élections européennes de 2014. Tête de liste dans le Sud-Est, il obtient le 25 mai 2014 un résultat de 11,87 % (deux sièges) face à la liste Front national menée par Jean-Marie Le Pen (28,18 %, cinq sièges) et à celle de l'UMP menée par Renaud Muselier (22,4 %, trois sièges). Il est élu député européen.

Député européen En avril 2014, il n'est pas reconduit dans le gouvernement Valls I. Il est élu député européen en mai 2014, mais est critiqué par la presse pour sa faible assiduité, avec en décembre 2016 une participation à moins de la moitié des séances de la commission où il doit siéger.

En novembre 2014, il est nommé professeur associé à l'université de Neuchâtel (Suisse).

Primaire citoyenne de 2017 Le 11 décembre 2016, il annonce au Journal de 20 heures de France 2, sa candidature à la primaire citoyenne de 2017 des 22 et 29 janvier 2017. Assurant qu’il n’avait « pas prévu » d’entrer dans la course, car il considérait « que le président de la République devait porter les couleurs de son bilan », il dit avoir pris sa décision « le soir » où François Hollande a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat. Il doit cependant s'acquitter pour sa candidature de 19 500 euros de cotisations en retard au PS. Durant la campagne des primaires, il s'oppose notamment aux déclarations de Manuel Valls critiquant la politique migratoire d'Angela Merkel. Il juge pour sa part que l'Europe a fait « trop peu » pour l'accueil des migrants. Il est également l'objet de polémiques, après avoir déclaré qu'être de droite revient à penser qu'« un Noir n'a pas le droit de vote ». « Persuadé » d'être au second tour de la primaire socialiste, il n'obtient que 6,5 % des suffrages loin derrière trois autres candidats.

Après la victoire de Benoît Hamon, il est nommé conseiller politique dans le cadre de sa campagne présidentielle.

Post-présidentielles de 2017 Le 1er juillet 2019, son mandat de député européen n'étant pas renouvelé, il n'occupe plus de postes politiques depuis lors.

Le 23 juin 2021, il est nommé par décret, conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des Comptes. Selon Le Canard enchaîné, Vincent Peillon a bénéficié de l'appui de Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.En cours
    France
    7 juillet 1985 · Source
  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Vincent Peillon

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Vincent Peillon ?
Vincent Peillon est né(e) le 7 juillet 1960, ce qui lui fait 66 ans.
Quelle est la fonction actuelle de Vincent Peillon ?
Vincent Peillon est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..