En bref
- Naissance
- 23/08/1922
- Décès
- 03/07/2024
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Jeunesse
Roland Dumas naît le 23 août 1922 à Limoges en Haute-Vienne. Il est le fils de Georges Dumas, fonctionnaire des impôts détaché à la mairie de Limoges pour gérer les régies des services publics municipaux, et d'Élisabeth Lecanuet. Membre de la SFIO, interdite par les autorités de Vichy, et de l'Armée secrète, Georges Dumas est arrêté sur dénonciation à la Gestapo le 24 mars 1944, comme chef régional du Noyautage des administrations publiques (NAP), puis fusillé comme otage deux jours plus tard à Brantôme (Dordogne), avec vingt-quatre autres résistants par des éléments de la Légion nord-africaine placée sous le commandement d’Alexandre Villaplane. Une avenue de Limoges porte son nom.
Roland Dumas s'engage dans les Mouvements unis de la Résistance (MUR), pour lesquels il transporte des armes dans la région de Grenoble au profit des maquis. Organisateur du boycott de l'Orchestre philharmonique de Berlin par les étudiants lyonnais le 18 mai 1942, il est arrêté par la police française et fait l'objet d'un internement administratif pour motif politique au fort Barraux entre le 19 et le 31 mai 1942. Il s'en évade, avec quelques camarades, la veille de sa remise en liberté.
À la Libération, il reçoit la croix de guerre 1939-1945 et la croix du combattant volontaire.
Après le baccalauréat obtenu au lycée Gay-Lussac de Limoges, Roland Dumas obtient une licence en droit à l'université de Paris, en travaillant parallèlement dans une agence de presse, l’Agence économique et financière (AGEFI), où il traduit des dépêches aux côtés de Pierre Viansson-Ponté et Pierre Charpy, plus particulièrement celles traitant du Proche-Orient. Il est diplômé de l'École libre des sciences politiques (section Finances publiques, 1945) puis de la London School of Economics (LSE). Il suit une formation à l'École des langues orientales (INALCO).
Controverses & affaires(9)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Affaires judiciaires (1/4)
À partir de 1997, Roland Dumas est cité dans les affaires Elf et des frégates de Taïwan, pour ce qui devient l'affaire Elf, autour du rôle d'intermédiaire joué par sa maîtresse Christine Deviers-Joncour. Il décide de suspendre l'exercice de ses fonctions le 24 mars 1999, puis est contraint à la démission de la présidence du Conseil constitutionnel le 29 février 2000. Il accède toutefois à l'honorariat en 2002.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (2/4)
Condamné en première instance à six mois de prison ferme et deux ans avec sursis, il obtient la relaxe en appel en janvier 2003 et est reconnu innocent de l'ensemble des chefs d'accusation qui l'avaient amené devant la justice.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (3/4)
Également poursuivi pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire, Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende par le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 10 mai 2007.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaires judiciaires (4/4)
Le 12 juin 2015, le parquet de Nîmes le renvoie en correctionnelle pour « recel de détournements de fonds publics ». L’affaire porte sur une étude sur la vidéosurveillance et un système de lecture automatique de plaques d’immatriculation. La justice soupçonne que cette étude sur la vidéosurveillance, qui avait été commandée à Roland Dumas par Gilbert Baumet lorsqu’il était maire de Pont-Saint-Esprit (Gard), ait en réalité servi à payer une partie des honoraires d’avocat de Roland Dumas dans une autre affaire où il conseillait Gilbert Baumet.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques et prises de position (1/5)
Roland Dumas est l'un des premiers soutiens de Dieudonné en 2006. Il se laisse photographier avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, selon Raphaëlle Bacqué, et signe une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques et prises de position (2/5)
En décembre 2010, il agite le monde médiatique et politique en se rendant quelques jours en Côte d'Ivoire avec son confrère Jacques Vergès pour défendre les positions du président socialiste Laurent Gbagbo, qui conteste la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle, déclarée par la commission électorale indépendante et plusieurs pays étrangers. Selon Libération, Dumas aurait été convaincu de s'y rendre par Marcel Ceccaldi, conseiller de plusieurs chefs d’État africains, conseiller juridique du FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen. Selon Dumas, qui dénonce le « néocolonialisme » de la « France de Sarkozy », « Vergès et moi ne voyions pas de quel droit la France s'autorisait à intervenir dans une querelle électorale qui ne la concernait pas ».
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques et prises de position (3/5)
La même année, il déclare à Hicham Hamza, d'Oumma.com, ne pas croire « à ce qui a été raconté » au sujet des attentats du 11 septembre 2001.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques et prises de position (4/5)
Il déclare sa croyance dans un complotisme sur Radio Courtoisie le 23 septembre 2013, avançant que les guerres au Moyen-Orient et la destruction de la Syrie seraient un moyen de favoriser l'émancipation d'Israël dans la région.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques et prises de position (5/5)
Interrogé le 16 février 2015 sur BFM TV et RMC, lorsque Jean-Jacques Bourdin lui demande à propos de Manuel Valls, alors Premier ministre, « Il est sous influence juive ? », Roland Dumas répond : « Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme », visant Anne Gravoin. Ces propos sont critiqués et qualifiés d'antisémites par certaines personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste dont il est issu. Il réitère ses accusations et refuse de retirer ses propos lors d'un entretien accordé à France 24.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Roland Dumas
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Roland Dumas dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaires judiciaires (1/4)
À partir de 1997, Roland Dumas est cité dans les affaires Elf et des frégates de Taïwan, pour ce qui devient l'affaire Elf, autour du rôle d'intermédiaire joué par sa maîtresse Christine Deviers-Joncour. Il décide de suspendre l'exercice de ses fonctions le 24 mars 1999, puis est contraint à la démission de la présidence du Conseil constitutionnel le 29 février 2000. Il accède toutefois à l'honorariat en 2002.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (2/4)
Condamné en première instance à six mois de prison ferme et deux ans avec sursis, il obtient la relaxe en appel en janvier 2003 et est reconnu innocent de l'ensemble des chefs d'accusation qui l'avaient amené devant la justice.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (3/4)
Également poursuivi pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire, Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende par le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 10 mai 2007.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaires judiciaires (4/4)
Le 12 juin 2015, le parquet de Nîmes le renvoie en correctionnelle pour « recel de détournements de fonds publics ». L’affaire porte sur une étude sur la vidéosurveillance et un système de lecture automatique de plaques d’immatriculation. La justice soupçonne que cette étude sur la vidéosurveillance, qui avait été commandée à Roland Dumas par Gilbert Baumet lorsqu’il était maire de Pont-Saint-Esprit (Gard), ait en réalité servi à payer une partie des honoraires d’avocat de Roland Dumas dans une autre affaire où il conseillait Gilbert Baumet.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques et prises de position (1/5)
Roland Dumas est l'un des premiers soutiens de Dieudonné en 2006. Il se laisse photographier avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, selon Raphaëlle Bacqué, et signe une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques et prises de position (2/5)
En décembre 2010, il agite le monde médiatique et politique en se rendant quelques jours en Côte d'Ivoire avec son confrère Jacques Vergès pour défendre les positions du président socialiste Laurent Gbagbo, qui conteste la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle, déclarée par la commission électorale indépendante et plusieurs pays étrangers. Selon Libération, Dumas aurait été convaincu de s'y rendre par Marcel Ceccaldi, conseiller de plusieurs chefs d’État africains, conseiller juridique du FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen. Selon Dumas, qui dénonce le « néocolonialisme » de la « France de Sarkozy », « Vergès et moi ne voyions pas de quel droit la France s'autorisait à intervenir dans une querelle électorale qui ne la concernait pas ».
Rapporté (au conditionnel)Polémiques et prises de position (3/5)
La même année, il déclare à Hicham Hamza, d'Oumma.com, ne pas croire « à ce qui a été raconté » au sujet des attentats du 11 septembre 2001.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques et prises de position (4/5)
Il déclare sa croyance dans un complotisme sur Radio Courtoisie le 23 septembre 2013, avançant que les guerres au Moyen-Orient et la destruction de la Syrie seraient un moyen de favoriser l'émancipation d'Israël dans la région.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques et prises de position (5/5)
Interrogé le 16 février 2015 sur BFM TV et RMC, lorsque Jean-Jacques Bourdin lui demande à propos de Manuel Valls, alors Premier ministre, « Il est sous influence juive ? », Roland Dumas répond : « Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme », visant Anne Gravoin. Ces propos sont critiqués et qualifiés d'antisémites par certaines personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste dont il est issu. Il réitère ses accusations et refuse de retirer ses propos lors d'un entretien accordé à France 24.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Roland Dumas ?
- Roland Dumas est décédé(e) le 3 juillet 2024, à l'âge de 101 ans.
