En bref
- Nationalité
- Italie
- Mandat en cours
- Silvio Berlusconi, surnommé il Cavaliere, né le 29 septembre 1936 à Milan et mort le 12 juin 2023 dans la même ville, est un homme d'affaires et homme d'État italien, président du Conseil des ministres de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011. · depuis 1 janvier 2020
Biographie
## Carrière dans le monde des affaires
C'est en 1961 que Silvio Berlusconi entame sa carrière d'entrepreneur dans le domaine du bâtiment et comme promoteur, associé avec Pietro Canali, au sein de la société « Cantieri Riuniti Milanesi Spa ». Fondateur de l'entreprise Edilnord en 1963 puis d'Edilnord 2 en 1968, il lance à Brugherio la construction d'un complexe résidentiel de 18 immeubles, pouvant accueillir 4 000 personnes. À partir de la fin des années 1960, il fait construire les quartiers résidentiels Milano 2 et Milano 3.
En 1974, il inaugure « Telemilano », la télévision câblée de Milano 2, qui très rapidement diffuse ses émissions dans toute la Lombardie. En 1978, Silvio Berlusconi fonde la holding Fininvest, qui deviendra le deuxième groupe privé italien après Fiat en contrôlant trois chaînes de télévision (groupe privé Mediaset), le plus grand éditeur italien (Mondadori), un groupe de services financiers (banque de détail, assurances) et la plus importante régie publicitaire italienne, présente dans le cinéma (Medusa) et la vidéo.
Il est fait « chevalier de l'ordre du Mérite du travail » en 1977, ce qui lui vaudra son surnom d'il Cavaliere, titre dont il s'auto-suspend le 20 mars 2014, avant que l'Ordre n'examine sa radiation.
L'année suivante, en janvier 1978, il adhère à la loge maçonnique secrète Propaganda Due (P2), qui réunit d'anciens ministres, des hommes d'affaires, et des officiers des services secrets au nom de la lutte anticommuniste et prévoit l'instauration d'un régime autoritaire en Italie. Par la suite, il a été condamné pour parjure pour avoir nié son appartenance à cette organisation puis il a bénéficié d'une prescription juridique.
Sa carrière dans les affaires est favorisée par sa proximité avec le pouvoir politique, en particulier avec les membres de P2 et avec Bettino Craxi, homme fort de Milan et futur président du Conseil, dont il est un proche depuis le milieu des années 1970.
En 1979, il devient l'actionnaire majoritaire du quotidien Il Giornale. En 1980, il lance Canale 5, la première chaîne de télévision privée à l'échelle nationale, puis rachète les chaînes Italia 1 au groupe Rusconi (1982) et Rete 4 au groupe Mondadori (1984). Aussitôt après, il s'élargit en Europe : il lance La Cinq en France (1986), puis Telefünf en Allemagne (1987) et Telecinco en Espagne (1989).
Silvio Berlusconi achète le Milan AC, club de football en difficultés, en 1986. S'occupant personnellement de celui-ci, toujours proche des divers entraîneurs (Sacchi, Capello, Ancelotti) et des joueurs (en particulier Paolo Maldini, Andriy Chevtchenko, Kaká, Ronaldinho), il parvient à redresser et moderniser le club, qui connaît ainsi de nombreux succès, dont cinq coupes d'Europe (et trois autres fois en finale). Il se servira de cette réussite pour sa carrière politique. En 2016, il décide finalement de vendre le Milan AC après avoir passé 30 ans à sa tête. En 2018, sa société Fininvest acquiert la majorité des parts du club de football Società Sportiva Monza 1912, qui évolue en troisième division du championnat italien.
Dans le secteur des assurances et des produits financiers, Berlusconi possède les sociétés Mediolanum et Programma Italia. En 1990, il entre également chez l'éditeur Mondadori avec la complicité d'un magistrat corrompu, devenant le principal éditeur italien de livres et de périodiques, et contrôle plus de 80 % du capital du quotidien Il Giornale. Avec la Medusa et Cinema 5, il devient également le premier producteur et distributeur de cinéma italien.
En 2007, la part majoritaire (75 %) du groupe de production télévisuelle Endemol, détenue par Telefónica, est vendue à un consortium composé de Mediaset, le groupe de Silvio Berlusconi et Goldman Sachs, pour un montant de 2,629 milliards d'euros.
Il vend en 2017 son club, le Milan AC, devenu très déficitaire. Il se rapproche du Français Vincent Bolloré, propriétaire de divers médias en France, pour nouer une alliance, mais les rapports entre les deux milliardaires se dégradent, conduisant même à un conflit judiciaire entre eux, Vincent Bolloré contestant les lois italiennes créées sur mesure pour l'ancien président du Conseil.
Dans sa liste des milliardaires du monde en 2004, le magazine Forbes le cite comme étant la personne la plus riche d'Italie, avec un patrimoine estimé à 12 milliards de dollars américains. En 2012, Forbes le classe sixième homme le plus riche d'Italie et le 169e plus riche au monde, avec des actifs estimés à 5,9 milliards de dollars. Le magazine évalue ensuite sa fortune à 6,2 milliards de dollars en 2016 et à 7,9 milliards en 2018. À sa mort, sa fortune est estimée à 6,9 milliards de dollars.
## Parcours politique
Opération Mains propres et lancement de Forza Italia Silvio Berlusconi dans les années 1980. Silvio Berlusconi se définit comme anticommuniste depuis qu'il affirme avoir été, à l'âge de 11 ans, « agressé par des activistes communistes qui voulaient l'empêcher de coller des affiches ». Il est par la suite un proche du socialiste Bettino Craxi, parrain de sa fille Barbara et témoin de son mariage avec Veronica Lario, qui participe à son ascension au sein du monde audiovisuel.
Berlusconi entre pour la première fois dans le débat politique italien en apportant son soutien au candidat du MSI (extrême droite) à la mairie de Rome, Gianfranco Fini, en 1993.
Le 18 janvier 1994, quatre jours après la dissolution du Parlement décidée par le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, il annonce la création d'un nouveau parti politique de centre droit, Forza Italia (« Allez l'Italie »), dans lequel il investit 22 milliards de lires. À cette occasion, il se pose en défenseur de la liberté, de la famille – « noyau principal de la société » –, de la tradition chrétienne et du travail.
Il organise son parti politique sur le modèle d'une entreprise et recrute comme cadres de Forza Italia des dirigeants de la Fininvest, ses avocats et des employés de ses chaînes de télévision, des personnes d'autant plus fidèles qu'elles sont salariées. Il mise sur son image d'entrepreneur à succès et les victoires de son club de football le Milan AC comme gages de son efficacité. La puissance de son empire médiatique, qui lui permet de contrôler la communication, et sa fortune, qui l'autorise à faire la campagne la plus fastueuse, lui permettent de s'imposer comme le nouveau chef de file de la droite.
Logo de Forza Italia.
Dans une déclaration télévisée, le 26 janvier suivant, Berlusconi déclare son intention de briguer la présidence du Conseil : « J'ai choisi de descendre sur le terrain et de m'occuper de la chose publique. […] Je ne veux pas vivre dans un pays non libéral, gouverné par des forces immatures et des hommes liés à un passé politiquement et économiquement désastreux. » Deux mois avant les élections parlementaires anticipées, alors que l'opération Mains propres a éliminé du paysage politique la Démocratie chrétienne et le Parti socialiste italien, la coalition de centre gauche formée autour du Parti démocrate de la gauche est la grande favorite du scrutin.
Lors de sa campagne, durant laquelle il fait réaliser plusieurs sondages pour déterminer ses grands axes, Silvio Berlusconi promet de lutter activement contre la criminalité organisée, l'endettement de l'État et le chômage, qui touche plus de 11 % des actifs italiens. Il mise aussi sur sa réussite professionnelle, qu'il estime ne devoir qu'à lui, et mobilise ses trois chaînes de télévision, sa régie publicitaire et son groupe éditorial pour sa campagne électorale. Dans le même temps, il parvient à rallier le parti régionaliste la Ligue du Nord d'Umberto Bossi au sein du Pôle des libertés (circonscriptions du Nord et du Centre de l'Italie), l'Alliance nationale de Gianfranco Fini dans le Pôle du bon gouvernement (circonscriptions du Sud et du Centre) et le Centre chrétien-démocrate.
Au cours de ses grands meetings auxquels participent beaucoup de citoyens de toutes classes sociales, l'homme d'affaires promet « une Italie propre ». Il déclare, entre autres, à Milan, lors du lancement de sa campagne, qu'il représente « l'Italie des travailleurs, et pas des baratineurs, l'Italie qui produit et pas celle qui gaspille, l'Italie qui épargne et non celle qui vole, l'Italie des gens comme il faut et non plus celle des vieux partis ». Alors que sa candidature suscite le scepticisme de ses adversaires, Silvio Berlusconi connaît une soudaine hausse de popularité, arrivant en tête des sondages quant aux personnalités que les Italiens souhaitent voir s'installer à la présidence du Conseil. Sorti vainqueur d'un duel qui l'opposait au candidat de la gauche Achille Occhetto, il s'attaque aux communistes et promet un « nouveau miracle économique ».
Les 27 et 28 mars 1994, massivement soutenu par les classes moyennes (artisans, commerçants, petits chefs d'entreprise), le Pôle des libertés remporte la majorité absolue à la Chambre des députés (366 sièges sur 630) et la manque de peu au Sénat (156 sièges sur 315). Deux mois après sa fondation, Forza Italia s'impose comme la première force politique du pays.
Premier mandat à la présidence du Conseil des ministres À 57 ans, Silvio Berlusconi, élu député, est le chef de la nouvelle majorité. Peu après sa victoire aux élections, soucieux de rompre avec les méthodes de l'ancienne classe politique, il refuse à l'opposition la présidence d'une des deux chambres, comme il était d'usage jusqu'alors : le 16 avril 1994, la jeune militante catholique de la Ligue du Nord Irene Pivetti est élue présidente de la Chambre des députés, tandis que l'économiste Carlo Scognamiglio se voit confier le perchoir du Sénat de la République, avec une seule voix d'avance sur Giovanni Spadolini.
Malgré ses réticences, Oscar Luigi Scalfaro finit par charger Silvio Berlusconi de former un gouvernement.
Le 28 avril 1994, Silvio Berlusconi est chargé par le chef de l'État, Oscar Luigi Scalfaro, de former le nouveau gouvernement. Au terme de onze jours de négociations, la composition du cabinet Berlusconi est dévoilée : sur 25 ministères, Forza Italia se voit attribuer neuf portefeuilles, l'Alliance nationale et la Ligue du Nord en obtiennent cinq chacune, le Centre chrétien-démocrate et l'Union du Centre deux, tandis que deux portefeuilles sont confiés à des personnalités indépendantes. Le chef de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, obtient la nomination de Roberto Maroni, numéro deux du parti régionaliste, au poste de vice-président du Conseil et ministre de l'Intérieur, après le refus du très populaire juge de l'opération Mains propres, Antonio Di Pietro. À la suite des réticences du président de la République à nommer Cesare Previti au ministère de la Justice, le nouveau président du Conseil se résout à proposer le poste au centriste Alfredo Biondi. Le gouvernement, après avoir obtenu une voix de majorité au Sénat, est investi par la Chambre des députés par 366 voix contre 245. Au niveau international, la présence de ministres néofascistes et eurosceptiques trouble et inquiète plusieurs dirigeants, parmi lesquels François Mitterrand.
Les premières élections que doit affronter la nouvelle majorité sont un succès. Le 12 juin 1994, le Pôle des libertés - Pôle du bon gouvernement obtient près de 50 % des suffrages aux élections européennes, alors que le Parti démocrate de la gauche recueille 19,1 %. Forza Italia, avec 30,6 % des voix, conforte sa prépondérance dans le paysage politique italien.
Silvio Berlusconi parmi les dirigeants du G7 à Naples, en 1994.
Le ministre de la Justice, Alfredo Biondi, provoque la première polémique à laquelle doit faire face le gouvernement en présentant un décret qui limite la possibilité d'arrêter les inculpés pour corruption ou concussion, sauf en cas de risque de fuite. À son retour du G7 de Naples où sa première prestation internationale a été saluée, Silvio Berlusconi le fait adopter en Conseil des ministres.
Controverses & affaires(13)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Affaire SME (1/3)
Dans l'affaire judiciaire dite « SME » du nom d'un groupe italien agroalimentaire semi-public racheté à un prix avantageux, Silvio Berlusconi a été accusé d'avoir versé des sommes importantes de son compte personnel de la Fininvest sur celui du juge italien chargé de cette affaire, à travers le compte de son avocat, Cesare Previti. Silvio Berlusconi aurait ainsi soudoyé des juges pour bloquer la vente de SME à un prix très bas à la société italienne Buitoni appartenant à l'industriel Carlo De Benedetti.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire SME (2/3)
En mars 2007, le procureur Piero De Petris requiert une peine de cinq ans d'emprisonnement contre Silvio Berlusconi, mais le 27 avril 2007, une cour d'appel milanaise l'acquitte, confirmant ainsi la relaxe prononcée en première instance, en 2004.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire SME (3/3)
Une loi adoptée par son gouvernement stipulait qu'il ne pouvait pas être rejugé, mais celle-ci est déclarée contraire à la Constitution en 2006, donnant aux procureurs l'occasion d'un jugement en appel. Le 26 octobre 2007, la Cour de cassation italienne acquitte définitivement Silvio Berlusconi.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire David Mills (1/5)
En mars 2005, selon les procureurs Alfredo Robledo et Fabio De Pasquale, Silvio Berlusconi aurait versé, via sa société Fininvest, 600 000 dollars, en 1997, à l'avocat britannique David Mills (époux de Tessa Jowell alors ministre de la Culture britannique), en échange de faux témoignages et de la destruction de documents lors de deux procès intentés contre lui en 1997 et 1998 (affaire dite du « rachat des droits télévision de Mediaset »). Déjà inculpé de faux en bilan et fraude fiscale dans cette affaire, sa situation serait aggravée par cette subornation de témoin.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire David Mills (2/5)
Le 10 mars 2006, le parquet de Milan réclame la tenue d'un procès contre Silvio Berlusconi dans cette affaire de corruption en actes judiciaires, impliquant également l'époux de la ministre de la Culture britannique. Cette annonce tombe au plus mal pour le président du Conseil italien à un mois des élections parlementaires des 9 et 10 avril, qu'il perd face à L'Union.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire David Mills (3/5)
Le 30 octobre 2006, le juge des audiences préliminaires de Milan, Fabio Paparella, renvoie devant la justice Silvio Berlusconi ainsi que son avocat, le Britannique David Mills, pour « corruption en matière d'actes judiciaires ». Le juge reproche à David Mills d'avoir fait plusieurs faux témoignages en faveur de Silvio Berlusconi lors de deux procès impliquant la Fininvest.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire David Mills (4/5)
Ils comparaissent tous deux en octobre 2007, devant le tribunal de Milan, pour cette affaire. Les peines encourues par les deux prévenus vont de quatre à douze ans de prison.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire David Mills (5/5)
La loi Alfano, votée après son retour au pouvoir en 2008 et qui lui accordait une immunité jusqu'à la fin de son mandat, étant jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle italienne le 7 octobre 2009, le procès reprend le 27 novembre suivant.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Mediaset (1/5)
Le parquet de Milan demande, le 26 avril 2005, le renvoi de Silvio Berlusconi et de douze autres personnes dans une affaire de droits de retransmission concernant Mediaset, son groupe de télévision.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Mediaset (2/5)
Silvio Berlusconi, qui contrôle le groupe Mediaset à travers sa holding Fininvest, est accusé de « faux en bilan, fraude fiscale et abus de biens sociaux », dans le cadre d'une enquête judiciaire qui a débuté en juin 2001. Berlusconi avait été inscrit dans le registre des personnes « mises sous enquête » (équivalent italien de la mise en examen) le 19 février 2003. Les magistrats estiment que Mediaset a artificiellement gonflé, à travers des sociétés écrans off-shore, les prix d'achat des droits de diffusion de films américains. Grâce à ces opérations, le groupe appartenant à Silvio Berlusconi aurait réussi à constituer des caisses noires à l'étranger et à réduire en Italie les bénéfices de Mediaset afin de payer moins d'impôts. Entre 1994 et 1995, juste avant son introduction en bourse, la société aurait ainsi gonflé de 171 millions de dollars le prix des films acquis aux États-Unis. Les droits de retransmissions des films et programmes télévision étaient acquis aux États-Unis par deux sociétés écrans. Marina et Piersilvio Berlusconi, les deux enfants aînés de Silvio Berlusconi qui occupent des postes de direction à Fininvest et Mediaset, ont également été impliqués dans cette enquête mais leur dossier a été disjoint du reste de l'instruction. Mediaset s'est toujours défendu d'avoir fraudé, soulignant à diverses reprises, que « les droits cinématographiques ont été acquis aux prix du marché ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Mediaset (3/5)
Le procès reprend le 18 janvier 2010, à la suite de l'annulation de la loi Alfano. L'ancien président du Conseil italien est reconnu coupable par le tribunal de Milan de fraude fiscale le 26 octobre 2012. Il est condamné à quatre ans de prison ferme, en première instance, peine aussitôt réduite à un an en application d'une loi d'amnistie. Il est également interdit de mandat public durant trois ans. Cette peine est confirmée en appel, le 8 mai 2013, et l'interdiction d'exercer un mandat public est portée à cinq ans. Le 1er août 2013, la Cour de cassation confirme la décision de condamnation de la Cour d'appel. C'est la première fois que Silvio Berlusconi est condamné de manière définitive.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Mediaset (4/5)
Le 1er août 2013, Silvio Berlusconi écope d'une peine d'un an de prison prononcée par la Cour de cassation pour fraude fiscale. Devenu ainsi définitivement condamné (pregiudicato), il est alors susceptible d'échapper à la peine de prison pour deux raisons : la première tient au fait qu'en Italie, au-delà de 70 ans, seuls les coupables de crimes de sang sont emprisonnés en milieu carcéral (Silvio Berlusconi est alors âgé de 76 ans) ; la deuxième relève de la coutume d'application des peines, qui veut qu'en dessous de trois ans d'emprisonnement, elles sont rarement purgées.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Mediaset (5/5)
L'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans est renvoyée devant la cour d'appel de Milan, qui la fixe finalement à deux ans en mars 2014. Cette situation aurait pu permettre à Berlusconi de siéger au Sénat jusqu'à cette date, mais l'assemblée vote son expulsion le 27 novembre 2013, sur la base de la loi Severino. Précédemment, une seule personnalité politique de haut rang avait nécessité ce type de vote.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Silvio Berlusconi, surnommé il Cavaliere, né le 29 septembre 1936 à Milan et mort le 12 juin 2023 dans la même ville, est un homme d'affaires et homme d'État italien, président du Conseil des ministres de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011.En cours1 janvier 2020 · Source
Ce qu'on dit de Silvio Berlusconi
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaire SME (1/3)
Dans l'affaire judiciaire dite « SME » du nom d'un groupe italien agroalimentaire semi-public racheté à un prix avantageux, Silvio Berlusconi a été accusé d'avoir versé des sommes importantes de son compte personnel de la Fininvest sur celui du juge italien chargé de cette affaire, à travers le compte de son avocat, Cesare Previti. Silvio Berlusconi aurait ainsi soudoyé des juges pour bloquer la vente de SME à un prix très bas à la société italienne Buitoni appartenant à l'industriel Carlo De Benedetti.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire SME (2/3)
En mars 2007, le procureur Piero De Petris requiert une peine de cinq ans d'emprisonnement contre Silvio Berlusconi, mais le 27 avril 2007, une cour d'appel milanaise l'acquitte, confirmant ainsi la relaxe prononcée en première instance, en 2004.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire SME (3/3)
Une loi adoptée par son gouvernement stipulait qu'il ne pouvait pas être rejugé, mais celle-ci est déclarée contraire à la Constitution en 2006, donnant aux procureurs l'occasion d'un jugement en appel. Le 26 octobre 2007, la Cour de cassation italienne acquitte définitivement Silvio Berlusconi.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire David Mills (1/5)
En mars 2005, selon les procureurs Alfredo Robledo et Fabio De Pasquale, Silvio Berlusconi aurait versé, via sa société Fininvest, 600 000 dollars, en 1997, à l'avocat britannique David Mills (époux de Tessa Jowell alors ministre de la Culture britannique), en échange de faux témoignages et de la destruction de documents lors de deux procès intentés contre lui en 1997 et 1998 (affaire dite du « rachat des droits télévision de Mediaset »). Déjà inculpé de faux en bilan et fraude fiscale dans cette affaire, sa situation serait aggravée par cette subornation de témoin.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire David Mills (2/5)
Le 10 mars 2006, le parquet de Milan réclame la tenue d'un procès contre Silvio Berlusconi dans cette affaire de corruption en actes judiciaires, impliquant également l'époux de la ministre de la Culture britannique. Cette annonce tombe au plus mal pour le président du Conseil italien à un mois des élections parlementaires des 9 et 10 avril, qu'il perd face à L'Union.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire David Mills (3/5)
Le 30 octobre 2006, le juge des audiences préliminaires de Milan, Fabio Paparella, renvoie devant la justice Silvio Berlusconi ainsi que son avocat, le Britannique David Mills, pour « corruption en matière d'actes judiciaires ». Le juge reproche à David Mills d'avoir fait plusieurs faux témoignages en faveur de Silvio Berlusconi lors de deux procès impliquant la Fininvest.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire David Mills (4/5)
Ils comparaissent tous deux en octobre 2007, devant le tribunal de Milan, pour cette affaire. Les peines encourues par les deux prévenus vont de quatre à douze ans de prison.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire David Mills (5/5)
La loi Alfano, votée après son retour au pouvoir en 2008 et qui lui accordait une immunité jusqu'à la fin de son mandat, étant jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle italienne le 7 octobre 2009, le procès reprend le 27 novembre suivant.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Mediaset (1/5)
Le parquet de Milan demande, le 26 avril 2005, le renvoi de Silvio Berlusconi et de douze autres personnes dans une affaire de droits de retransmission concernant Mediaset, son groupe de télévision.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Mediaset (2/5)
Silvio Berlusconi, qui contrôle le groupe Mediaset à travers sa holding Fininvest, est accusé de « faux en bilan, fraude fiscale et abus de biens sociaux », dans le cadre d'une enquête judiciaire qui a débuté en juin 2001. Berlusconi avait été inscrit dans le registre des personnes « mises sous enquête » (équivalent italien de la mise en examen) le 19 février 2003. Les magistrats estiment que Mediaset a artificiellement gonflé, à travers des sociétés écrans off-shore, les prix d'achat des droits de diffusion de films américains. Grâce à ces opérations, le groupe appartenant à Silvio Berlusconi aurait réussi à constituer des caisses noires à l'étranger et à réduire en Italie les bénéfices de Mediaset afin de payer moins d'impôts. Entre 1994 et 1995, juste avant son introduction en bourse, la société aurait ainsi gonflé de 171 millions de dollars le prix des films acquis aux États-Unis. Les droits de retransmissions des films et programmes télévision étaient acquis aux États-Unis par deux sociétés écrans. Marina et Piersilvio Berlusconi, les deux enfants aînés de Silvio Berlusconi qui occupent des postes de direction à Fininvest et Mediaset, ont également été impliqués dans cette enquête mais leur dossier a été disjoint du reste de l'instruction. Mediaset s'est toujours défendu d'avoir fraudé, soulignant à diverses reprises, que « les droits cinématographiques ont été acquis aux prix du marché ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Mediaset (3/5)
Le procès reprend le 18 janvier 2010, à la suite de l'annulation de la loi Alfano. L'ancien président du Conseil italien est reconnu coupable par le tribunal de Milan de fraude fiscale le 26 octobre 2012. Il est condamné à quatre ans de prison ferme, en première instance, peine aussitôt réduite à un an en application d'une loi d'amnistie. Il est également interdit de mandat public durant trois ans. Cette peine est confirmée en appel, le 8 mai 2013, et l'interdiction d'exercer un mandat public est portée à cinq ans. Le 1er août 2013, la Cour de cassation confirme la décision de condamnation de la Cour d'appel. C'est la première fois que Silvio Berlusconi est condamné de manière définitive.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Mediaset (4/5)
Le 1er août 2013, Silvio Berlusconi écope d'une peine d'un an de prison prononcée par la Cour de cassation pour fraude fiscale. Devenu ainsi définitivement condamné (pregiudicato), il est alors susceptible d'échapper à la peine de prison pour deux raisons : la première tient au fait qu'en Italie, au-delà de 70 ans, seuls les coupables de crimes de sang sont emprisonnés en milieu carcéral (Silvio Berlusconi est alors âgé de 76 ans) ; la deuxième relève de la coutume d'application des peines, qui veut qu'en dessous de trois ans d'emprisonnement, elles sont rarement purgées.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Mediaset (5/5)
L'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans est renvoyée devant la cour d'appel de Milan, qui la fixe finalement à deux ans en mars 2014. Cette situation aurait pu permettre à Berlusconi de siéger au Sénat jusqu'à cette date, mais l'assemblée vote son expulsion le 27 novembre 2013, sur la base de la loi Severino. Précédemment, une seule personnalité politique de haut rang avait nécessité ce type de vote.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quelle est la fonction actuelle de Silvio Berlusconi ?
- Silvio Berlusconi est actuellement Silvio Berlusconi, surnommé il Cavaliere, né le 29 septembre 1936 à Milan et mort le 12 juin 2023 dans la même ville, est un homme d'affaires et homme d'État italien, président du Conseil des ministres de 1994 à 1995, de 2001 à 2006 et de 2008 à 2011..
