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Pierre Moscovici

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Pierre Moscovici

Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · France

Pierre Moscovici, né le 16 septembre 1957 à Paris 15e, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Score politique76/100
Score Polidex51/100
Né(e) le 16 septembre 1957 (68 ans)

En bref

Naissance
16/09/1957
Nationalité
France
Mandat en cours
Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 16 septembre 1982
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Parcours politique

Au Parti socialiste Lycéen, Pierre Moscovici sympathise avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d'Alain Krivine. Sous l'impulsion de Dominique Strauss-Kahn, qui est son professeur à l'ENA, il se rapproche du Parti socialiste (PS) en 1984. En 1986, il devient secrétaire du « groupe des experts » constitué par Claude Allègre. Il devient, en 1990, le plus jeune secrétaire national du PS. En 1991, il publie avec François Hollande (secrétaire général des clubs « Témoins ») L’Heure des choix, un réquisitoire contre la politique économique de Pierre Bérégovoy. En 1992, il devient trésorier du PS et le reste jusqu'en 1994. En octobre 1995, Lionel Jospin le nomme secrétaire national chargé des études et du projet.

À la fin de la seconde présidence de François Mitterrand, en 1995, il se prononce pour un bilan critique du « mitterrandisme ». Il est d'ailleurs le premier socialiste à réagir lors de la parution du livre de Pierre Péan sur la jeunesse de François Mitterrand : il déclare, à propos des relations de l'ancien président avec René Bousquet : Propos tenus sur Radio-France Besançon, rapportés par &apos;&apos;[[L&apos;Humanité]]&apos;&apos;, [http://www.humanite.presse.fr/journal/1994-09-12/1994-09-12-707780 « François Mitterrand répondra aux questions de Jean-Pierre Elkabbach »], 12 septembre 1994.</ref>."}},"i":0}}]}' id="mwsw">« Ce qui me choque, c’est qu’il ait pu frayer avec quelqu’un qui a été un outil de l'antisémitisme d’État et un complice de la Solution finale du Reich. On ne peut pas tolérer d’être tolérant envers le mal et, pour moi, René Bousquet c’était le mal absolu. »

Premier mandat de député européen et ministre délégué aux Affaires européennes Pierre Moscovici est élu député européen lors des élections européennes du 12 juin 1994, mandat qu'il exerce jusqu'au 5 juin 1997, date de son élection à l'Assemblée nationale comme député de la 4e circonscription du Doubs.

De 1997 à 2002, il est ministre délégué aux Affaires européennes dans le gouvernement de Lionel Jospin. Il est le seul ministre à avoir exercé cette fonction pendant toute une législature.

Pierre Moscovici au Festival international de géographie en 1998.

Cette nomination intervient immédiatement après les élections législatives de 1997 (il est le rédacteur du programme du Parti socialiste pour cette élection), où il est élu député de la 4e circonscription du Doubs. Il ne siège donc pas pendant cette mandature.

En tant que ministre, il prend en charge les négociations en vue de l’élargissement de l’Union européenne aux pays d'Europe centrale et orientale. Il est aussi chargé de préparer la présidence française de l'Union européenne en période de cohabitation, alors que les Affaires étrangères sont un domaine de compétence partagé avec le président de la République Jacques Chirac. C'est au cours de cette présidence (premier semestre 2001) qu'est négocié le traité de Nice. Pierre Moscovici est ensuite le représentant des autorités françaises à la Convention sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.

Dans l'opposition à la droite Pierre Moscovici est battu aux élections municipales de 2001 à Montbéliard puis aux élections législatives françaises de 2002.

Il réintègre la Cour des comptes et devient conseiller maître en 2003.

Lors des élections européennes de 2004, il est réélu député européen, mandat dont il démissionne le 25 juin 2007 pour devenir député à l'Assemblée nationale. Entretemps, il est l’un des vice-présidents du Parlement européen.

Il est président de l'association « À gauche, en Europe » fondée par Dominique Strauss-Kahn et Michel Rocard.

Lors de la campagne de la primaire présidentielle socialiste de 2006 en vue de l'élection présidentielle de l'année suivante, il soutient activement Dominique Strauss-Kahn, battu dès le premier tour par Ségolène Royal.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, il retrouve son siège à l'Assemblée nationale. Il devient alors président de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares prisonnières en Libye pour laquelle il demande en vain à Cécilia Sarkozy de venir s'expliquer sur son rôle dans cette affaire, ce que le groupe majoritaire de l'UMP refuse.

Il prend la présidence du Pays de Montbéliard Agglomération (PMA) en 2008 après les élections municipales. À la tête de cette collectivité, il mène un projet de transformation économique, sociale, culturelle, destiné à faire du PMA, marqué par son identité industrielle et par la présence de PSA, une éco-agglomération[source insuffisante].

Après la nomination de Dominique Strauss-Kahn au Fonds monétaire international, Pierre Moscovici devient l'un des principaux animateurs du courant social-démocrate dont l'ancien ministre de l'Économie était le représentant au sein du Parti socialiste (PS).[réf. nécessaire]

En effet, en 2007, Pierre Moscovici annonce qu'il pourrait lui-même briguer la succession de François Hollande au poste de premier secrétaire du PS lors de son prochain congrès, prévu à Reims en novembre 2008. Il présente sa candidature au premier secrétariat du PS dans un « Appel du 18 mai » avec l'objectif d'animer un travail collectif pour rénover le parti, et préparer le programme qui pourra servir de tronc commun à toute la gauche et présenter l'alternative crédible pour 2012. Des primaires élargies pour élire le/la présidentiable seraient organisées en 2011. Il est le premier signataire de la contribution « Besoin de gauche », qui rassemble Socialisme et démocratie et Rénover maintenant, d'Arnaud Montebourg.

Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, alors qu'il mise sur le ralliement de Martine Aubry, il s'estime trahi par celle-ci et par Jean-Christophe Cambadélis qui s'allient à Laurent Fabius en souhaitant voir l'ancienne ministre prendre la tête du PS. Il choisit de s'allier à des « barons locaux », le maire de Lyon, Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, chef du PS dans les Bouches-du-Rhône et Manuel Valls, député-maire d'Évry, puis rejoint la motion de Bertrand Delanoë en compagnie de François Hollande. Après l’échec du congrès de Reims, il relance et structure le groupe « Besoin de gauche », qui rassemble de quatre à cinq mille personnes, dont une cinquantaine de parlementaires.

À la mi-juin 2009, Pierre Moscovici lance une pétition pour la tenue d'une convention socialiste sur les primaires. Cette action prolonge son engagement pour ce mode de désignation du candidat socialiste à la présidentielle, qu'il estime impératif pour renouveler les structures du PS.

En octobre 2009, il publie un nouvel ouvrage, Mission impossible ? Comment la gauche peut battre Nicolas Sarkozy en 2012, dans lequel il présente quelques axes programmatiques, en particulier pour rénover la République, créer une croissance économique écologiquement responsable ou encore modifier la fiscalité dans un esprit de justice et d'égalité[réf. souhaitée].

Au printemps 2010, il anime, au sein du Parti socialiste, la Convention nationale pour un nouveau modèle de société : social, écologique et solidaire, intégrant la dimension environnementale. De cette convention émerge un texte voté à l’unanimité par le Conseil national du PS, qui trace les grandes lignes du projet socialiste pour 2012.

Élection présidentielle française de 2012 Après avoir apporté son soutien à Dominique Strauss-Kahn, qui ne peut se présenter en raison de son inculpation pour agression sexuelle en mai 2011, il envisage un temps de présenter sa candidature sociale-démocrate à la primaire présidentielle socialiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il choisit fin juin de soutenir François Hollande pour la primaire socialiste. Il est coordinateur de la campagne des primaires de ce dernier.

Le 17 novembre 2011, il devient directeur de la campagne de François Hollande pour l’élection présidentielle.

Ministre de l’Économie et des Finances Le 16 mai 2012, à la suite de l'élection de François Hollande à la présidence de la République et de la nomination par ce dernier de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et du Commerce extérieur. Le 21 juin 2012, il est nommé ministre de l'Économie et des Finances dans le second gouvernement Ayrault, perdant la charge du Commerce extérieur à la suite de la nomination de Nicole Bricq à ce poste.

Ses deux ministres délégués sont alors Bernard Cazeneuve, ministre délégué chargé du Budget, qui a remplacé Jérôme Cahuzac le 20 mars 2013, et Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l’Économie sociale et solidaire et de la Consommation.

Son objectif est de réduire la dette, renforcer la compétitivité de la France, et mener des réformes de structure pour l'économie française. Il indique vouloir défendre le « sérieux de gauche » pour restaurer la crédibilité budgétaire et financière de la France. Il souligne régulièrement l'importance de la réduction des déficits et des dépenses publiques, récusant les termes d'austérité et de rigueur. Le déficit public français passe de 5,1% du PIB en 2011, à 4,8% du PIB en 2012, à 4,1% du PIB en 2013, à 3,9% du PIB en 2014. Sur le terrain, il explique les mesures du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi, dont le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et la Banque publique d'investissement (BPI).

Il a traité plusieurs dossiers d'entreprises en difficulté, tels que le Crédit immobilier de France, Dexia, ou encore PSA Finances. Il s'investit dans le sauvetage de PSA et prépare l'entrée au capital de l'État et d'un actionnaire chinois aux côtés de la famille Peugeot.

Sur le plan européen, Pierre Moscovici s'est impliqué dans le pacte de croissance en juin 2012, la recapitalisation de la Banque européenne d'investissement, le sauvetage de la Grèce et de Chypre ou encore la supervision bancaire.

En politique internationale, il soutient la recherche de remèdes à la volatilité des taux de change même s'il affirme que « la France n'a jamais souhaité qu'il y ait un pilotage des changes qui remette en cause l'indépendance des banques centrales », les approches coopératives pour favoriser le retour généralisé à la croissance.

Pierre Moscovici a signé le 14 novembre 2013 avec Charles Rivkin, ambassadeur des États-Unis en France, l’accord en vue d’améliorer le respect des obligations fiscales à l’échelle internationale et de mettre en œuvre, FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act).

Il est directement mis en cause dans l'affaire Cahuzac le 7 avril 2013 sur Itélé par Edwy Plenel, président du journal Mediapart. Edwy Plenel affirme que le ministre de l'Économie connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-décembre 2012, et que l'enquête fiscale auprès des banques suisses sur une période restreinte qu'il avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une tentative de sauvetage en ultime recours. Il est mis hors de cause par les conclusions de la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur le sujet, indiquant que « les services de l’État et le Gouvernement ont agi dans le respect de la légalité ».

Son passage au ministère de l'Économie durant le quinquennat de François Hollande ne s'est pas traduit par une politique de soutien de la demande. Une préférence pour la consolidation budgétaire est par ailleurs notable, comme le montre l'augmentation des impôts de 52 milliards d'euros en 2012-2013 (+16 milliards pour les entreprises et +32 milliards approximativement pour les ménages selon l'OFCE). En dépit des promesses tenues lors de la campagne des présidentielles, les classes moyennes sont fortement touchées par les différents relèvements d'impôts. 840 000 foyers supplémentaires deviennent ainsi imposables en 2013 dans le cadre de l'impôt sur le revenu. La TVA intermédiaire augmente de 7 à 10 %. Ces différentes mesures se traduisent par « une baisse historique du pouvoir d'achat » des ménages français.

Controverses & affaires

Aucune controverse ou affaire référencée à ce jour avec source vérifiable. Si vous avez connaissance d'un élément sourcé, vous pouvezle signaler.

Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.En cours
    France
    16 septembre 1982 · Source
  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Pierre Moscovici

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Pierre Moscovici ?
Pierre Moscovici est né(e) le 16 septembre 1957, ce qui lui fait 68 ans.
Quelle est la fonction actuelle de Pierre Moscovici ?
Pierre Moscovici est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..