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Maxime Weygand

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Maxime Weygand

Décédé(e) le 28 janvier 1965

Ministre (France) · Gouvernement français

Maxime Weygand, né le 21 janvier 1867 à Bruxelles (Belgique) et mort le 28 janvier 1965 à Paris (Seine), est un général français, grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire et membre de l'Académie française. Il joue un rôle important lors des deux guerres mondiales.

Score politique66/100
Score Polidex31/100
Né(e) le 21 janvier 1867 (98 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
21/01/1867
Décès
28/01/1965
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Débuts militaires

Le jeune officier Maxime Weygand, en uniforme du 30e régiment de dragons, entre 1891 et 1893. Après des études effectuées au collège des Frères de Marie en 1874 - 1875, au lycée Michelet à Vanves, au lycée Thiers à Marseille, au lycée Louis-le-Grand puis au lycée Henri-IV à Paris, c'est sous le nom de Maxime de Nimal qu'il est reçu en 1885 à l’École militaire de Saint-Cyr comme élève à titre étranger (Belge). Il fait partie de la promotion de l'Annam (1885-1887). il est classé vingtième de sa promotion lorsque sa formation s'achève en 1887. Il choisit la cavalerie et intègre, toujours à titre étranger, l'École de cavalerie de Saumur. Il la quitte le 31 août 1888, no 9 sur 78 élèves. Il est affecté avec le grade de sous-lieutenant au 4e régiment de dragons, à Chambéry, en Savoie, sous les ordres du capitaine Alain Pierre Touzet du Vigier.

Peu de temps après, le 18 octobre 1888, Maxime de Nimal est reconnu comme son fils naturel par François-Joseph Weygand (1846-1915), issu d'une vieille famille alsacienne de Rhinau, employé comptable chez David de Léon Cohen. Cet acte de reconnaissance dote le jeune homme du nom de Weygand et lui permet, selon son vœu, d'acquérir presque aussitôt la nationalité française (le décret de naturalisation intervient en effet le 3 décembre qui suit). Maxime n'aura cependant jamais, par la suite, de relations personnelles avec ce père purement formel.

Sa carrière militaire va se poursuivre dès lors à Chambéry, Saint-Étienne, Lunéville, Saumur, Niort et Nancy.

Lieutenant en 1891, il est nommé capitaine en septembre 1896. Il choisit à cette époque de ne pas préparer l’École de guerre, en invoquant sa volonté de rester au contact de ses hommes.

Au moment de l’affaire Dreyfus, il se signale comme antidreyfusard en participant, en 1898, à la souscription nationale ouverte par le journal antisémite, La Libre Parole, d'Édouard Drumont, au profit de la veuve de l'auteur du faux document, le colonel Henry, qui s'était suicidé lorsque fut révélée sa falsification du bordereau accusant Dreyfus. Cette entreprise vaut d'ailleurs à Weygand l'unique sanction qu'il ait jamais subie : quatre jours d'arrêt simple, infligés sur l'ordre du ministre de la Guerre, Charles de Freycinet, « pour avoir pris part à une souscription pouvant prendre un caractère politique ».

Deux années plus tard, le 12 novembre 1900, alors qu'il est capitaine au 9e régiment de dragons à Vitry-le-François, il épouse à Noyon, dans l'Oise, Marie-Renée-Joséphine de Forsanz (1876-1961), qui n'est autre que la fille du colonel commandant ce régiment, Raoul de Forsanz (1845-1914). Le couple aura deux fils : Édouard Weygand (1901-1987), qui deviendra plus tard industriel, père de six enfants, puis Jacques (1905-1970), qui, suivant l'exemple de son père, se destinera tout d'abord à la carrière des armes.

De 1902 à 1907 et de 1910 à 1912, périodes pendant lesquelles il est promu chef d'escadron (mai 1907) puis lieutenant-colonel (mai 1912), Maxime Weygand est instructeur à l'École de cavalerie de Saumur. En 1913, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et entre au Centre des hautes études militaires, où le général Joffre le remarque.

## Engagement politique dans la mouvance « nationale »

Le général Weygand s'est opposé au projet de Communauté européenne de défense dès 1952 : « Nous pensons que la création de l'armée européenne telle qu'elle est conçue démembre l'armée française et conduit la France à des abandons d'une exceptionnelle gravité ». En 1954, à la demande de Michel Debré, il cosigne une déclaration de 14 personnalités contre la CED. Cette même année, il cosigne un appel international demandant un renforcement de l'OTAN et une communauté atlantique plus resserrée et adhère au comité français du Mouvement pour l'Union atlantique, présidé par Firmin Roz puis par le général Pierre Billotte. Il cosigne en 1962 un nouvel appel international à une union atlantique. Lors d'une réunion parisienne du Mouvement pour une union atlantique en 1956, il conteste les conclusions de Raymond Aron qui affirme qu'il « faudrait reconnaître tôt ou tard (…) qu'il y aura un État algérien et que dans un délai à fixer il sera indépendant » et écrit au Monde pour s'indigner d'un compte-rendu qui ne signalait pas assez les contestations apportées aux conclusions d'Aron. Il est en effet alors convaincu que c'est en Afrique du Nord que se « joue aujourd'hui le destin de la France ».

Il prend position pour l'Algérie française. Il s'en prend implicitement au général de Gaulle en octobre 1959 dans une déclaration à la presse : « Ni la Constitution de la République française, ni les principes d'indivisibilité et de souveraineté sur lesquels elle repose, n'autorisent qui que ce soit à porter atteinte à l'intégrité du territoire national ». Ce militaire légaliste s'oppose à la Semaine des barricades de janvier 1960 : « ce fut une folle aventure, d'où ne pouvait sortir que du mal », déclare-t-il lors d'une conférence donnée à l'Institut catholique sur l'armée. En juin 1962, il sort du silence auquel il s'était astreint pour prendre position en faveur des Harkis : « Si nous abandonnons sans dire mot à leur sort affreux les musulmans d'Algérie qui ont fait foi à la parole donnée au nom de la France, l'honneur de notre pays sera perdu ». Il figure ensuite au comité de patronage de l'Union française pour l'amnistie. Et à celui du pèlerinage de Chartres initié par le colonel Rémy en 1963, bien qu'il ait failli refuser d'y figurer car il ne voulait pas s'associer à un événement qui aurait pu être favorable au général de Gaulle :

{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Philippe|nom1=Kerrand|titre=L&apos;étrange colonel Rémy |lieu=Ceyzérieu |éditeur=Champ Vallon |collection=Époques |année=2020 |passage={{p.|403}}|isbn=979-10-267-0923-7}}</ref>."}},"i":0}}]}' id="mwB14"> « S'il s'agit de réconciliation avec l'homme le plus trompeur et le plus malfaisant qui ait gouverné la France, je n'en suis pas. J'ai le sentiment d'avoir pardonné chrétiennement les injures et le mal faits à ma personne. Mais je lui pardonne nullement ses mensonges, son escroquerie historique, et tout le mal et tout l'immense dommage fait à la France dans les domaines des politiques intérieure et extérieure. »

Ses prises de position sont publiées aussi bien dans la vénérable Revue des deux Mondes, fief de la droite académique à laquelle il appartient, que dans Le Monde, par exemple en 1956 sur le refus « d'éliminer l'emploi de l'énergie nucléaire à des fins militaires » car il s'agit d'« une question de vie ou de mort », la revue Fédération ou l'hebdomadaire néo-royaliste La Nation française.

Il préside durant quelques années, à partir de 1950, le Centre des hautes études américaines d'Achille Dauphin-Meunier ; il lance dans son bulletin un appel à « la réconciliation des Français ». Il est ensuite président émérite. Ce Centre célèbre ses anniversaires : en 1956, alors qu'il est présidé par Pierre-Étienne Flandin, il organise un déjeuner pour les 89 ans du général Weygand. Parmi les présents : le maréchal Juin, que Weygand a parrainé pour son entrée à l'Académie française, d'autres académiciens et membres de l’Institut, l'ambassadeur des États-Unis Douglas Dillon et de « nombreuses personnalités des milieux politiques et économiques ». Weygand demande au gouvernement de faire preuve de fermeté dans ses négociations avec le Maroc et la Tunisie ; il souhaite seulement l'autonomie interne pour le Maroc. Ce Centre célèbre aussi son 95e anniversaire, en mai 1962 : l'ancien ministre Georges Bonnet, son président, ainsi qu'Alphonse Juin et Henri Massis louent ses hauts faits et le présentent comme un « grand serviteur de l'État » et un « défenseur de l'Occident chrétien ».

Jusqu'à son décès, Weygand milite pour la réhabilitation du maréchal Pétain et de sa mémoire, comme président d'honneur de l'Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP), de sa fondation à son décès en 1965. Il est notamment actif à l'occasion du centenaire de la naissance du maréchal en 1956 : il préside son comité et participe aux cérémonies organisées par l'ADMP. Ces cérémonies, selon Weygand, célèbrent l’action de Pétain à Verdun mais aussi durant l’Occupation — celle d’un homme à qui la France a donné un pouvoir « légitime s’il en fut », qui a mené la « tâche gigantesque » qui lui a été confiée, jusqu’au « martyre ». Avec aussi des préoccupations plus actuelles puisque Weygand appelle à se tourner « vers l’Afrique du Nord où tant de nos soldats et de nos Chefs mènent (…) une lutte ingrate et sans merci de la part de nos adversaires ».

Il patronne l’une des manifestations de la très anticommuniste Union pour la défense des peuples opprimés (UDPO) de François de Romainville en 1953, et collabore à son périodique, Exil et liberté dans les années 1950. Il renoue aussi avec le Cercle Fustel de Coulanges reconstitué ; il préside son premier banquet de l'après-guerre en 1954.

Il est également président d'honneur d'autres associations :

Les « Amitiés franco-espagnoles », association fondée en 1951 et présidée par Henri Massis avec comme vice-présidents Gustave Thibon et le banquier royaliste Marcel Wiriath. Le Cercle Lyautey, un petit groupement de jeunes. L'Association universelle des Amis de Jeanne d'Arc, à partir de 1953. Le Centre d'études politiques et civiques (CEPEC), dès sa fondation en 1954. C'est un club de réflexion patronal où l'on retrouve René Gillouin, aux côtés de patrons pétainistes comme Georges Laederich, en relation avec Weygand depuis l'avant-guerre, et d'intellectuels catholiques tel Louis Salleron. Le CEPEC, comme aussi l'Union des intellectuels indépendants (mais plus discrètement), célèbre son 90e anniversaire en 1957, au Cercle militaire, avec une journée d'hommage qui attira 500 personnes pour le banquet et plusieurs centaines d'autres personnes. Avec les dirigeants du CEPEC, il cosigne un appel au lendemain du coup d'État du 13 mai 1958 déclarant qu'« aucune mère ou épouse ne pourrait voir un factieux dans celui qui la défend en Algérie ».

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    21 janvier 1892 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Maxime Weygand

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Maxime Weygand ?
Maxime Weygand est décédé(e) le 28 janvier 1965, à l'âge de 98 ans.