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Jean Fabry

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Jean Fabry

Décédé(e) le 1 juin 1968

Ministre (France) · Gouvernement français

Jean Fabry, né le 6 juin 1876 à Villefranche-de-Rouergue (Aveyron) et mort le 1er juin 1968 à Montreuil (Seine-Saint-Denis), est un militaire de carrière, journaliste et homme politique français.

Score politique66/100
Score Polidex36/100
Né(e) le 6 juin 1876 (91 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
06/06/1876
Décès
01/06/1968
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Carrière militaire

1er octobre 1897 : Promu sous-lieutenant au 126e régiment d'infanterie à Toulon, avec ce régiment, il participe aux campagnes du Sahara en Algérie (1899). 1er octobre 1899 : Promu lieutenant. 18 octobre 1906 : Stagiaire à l'État-major du 16e corps d'armée (détaché de l'École supérieure de guerre). 24 juin 1909 : Promu capitaine. 1910 : Attaché à l'État-major particulier du général Brun, ministre de la Guerre du cabinet Briand. juillet 1914 : Affecté à l'État-major du général Dubail, membre du Conseil supérieur de la guerre. août 1914 - mars 1915 : Capitaine de la 1re armée (Lorraine) puis promu commandant, il demande à servir au 23e bataillon de chasseurs alpins. Avec celui-ci, Jean Fabry participe aux combats de Woëvre, d'Ypres, de l'Yser, de Carency en Artois, des Vosges, et enfin du Reichackerkopf, où il est grièvement blessé en mars 1915. Il est amputé de la jambe gauche et garde la jambe droite complètement ankylosée, il est décoré de la croix de la Légion d'honneur sur lit d'hôpital. novembre 1916 : Jean Fabry refuse sa mise en retraite et prend le commandement du 3e bureau du Gouvernement militaire de Paris, puis est chargé d'établir l'École d'officiers d'État-major à Senlis. 1917 : Promu lieutenant-colonel et nommé chef de cabinet du général Joffre. 15 avril - 22 mai 1917 : Participe à la mission Viviani-Joffre aux États-Unis. Il est très apprécié des Américains, qui le surnomment le « Blue Devil of France » (Diable bleu de France : surnom donné à un chasseur alpin).

## Carrière journalistique et politique

À la fin de la guerre, avec 95 % d'invalidité, il est forcé d'accepter sa mise à la réforme. Il mène ensuite une double carrière de journaliste et d'homme politique. Il devient journaliste en 1918, collaborant à Oui (sous le pseudonyme de Bouchavesnes puis sous son nom à partir de juin 1918, date où il devient le co-directeur de cet éphémère quotidien) et à L'Avenir début 1919. Il est nommé par Léon Bailby rédacteur en chef du quotidien de centre-droit L'Intransigeant en février 1919. Lorsque Léon Bailby perd le contrôle du quotidien fin 1932, racheté par l'homme d'affaires et député Louis Louis-Dreyfus, plus à gauche que Jean Fabry, ce dernier obtient de conserver son poste, ce que L'Humanité dénonce en publiant des lettres de Jean Fabry. Il devient le directeur du journal de décembre 1936 à octobre 1938. Il est membre de l'association Légion d'honneur D.P.L.V.

Il collabore ensuite à d'autres périodiques de droite, au quotidien Le Matin de 1938 à 1940 puis à l'hebdomadaire Gringoire du 1939 à 1944.

En partie grâce à son statut d'ancien officier invalide de guerre, ancien du cabinet du maréchal Joffre, et du fait aussi de l'appui de Léon Bailby, il se porte candidat sur une liste du Bloc national aux élections législatives de 1919 dans le 10e arrondissement de Paris. Il est élu député de la Seine, sur un programme anticommuniste. Il accède à la présidence du Groupement des officiers mutilés en décembre 1919.

L'Alliance républicaine démocratique (ARD) soutient sa candidature en 1919 et le compte comme un de ses élus. Il intègre ensuite le comité directeur de ce parti de centre-droit.

À la Chambre, il devient président de la Commission de l'armée et vice-président de la Commission d'études du Conseil supérieur de la défense nationale. Réélu député de la Seine en 1924 sur une liste qu'il mène, il est réélu en 1928 et 1932 (contre le radical Oscar Dufrenne, qu'il bat difficilement) au scrutin d'arrondissement.

Jean Fabry est le représentant de la France à la Commission des armements (en remplacement de René Viviani) de la Société des Nations de 1922 à 1924 et prend part aux travaux aboutissant au projet de « traité d'assistance mutuelle ». Il devient ministre des Colonies dans le troisième cabinet de Raymond Poincaré du 29 mars 1924 au 1er juin 1924. Il est membre de la délégation française à la Conférence pour la réduction et la limitation des armements à Genève en 1932.

Ami, conseiller et collaborateur d'André Maginot, il a en partie inspiré la politique défensive portée par ce dernier, c'est-à-dire la fortification des frontières de l'Est (ligne Maginot). Le 30 janvier 1934, Jean Fabry devient ministre de la Défense nationale et de la Guerre dans le premier cabinet formé par Édouard Daladier, mais il donne sa démission dès le 4 février 1934, estimant que la mesure du ministre de l'Intérieur Eugène Frot de décider le déplacement du préfet de police de Paris Jean Chiappe a été prise sans motifs sérieux. Il retrouve son portefeuille de la Guerre le 7 juin 1935 dans le quatrième cabinet de Pierre Laval. Il établit alors un plan de construction de chars. C'est qu'il a été progressivement convaincu de la nécessité de se doter de cette arme, sans pour autant préconiser une stratégie offensive. Il demeure cependant pacifiste. Un pacifisme d'ancien combattant doublé dans le seconde moitié des années 1930 d'un néo-pacifisme de droite, hostile au Parti communiste qu'il abhorre. Un Parti communiste qui le combat alors violemment.

Il est battu aux élections législatives de 1936 par Lucien Bossoutrot, radical-socialiste, dans le contexte du Front populaire. Mais le 22 novembre 1936, à la suite du décès de Gaston Japy, une élection sénatoriale partielle a lieu dans le Doubs, Jean Fabry est alors élu sénateur du Doubs.

Il vote le 10 juillet 1940 les pleins pouvoirs au maréchal Pétain et se met à chanter les louanges du maréchal dans les colonnes de Gringoire. Il se vante d'exercer une certaine influence sur le maréchal, qui le convie parfois à sa table à Vichy. Il est nommé en janvier 1941 membre du Conseil national institué par le régime de Vichy. Il préside une sous-commission de sa Commission de l'information générale. Encore hostile au communisme, il écrit en mai 1943 à Pierre Laval une note désignant l'URSS comme l'ennemi no 1 et estimant que l'Allemagne est seule capable de préserver la France du danger communiste. Il faut donc l'aider « à abattre Moscou ». Il se recueille le 29 juin 1944 devant le catafalque d’Henriot et signe le registre de deuil, avec de Brinon, Doriot, Paul Marion.

Il est déclaré inéligible à la Libération en raison de son vote du 10 juillet. Il est membre d'un Comité d'honneur pour la libération de Pétain, constitué en 1948 et il collabore aux Écrits de Paris en 1947.

Jean Fabry meurt le 1er juin 1968 à Montreuil et est inhumé à Rothéneuf.

## Fonctions politiques

Membre du Comité républicain du commerce et de l'industrie. 1932-1934 : Membre puis président de la Ligue républicaine nationale. 1934 : Vice-président puis président de la Fédération des comités parisiens et de la Seine de l'Alliance républicaine démocratique. Membre directeur du Parti républicain de réorganisation nationale.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    6 juin 1901 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Jean Fabry

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Médias & multimédia

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Jean Fabry ?
Jean Fabry est décédé(e) le 1 juin 1968, à l'âge de 91 ans.