En bref
- Naissance
- 07/04/1951
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 7 avril 1976
Biographie
## Formation et carrière professionnelle
Jean-Louis Borloo effectue sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly à Paris, où il commence à se passionner pour la philosophie et l'histoire. En 1972, à 21 ans, il obtient une double licence en droit et philosophie. Il enchaîne avec une deuxième double licence en histoire et sciences économiques. Parallèlement à ses études secondaires, il est chef scout au sein des Scouts de France durant de nombreuses années ; il côtoie à cette occasion Bruno Gollnisch.
En 1972, après sa licence de droit, il obtient le certificat d’aptitudes à la profession d’avocat.
Passionné par la Chine maoïste, il y fait de longs séjours dès 1973 ; il parvient même à saluer Mao Zedong. Il continue sa formation : licence de sciences économiques, puis diplômé du MBA d'HEC Paris (promotion 1976) ainsi que du programme de finances de l'Institut supérieur des affaires de l'université de Manchester.
À l'orée des années 1980, devenu avocat au barreau de Paris, il fonde le cabinet d'avocats « Borloo & associés », d'abord spécialisé dans le droit des entreprises en difficulté puis dans la transmission, l'implantation d'entreprises, le marché financier, les fusions et acquisitions. S'entourant de jeunes ingénieurs, Jean-Louis Borloo se positionne alors comme l'un des conseils externes les plus recherchés par les grandes entreprises, et est classé par le magazine Forbes parmi les avocats les mieux payés au monde. Il est entre autres l'avocat d'affaires de Bernard Tapie.
À cette même époque, il enseigne l'analyse financière à HEC Paris. En 1986, âgé de 35 ans, Jean-Louis Borloo est sollicité par Colette Gadeyne, administratrice du club de football de Valenciennes en dépôt de bilan depuis plusieurs mois et devant définitivement liquider et fermer ce club historique, qui lui demande de tenter de le sauver. Il accède à la présidence de l'USVA, sauvant définitivement le club, poste qu'il occupe jusqu'en 1991 et préparant son retour en 1re division.
Dans les années 2000, alors qu'il n'est plus au club, celui-ci est de nouveau en difficulté, enchaînant quatre descentes successives avant le démarrage d'une procédure de dépôt de bilan. Membre du gouvernement à cette époque, il accepte de reprendre la présidence de l'association sportive Valenciennes-Anzin pendant quatre ans jusqu'à la mise en place d'une nouvelle équipe, accédant de nouveau à la première division.
## Parcours politique
Ascension locale Très marqué par l'aspect totalement sinistré du Valenciennois, il finit par conduire en 1989 une liste apolitique pour la mairie de Valenciennes dont il est élu maire avec plus de 76 % des voix au second tour. Il est ensuite réélu à chaque fois très largement dès le premier tour.
De mai 1989 à 1992, élu en deuxième position sur la liste UDF de Simone Veil (« Le Centre pour l'Europe » qui a recueilli 8,43 % des suffrages et sept sièges sur 81 à pourvoir), Jean-Louis Borloo est membre du Parlement européen. Il obtient notamment le classement des trois arrondissements du Nord de Valenciennes, de Douai et d'Avesnes au titre de l'Objectif 1 de la politique régionale communautaire, soit les régions les plus aidées par les fonds structurels européens en 1993.
Jean-Louis Borloo participe en 1990 à la fondation de Génération écologie, avec Brice Lalonde, Haroun Tazieff et Noël Mamère.
Aux élections régionales du 22 mars 1992, il mène dans le Nord une liste indépendante qui obtient 12,49 % des votants et dix sièges sur 72 à pourvoir dans le département. Il obtient ainsi le quatrième score, derrière les 19,92 % et 17 élus RPR-UDF du maire de Cambrai Jacques Legendre, les 19,6 % et seize sièges socialistes du ministre d'État à la Ville et à l'Aménagement du territoire Michel Delebarre et les 13,89 % et onze élus FN de Carl Lang. Il devance la liste communiste du député Alain Bocquet (11,44 % et neuf sièges) ainsi que les deux listes écologistes, les Verts de Guy Hascoët (cinq sièges) et Génération écologie de Pascal Dubois (quatre élus), dont le score cumulé s'établit à 11,38 % des votants. L'autre « liste Borloo » indépendante qu'il soutient dans le Pas-de-Calais obtient trois élus sur 41.
Fort de ce résultat et de l'affaiblissement de la majorité sortante PS-PCF, Jean-Louis Borloo se porte candidat pour devenir président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et souhaite fonder sa majorité sur un noyau dit « de rénovation » alliant les treize élus de ses listes aux 14 écologistes (qu'il qualifie de « première force politique » de la région), auquel pourrait s'ajouter la « droite modérée » et les « socialistes modernistes ». Dans la nuit du 30 au 31 mars 1992, après n'avoir fait le plein que de ses voix et des six de Génération écologie aux deux premiers tours (y compris quelques bulletins issus du FN au deuxième tour, qu'il a rejetés), il bénéficie du désistement en sa faveur de Jacques Legendre qui lui apporte ainsi les 27 votes de son groupe pour le troisième tour afin de faire barrage tant à l'extrême-droite qu'au PS. Pour autant, ces derniers optent pour une stratégie similaire puisque Michel Delebarre se retire au profit de la Verte Marie-Christine Blandin qui est ainsi élue face à Jean-Louis Borloo par 56 voix contre 40, Génération écologie s'étant finalement elle aussi rangée aux côtés de la gauche. Jean-Louis Borloo reste conseiller régional d'opposition jusqu'au 8 octobre 1993, ayant été élu député entretemps, tandis que son groupe a obtenu trois présidences de commissions au sein de l'assemblée nord-pas-de-calaisienne.
Il est à nouveau tête de liste aux élections régionales de 1998 dans le Nord, avec des élus locaux divers droite et indépendants, face à la gauche et à une autre liste de droite RPR-UDF emmené par l'ancienne députée Colette Codaccioni et Philippe Vasseur. Il obtient 18,97 % des suffrages et quinze des 72 sièges à pourvoir, soit le deuxième meilleur score derrière la Gauche plurielle sans les Verts de Michel Delebarre (31,37 %, 25 élus) mais devant le FN de Carl Lang (17,39 %, treize élus), la liste Codaccioni (11,5 % et neuf élus) et les Verts de la présidente Marie-Christine Blandin (8,76 %, six sièges). La réunion RPR-UDF-DVD ressort donc du scrutin au total avec 35 sièges sur 113, contre 51 à la gauche plurielle. La Droite ne présente pas de candidat à la présidence du conseil régional (qui échoit au socialiste Michel Delebarre) et Jean-Louis Borloo démissionne de son mandat de conseiller régional dès le 26 novembre suivant.
Député du Nord Le 2 avril 1993, il devient député de la 21e circonscription du Nord (soit Valenciennes et une grande partie de son agglomération), sous la bannière Divers droite. Il siège au sein du groupe République et liberté qui, durant la Xe législature (1993-1997), regroupe des élus divers droite et divers gauche sous la présidence du député-maire de Tours Jean Royer. Deux ans plus tard, il est réélu maire de Valenciennes avec 63 % des voix pour sa liste au premier tour.
En 1997, désormais apparenté au groupe UDF et sous étiquette Force démocrate (FD), Jean-Louis Borloo voit son mandat de député renouvelé (au deuxième tour par 52,79 % des voix contre 47,21 % au communiste Fabien Thiémé, il était arrivé en tête au premier tour avec 34,27 % des suffrages). Après le lancement de la « Nouvelle UDF » en 1998, il adhère officiellement à cette dernière et en est nommé porte-parole en janvier 2001. Il est à ce poste un membre actif de la campagne de François Bayrou pour l'élection présidentielle de 2002. Il est réélu en mars 2001 maire de Valenciennes, avec 63,36 % des voix dès le premier tour, puis député en 2002 (pratiquement gagnant au premier tour, avec 49,51 % des suffrages face à treize autres candidats, il est finalement réélu au second tour avec une nette avance sur son adversaire communiste Fabien Thiémé, par 63,88 % contre 36,12 %).
Il ne siège toutefois qu'un mois, étant immédiatement nommé dans le gouvernement Raffarin. Il en est de même après sa réélection le 10 juin 2007, au premier tour des élections législatives (avec 53,69 % face à douze autres candidats). Il laisse à chaque fois son siège à sa suppléante, Cécile Gallez, maire radicale de Saint-Saulve.
À l'Assemblée nationale de 1993 à 2002, il est surtout membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République de 1993 à 1994 et de 1997 à 2002 (il en est d'ailleurs vice-président de 1997 à 1998), mais aussi de la commission de la Défense nationale et des Forces armées de 1994 à 1997 ainsi que, de manière éphémère, de la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales de juin à juillet 2002. Il participe également à la commission d'enquête parlementaire sur l'activité et le fonctionnement des tribunaux de commerce de janvier à juillet 1998. Il est secrétaire de l'Assemblée nationale du 3 avril 1995 au 1er octobre 1996. Au niveau des votes, il est l'un des deux seuls députés de l'opposition de droite, avec Gilles de Robien, à agréer en mai 2000 à une proposition de loi des Verts en faveur d'accorder le droit de vote aux étrangers non issus de l'Union européenne lors des élections municipales (adoptée par l'Assemblée nationale, cette proposition n'a jamais été inscrite à l'ordre du jour du Sénat). Il se sert d'autre part de ses mandats parlementaires pour négocier des aides pour Valenciennes et sa région auprès du gouvernement central, comme il le fit avec l'Union européenne lorsqu'il siégeait à Strasbourg : il obtient notamment en 1994 qu'Édouard Balladur, alors Premier ministre, se déplace dans sa ville afin de signer un protocole d'accord pour la mise en place d'un programme expérimental de lutte contre l'exclusion dit « programme Jéricho » (projet de remise en activité des personnes en difficulté qui devient intercommunal en 1997) accompagné de mesures en faveur de l'habitat.
Maire de Valenciennes Valenciennes après les travaux menés sous le mandat de Jean-Louis Borloo : le centre Place d'Armes, le théâtre le Phénix et le tramway. Jean-Louis Borloo dirige la ville de Valenciennes pendant treize ans, de 1989 à 2002. Il s'appuie essentiellement sur une équipe municipale issue de la société civile locale et d'horizons politiques souvent divers, parmi laquelle va figurer Dominique Riquet (qui lui succède à la mairie en 2002) ou Valérie Létard (issue du Parti social-démocrate au sein de l'UDF et plus tard secrétaire d'État Nouveau Centre du gouvernement Fillon II).
Il a réussi à enrayer le déclin démographique continu de Valenciennes depuis les années 1960 : la commune passe de 38 441 à 41 278 habitants entre 1990 et 1999. Le taux de chômage, bien que resté élevé à son départ de la mairie (à 14 %, soit toujours supérieur à la moyenne nationale), a diminué (il était supérieur à 20 % en 1989). Son mandat est particulièrement marqué par des initiatives en matière de culture (l'un de ses slogans étant alors « l'intégration par la culture et la culture pour tous »). Tentant de faire renaître le prestigieux passé artistique de Valenciennes, le maire a notamment mis en place en 1990 un festival du film d'action et d'aventure et favorisé la création numérique et l'équipement de la commune en matière de nouvelles technologies. De 1991 à 1998, il favorise la construction d'un nouveau théâtre, qui obtient le label de scène nationale, symboliquement baptisé Le Phénix. Le musée des Beaux-Arts est réhabilité et agrandi en 1995 avec notamment l'ouverture d'une crypte archéologique. Il a participé au redéploiement de l'Université de Valenciennes et rénové la bibliothèque en 1994 (avec un triplement de sa superficie pour atteindre 4 500 m2, l'augmentation des fonds disponibles en libre accès et la transformation en une médiathèque). Il développe l'équipement en tout-à-l'égout (40 % des foyers de la ville n'étaient pas raccordés en 1989).
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Jean-Louis Borloo
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Médias & multimédia
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Jean-Louis Borloo ?
- Jean-Louis Borloo est né(e) le 7 avril 1951, ce qui lui fait 75 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Jean-Louis Borloo ?
- Jean-Louis Borloo est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
