En bref
- Nationalité
- Canada
- Mandat en cours
- Premier ministre (2006-2015) · depuis 1 janvier 2020
Biographie
## Jeunesse et études
Harper naît le 30 avril 1959, à Toronto, où sa famille emménage quelques années plus tôt. Son père, qui est originaire de Moncton, est comptable agréé et travaille pour Imperial Oil. Durant l'été 1969, il suit des cours d'immersion française. Il entreprend ses études secondaires au Richview Collegiate Institute à Etobicoke, où il suit notamment des cours de français et de latin, et excelle en mathématiques et sciences. Déjà intéressé par la politique, il est membre du club des Jeunes libéraux. En 1978, il s'inscrit à l'Université de Toronto, mais abandonne ses études après deux mois et part pour Edmonton, où il obtient un travail à Imperial Oil. En 1980, il déménage à Calgary, où il travaille au service informatique de la même compagnie.
En 1981, il s'inscrit à un baccalauréat en économie à l'Université de Calgary qu'il complète en 1985. Il retournera plus tard à l'Université de Calgary pour compléter une maîtrise en économie dont il obtient le diplôme en 1991. Déçu de Pierre Elliott Trudeau et du Parti libéral à la suite de la mise en place du Programme énergétique national (PEN) en 1980, il abandonne le Parti libéral et travaille activement à l'élection du député conservateur Jim Hawkes.
## Débuts politiques (1985-1993)
En 1985 et 1986, il est l'assistant de Jim Hawkes à Ottawa. Il est cependant rapidement déçu des politiques fiscales de Brian Mulroney et de Jim Hawkes, dont le comité recommande d'étendre les prestations d'assurance-emploi à des groupes de personnes vulnérables. Déplorant aussi le fait que Mulroney n'ait pas été capable de révoquer le PEN avant 1986, il quitte Ottawa et retourne à Calgary où il s'inscrit à une maîtrise en économie.
En 1987, sur la recommandation du professeur Bob Mansell, il se rend à Vancouver pour participer à une conférence qui devait servir de tremplin à la fondation du Parti réformiste par Preston Manning. Il y présente un texte écrit conjointement avec John Weissenberger intitulé « A Taxpayers Reform Agenda ». Reprenant les arguments typiques de la droite, ils opposaient les intérêts des contribuables à ceux des fonctionnaires et groupes de pression dont le revenu dépend essentiellement des largesses de l'État. Ils recommandaient aussi la fin des nominations partisanes, une plus grande implication de la base dans les politiques du parti, la réduction de la taille de l'État et le rejet de l'Accord du lac Meech, parce qu'il accordait un statut spécial au Québec, en contradiction avec le principe d'égalité des provinces.
Le 30 octobre 1987, à l'assemblée de fondation du Parti réformiste à Winnipeg, il donne une conférence intitulée « Achieving Economic Justice in Confederation », dans laquelle il reprend des calculs selon lesquels l'État fédéral aurait extorqué aux provinces de l'Ouest quelque 70 milliards de dollars au profit des provinces de l'Est et particulièrement du Québec. Il dénonce le renforcement par Mulroney des exigences de bilinguisme dans la fonction publique, la montée de l'État providence et la faiblesse d'Ottawa face aux demandes du Québec. Il développe aussi la nécessité d'un traitement équitable de toutes les provinces et d'une représentation régionale au Sénat, selon la formule du « triple E ». Ce discours longuement acclamé valut à Harper d'être nommé directeur des politiques du Parti réformiste.
Stephen Harper est aussi associé au Parti réformiste. Nommé candidat dans la circonscription de Jim Hawkes à Calgary-Ouest, il prépare la plateforme électorale du parti, dont le slogan est The West wants in. Sur le plan des politiques sociales, ce document rejette les lois sur le salaire minimum, les allocations familiales, le crédit d'impôt pour enfant, l'exemption de personne mariée, les déductions pour garderie ainsi que les contributions fédérales d'assistance sociale, de pension et de logement subventionné. Il perd l'élection de 1988 par une large marge. Toutefois, Deborah Grey ayant été élue peu après, il devient son conseiller et rédige ses discours de 1988 à 1993.
En 1992, il s'oppose à Preston Manning sur la position à prendre vis-à-vis de l'Accord de Charlottetown, qu'il rejette radicalement, alors que son chef est plutôt enclin à une position de compromis. Sa position est très populaire auprès de la base du parti et finit par l'emporter.
Il remporte l'élection de 1993 face à Jim Hawkes et entre au Parlement avec 51 autres députés de son parti. Il semble avoir bénéficié d'une campagne publicitaire de 50 000 $ organisée par la Coalition nationale des citoyens visant à détruire l'image de Jim Hawkes, sans toutefois que soit mentionné le nom de Stephen Harper.
Stephen Harper a effectué tous ses mandats de simple député dans des circonscriptions électorales de l'Alberta.
Controverses & affaires(5)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Scandales (1/5)
Les dépenses « in and out » de l'élection 2006 Lors de la campagne électorale de 2006, le Parti conservateur, qui avait largement dépassé le plafond de dépenses autorisées par la loi électorale, imputa à 67 de ses circonscriptions locales la portion de ses dépenses nationales dépassant la limite permise, impliquant plus d'un million de dollars en publicité télévisée. Le trésorier national du parti, Irving Gerstein (devenu sénateur en 2009), et le chef de campagne, Doug Finley (également devenu sénateur en 2009), étaient les principaux responsables de ce stratagème connu sous le nom de « in and out », qui permit au parti d'obtenir, dans un premier temps, un remboursement de 60 % de ces dépenses. Lorsque Élections Canada découvrit la fraude et réclama le retour des sommes indûment versées, le Parti lutta devant les tribunaux durant six ans avant de finalement accepter, le 7 mars 2012, de rembourser 230 198 $ aux contribuables, et de payer une amende de 52 000 $.
Rapporté (au conditionnel) - Scandales (2/5)
Les appels téléphoniques frauduleux de l'élection 2011 Lors de la campagne électorale de 2011, des milliers d'appels téléphoniques ont été faits sous couvert d'Élections Canada à des électeurs pour indiquer, faussement, que leur bureau de vote avait été changé. Cette fraude massive couvre quelque 200 circonscriptions. Au printemps 2012, le Conseil des Canadiens a demandé au tribunal d'invalider les élections dans six circonscriptions où les conservateurs avaient gagné de justesse. Dans son jugement rendu le 24 mai 2013, le juge a reconnu que la fraude était massive, systématique, réalisée par quelqu'un qui avait accès à la base de données très sophistiquée du Parti conservateur ainsi qu'à ses ressources financières, et qui s'en est servi pour le bénéfice de ce parti. Tout en critiquant sévèrement les tentatives d'obstruction du Parti conservateur durant toute la durée du procès, le juge a toutefois refusé d'annuler les résultats des élections dans les six circonscriptions en question. Toutefois, l'enquête d'Élections Canada sur cette fraude se poursuit dans la circonscription de Guelph, qui n'était pas visée par la cause portée devant le juge.
Rapporté (au conditionnel) - Scandales (3/5)
L'affaire Duffy En décembre 2012, un comité des finances du Sénat révèle que le sénateur Mike Duffy et trois de ses collègues avaient présenté des demandes de remboursement excessives et sans doute inappropriées pour leurs frais de voyage et de résidence. Le 22 février 2013, Mike Duffy annonce dans une entrevue télévisée qu'il va rembourser une somme de 90 000 $ à laquelle il n'avait pas droit. En mai, on apprend que, en tant que membre influent du caucus conservateur, Duffy avait bénéficié d'un traitement de faveur de la part du comité sénatorial, qui n'avait pas transmis son dossier à l'audit en raison de ce remboursement. Les conservateurs cherchent toutefois à étouffer tout soupçon de comportement inapproprié et Stephen Harper va jusqu'à faire l'éloge du sénateur « pour avoir fait preuve de « leadership » dans le scandale des dépenses du Sénat».
Rapporté (au conditionnel) - Scandales (4/5)
Or, le 14 mai, il apparaît que Duffy a pu rembourser le Sénat grâce à un chèque cadeau de 90 172 $ que lui avait fait le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, un chèque peut-être tiré sur « une caisse occulte » du bureau du premier ministre. On apprend aussi que Duffy avait facturé le Sénat pour des frais de déplacement encourus lors de sa participation à la campagne de Stephen Harper en 2011. Devant les réactions outragées du public, Mike Duffy quitte le caucus conservateur pour désormais siéger comme sénateur indépendant, tandis que Nigel Wright démissionne deux jours plus tard. Ce qui n'était au départ que simple malversation d'un individu peu scrupuleux est devenu un scandale qui éclabousse le premier ministre ainsi que le Sénat. On parle à ce propos de duffygate ou de sénatgate, et l'affaire ébranle les milieux conservateurs. Ce dernier scandale est d'autant plus dommageable pour Stephen Harper qu'il s'était fait élire « en promettant un autre style de gouvernement, modeste, anti-élitiste et respectueux de l'argent du contribuable».
Rapporté (au conditionnel) - Scandales (5/5)
Lors de la séance parlementaire du 28 mai, Thomas Mulcair et Justin Trudeau cherchent à savoir du premier ministre à quel moment ce dernier a été avisé du cadeau fait à Mike Duffy par son chef de cabinet. Ils insistent aussi pour que soient rendus publics le chèque en question ainsi que les échanges de courriels entre les parties impliquées, car il y a eu obstruction d'un audit, manquement aux règles d'éthique sur les cadeaux à des législateurs et infraction au principe fondamental de séparation des pouvoirs. Comme le fait remarquer le député NPD Charlie Angus, au cours de la même séance, la situation est fort différente du scandale des commandites qui avait provoqué la chute du gouvernement libéral, car « la corruption dont il s'agit n'est pas le fait d'agents véreux, de personnes œuvrant en retrait pour le parti, mais bien de personnes qui font partie du Cabinet même du premier ministre ».
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Premier ministre (2006-2015)En coursStephen Harper1 janvier 2020 · Source
Ce qu'on dit de Stephen Harper
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Stephen Harper dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
Polidex ne référence que des contenus issus de sources autorisées (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.).
Votes parlementaires
Anecdotes
Scandales (1/5)
Les dépenses « in and out » de l'élection 2006 Lors de la campagne électorale de 2006, le Parti conservateur, qui avait largement dépassé le plafond de dépenses autorisées par la loi électorale, imputa à 67 de ses circonscriptions locales la portion de ses dépenses nationales dépassant la limite permise, impliquant plus d'un million de dollars en publicité télévisée. Le trésorier national du parti, Irving Gerstein (devenu sénateur en 2009), et le chef de campagne, Doug Finley (également devenu sénateur en 2009), étaient les principaux responsables de ce stratagème connu sous le nom de « in and out », qui permit au parti d'obtenir, dans un premier temps, un remboursement de 60 % de ces dépenses. Lorsque Élections Canada découvrit la fraude et réclama le retour des sommes indûment versées, le Parti lutta devant les tribunaux durant six ans avant de finalement accepter, le 7 mars 2012, de rembourser 230 198 $ aux contribuables, et de payer une amende de 52 000 $.
Rapporté (au conditionnel)Scandales (2/5)
Les appels téléphoniques frauduleux de l'élection 2011 Lors de la campagne électorale de 2011, des milliers d'appels téléphoniques ont été faits sous couvert d'Élections Canada à des électeurs pour indiquer, faussement, que leur bureau de vote avait été changé. Cette fraude massive couvre quelque 200 circonscriptions. Au printemps 2012, le Conseil des Canadiens a demandé au tribunal d'invalider les élections dans six circonscriptions où les conservateurs avaient gagné de justesse. Dans son jugement rendu le 24 mai 2013, le juge a reconnu que la fraude était massive, systématique, réalisée par quelqu'un qui avait accès à la base de données très sophistiquée du Parti conservateur ainsi qu'à ses ressources financières, et qui s'en est servi pour le bénéfice de ce parti. Tout en critiquant sévèrement les tentatives d'obstruction du Parti conservateur durant toute la durée du procès, le juge a toutefois refusé d'annuler les résultats des élections dans les six circonscriptions en question. Toutefois, l'enquête d'Élections Canada sur cette fraude se poursuit dans la circonscription de Guelph, qui n'était pas visée par la cause portée devant le juge.
Rapporté (au conditionnel)Scandales (3/5)
L'affaire Duffy En décembre 2012, un comité des finances du Sénat révèle que le sénateur Mike Duffy et trois de ses collègues avaient présenté des demandes de remboursement excessives et sans doute inappropriées pour leurs frais de voyage et de résidence. Le 22 février 2013, Mike Duffy annonce dans une entrevue télévisée qu'il va rembourser une somme de 90 000 $ à laquelle il n'avait pas droit. En mai, on apprend que, en tant que membre influent du caucus conservateur, Duffy avait bénéficié d'un traitement de faveur de la part du comité sénatorial, qui n'avait pas transmis son dossier à l'audit en raison de ce remboursement. Les conservateurs cherchent toutefois à étouffer tout soupçon de comportement inapproprié et Stephen Harper va jusqu'à faire l'éloge du sénateur « pour avoir fait preuve de « leadership » dans le scandale des dépenses du Sénat».
Rapporté (au conditionnel)Scandales (4/5)
Or, le 14 mai, il apparaît que Duffy a pu rembourser le Sénat grâce à un chèque cadeau de 90 172 $ que lui avait fait le chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, un chèque peut-être tiré sur « une caisse occulte » du bureau du premier ministre. On apprend aussi que Duffy avait facturé le Sénat pour des frais de déplacement encourus lors de sa participation à la campagne de Stephen Harper en 2011. Devant les réactions outragées du public, Mike Duffy quitte le caucus conservateur pour désormais siéger comme sénateur indépendant, tandis que Nigel Wright démissionne deux jours plus tard. Ce qui n'était au départ que simple malversation d'un individu peu scrupuleux est devenu un scandale qui éclabousse le premier ministre ainsi que le Sénat. On parle à ce propos de duffygate ou de sénatgate, et l'affaire ébranle les milieux conservateurs. Ce dernier scandale est d'autant plus dommageable pour Stephen Harper qu'il s'était fait élire « en promettant un autre style de gouvernement, modeste, anti-élitiste et respectueux de l'argent du contribuable».
Rapporté (au conditionnel)Scandales (5/5)
Lors de la séance parlementaire du 28 mai, Thomas Mulcair et Justin Trudeau cherchent à savoir du premier ministre à quel moment ce dernier a été avisé du cadeau fait à Mike Duffy par son chef de cabinet. Ils insistent aussi pour que soient rendus publics le chèque en question ainsi que les échanges de courriels entre les parties impliquées, car il y a eu obstruction d'un audit, manquement aux règles d'éthique sur les cadeaux à des législateurs et infraction au principe fondamental de séparation des pouvoirs. Comme le fait remarquer le député NPD Charlie Angus, au cours de la même séance, la situation est fort différente du scandale des commandites qui avait provoqué la chute du gouvernement libéral, car « la corruption dont il s'agit n'est pas le fait d'agents véreux, de personnes œuvrant en retrait pour le parti, mais bien de personnes qui font partie du Cabinet même du premier ministre ».
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quelle est la fonction actuelle de Stephen Harper ?
- Stephen Harper est actuellement Premier ministre (2006-2015).
