En bref
- Naissance
- 10/09/1946
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 10 septembre 1971
Biographie
## Carrière universitaire et professionnelle
Durant sa formation, elle se rapproche de son professeur de droit, Michel Alliot, qui était directeur de cabinet d'Edgar Faure, alors ministre de l'Éducation nationale, de 1968 à 1969. Elle l'épouse en 1971, et, avec lui, fréquente les milieux universitaires et ministériels.
Elle est tout d'abord assistante à l'université Panthéon-Assas puis à l'université Panthéon-Sorbonne, entre 1970 et 1984, avant de devenir maître de conférences en droit public à l'École de droit de la Sorbonne à partir de 1984, poste qu'elle quitte pour ses fonctions électives nationales à partir de 1986.
En 1972, elle est appelée auprès d'Edgar Faure, alors ministre des Affaires sociales, comme conseillère technique, fonction qu'elle occupe également entre 1974 et 1976, auprès de Jean-Pierre Soisson, secrétaire d'État aux universités. Alors qu'elle commence sa carrière de conseillère politique, Michèle Alliot-Marie se fait remarquer en entrant à l'Assemblée nationale en pantalon, contre le règlement qui lui imposait un tailleur ; elle finit par avoir gain de cause avec un changement du règlement de l'assemblée.
Elle est de plus nommée chargée de mission aux cabinets du ministre des Départements et Territoires d'outre-mer, Bernard Stasi, de 1973 à 1974, et du secrétaire d'État au Tourisme, Gérard Ducray, en 1974. Elle devient directrice de cabinet d'Alice Saunier-Seïté, secrétaire d'État puis ministre des universités, de 1976 à 1978, avant de travailler dans le secteur privé, comme administratrice puis PDG de la société Uta-Indemnité, entre 1979 et 1985. Elle exerce aussi les fonctions d'avocate[Où ?].
## Engagement local dans le Pays basque
Michèle Alliot-Marie entre réellement en politique en 1983, en tant que conseillère municipale de la ville de Ciboure, situé au sud du fief politique de son père, Biarritz, près de Saint-Jean-de-Luz. L'année suivante, elle est élue cette fois-ci à Biarritz, aux côtés de Bernard Marie. En 1990, une partie de la majorité municipale, derrière le premier adjoint UDF-CDS Didier Borotra, passe dans l'opposition en critiquant le projet du maire de construire un hôtel-casino sur le front de la grande plage de la ville, ce qui provoque la chute du conseil. Les élections municipales anticipées de 1991 sont alors remportées par la liste de Didier Borotra, qui unit à l'UDF locale deux élus socialistes sortants et qui a reçu entre les deux tours le soutien de nationalistes basques. Elle quitte à cette occasion le conseil municipal en même temps que son père perd la mairie.
Hôtel de ville de Saint-Jean-de-Luz.
Elle se tourne alors vers une autre commune de la côte basque, Saint-Jean-de-Luz. Élue au conseil général des Pyrénées-Atlantiques pour le canton de cette commune en 1994, et vice-présidente de l'assemblée départementale dirigée par François Bayrou, elle affronte ensuite le maire sortant, lui aussi UDF-CDS, Paul Badiola, lors des municipales de 1995, et l'emporte. Réélue au premier tour en 2001 (avec 51,86 % des suffrages) et en 2008 (de nouveau tête de liste même si elle a, avant l'élection, précisé qu'elle ne briguerait pas le fauteuil de maire, sa liste est réélue au 1er tour avec 55,56 % des suffrages et 26 sièges sur 33), elle a cédé son siège de maire à la suite de son entrée au gouvernement en 2002 à Pierre « Peyuco » Duhart et reste première adjointe au maire chargée des relations institutionnelles et de l'intercommunalité. Elle est également membre titulaire du conseil de l’Agglomération Sud Pays basque depuis sa création en 2005.
En tant que maire, elle mène une politique visant essentiellement à confirmer le statut de station balnéaire estivale de Saint-Jean-de-Luz et se félicite d'avoir rééquilibré les finances locales. L'opposition locale néanmoins lui reproche d'avoir trop favorisé les dépenses de prestige et le développement touristique de la ville, au détriment de la circulation et du logement social, en retard, selon elle, de 445 HLM pour atteindre le seuil des 20 % fixés par la loi SRU. La majorité s'est défendue en promettant, lors de la campagne des municipales de 2008, la construction de 300 logements sociaux supplémentaires et l'obligation de 30 % de logements sociaux dans tout nouveau programme de construction privé.
L'opposition municipale reproche également à Michèle Alliot-Marie de trop favoriser ses responsabilités nationales au détriment de la commune, lui reprochant notamment de ne pas avoir empêché la fermeture, en 1997, de la sardinerie Saupiquet, provoquant un plan social touchant 130 personnes, ce à quoi ses partisans répondent généralement que son poids politique à Paris a favorisé l'obtention par la ville de subventions du conseil général, de la Région, de l'État ou de l'Europe.
Sur le plan de la politique basque, elle s'oppose à l'idée de transformer le Pays basque en un département distinct, projet défendu par les nationalistes, une grande partie de la gauche mais aussi au sein de l'UDF locale, et propose plutôt la création d'une région « Basque, Béarn, Bigorre », dite les « 3 B ».
## Débuts sur le plan national
Suppléante de son père, député des Pyrénées-Atlantiques, de 1978 à 1981, elle est élue elle-même à l'Assemblée nationale dans les rangs du RPR pour ce département lors des élections législatives de mars 1986. Elle entre alors dans le gouvernement de Jacques Chirac en tant que secrétaire d'État à l'Enseignement auprès du ministre de l'Éducation nationale, René Monory.
En 1988, elle est réélue députée cette fois pour la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques (en 1986, le scrutin étant à la proportionnelle de liste, il n'y avait pas de circonscriptions), à savoir Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Hendaye et tout le sud de la côte basque. Elle est réélue en 1993, en 1995 (élections partielles à la suite de la démission de son ancien suppléant qui avait pris le relais lors de son entrée au gouvernement), en 1997, en 2002 et en 2007. Toutefois, elle n'a siégé que de 1988 à 1993 et de 1995 à 2002, laissant sa place le reste du temps, où elle était membre du gouvernement, à son suppléant Daniel Poulou. À l'Assemblée nationale, elle est notamment membre de la Commission des Affaires étrangères de 1988 à 1993 et de 1996 à 2002 ainsi que de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de 1995 à 1996 et de juin à juillet 2002.
De 1993 à 1995, elle est ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Balladur. Elle est confrontée dès cette époque au problème de la violence dans les stades, notamment dans le cadre du match Caen-PSG du 28 août 1993. En conséquence, elle est à l'origine de la loi, qui porte son nom, du 6 décembre 1993 qui a créé notamment la peine juridique particulière qu'est l'interdiction de stade. Elle fonde également à ce poste la fédération du bénévolat.
À l'approche de l'élection présidentielle de 1995, elle refuse de choisir entre son Premier ministre depuis 1993, Édouard Balladur, et le président de son parti, le RPR, Jacques Chirac, qui reste l'un de ses mentors en politique. Elle tente alors de faire « la passerelle » entre balladuriens et chiraquiens, surnom qui lui est pendant un temps resté. Cette neutralité lui vaudra de faire partie des ministres du gouvernement Balladur à ne pas être reconduits dans le gouvernement Juppé issu de la victoire de Jacques Chirac à la présidentielle de 1995. Elle se tourne alors plus particulièrement vers la vie de son parti, le RPR, en crise à la suite des défaites des législatives de 1997, de la contre-performance des régionales de 1998 et surtout du score désastreux des européennes de 1999.
Controverses & affaires(2)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Condamnation pour prise illégale d’intérêts
Elle est mise en examen en février 2019 pour « prise illégale d’intérêts » lorsqu'elle était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz en 2013. Il lui est reproché d'avoir joué un rôle dans des mouvements de fonds (environ 200 000 euros) entre les caisses d'un Festival présidé par son père, Bernard Marie, et un hôtel dirigé par Bernard Marie, et dont elle détenait des parts. La municipalité de Saint-Jean-de-Luz avait attribué 260 000 euros de subventions au Festival, qui ont ensuite été en grande partie transférées illégalement à cet hôtel. Le parquet de Nanterre demande, en octobre 2023, son renvoi devant un tribunal correctionnel. En 2024, elle est condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêts. Ses avocats annoncent qu'ils vont faire appel.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations d'emploi fictif
Elle est sommée en 2023 par le Parlement européen de rembourser environ 600 000 € correspondant aux salaires versés à l’un de ses assistants parlementaires, son neveu, car il s’agirait d’un « emploi fictif ». Ce dernier aurait perçu un salaire de 5 000 € net par mois, ce qui, selon le journaliste Jean Quatremer, « est très généreux pour quelqu'un qui ne connaît pas l'Europe et qui n'a qu'une licence d'économie et de gestion en poche ».
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Michèle Alliot-Marie
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Michèle Alliot-Marie dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Condamnation pour prise illégale d’intérêts
Elle est mise en examen en février 2019 pour « prise illégale d’intérêts » lorsqu'elle était adjointe au maire de Saint-Jean-de-Luz en 2013. Il lui est reproché d'avoir joué un rôle dans des mouvements de fonds (environ 200 000 euros) entre les caisses d'un Festival présidé par son père, Bernard Marie, et un hôtel dirigé par Bernard Marie, et dont elle détenait des parts. La municipalité de Saint-Jean-de-Luz avait attribué 260 000 euros de subventions au Festival, qui ont ensuite été en grande partie transférées illégalement à cet hôtel. Le parquet de Nanterre demande, en octobre 2023, son renvoi devant un tribunal correctionnel. En 2024, elle est condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêts. Ses avocats annoncent qu'ils vont faire appel.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations d'emploi fictif
Elle est sommée en 2023 par le Parlement européen de rembourser environ 600 000 € correspondant aux salaires versés à l’un de ses assistants parlementaires, son neveu, car il s’agirait d’un « emploi fictif ». Ce dernier aurait perçu un salaire de 5 000 € net par mois, ce qui, selon le journaliste Jean Quatremer, « est très généreux pour quelqu'un qui ne connaît pas l'Europe et qui n'a qu'une licence d'économie et de gestion en poche ».
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Michèle Alliot-Marie ?
- Michèle Alliot-Marie est né(e) le 10 septembre 1946, ce qui lui fait 79 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Michèle Alliot-Marie ?
- Michèle Alliot-Marie est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
