En bref
- Naissance
- 02/03/1900
- Décès
- 07/03/1961
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · 2 mars 1925
Biographie
## Carrière professionnelle dans l'entre-deux-guerres
Il entre comme ingénieur aux chantiers de Clairoix près de Compiègne (Oise), où il a un conflit avec l'administrateur délégué au sujet des salaires des ouvriers français et de leur relève par des ouvriers étrangers encore plus mal payés.
Le 22 octobre 1925, il s'inscrit comme avocat à la cour d'appel de Paris et ouvre un cabinet spécialisé dans les affaires de contrefaçon et de brevets, ce qui lui permet d'utiliser sa double compétence d'ingénieur et de juriste.
## Carrière politique dans l'entre-deux-guerres
En 1925, il adhère à la SFIO et collabore au travail parlementaire de l'avocat Marcel Plaisant, député radical du Cher et délégué de la France à la Société des Nations, comme lui spécialisé dans les affaires de brevets et de contrefaçon. Il lui prépare des propositions de loi concernant les salariés agricoles, les petits commerçants ou les brevets d'invention.
À la SFIO (1928-1933) Le 22 avril 1928, il est élu député de la deuxième circonscription de l'Indre (Valençay, Écueillé, Châtillon-sur-Indre, Buzançais et Levroux). Il bat le maire de Moulins-sur-Céphons, Guillaume d'Ornano (1894-1985), avec 7 663 voix sur 15 017 votants. C'est le début d'une carrière politique nationale, qui va durer douze ans.
Il est élu au conseil municipal de Valençay, le maire étant Eugène Colin, puis au conseil général de l'Indre. Il restera conseiller municipal jusqu'à sa révocation par le régime de Vichy en 1941. Sa carrière politique locale reprendra après la guerre.
En 1932, il est réélu député de la deuxième circonscription de l'Indre. Il améliore fortement sa position, en effet au premier tour, il obtient 40 % des voix des électeurs inscrits. Au deuxième tour il bat de nouveau le candidat de droite Guillaume d'Ornano, par 8 150 voix contre 5 278, malgré le maintien du candidat communiste, Marius Ollivier.
Rapporteur du budget de l'Air à la Chambre, il vote le 31 août 1933 pour la fusion des compagnies aériennes françaises (Air Orient, Air Union, Cidna et SGTA Farman) en une seule : Air France, qui rachète ensuite l'Aéropostale qui a fait faillite. Air France nait le 7 octobre à l'aéroport du Bourget. Cette réalisation d'Air France est à mettre au crédit de Pierre Cot.
Au Parti socialiste de France (décembre 1933-1935) Il quitte la SFIO pour le Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès (PSdF), qui défend les idées du néo-socialisme avec pour devise « Socialiste, Républicain, Français », créé en décembre 1933 après l'exclusion des chefs néo-socialistes (Déat, Marquet, Renaudel, etc.) lors du Conseil national de la SFIO de novembre 1933. Ce parti, présidé par Max Bonnafous, compte une quarantaine de parlementaires issus du groupe SFIO.
Comme tous les néo-socialistes, Max Hymans est partisan de la participation des socialistes aux gouvernements radicaux, ce qui est refusé par la majorité de la SFIO (Léon Blum). Il se prononcé de nombreuses fois en faveur de la création d'un ministère de l'économie, et en politique extérieure, en faveur d'une union militaire avec l'URSS et la Yougoslavie.
Max Hymans se rend à deux reprises en URSS, en qualité de rapporteur de la commission de l'Air. Il en revient chaque fois plus convaincu de la puissance de l'armée soviétique. Les Russes lui ont montré un lâcher d'unités parachutistes. Il en a été très impressionné, ce corps n'existant pas encore dans l'armée française (il sera créé en 1935 à Avignon-Pujaut, dépendant de la base d'Istres, concrétisant une initiative de Pierre Cot, sous la direction technique d'un officier soviétique, au moment de la signature du traité d'amitié franco-soviétique de 1935.
À l'Union socialiste et républicaine (à partir de 1935) En 1935, le PSdF et deux autres partis socialistes, le Parti socialiste français et le Parti républicain-socialiste, fusionnent pour former l'Union socialiste républicaine (USR).
Max Hymans, rapporteur de la commission de l'air de la Chambre des Députés, en escale à Vienne et en partance pour Moscou, devant un Dewoitine D 338, en 1936.
En 1936, il est réélu député pour la troisième fois sous l'étiquette USR, au deuxième tour contre le candidat radical Alexis. L'Indre devient ainsi l'un des bastions de l'USR, avec Louis Dechizeaux, élu député de Châteauroux.
Il est nommé secrétaire général de la délégation des Gauches[Quand ?], qui conduit au Front populaire. Il représente la France à la conférence des capitulations de Montreux.
Max Hymans chez Joseph Paul-Boncour à Saint-Aignan.
Max Hymans aux côtés d'Albert Lebrun dans la cour de la Sorbonne à l'occasion de l'Exposition universelle de 1937.
Le 28 janvier, il se marie avec Monique Maurey. Les témoins de sa future épouse étaient les amis de son beau-père : Tristan Bernard et Sacha Guitry. Max Maurey avait été, auparavant en 1935, témoin, lors du mariage de Sacha Guitry et Jacqueline Delubac. Les siens étaient Édouard Herriot, alors président de la Chambre des députés, et Joseph Paul-Boncour, président de son groupe parlementaire.
En raison des grèves de 1936, la préparation de l'Exposition universelle, a pris un retard important. L'ouverture est prévue symboliquement le 1er mai 1937, date importante pour un gouvernement de Front populaire. Tout retard ferait l'objet de moqueries de la part de la droite. Le gouvernement souhaite absolument respecter cette date. Il nomme Max Hymans commissaire général de l'Exposition. Il parvient à respecter les délais impartis, contribuant à construire sa réputation d'homme énergique. Certes des bâtiments n'étaient pas terminés (ex. : le palais d'Iéna, œuvre d’Auguste Perret, qui ne sera terminé qu'en 1946), certains appelés à durer, ne le seront qu'après sa fermeture. Cela est passé inaperçu auprès du public.
Le jour de l'ouverture, deux pavillons, qui se font face, sont terminés et reçoivent la médaille d'or de l'exposition : celui de l'Allemagne nazie et celui de l'URSS.
Le 10 octobre, Max Hymans est réélu conseiller général de l'Indre pour le canton de Valençay.
En mars-avril 1937, il dirige l'organisation semi-clandestine créée par Léon Blum pour armer la République espagnole, lorsque l'on constate que ni l'Allemagne, ni l'Italie, ne respectent le pacte de non intervention, signé par l'ensemble des pays européens.
Secrétaire d'État au Commerce, il se rend, accompagné de sa femme, à la foire internationale de San Francisco. Là, il fait la rencontre, qui aura une énorme répercussion dans sa vie de résistant, d'André Girard qui est chargé de la décoration du pavillon français. Son amitié pour André Girard ne se démentira jamais.
En août 1939, il fait partie d'une mission française conduite par le général Aimé Doumenc qui se rend à Moscou afin de convaincre Staline de déclarer la guerre à l'Allemagne avec la France et le Royaume-Uni. Il est choisi en raison des bonnes relations qu'il a entretenues avec le NKVD pendant la guerre civile espagnole. Mais le 23 août, Staline signe le pacte germano-soviétique.
## Débuts de la Seconde Guerre mondiale (septembre 1939-10 juillet 1940)
La drôle de guerre et la défaite de juin 1940 Lettre de Max Hymans à Philippe Pétain, première partie. Deuxième partie.
Bien que dégagé de ses obligations militaires en qualité de parlementaire, il demande son intégration dans l'armée. Il fait partie des quelques rares députés à demander à servir, avec Jean Pierre-Bloch, Pierre Mendès France et François Chasseigne.
Il refuse absolument un poste dans un état-major, où l'armée tient à le placer, mais demande un poste dans un régiment de combat. Le 17 avril 1940, il reçoit une affectation au 31e régiment d'artillerie divisionnaire de campagne, avec le grade de capitaine. Il s'agit d'une unité hippomobile équipée de canons de 75 stationnée à la frontière du Luxembourg.
En mai et juin, durant l'offensive victorieuse de la Wehrmacht, il participe aux batailles du Luxembourg, de l'Aisne et de l'Ailette. Il est décoré de la croix de guerre avec deux citations.
Le 22 juin, le gouvernement, présidé par le maréchal Pétain depuis le 16, conclut l'armistice avec l'Allemagne.
L'avènement du régime de Vichy (10 juillet 1940) Le 10 juillet, à Vichy, arrivant du front après avoir vécu l'effondrement militaire et été abasourdi par l'exode des populations, il participe à l'Assemblée nationale (chambre des députés et Sénat siégeant ensemble) réunie au sujet des pouvoirs constituants à attribuer au maréchal Pétain.
Il vote les pleins pouvoirs, comme la grande majorité des parlementaires présents. Seulement 80 d'entre eux votent contre, notamment Léon Blum.
Il s'en expliquera publiquement dans une lettre adressée au préfet de l'Indre, ainsi que dans deux discours prononcés les 19 août et 22 octobre 1944 : « Je suis arrivé à Vichy la veille de l'Assemblée après avoir assisté à l'exode des populations civiles sans précédent dans l'histoire. Je croyais qu'en attendant le redressement allié et la défaite allemande, les intérêts immédiats des populations françaises seraient défendus. »
Cette journée qui va permettre l'instauration de l'État français ou régime de Vichy, met fin à la Troisième République.
Controverses & affaires
Carrière politique
Mandats
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.France2 mars 1925 → date inconnue · Source
Ce qu'on dit de Max Hymans
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Max Hymans dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Max Hymans ?
- Max Hymans est décédé(e) le 7 mars 1961, à l'âge de 61 ans.
