En bref
- Naissance
- 12/07/1951
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 12 juillet 1976
Biographie
## Carrière professionnelle
De 1978 à 1983 Marie-Noëlle Lienemann exerce les fonctions de professeur de physique dans plusieurs collèges puis elle enseigne à l’Institut universitaire de formation des maîtres de Versailles. Actuellement[Quand ?], elle est mise à disposition du Conservatoire national des arts et métiers et de l'université Paris-Sorbonne où elle donne des cours d’urbanisme et d’environnement.
## Parcours politique
Marie-Noëlle Lienemann adhère au Parti socialiste en 1971, proche du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste et participe au Congrès d'Épinay. En 1973, elle devient secrétaire national des Étudiants socialistes. En 1974, elle rejoint le courant organisé autour de Michel Rocard. En 1977, elle est élue adjointe au maire à Massy et conseillère générale du canton de Massy dans le département de l’Essonne.
Portrait officiel de députée européenne. En 1981, elle ne soutient pas la candidature interne de François Mitterrand. En 1983 elle quitte le courant rocardien, au moment où la Première Gauche se retrouve face à des difficultés que la Deuxième avait prévues, elle refuse la théorie de la « parenthèse » et condamne la dérive gestionnaire du Parti socialiste. Avec Alain Richard et Jean-Pierre Worms, elle dépose une motion au congrès de Bourg-en-Bresse « Du bon usage de la rigueur », qui recueille 5 % des voix et créa le courant « AGIRS » (À Gauche pour l’Initiative, la Responsabilité et la Solidarité). En 1984 elle est élue député européen dix-neuvième sur la liste nationale conduite par Lionel Jospin et Michel Rocard. En 1988 elle abandonne ce siège à la suite de son élection de députée de la septième circonscription de l'Essonne. Poursuivant son implantation locale, elle devient en 1989 maire d’Athis-Mons dans cette même circonscription.
En 1990, au congrès de Rennes du PS, sa motion « SESAME » (Sensibilité européenne socialiste autogestionnaire mondialiste écologiste) n’obtient que 0,6 % des voix. Elle se rallie ensuite au courant de Laurent Fabius. La même année, elle fait partie des rares parlementaires à s’élever contre la guerre du Golfe[réf. nécessaire]. En 1991, elle participe avec ses collègues essonniens Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray à la fondation du courant « Gauche socialiste ». En 1992 elle est nommée ministre déléguée au Logement et au Cadre de vie dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, cette année-là elle est mise en difficulté dans l’affaire des « Maliens de Vincennes », crée le haut comité pour le logement des plus démunis, propose des mesures législatives contre les abus de certains marchands de biens et contre la corruption dans l’urbanisme. Elle garde son poste jusqu’en 1993, date où elle perd son siège de députée contre Jean Marsaudon (RPR) avec 44,71 % des voix. En 1992, elle entre en conflit avec trois élus essonniens, dont son ancien mentor à la mairie de Massy, Claude Germon, ainsi que Jacques Guyard, député-maire d’Évry et Guy Briantais, maire de Courcouronnes, dénonçant leur gestion urbanistique. En 1995, sa liste est réélue dès le premier tour à Athis-Mons. En 1997, défaite une seconde fois dans la septième circonscription de l’Essonne avec 49,57 % des voix, elle redevient députée européenne, réélue en 1999 huitième sur la liste de François Hollande et devient alors vice-présidente du Parlement européen.
En 2001, elle est réélue maire d’Athis-Mons avec 48,36 % des voix, dans le cadre d’une triangulaire favorable mais quitte ce siège pour entrer au gouvernement de Lionel Jospin en qualité de secrétaire d’État au Logement. En 2002, un an après avoir quitté la mairie d’Athis-Mons, elle annonce briguer un siège de députée à Béthune, déclenchant la colère des militants de la septième circonscription de l’Essonne. Après l’échec du 21 avril, elle est battue, par le candidat UMP André Flajolet, de près de 500 voix avec 49,46 % des suffrages au deuxième tour des élections législatives de 2002 dans la neuvième circonscription du Pas-de-Calais. Elle critique ensuite sévèrement l’action de Lionel Jospin dans le livre Ma part d’inventaire. Lors de la scission de la Gauche socialiste, elle fait le choix de rejoindre la majorité nationale autour de François Hollande pour le congrès de Dijon. Elle défend cependant le « non » au référendum interne du Parti socialiste sur la Constitution européenne et fait partie des fondateurs de l’association « Ambition Europe » avec Paul Quilès, André Laignel, Manuel Valls, et Jean-Pierre Balligand[réf. nécessaire].
En 2004, elle est deuxième sur la liste d’Henri Weber pour les élections européennes et elle devient conseillère régionale de Nord-Pas-de-Calais, dixième sur la liste de Daniel Percheron qui obtint 51,84 % des suffrages, vice-présidente du conseil régional et à nouveau députée européene. En 2005 au congrès du Mans, elle fait partie des premiers signataires de la motion « Rassembler à gauche » derrière Laurent Fabius, avec Jean-Luc Mélenchon, Alain Vidalies et André Laignel, qui remporte 21,17 % des voix. Elle soutient ensuite sa candidature à l’investiture socialiste à la présidentielle 2007, celui-ci obtenant 18,66 % des suffrages. En juin 2007, après la défaite de Ségolène Royal à l’élection présidentielle, elle signe un appel à rénover la gauche (Gauche Avenir), avec d’autres personnalités du Parti socialiste et du Parti communiste (Paul Quilès, Jean-Claude Gayssot, Francis Wurtz…). Très critique sur la campagne de la candidate socialiste, elle édite un livre Au revoir, Royal. Le 19 novembre 2007, Marie-Noëlle Lienemann est élue à l’unanimité par le conseil fédéral de la fédération socialiste du Pas-de-Calais pour diriger la liste socialiste aux élections municipales de 2008 à Hénin-Beaumont[réf. nécessaire]. En 2008, seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville qui obtient 51,94 % des voix dans une triangulaire défavorable, elle devient adjointe au maire à Hénin-Beaumont, poste qu’elle quitte en 2009 à la suite de désaccords avec le maire et ses pratiques (elle dénonce, entre autres, des « pratiques inacceptables » et des comptes « insincères ») et perd son siège de députée européenne. Au congrès de 2008 du Parti socialiste, elle est la première signataire d’une contribution et signe ensuite en septembre 2008 la motion présentée par Benoît Hamon au congrès de Reims Un monde d’avance : reconstruire l’espoir à gauche. En 2010 elle n’est pas candidate au conseil régional de Nord-Pas-de-Calais mais entreprend des démarches pour être en position éligible en Île-de-France, notamment en Seine-et-Marne. En 2010, son nom est évoqué pour être tête de liste lors des élections municipales de 2014 à Amiens. Elle est investie et élue en quatrième position de la liste d’union de la gauche pour les élections sénatoriales de 2011 à Paris.
Marie-Noëlle Lienemann aux côtés de Benoît Hamon et Claude Bartolone lors de la manifestation contre la réforme des retraites en 2010. En campagne pour la primaire citoyenne de 2017, elle renonce à déposer sa candidature en décembre 2016. Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire, elle est chargée du pôle « services publics » dans le cadre de sa campagne présidentielle.
Lors des élections sénatoriales de 2017, elle est quatrième sur la liste PS à Paris où elle est réélue sénatrice pour un second mandat.
Le 13 octobre 2018, elle décide de quitter le Parti socialiste avec Emmanuel Maurel en vue de former un nouveau parti incluant le MRC. Ils fondent alors le parti Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRÉS), en compagnie de 650 élus, cadres et militants socialistes, comme les anciens députés Gaëtan Gorce et Christophe Premat, le maire de la Seyne-sur-Mer Marc Vuillemot ou encore le chercheur Rémi Lefebvre. L'APRÉS devient en 2019 la Gauche républicaine et socialiste.
Lors de l’élection présidentielle française de 2022, elle se rallie à la candidature du communiste Fabien Roussel. Par ailleurs, elle apporte son parrainage d'élue à Jean-Luc Mélenchon.
Pour les élections européennes de 2024 en France, elle soutient la liste « Gauche unie pour le monde du travail soutenue par Fabien Roussel », qui réunit le Parti communiste français, la Gauche républicaine et socialiste, le Mouvement républicain et citoyen, Les Radicaux de gauche et le mouvement L'Engagement, parti fondé par Arnaud Montebourg.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Marie-Noëlle Lienemann
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Médias & multimédia
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Marie-Noëlle Lienemann ?
- Marie-Noëlle Lienemann est né(e) le 12 juillet 1951, ce qui lui fait 74 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Marie-Noëlle Lienemann ?
- Marie-Noëlle Lienemann est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
