En bref
- Nationalité
- Suisse
- Mandat en cours
- Conseiller fédéral · depuis 1 janvier 2020
Biographie
## Biographie
Ignazio Daniele Giovanni Cassis naît le 13 avril 1961 dans le village de Sessa, sur les hauts du lac de Lugano. Italien de naissance, il est naturalisé en 1976, à l'âge de 15 ans. Il est originaire de Sessa et d'une autre commune tessinoise, Biasca.
Il grandit à Sessa avec ses trois sœurs. À l'âge de 13 ans, à la suite d'un accident, il perd l'auriculaire de sa main droite. Dans sa jeunesse, il pratique le piano, puis la trompette. En 1980, il effectue son école de recrue dans la place d'armes de Savatan en tant que trompette militaire[réf. nécessaire]. Il a le grade de major à l'armée.
Après des études de médecine à l'Université de Zurich, dont il sort diplômé en 1987, il se spécialise dans la santé publique, la médecine interne, la prévention et les soins de santé. De 1996 à 2008, il est médecin cantonal du Tessin, puis exerce la fonction de vice-président de la Fédération des médecins suisses à partir de 2008. Il annonce en novembre 2011 qu'il ne briguera pas de nouveau mandat pour la législature 2012-2016 en raison de divergences de vue avec le reste de la fédération concernant les soins intégrés.
Depuis 2015, il est membre de la Fondation pour la promotion du goût.
## Parcours politique
Il est membre du conseil communal (législatif) de Collina d'Oro d'avril 2004 à avril 2014.
Candidat au Conseil national lors des élections fédérales de 2003, il arrive en quatrième position de la liste du PLR et n'est pas élu. Le 4 juin 2007, il succède néanmoins à Laura Sadis au Conseil national comme représentant du canton du Tessin après l'élection de cette dernière au Conseil d'État du canton du Tessin. Il est réélu en octobre 2007, 2011 (mieux élu de sa liste) et 2015. Il est membre de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC) jusqu'en décembre 2007, puis de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS), qu'il préside de décembre 2015 à octobre 2017. Selon le quotidien 24 Heures, il est un parlementaire « sympathique, spontané et vif d'esprit ».
Le 18 août 2010, il annonce sa candidature au Conseil fédéral afin de succéder à Hans-Rudolf Merz. Sa candidature n'est toutefois pas retenue par le groupe libéral-radical de l'Assemblée fédérale.
Après les élections fédérales de 2015, il succède à Gabi Huber comme président du groupe parlementaire PLR à l'Assemblée fédérale, après s'être imposé face à Christian Wasserfallen.
Le 20 septembre 2017, il est élu au Conseil fédéral par l'Assemblée fédérale, devenant le 117e conseiller fédéral de l'histoire. Son élection intervient au 2e tour de scrutin avec 125 voix (majorité absolue : 123 voix). Il devance Pierre Maudet (90 voix) et Isabelle Moret (28 voix). Il est le premier Tessinois élu conseiller fédéral depuis Flavio Cotti.
À la suite de son élection, la répartition des départements est décidée par le Conseil fédéral le 22 septembre 2017. Il reprend la direction du Département des affaires étrangères à son entrée en fonction, le 1er novembre 2017.
Le 11 décembre 2019, il est réélu au Conseil fédéral avec un mauvais score, 145 voix, dû à la candidature de l'écologiste Regula Rytz dont le parti, fort de ses 13 % lors des dernières élections, revendiquait un siège au Conseil fédéral[réf. nécessaire].
Après avoir été élu le 9 décembre 2020 vice-président du Conseil fédéral pour l'année 2021, il est élu le 8 décembre 2021 avec 156 voix sur les 197 valables à la présidence de la Confédération pour l'année 2022, devenant le premier Tessinois à accéder à la fonction depuis Flavio Cotti en 1998. La presse parle d'un score « très moyen » (Le Temps), « pas brillant » (ATS), voire « plutôt mauvais » (RTS et Tages-Anzeiger), mais la Neue Zürcher Zeitung relativise en indiquant qu'il n'est historiquement pas mauvais et en relevant qu'Alain Berset, élu dans la foulée vice-président du Conseil fédéral pour 2022, n'a obtenu que deux voix de plus que lui. Le Temps rappelle encore dans son analyse du lendemain qu'il s'agit certes du plus mauvais score depuis l'élection d'Ueli Maurer à la présidence en 2012, mais qu'il est loin des 106 voix de Micheline Calmy-Rey en 2010. La veille de son élection, le quotidien vaudois 24 Heures relève que, selon les sondages, il est le ministre le moins populaire du pays.
En mai 2023, il annonce qu'il se représentera à son poste lors du renouvellement du Conseil fédéral qui suivra les élections fédérales d'octobre.
Controverses & affaires(3)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse sur la double-nationalité (1/3)
Ignazio Cassis lors d'une conférence de presse en 2019 (en arrière-plan, son huissier en uniforme). Ignazio Cassis renonce à sa nationalité italienne au cours de la campagne. Le candidat Pierre Maudet, également double national, ne renonce pas à sa nationalité française mais se déclare prêt à y renoncer de façon temporaire en cas d’élection si le gouvernement le juge nécessaire.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur la double-nationalité (2/3)
Cette action de Cassis, très médiatisée, fait suite notamment aux remarques de l’UDC avançant une incompatibilité de la double nationalité avec la fonction très exposée de conseiller fédéral. Cassis affirme que cette décision « n’est pas un gage aux exigences de l’UDC » et qu’il l’a prise « pour [lui] tout seul ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur la double-nationalité (3/3)
Les critiques voient cette action comme créant un précédent néfaste, qui remettrait implicitement en question la légitimité des Suisses doubles nationaux et forcerait d’autres personnalités politiques doubles nationales à se justifier de leur double nationalité ou à se défaire de leur nationalité non suisse.[réf. nécessaire].
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Conseiller fédéralEn coursIgnazio Cassis1 janvier 2020 · Source
Ce qu'on dit de Ignazio Cassis
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Ignazio Cassis dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse sur la double-nationalité (1/3)
Ignazio Cassis lors d'une conférence de presse en 2019 (en arrière-plan, son huissier en uniforme). Ignazio Cassis renonce à sa nationalité italienne au cours de la campagne. Le candidat Pierre Maudet, également double national, ne renonce pas à sa nationalité française mais se déclare prêt à y renoncer de façon temporaire en cas d’élection si le gouvernement le juge nécessaire.
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur la double-nationalité (2/3)
Cette action de Cassis, très médiatisée, fait suite notamment aux remarques de l’UDC avançant une incompatibilité de la double nationalité avec la fonction très exposée de conseiller fédéral. Cassis affirme que cette décision « n’est pas un gage aux exigences de l’UDC » et qu’il l’a prise « pour [lui] tout seul ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur la double-nationalité (3/3)
Les critiques voient cette action comme créant un précédent néfaste, qui remettrait implicitement en question la légitimité des Suisses doubles nationaux et forcerait d’autres personnalités politiques doubles nationales à se justifier de leur double nationalité ou à se défaire de leur nationalité non suisse.[réf. nécessaire].
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quelle est la fonction actuelle de Ignazio Cassis ?
- Ignazio Cassis est actuellement Conseiller fédéral.
