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Ueli Maurer

Photo : Wikimedia Commons

Ueli Maurer

Ex-conseiller fédéral · Ueli Maurer

Ueli Maurer, né le 1er décembre 1950 à Wetzikon, est un homme politique suisse, membre de l'Union démocratique du centre (UDC).

Score politique35/100
Score Polidex10/100

En bref

Nationalité
Suisse
Mandat en cours
Ex-conseiller fédéral · depuis 1 janvier 2020
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Biographie

## Formation, armée et parcours professionnel

Après sa scolarité obligatoire à Hinwil, Ueli Maurer fait un apprentissage de commerce et obtient un diplôme fédéral de comptable. Il a le grade de major à l'armée.

Il dirige la coopérative agricole de Hinwil-Bauma de 1974 à 1994, puis l'Union des paysans zurichois de 1994 à 2008. Pendant une courte période jusqu'à son élection au Conseil fédéral, il est à la tête d'un bureau fiduciaire et de l'Union maraîchère suisse.

## Carrière cantonale

De 1978 à 1986, Ueli Maurer est membre du gouvernement communal d'Hinwil. Il est élu au parlement cantonal zurichois en 1983 et le préside en 1991. Cette année-là, il perd l'élection au gouvernement cantonal au profit de Moritz Leuenberger ; ses opposants décrivent la campagne d'Ueli Maurer comme inepte et le candidat comme un passionné naïf de l'homme fort de son parti, Christoph Blocher. Toutefois, il est élu la même année au Conseil national.

## Carrière fédérale

En 1996, alors que Christoph Blocher est au faîte de sa popularité, Ueli Maurer est élu à la présidence de l'UDC. Pas pris au sérieux dans un premier temps, il est parodié par le comédien de télévision Viktor Giacobbo comme un zélateur servile de Christoph Blocher, à tel point qu'Ueli Maurer rapporte que ses enfants revenaient régulièrement de l'école en pleurs. Pourtant, sa présidence voit le parti doubler sa base électorale, s'établir en Suisse romande et devenir le premier parti du pays. Ces succès sont largement crédités au leadership d'Ueli Maurer, qui parvient à compenser son manque de charisme par son travail acharné, l'imposition d'une stricte discipline dans le parti, un sens aiguisé de la promotion de thèmes populistes (comme l'opposition à l'intégration européenne, aux immigrés et au politiquement correct) ainsi qu'un penchant pour les phrases chocs, comme l'atteste l'une de ses déclarations : « Solange ich Neger sage, bleibt die Kamera bei mir » (Aussi longtemps que je parle de nègres, la caméra reste sur moi). Comme président de l'UDC, il participe grandement à la mise en place des campagnes populistes et agressives du parti, qui attirent les critiques des autres partis politiques et des observateurs étrangers, et à celle des affiches de campagnes attaquant la gauche, les immigrés et autres personnes jugées indésirables par le parti. En contradiction avec l'étiquette politique suisse, il n'hésite pas à lancer des attaques personnelles contre ses adversaires, décrivant les radicaux comme des « poltrons », les électeurs socialistes comme « dérangés » et les conseillers fédéraux UDC Samuel Schmid et Eveline Widmer-Schlumpf comme « des appendices enflammés » nécessitant une ablation. Il parvient néanmoins à préserver son personnage public et la perception qu'ont de lui ses collègues parlementaires. Au Conseil national, sa stature gagne en importance durant son mandat et même ses opposants politiques lui reconnaissent son intégrité personnelle, son attitude collégiale et sa solide compréhension des questions politiques. Ses bonnes relations professionnelles avec les représentantes socialistes sont relevées par des observateurs politiques perplexes. Alors que sa popularité et celle de son parti augmentent, ses relations avec son mentor Christoph Blocher se sont progressivement refroidies même si les deux hommes restent de solides alliés en public. Christoph Blocher, habitué à l'exercice autoritaire du pouvoir en tant que leader incontesté du parti, n'approuve pas le fait qu'Ueli Maurer questionne certaines de ses approches stratégiques ; il exerce donc progressivement son pouvoir au travers d'un cercle restreint d'adeptes au lieu de passer par Ueli Maurer et le secrétariat du parti. En octobre 2007, après que le parti a remporté la plus grande victoire électorale de son histoire aux élections fédérales, Ueli Maurer démissionne de la présidence du parti ; la NZZ considère à cette occasion qu'il a dignement rempli son mandat, alors qu'il est élu en 1996 « faute de mieux ». Il est remplacé contre son gré par Toni Brunner, l'un des proches confidents de Christoph Blocher, le 1er mars 2008. Après avoir perdu une élection pour un siège au Conseil des États contre Verena Diener, Ueli Maurer se contente de la présidence de la section zurichoise de l'UDC.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ex-conseiller fédéralEn cours
    Ueli Maurer
    1 janvier 2020 · Source

Ce qu'on dit de Ueli Maurer

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quelle est la fonction actuelle de Ueli Maurer ?
Ueli Maurer est actuellement Ex-conseiller fédéral.