En bref
- Naissance
- 13/05/1983
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Ministre des Affaires étrangères · depuis 21 septembre 2024
Biographie
## Parcours académique
Diplômé de HEC Paris (master « Grande École ») en 2007, après des classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Henri-IV, Jean-Noël Barrot est également titulaire d’un master « gouvernance économique » de Sciences Po Paris obtenu en 2008, ainsi que d'un master en sciences économiques de l'École d'économie de Paris (2008).
Jean-Noël Barrot obtient un doctorat en sciences de gestion en 2012, pour avoir soutenu une thèse d'économie financière sous la direction de David Thesmar à HEC Paris. En 2013, il est nommé professeur assistant de finance à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT), puis professeur associé en 2017. Il cesse ses activités d'enseignement à la Sloan School of Management en 2017 et, en 2018, rejoint HEC Paris comme professeur associé.
Ses travaux de recherche portent sur le financement des entreprises et de l'innovation, sur les réseaux de production et le crédit inter-entreprises et sur l'interaction entre les marchés de capitaux et les marchés de biens et de services[réf. souhaitée].
## Parcours politique
Mandats électoraux Élu conseiller départemental du canton d'Yssingeaux (autrefois représenté par son grand-père et son père) en 2015 sous l'étiquette MoDem et en tandem avec la conseillère sortante Madeleine Dubois, Jean-Noël Barrot est candidat aux élections législatives de juin 2017 dans la deuxième circonscription des Yvelines sous l'étiquette La République en marche (LREM) avec le soutien du MoDem, à l'issue desquelles il est élu député avec 58,3 % des voix.
En février 2018, il devient porte-parole du MoDem, en tandem avec Sarah El Haïry. Il succède à Yann Wehrling comme secrétaire général du MoDem le 12 décembre 2018.
Il est lauréat (promotion 2020) du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation.
Le 4 janvier 2021, il est chargé par le Premier ministre Jean Castex d'une mission de six mois auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, ayant pour objet l'accompagnement de la sortie de crise et le rebond économique des territoires.
Avec Aurore Bergé en juin 2021, il est tête de liste pour le département des Yvelines dans le cadre des élections régionales en Île-de-France au nom de la liste « majorité présidentielle » de Laurent Saint-Martin. Il est élu conseiller régional d'Île-de-France le 27 juin 2021 et rejoint le conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités (IDFM)[source insuffisante].
Il est réélu député lors des élections législatives de 2022.
Carrière ministérielle Le 4 juillet 2022, il est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, où il est chargé de la Transition numérique et des Télécommunications dans le gouvernement Borne, prenant ainsi le même titre que son prédécesseur Cédric O du gouvernement Castex, alors que le poste était vacant dans le gouvernement Borne. Bien que peu connu pour son action dans le secteur, sa nomination permet de donner des gages à son parti, le MoDem, au sein de la majorité.
Le lendemain, 5 juillet, il envisage de se décharger des dossiers concernant Uber, sa sœur occupant le poste de directrice de la communication de cette entreprise. L'enquête journalistique des Uber Files est publiée le 10 juillet suivant.
Sa suppléante Anne Grignon qui l'avait remplacé au Palais-Bourbon démissionne quelques jours plus tard à la suite d'un recours devant le Conseil constitutionnel présenté par un de ses concurrents aux législatives. Ce recours relève une infraction au Code électoral qui interdit à un « remplaçant d'un membre d'une assemblée parlementaire » (en l’occurrence Anne Grignon était déjà suppléante au Sénat) de se présenter comme suppléant d'un député. En effet, Anne Grignon avait été candidate en seconde position sur la liste LREM lors des élections sénatoriales de septembre 2017 dans les Yvelines. Non élue, elle était de fait devenue la remplaçante possible de son colistier qui avait été élu, Martin Lévrier, notamment en cas de démission ou mort de celui-ci. Cela provoque en conséquence une législative partielle qui se déroule début octobre 2022. Barrot est à nouveau candidat avec comme suppléante cette fois Anne Bergantz, qui doit siéger à sa place en cas de victoire. Le 2 octobre 2022, il arrive en tête du premier tour avec 42,29 % des voix devant la candidate de la NUPES Maïté Carrive-Bedouani (18,60 %) et le candidat Les Républicains Pascal Thévenot (17,80 %), dans un scrutin marqué par une faible participation (seulement 26,67 % des inscrits).
Barrot est à nouveau réélu dans sa circonscription des Yvelines lors des élections législatives anticipées de 2024, qui se tiennent après dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République. Le 20 juillet suivant, il est élu président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Aux Affaires étrangères Le 21 septembre, il est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans le gouvernement Barnier. À la suite de la motion de censure du 4 décembre contre le gouvernement Barnier, Jean-Noël Barrot est reconduit le 23 décembre dans le gouvernement Bayrou. Il conserve cette fonction en octobre 2025 dans les gouvernements Lecornu I et II.
Guerre russo-ukrainienne Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ? Jean-Noël Barrot affirme son soutien à l'Ukraine dans la guerre russo-ukrainienne, estimant que sa victoire permettrait d'assurer la sécurité de l'Europe face à la Russie. Il est ainsi favorable à son intégration au sein de l'OTAN.
Conflit israélo-palestinien Jean-Noël Barrot dirige la diplomatie française lors de la guerre de Gaza depuis 2023.
Il est actif dans plusieurs phases du processus de paix, notamment en novembre 2024 lors de l'initiative franco-américaine aboutissant à un cessez-le-feu le long de la frontière israélo-libanaise, puis à l'été 2025 lorsque la France reconnait l'État palestinien, il parvient avec l'Arabie saoudite à rallier d'autres États de la région ainsi que le Royaume-Uni à la position française. Il appuie par ailleurs le plan américain de paix pour Gaza porté par le président Donald Trump en octobre 2025. Jean-Noël Barrot condamne le projet de conquête de Gaza par l'armée israélienne et l'extension des colonies israéliennes en Cisjordanie. En mai 2025, il porte la demande d'examen du respect par Israël de ses obligations de respect des droits humains à la Commission européenne, ce qui peut conduire à une suspension des accords d'association entre l'Union européenne et Israël (commerce, culture, recherche). Il pilote aussi l'arrivée de l'aide humanitaire française à Gaza et plaide pour le libre accès des journalistes à l'enclave, et s'il « déconseille formellement » aux ressortissant français participant à la Global Sumud Flotilla de se rendre sur zone, il indique aussi vouloir « recueillir les témoignages » lorsque des violences sont signalées lors de l'arraisonnement des bateaux par la marine israélienne.
Parallèlement, Jean-Noël Barrot prend aussi position en faveur des intérêts israéliens. Il déclare ainsi inapplicable les mandats d'arrêt de la CPI contre Benyamin Netanyahou (estimant que ce dernier bénéficierait d'une immunité en tant que dirigeant d'État non-partie au Statut de Rome). Il s'oppose également aux appels au boycott du pays lors de Eurovision 2026. En novembre 2025, Jean-Noël Barrot confirme à son homologue israélien Gideon Sa'ar que toutes les entreprises israéliennes d'armement seront autorisées à participer au salon Milipol. Il se déclare pour l'exclusion du Hamas du gouvernement d'un futur État palestinien et appelle à sa reddition, lui imputant « une responsabilité très lourde dans la catastrophe vécue par les Palestiniens ». En février 2026, se basant sur un montage vidéo tronqué, Jean-Noël Barrot exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations Unis sur les territoires palestiniens occupés. Il est ensuite rejoint par plusieurs responsables politiques occidentaux, mais est aussi critiqué par de nombreux diplomates. Il finit par reconnaître le caractère irrévocable du mandat de la fonctionnaire onusienne.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Jean-Noël Barrot
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Jean-Noël Barrot ?
- Jean-Noël Barrot est né(e) le 13 mai 1983, ce qui lui fait 43 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Jean-Noël Barrot ?
- Jean-Noël Barrot est actuellement Ministre des Affaires étrangères.
