En bref
- Naissance
- 27/12/1912
- Décès
- 05/12/1994
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Engagement dans la Seconde guerre mondiale
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Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saïd Mohammedi s'engage dans la Wehrmacht en 1941 à Stahnsdorf et prête serment avec le grade de Feldwebel au Kradschützen-Bataillon 4 (Panzerdivision) puis rejoint la Légion arabe libre à Zwettl en Autriche avant de servir au sein du Deutsch-arabisches Bataillon 845 pendant 6 semaines en Grèce.
Il est par la suite transféré à l'école d'agent de renseignement « Kloster » du haut commandement de la Wehrmacht (Oberkommando der Wehrmacht) à Belzig (Bad Belzig) avant d'intégrer le Sonderkommando Wimmer, commando de choc de la Wehrmacht fondé par le colonel Franz Wimmer-Lamquet (SS-Standartenführer), où il fut parachuté derrière les lignes ennemies dans de nombreuses opérations spéciales de l'Abwehr notamment en Afrique du Nord et sur le front yougoslave contre les partisans de Josep Broz Tito. Le Sonderkommando Wimmer était directement subordonné à Adolf Hitler après la mort de Reinhard Heydrich en juin 1942. Au cours d'un séjour à Berlin il est décoré de la Croix de fer de première classe.
Promu Oberleutnant (lieutenant) durant l'été 1944, il est envoyé par l'Abwehr avec cinq autres compagnons d'armes (Allemands et Algériens) en mission de renseignement et de sabotage en Algérie afin de créer un soulèvement nationaliste. Il est arrêté quelque temps après son parachutage dans la région de Tébessa. De cet épisode, il gardera son Stahlhelm (casque allemand) et ses armes qu'il avait confiés à des militants nationalistes algériens avant son arrestation, qui lui serviront pendant la guerre d'Algérie.
Said Mohammedi posant dans un maquis du FLN avec son casque de l'armée de l'Allemagne nazie. Il est jugé au tribunal de Constantine le 23 octobre 1944. Condamné à mort, commué à perpétuité, il est interné dans la prison de Lambèse dans l'est algérien. Le colonel Franz Wimmer-Lamquet présente Said Mohammedi comme son meilleur agent dans son livre Balkenkreuz und Halbmond et précise qu'en cas de succès il aurait été décoré par Hitler en personne. De son côté, dans une lettre du 19 mars 1989 à Wimmer-Lamquet, Said Mohammedi, rappelant l'importance des engagés arabes dans l'armée de l'Allemagne hitlérienne, précise que « de nombreux djounoud [combattants de l'ALN] qui combattaient avec l'Allemagne sont tombés au champ d'honneur au cours de notre guerre de libération. »
## Engagement dans la guerre d'Algérie
Après sa condamnation à mort commuée de 1944, il bénéficie d'une libération conditionnelle en 1952. Il prend alors contact avec des cadres de la zone III (future Wilaya III) dont Krim Belkacem et Amar Ouamrane avant de passer dans la clandestinité et de participer au déclenchement de la guerre de libération nationale sous le nom de guerre « Si Nacer ».
En 1956, il participe au congrès de la Soummam avec Krim Belkacem dont il est le premier adjoint, à l'issue duquel il devient 1er colonel et chef de la Wilaya III, avec comme adjoint les commandants Amirouche Ait Hamouda, Abderrahmane Mira et le commandant Kaci. Il devient également membre du CNRA.
Au printemps 1957, après que certains de ses hommes ont connu des revers près d'un douar acquis au MNA (Mouvement national algérien), rival du FLN, il ordonne une action de représailles contre celui-ci. Cet épisode est connu sous le nom de massacre de Melouza au cours duquel sont abattus plus de 315 hommes, majoritairement des civils. Si son subordonné Abdelkader Barriki, selon plusieurs témoignages concordants, semble le principal responsable du massacre sur place, Saïd Mohammedi en revendiquera plus tard la responsabilité.
Connu pour ses discours mobilisateurs, il organisa avec succès les troupes et leur inculqua la rigueur et l'esprit militaire, faisant de la Wilaya III la plus puissante et la mieux organisée des wilayas, fait qui lui vaudra d'être choisi par ses pairs pour rejoindre l'Académie des officiers supérieurs du Caire pour parfaire sa formation militaire supérieure. À la suite de cela, il fut nommé par le GPRA Chef d'État-Major. Il prit ainsi le commandement de l'ALN.
En 1957, il est nommé chef du Comité d'organisation militaire (COM) par le comité de coordination et d'exécution. Après une première réorganisation il s'occupe du COM Est, qui regroupait les représentants des Wilaya l, II, III et une partie de la IV. Lors d'une deuxième réorganisation du COM, il est nommé ministre d'État du GPRA, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Saïd Mohammedi ?
- Saïd Mohammedi est décédé(e) le 5 décembre 1994, à l'âge de 81 ans.
