En bref
- Naissance
- 16/09/1901
- Décès
- 06/04/1991
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Carrières
Louis Joxe est agrégé d'histoire et de géographie en 1925.
Il ne fait qu'un bref passage dans l’enseignement à Metz, de 1925 à 1927, puis devient journaliste à la revue de politique française et internationale L'Europe nouvelle. En 1932, il entre au cabinet de Pierre Cot, qui est sous-secrétaire d’État aux Affaires étrangères, puis à partir de janvier 1933 ministre de l’Air. Il est membre de la délégation officielle accompagnant Cot en URSS du 12 au 22 septembre 1933. En 1935, il est inspecteur des services étrangers de l’agence Havas (future Agence France-Presse). Il fonde la même année, le Centre d'études de politique étrangère, dont il devient le secrétaire général de concert avec Étienne Dennery jusqu'en 1940. Cette structure universitaire servira bien plus tard de base à la création de l'Institut français des relations internationales.
Sous-lieutenant de réserve dans l'armée de l'Air, il y est mobilisé en 1939 et détaché en novembre au commissariat général à l'information dirigé par Jean Giraudoux. Après l'armistice et alors que se met en place le régime de Vichy, il est limogé en juillet 1940 de l'agence Havas, en raison de ses opinions politiques républicaines, hostiles au pouvoir pétainiste. Il sollicite sa réintégration dans l'éducation nationale et grâce à l'inspecteur Jules Isaac, alors encore en place mais qui sera bientôt lui aussi écarté par Vichy, obtient un poste en Algérie ; il enseigne au lycée Bugeaud d’Alger et œuvre au sein de la Résistance. À partir de l'automne 1943, il professe un cours de relations internationales au Centre d’études politiques et administratives (CEPA), rattaché à l'université d'Alger. Charles de Gaulle nomme Joxe le 9 octobre 1943 secrétaire général du Comité français de libération nationale, puis secrétaire général du Gouvernement provisoire de la République française (1946), et il organise donc depuis le lycée Fromentin d'Alger qui accueille provisoirement l'exécutif, puis Matignon, la restauration de l'État républicain.
Il reprend ensuite la carrière diplomatique au ministère des Affaires étrangères comme directeur général des relations culturelles. C'est dans ces fonctions qu'il y est amené à tourner une courte scène — y jouant son propre rôle — au côté de Roger Seydoux, dans le film (resté inachevé) Le Voyage en Brésil d'Henri-Georges Clouzot. En juillet 1949, il est nommé membre du Conseil supérieur de la Radiodiffusion française, en remplacement d'Armand Salacrou, démissionnaire. En 1951, il est membre de la délégation française à la Conférence générale de l'UNESCO. Il devient ambassadeur (à Moscou en 1952, à Bonn en 1955), puis secrétaire général du Quai d'Orsay (en 1956). Il est élevé à la dignité d’ambassadeur de France en 1959.
Puis il est ministre sans interruption de juillet 1959 à mai 1968 dans les gouvernements de Michel Debré et Georges Pompidou. Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé de la fonction publique du 24 juillet 1959 au 15 janvier 1960, il est chargé de l'Éducation nationale du 15 janvier au 22 novembre 1960 et des Affaires algériennes du 22 novembre 1960 au 28 novembre 1962. Alors que vient d'être déclenchée à Alger la tentative de putsch des généraux, parmi les mesures prises par le pouvoir légal à Paris pour la contrecarrer, le décret n°61-395 du 22 avril 1961 porte déclaration de l’État d'urgence et, le complétant, le n°61-398 de la même date donne à Louis Joxe : « délégation pour prendre en Algérie au nom du gouvernement toutes les décisions qu'imposent les circonstances ». Joxe mène la négociation avec le FLN (voir accords d'Évian), qui conduit à l'indépendance le 3 juillet 1962. Il est à nouveau ministre de l'Éducation nationale, par intérim, du 15 octobre au 28 novembre 1962 après la démission de Pierre Sudreau, ministre de la Réforme administrative du 28 novembre 1962 au 1er avril 1967 et ministre de la Justice du 6 avril 1967 au 31 mai 1968.
Il est député UDR du Rhône de 1967 à 1977. Le président de l'Assemblée nationale Edgar Faure le nomme, le 22 octobre 1977, membre du Conseil constitutionnel pour y remplacer Henri Rey qui vient de mourir, puis Jacques Chaban-Delmas le confirme le 12 février 1980 à ce poste pour un mandat complet, qui s'achève en février 1989. Le 16 juin 1980, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques, au fauteuil 8 de la section générale, y succèdant à Alexandre Parodi.
La tombe de Louis Joxe au cimetière de Jouy-en-Josas (Yvelines).
Il meurt le 6 avril 1991. Après des obsèques en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Paris, il est inhumé au cimetière de Jouy-en-Josas.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Louis Joxe
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Louis Joxe dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
Polidex ne référence que des contenus issus de sources autorisées (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.).
Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Louis Joxe ?
- Louis Joxe est décédé(e) le 6 avril 1991, à l'âge de 89 ans.
