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Krim Belkacem

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Krim Belkacem

Décédé(e) le 18 octobre 1970

Ministre (France) · Gouvernement français

Krim Belkacem, né le 15 décembre 1922 à Tizra-Aissa dans la région de Kabylie, en Algérie, et mort assassiné le 18 octobre 1970 à Francfort, en Allemagne de l'Ouest, est un homme politique algérien, chef historique du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'indépendance algérienne.

Score politique62/100
Score Polidex50/100
Né(e) le 14 septembre 1922 (48 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
14/09/1922
Décès
18/10/1970
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France) · 1 janvier 1980
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Engagement dans le mouvement national algérien

Jeunesse: 1922-1955 Krim Belkacem est le fils d'un caïd. Il est né le 15 décembre 1922 dans le village de Tizra-Aissa. Il fréquente l'école Sarrouy à Alger et y obtient son certificat d'études primaires. Le 21 août 1942, il s'engage aux chantiers de jeunesse à Laghouat. Son père, inquiet de l'intérêt de son fils pour les idées nationalistes, hâte son passage sous les drapeaux et le fait entrer dans l'armée en devançant l'appel de sa classe, le 1er juillet 1943. Il devient un excellent tireur. Le 26 novembre 1944, il est nommé caporal-chef au 1er régiment de tirailleurs algériens. Démobilisé le 4 octobre 1945, il revient vivre à Draâ El Mizan où il occupe le poste de secrétaire auxiliaire de la commune.

Krim Belkacem adhère au PPA et commence à implanter des cellules clandestines dans douze douars autour de Draâ El Mizan, armé d'un pistolet-mitrailleur Sten. Les autorités françaises se rendant compte de son influence sur la population le convoquent le 23 mars 1947 pour « atteinte à la souveraineté de l'État ». Après avoir pris l'avis du PPA, il prend le maquis (sous le pseudonyme de Si Rabah) avec Moh Nachid, Mohamed Talah, Messaoud Ben Arab. Des menaces et des mesures de rétorsion sont exercées sur son père qui refuse de livrer son fils. En représailles, il dresse une embuscade contre le caïd (son propre cousin) et le garde-champêtre. Le garde-champêtre est tué. En 1947 et 1950 il est jugé pour différents meurtres et condamné à mort par contumace.

Guerre d'Algérie Il devient responsable du PPA-MTLD pour toute la Kabylie, et à la tête des 22 maquisards qui composent son état-major il multiplie les contacts directs avec les militants et la population, il réussit à entraîner au moins 500 éléments dans son maquis à la veille de l'insurrection de novembre 1954. Son plus proche collaborateur est Amar Ouamrane, de trois ans son aîné. Le 9 juin 1954, Belkacem rencontre à Alger Mostefa Ben Boulaïd, puis Mohammed Boudiaf et Didouche Mourad, qui parviennent à le convaincre de la nécessité d'une troisième force.

Il ne rompt pas pour autant avec les messalistes, puisque deux de ses représentants (Ali Zamoum et Aït Abdesslam) participent en juillet 1954 au congrès d'Hornu, en Belgique. Il passe un accord avec les cinq responsables du « groupe des 22 », rompt avec Messali en août 1954, sans tenir au courant les militants de son initiative. Devenu le sixième membre de la direction intérieure du FLN (« les six chefs historiques »), Belkacem est le responsable de la zone de Kabylie au moment du déclenchement de l'insurrection.

Belkacem encourage Abane Ramdane à accélérer les préparatifs de la réunion dont le bilan appellera à doter la Révolution d'un programme cohérent et de structures unifiées : le congrès de la Soummam qui se tient dans sa zone le 20 août 1956 et au terme duquel il devient l'un des membres les plus influents du CNRA et du CCE. Il s'installe dès lors avec le CCE à Alger mais continue à suivre de près le fonctionnement de sa wilaya[réf. nécessaire].

Durant l'été 1955, la résistance du FLN en Kabylie est de plus en plus virulente, or depuis l'insurrection, le MNA est devenu l'ennemi avéré du FLN. Les autorités civiles et militaires françaises vont utiliser stratégiquement à leur profit ces rivalités sanglantes[réf. nécessaire].

Opération Oiseau bleu: 1956-1962 Article détaillé : Opération Oiseau bleu.

Le groupe des Six, Krim Belkacem en bas à gauche. À l'automne 1956, les services secrets du SDECE, menèrent en Kabylie, dans la ville d'Azazga d'abord puis chez les Iflissen, l'opération « Oiseau bleu », connue sous l'autre nom de « Force K ». Elle consistait dans la création de « contre maquis » clandestins destinée à lutter contre Belkacem et ses hommes. Les services secrets ont recruté 300 hommes, auxquels sont livrées armes et munitions : 200 armes de guerre arrivent en janvier 1956, et 80 en février-mars. Or, Mehlal Said, Zaidet Ahmed, Omar Toumi, Makhlouf Said et Hammadi réussissent à déjouer avec intelligence cette opération qui va tourner à leur avantage. Le chef de cette opération, le capitaine Hentic, découvre avec stupéfaction que les hommes recrutés sont de vrais militants du FLN, qui profitaient grâce à la « Force K » de la naïveté des Français. Le FLN put ainsi recevoir des armes de guerre qui lui servirent à exécuter ses rivaux du MNA et tout le personnel pro-français dont les cadavres, après mise en scène macabre, étaient présentés comme des maquisards FLN.

L'armée française se rend enfin compte qu'elle a été bernée. Il faut effacer cette humiliation. Le 11 octobre, la 27e DIA et le 3e RPC de Bigeard lancent l'opération « Djenad » avec 10 000 hommes afin d'anéantir les hommes de la « Force K », mais il est trop tard. La plupart des militants du FLN ont eu le temps de rejoindre les rangs de Krim Belkacem avec armes et bagages. La « Force K » a été immédiatement prise en main par le FLN. Krim Belkacem n'aura pas laissé passer l'occasion d'utiliser le paravent d'un prétendu maquis MNA pour se faire approvisionner en armes et en munitions par la France.

Krim Belkacem écrit une lettre au Gouvernement général :

« Monsieur le Ministre,

Vous avez cru introduire, avec la « Force K » un cheval de Troie au sein de la résistance algérienne. Vous vous êtes trompé. Ceux que vous avez pris pour des traîtres à la patrie algérienne étaient de purs patriotes qui n'ont jamais cessé de lutter pour l'indépendance de leur pays et contre le colonialisme. Nous vous remercions de nous avoir procuré des armes qui nous serviront à libérer notre pays. »

Cette sanglante mystification, réussie par Belkacem, a coûté à l'armée française plus de 250 fusils de guerre. Sous le couvert de la « Force K » le FLN avait éliminé en plus tous les militants du parti rival et ceux qui s'étaient placés du côté de la France. Depuis cette affaire Krim Belkacem jouit d'un prestige immense et son nom prend une dimension quasi mythique.

Novembre - décembre 1956, Krim Belkacem a pour mission de créer à Alger la Zone Autonome d'Alger (ZAA), avec ses compagnons du CCE : Abane Ramdane, Larbi Ben M'hidi et Benyoucef Benkhedda, pour superviser la guérilla urbaine dans Alger, il s'attribua les liaisons avec toutes les wilayas, ce qui faisait de lui le chef d'état-major de la zone algéroise et le stratège de la lutte armée. Après la capture de son collègue Ben M'hidi durant la bataille d'Alger, il quitte précipitamment la capitale (5 mars 1957). Accompagné de Benkhedda puis de Bentobbal, il rejoint la Tunisie par la voie du maquis.

Krim Belkacem constitue désormais, avec Bentobal et Boussouf, les 3B, noyau dur des chefs sans lesquels rien ne peut se faire ou se défaire. À la formation du GPRA, le 19 septembre 1958, Belkacem est au faîte de sa puissance: dernier membre actif du FLN, il est vice-président et ministre des Forces armées. À la fin de l'automne, il est pourtant visé personnellement par la tentative de coup d'État des colonels Lamouri, Naouaoura et Aouacheria, soutenue par Gamal Abdel Nasser. Dans le deuxième GPRA (janvier 1960 - août 1961), il conserve la vice-présidence mais passe aux Affaires étrangères. Enfin dans le troisième, il cumule vice-présidence du GPRA et ministère de l'Intérieur. C'est à lui qu'est confiée la délégation aux négociations d’Évian et c'est lui qui signe, du côté algérien, les accords du même nom.

Le 17 juin 1962, il épargne et fait libérer un couple de pieds-noirs accusés d'avoir transporté du plastic pour l'OAS. La scène, qui traduit sa volonté d'apaisement, est abondamment photographiée par Marc Riboud.

Dans la course au pouvoir qui suit le cessez-le-feu, Krim Belkacem s'oppose à Ben Bella et à l'État-major général. Lorsque se crée le groupe de Tlemcen (11 juillet 1962), il réplique en s'installant à Tizi Ouzou pour organiser la résistance au coup de force ben belliste (25 juillet 1962). Mais il est dépassé par la rapidité des évènements et leur complexité. Après la victoire de Ben Bella et de l'État-major, il se retrouve écarté de la vie politique, se consacre aux affaires et s'installe un moment en France.

Article détaillé : Crise de l’été 1962.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.
    France
    14 septembre 1947 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Krim Belkacem

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Krim Belkacem ?
Krim Belkacem est décédé(e) le 18 octobre 1970, à l'âge de 48 ans.