En bref
- Naissance
- 06/05/1928
- Décès
- 08/04/2020
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Biographie
La famille paternelle de Robert Poujade est originaire de l'Hérault. Elle n'a aucun lien de parenté avec Pierre Poujade, et Robert se déclare aux antipodes du poujadisme.
Fils d'Henri Poujade, professeur agrégé de lettres, il fait lui-même des études supérieures qui le conduisent, après une préparation au lycée Joffre de Montpellier, à l'École normale supérieure (promotion 1948) et à l'agrégation de lettres (1953).
Il commence sa carrière d'enseignant en 1954 comme professeur de lettres supérieures au Lycée Carnot de Dijon.
Son épouse, Marie-Thérèse Monier (1928- 2024), est condamnée en 2011 pour avoir occupé un emploi fictif de chargée de mission à la mairie de Paris sous la magistrature de Jacques Chirac. Le couple a un fils.
## Débuts
Il s'engage dès l'âge de 18 ans au sein du mouvement gaulliste et milite successivement au RPF, chez les Républicains sociaux, à l'UNR, à l'UDR et au RPR. Secrétaire national des étudiants du RPF, il organise ensuite la fédération de la Côte-d'Or des Républicains sociaux, puis il est nommé en 1958 secrétaire général de la fédération départementale de l'UNR. En 1960, il entre au comité central de l'UNR, et au bureau en 1961. Il devient l'un des secrétaires nationaux du parti gaulliste en 1967, avant d'être élu secrétaire général de l'UDR le 27 janvier 1968, puis membre du bureau politique du RPR en 1984.
Après un bref passage (janvier-février 1963) comme conseiller technique au cabinet de Jacques Maziol, ministre de la construction du gouvernement de Georges Pompidou, il est nommé membre du conseil économique et social, au sein duquel il siège en tant que « personnalité qualifiée » de septembre 1964 à avril 1967. Il est également membre de la commission de développement économique régional (CODER) de la Bourgogne de 1965 à 1973.
Il est nommé inspecteur général de l'Instruction publique en 1974.
## Engagement pour l'environnement
La protection de l’environnement l'intéresse tôt puisqu'il est membre dans les années 1960 de la Ligue urbaine et rurale et de la Ligue contre le bruit. Président du Haut comité de l'environnement créé en 1970 sous la responsabilité de la DATAR, il est nommé en janvier 1971 ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Protection de la nature et de l'environnement, dans les gouvernements Chaban-Delmas (janvier 1971-juillet 1972). Il est reconduit dans le gouvernement Messmer I (juillet 1972-mars 1973), puis devient ministre de la Protection de la nature et de l'environnement (gouvernement Messmer II, avril 1973-février 1974). Il est ainsi le premier ministre de l’Environnement. Avec un budget de près de 200 millions de francs et 300 fonctionnaires, son ministère s'étoffe à la suite du premier choc pétrolier.
Ses premières missions concernent la lutte contre la pollution sonore, le développement d’un réseau de contrôle de la qualité de l’air, l'extension des compétences des agences de l’eau, des contrats entre l’État avec les branches industrielles polluantes pour mettre en place des normes de lutte contre les nuisances (notamment avec la papeterie, cimenterie, l’industrie de surfaçage, BTP, cette dernière le menaçant indirectement).
Dans son livre, Le ministère de l’impossible, publié en 1975, Robert Poujade ne cache pas ses difficultés avec EDF à propos du développement de l'énergie nucléaire. Il écrit : « On serait surpris que je ne dise pas un mot de mes relations avec l'E.D.F. Elles ont été surtout marquées publiquement par un éclat de Paul Delouvrier, énervé par mes exigences, lors d’un colloque sur l'énergie. L’E.D.F., qui a un sens aigu des relations publiques, mais une moindre aptitude à la concertation, offre le visage de Janus. Une des deux faces est souriante et bien lavée. C’est le chauffage tout électrique, la recherche sur la voiture électrique, à laquelle je n’ai cessé de participer. L’autre, c’est un visage revêche et mal léché, celui des centrales polluantes et des lignes à haute tension autoritairement plantées aux plus mauvais endroits ».
Après son départ du gouvernement en février 1974, il qualifie dans un livre son ministère de « ministère de l'impossible ».
Par la suite, il est président du Conservatoire du littoral (1976), président de la Commission nationale des Secteurs sauvegardés (1978), président de l'Association des Villes et Pays d'art et d'histoire, vice-président de la section française du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) (1978).
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Robert Poujade
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Robert Poujade ?
- Robert Poujade est décédé(e) le 8 avril 2020, à l'âge de 91 ans.
