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Jean-Yves Le Drian

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Jean-Yves Le Drian

Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · France

Jean-Yves Le Drian, né le 30 juin 1947 à Lorient (Morbihan), est un homme d'État français.

Score politique76/100
Score Polidex10/100
Né(e) le 30 juin 1947 (78 ans)

En bref

Naissance
30/06/1947
Nationalité
France
Mandat en cours
Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 30 juin 1972
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Biographie

## Formation

Né à Lorient le 30 juin 1947, Jean-Yves Le Drian grandit à Lanester où, vu ses bons résultats scolaires, un de ses instituteurs lui conseille de poursuivre ses études. Il intègre alors le lycée Saint-Louis de Lorient, où il est un des rares fils d’ouvriers. À table, les discussions familiales tournent alors souvent autour des thèmes de l'action syndicale, de l'Église et de la lutte des classes.

Après son baccalauréat, il passe un an en hypokhâgne au lycée de Cornouaille à Quimper, puis s'inscrit à l'université de Rennes, où il commence des études d'histoire en 1966. Il passe par ailleurs les deux étés 1966 et 1967 en Algérie, pour donner des cours de rattrapage à des élèves de petite Kabylie, puis de la banlieue d'Alger.

## Carrière professionnelle

À partir de septembre 1968, il commence à travailler à mi-temps comme professeur d'histoire au lycée Notre-Dame-du-Vœu de Hennebont et entame dans le même temps une maîtrise d'histoire à l'université de Rennes. Celle-ci porte sur les Forges d'Hennebont, et il profite de la proximité de son lieu de travail pour avancer ce travail de recherche. Il rate l'agrégation en 1970 lors de sa première tentative, comme un ami proche, François Chappé, et continue alors à préparer ce concours, tout en travaillant au lycée de Hennebont. C'est à cette époque qu'il rencontre sa première future épouse, elle aussi étudiante dans la même université, mais aussi sa seconde épouse, qui fait aussi des remplacements au lycée hennebontais. Il obtient l'agrégation en 1971, et son directeur de mémoire, Michel Denis, lui propose alors de poursuivre son travail de recherche dans une thèse. À l'issue de son service militaire, il est recruté à la rentrée 1973 comme professeur assistant d'histoire à l'université Rennes-II. Alors que son passé comme leader de Mai 68 à Rennes provoque une opposition au sein du département d'histoire, lorsque sa candidature est proposée, il est soutenu par François Lebrun et Jacques Léonard. Il y rencontre le futur maire de Quimper Bernard Poignant, qui prépare lui aussi l'agrégation, le futur directeur d'Antenne 2, Jean-Michel Gaillard, lui aussi maître-assistant en Histoire, ainsi qu'André Lespagnol, futur président de l'université.

Il participe à l'élection à la tête de l'université de Michel Denis, alors qu'une équipe s'est constituée autour d'André Lespagnol et de Jean-Michel Gaillard. Il prend part à la rédaction d'un programme pour l'université, et à la campagne auprès du personnel et des étudiants.

Il accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô, après avoir initialement été convoqué dans les parachutistes.

Ce changement d'affectation fait suite à l'intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules.

## Débuts

Alors lycéen à Lorient, il commence à militer au sein de la Jeunesse étudiante chrétienne, dont il devient premier secrétaire dans le Morbihan, alors qu'il n'est qu'en terminale. Lors du congrès national de Dijon, il fait la rencontre d'Henri Nallet, représentant national de la JEC et futur ministre socialiste. Tout en restant militant et chef local de cette structure lors de ses années étudiantes, il rejoint l'Union nationale des étudiants de France en 1967 dont il devient un des responsables rennais, et participe activement à Mai 68 à Rennes comme cadre de l'UNEF et de la JEC.

Au début des années 1970, il observe les partis politiques de loin, sans s'encarter : il se méfie de l'extrême gauche, la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) lui semble dépassée, il n'est pas convaincu non plus par le Parti socialiste unifié (PSU).

La seule parole qui retienne son attention est celle de l'Union démocratique bretonne (UDB) : « S'il y a un parti où j'ai failli adhérer dans les années 1970, c'est celui-ci. Je me suis interrogé. Je le trouvais cohérent ».

En mai 1974, après avoir écouté un discours de François Mitterrand à Rennes en compagnie de son collègue Jean-Michel Gaillard, c'est finalement au Parti socialiste qu'il décide d'adhérer, et dans lequel il milite depuis au sein de la section de Lorient. Il prend la direction de celle-ci dès 1975, et désigne dans chacun des trois cantons de la ville un responsable chargé d'occuper le terrain pour rendre le parti plus visible auprès des Lorientais. Il obtient un premier mandat de conseiller municipal à l'occasion des élections municipales de 1977 en se faisant élire sur la liste du maire socialiste de Lorient, Jean Lagarde, dont il devient adjoint chargé de l'action économique.

## Engagements au Parti socialiste

Il rencontre le futur président de la République François Hollande en 1979 dans le cadre d'un des procès du Front de libération de la Bretagne (FLB). L'assistant de l'avocat de ceux-ci, Jean-Pierre Mignard, l'appelle à témoigner sur sa vision de la Bretagne, et le met en contact avec un de ses amis, François Hollande. Ils se rencontrent pour la première fois dans un bureau de l'Assemblée nationale, puis régulièrement au domicile d'Hollande et de Ségolène Royal, rue de Rennes à Paris. Les années suivantes, il se rapproche politiquement de Hollande qui souhaite à l'époque sortir de la logique des courants du Parti socialiste, et co-signe avec lui, Jean-Pierre Mignard et Jean-Michel Gaillard une tribune dans Le Monde le 16 décembre 1984 « Pour être modernes, soyons démocrates » qui marque le début des « transcourants » au parti. Il hérite à l'époque du surnom de « saumon rose » en raison de sa capacité à remonter les courants au PS

Dans le but d'assurer le soutien d'un cadre du parti à l'initiative des « transcourants », Le Drian a l'idée d'inviter Jacques Delors à Lorient, en marge de la course de l'Europe que le président de la Commission européenne vient de lancer pour communiquer sur la Communauté économique européenne et qui fait escale dans la ville. Le 22 août 1985, il accueille avec Hollande Jacques Delors au centre culturel Amzer Nevez, dans la banlieue lorientaise. Ces rencontres vont se tenir tous les ans à Lorient jusqu'en 1996.

Lors de la primaire PS pour la présidentielle de 2007, il fait partie des huit présidents de conseils régionaux à prendre parti fin 2006 en faveur de la candidature de Ségolène Royal.

Le Drian s'engage en faveur de François Hollande lors de l'élection présidentielle de 2012.

Lors de la primaire organisée par le Parti socialiste pour désigner son candidat à la présidentielle de mai 2012, il soutient François Hollande. Chargé des questions de défense du candidat, il dirige un groupe d'experts réunissant des hauts fonctionnaires, des cadres de l'industrie de l'armement et des membres des cabinets des précédents ministres socialistes de la Défense. Il établit, durant la campagne, des contacts avec les gouvernements étrangers, se rendant notamment à Washington au début du mois de mars 2012. Il prépare également le discours sur la Défense prononcé par le candidat le 11 mars 2012.

Lors de l'approche de l'échéance présidentielle de 2017, et alors que la présence de François Hollande est remise en cause par une suite de sondages défavorables, il prend position le 6 novembre 2016 et décrit le Premier ministre Manuel Valls comme le mieux placé pour être le candidat de la gauche à l'élection présidentielle française de 2017, dans le cas où le président sortant, François Hollande, ne se représente pas.

Il soutient finalement Manuel Valls lors de la primaire citoyenne de 2017 après la renonciation de François Hollande. L'ancien Premier ministre défait par Benoît Hamon, Le Drian annonce le 23 mars 2017 son soutien dès le premier tour à la candidature d'Emmanuel Macron. Il reste adhérent du PS malgré son entrée au gouvernement, alors qu'Olivier Dussopt est exclu du parti après avoir été nommé secrétaire d'État.

Controverses & affaires

Aucune controverse ou affaire référencée à ce jour avec source vérifiable. Si vous avez connaissance d'un élément sourcé, vous pouvezle signaler.

Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.En cours
    France
    30 juin 1972 · Source
  • Ministre des Affaires étrangères
    Quai d'Orsay
    17 mai 2017 → 20 mai 2022 · Source

Ce qu'on dit de Jean-Yves Le Drian

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Jean-Yves Le Drian ?
Jean-Yves Le Drian est né(e) le 30 juin 1947, ce qui lui fait 78 ans.
Quelle est la fonction actuelle de Jean-Yves Le Drian ?
Jean-Yves Le Drian est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..