En bref
- Naissance
- 09/04/1872
- Décès
- 30/03/1950
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France)
Biographie
## Jeunesse
Origines Acte de naissance de Léon Blum. Marie et Auguste Blum en 1897. Léon Blum est le second fils d'Abraham, dit « Auguste » Blum, né le 22 juillet 1831 à Westhoffen, commune du Bas-Rhin. Peu avant 1848, Abraham Blum s'installe à Paris, où il adopte le prénom francisé « Auguste », et y tient un commerce prospère de rubans et soieries avec ses frères Henri et Émile, la maison « Blum frères ». La mère de Léon est Marie Adèle Alice Picart, de religion juive tout comme Abraham. Mariés, le 4 mars 1869, dans le 1er arrondissement de Paris, Auguste et Marie habitent au-dessus du magasin au 243, rue Saint-Denis, où André Léon Blum naît le 9 avril 1872. Il a un frère aîné, Lucien, né en 1869, et aura trois cadets : Marcel (1875), Georges (1877) et René (1878).
Formation À partir de 1876, aux côtés de Lucien, il fait une scolarité primaire comme interne dans différentes institutions : pension Roux, rue d'Aboukir ; pension Pignerol. En 1882, il entre en sixième au lycée Charlemagne situé dans le 4e arrondissement de Paris. Interne à la pension Kahn de la rue des Francs-Bourgeois, il fait une brillante scolarité secondaire, en dépit de son insubordination notoire. Parti faire sa classe de philosophie au lycée Henri-IV en 1888, il y rencontre André Gide et Pierre Louÿs et publie, à l'âge de 17 ans, ses premiers poèmes dans la Conque, une revue littéraire de leur création. En 1889, il obtient le second prix du concours général de philosophie et il est reçu au baccalauréat, en dépit de sa faiblesse pour les langues vivantes (anglais, allemand).
En juillet 1890, il est reçu 23e sur 25 à l’École normale supérieure, où il va faire la connaissance du futur bibliothécaire Lucien Herr, mais il se désintéresse rapidement des cours. Ayant échoué aux examens de licence de première année, il est exclu de l'école, en octobre 1891, et poursuit ensuite des études de Lettres à l'université de Paris, mais commence aussi des études de droit ; il obtient sa licence en droit en 1894.
## Débuts en politique
Affaire Dreyfus Lucien Herr. C'est à l'occasion de l'affaire Dreyfus que Léon Blum se lance réellement en politique. D'abord convaincu de la culpabilité d'Alfred Dreyfus, il est sceptique devant les plaidoyers de Bernard Lazare ou de Michel Bréal dont il pense qu'ils cherchent avant tout à défendre sans preuve un coreligionnaire. Finalement, le socialiste Lucien Herr réussit à le convaincre que Dreyfus a été injustement condamné. Son rôle dans le déroulement de l'affaire est limité. Le devoir de réserve qui le lie en tant que membre du Conseil d’État ne lui permet d'agir qu'en coulisse, en donnant aux avocats de Dreyfus et de Zola des conseils juridiques. Cet engagement provoque sa rupture avec Maurice Barrès (qu'il considérait jusqu'alors comme son maître en littérature) et, surtout, sa rencontre en 1897 avec Jean Jaurès, avec qui il se lie d'amitié.
Militant socialiste Jean Jaurès lisant L'Humanité. Il participe aux côtés de Jaurès à la fondation de L'Humanité en 1904, journal dans lequel il tient la rubrique littéraire. En 1905, au moment de sa création, il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO).
Plaque sur l'immeuble du 38 rue Guynemer (6e arrondissement de Paris), où Léon Blum vécut de 1897 à 1908.
Cependant, dès l'été 1905, il quitte L'Humanité, devenu le journal du parti, et ne milite plus guère. Ses activités littéraires reprennent le pas sur ses activités politiques. L'historien Serge Berstein avance que ce retrait est peut-être lié à la déception de voir que la SFIO s’organise autour du marxisme dogmatique et révolutionnaire de Jules Guesde, plutôt qu’autour du socialisme réformiste de Jaurès.
À l'été 1909, le couple Blum déménage du 38 rue du Luxembourg au 126 boulevard du Montparnasse dans un immeuble construit par un ami directeur chez Larousse.
Première Guerre mondiale Il entre en politique au début de la Première Guerre mondiale : en août 1914, réformé pour cause de myopie, il devient chef de cabinet du socialiste Marcel Sembat dans le cadre du gouvernement d'Union sacrée. Le conseiller d'État y apprend le quotidien de l'action gouvernementale. Lorsque Sembat démissionne le 12 décembre 1916, Léon Blum reprend ses fonctions au Conseil d'État.
Il a toujours soutenu l'effort de guerre et la politique de l'Union sacrée. Malgré les divisions de la SFIO sur la question de la guerre, Blum est resté convaincu qu'il s'agissait de la bonne option. Toutefois, tout en s'opposant aux pacifistes, il ne s'identifiait pas pour autant à l'aile droite du parti.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Léon Blum
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Léon Blum dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
Polidex ne référence que des contenus issus de sources autorisées (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.).
Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Léon Blum ?
- Léon Blum est décédé(e) le 30 mars 1950, à l'âge de 77 ans.
