En bref
- Naissance
- 31/07/1947
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 31 juillet 1972
Biographie
## Début de carrière
À sa sortie de l'ENA en 1974 (promotion Simone Weil), il est affecté au ministère de la Culture, puis au ministère de l'Environnement et du cadre de vie, avant de rejoindre en mobilité celui des Affaires étrangères. Par ailleurs, il a été conseiller municipal de Saint-Léger-des-Vignes, dans la Nièvre, de 1977 à 1995, où il était domicilié au presbytère de Saint-Léger-des-Vignes du père britannique et résistant Nicolas Glencross ; il a aussi été suppléant du candidat socialiste Daniel Benoist aux élections législatives de 1978.
## Carrière professionnelle
Hubert Védrine en 2006. Hubert Védrine quitte ses fonctions ministérielles après l'échec de Lionel Jospin à l'élection présidentielle de 2002. En 2003, il crée une société de conseil géostratégique : Hubert Védrine Conseil. De 2003 à 2022, il préside l'Institut François-Mitterrand. Il est également membre du club Le Siècle.
En 2004, dans la perspective des élections régionales, il est pressenti pour être tête de liste en Limousin, proposé par le président sortant Robert Savy, François Hollande, ou Gérard Collomb mais il ne donne pas suite.
Depuis 2005, il est administrateur du groupe LVMH, dont l'actionnaire majoritaire est Bernard Arnault. Hubert Védrine est aussi membre du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).
À la demande du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, il est nommé membre du Haut Conseil pour l'Alliance des Civilisations, auquel il participe de 2005 à 2009, aux côtés de dix autres personnalités, dont le président iranien Khatami ou le Nobel de la Paix Desmond Tutu. Il a participé en 2007, à la demande du Président Jacques Chirac, aux côtés de Nicolas Hulot, Alain Juppé, et Edgar Morin au comité chargé de préparer la Conférence de Paris sur l'environnement visant à poser les bases d'une future Organisation des Nations unies pour l'Environnement.
En 2007, il est pressenti par Nicolas Sarkozy pour être nommé ministre de la Défense mais il décline la proposition.
Le 2 juillet 2007, Nicolas Sarkozy lui confie la rédaction d'un rapport sur la France et la mondialisation, qu'il lui remet en septembre.
Hubert Védrine en 2008.
Le 28 novembre 2007, Hubert Védrine est aspergé de peinture rouge en pleine rue par un collectif altermondialiste qui exige qu'il soit traduit en justice « pour sa responsabilité dans la politique française d'assistance à la préparation et à l'accomplissement du génocide des Tutsis au Rwanda ». Édouard Balladur, Alain Juppé et Hubert Védrine contestent et rejettent absolument cette présentation de la politique française menée au Rwanda avant 1994[réf. souhaitée]. Après cette agression, Hubert Védrine porte plainte pour violences en réunion.
En 2010, il se voit décerner par l’ambassade du Qatar à Paris le prix « Doha Capitale Culturelle Arabe », accompagné d’un chèque de 10 000 euros.
De 2011 à 2014, il siège au conseil consultatif de la banque d'affaires américaine Moelis & Company (en).
François Hollande, devenu président de la République, le charge d'un rapport sur une éventuelle nouvelle sortie de l'OTAN qu'il remet le 14 novembre 2012. Le 4 décembre 2013, il remet un rapport intitulé Un partenariat pour l'avenir (au sujet des relations économiques franco-africaines), commandé par le ministre de l'Économie Pierre Moscovici, aux côtés de Lionel Zinsou, Hakim El Karoui, Tidjane Thiam et Jean-Michel Severino.
À partir de mars 2008 il assure un cours sur les réalités internationales à l'Institut d'études politiques de Paris, transformé en séminaire à partir de 2011 à PSIA sur la perception des menaces.
Il est chroniqueur hebdomadaire dans Les Matins de France Culture, dans lesquels il anime la rubrique « Le monde selon Hubert Védrine » jusqu'en 2016, avant de participer régulièrement à l’émission L'Esprit public animée par Émilie Aubry et Patrick Cohen.
Controverses & affaires(5)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (1/5)
Secrétaire général de l’Élysée de 1991 à 1995, Hubert Védrine est un intermédiaire essentiel avec le pouvoir exécutif et participe à tous les conseils restreints, où ont été décidées les interventions militaires au Rwanda. Étant donné l'état de santé, à l'époque, du président François Mitterrand – affaibli par un cancer en phase terminale –, Hubert Védrine est régulièrement mentionné par des spécialistes de la question comme un des principaux responsables de la politique de l'Élysée vis-à-vis du Rwanda, avec le général Christian Quesnot, chef d’état-major particulier du président de la République, l'amiral Jacques Lanxade, chef d'état-major des armées, et Bruno Delaye, conseiller pour les Affaires africaines au cabinet présidentiel (de 1992 à 1994) en remplacement de Jean-Christophe Mitterrand.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (2/5)
Patrick de Saint-Exupéry, dans Complices de l'Inavouable, confirme l'influence de Hubert Védrine dans le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda. En tant que secrétaire général de l'Élysée, il aurait eu, de fait, accès à tous les documents nécessaires pour comprendre l'évolution du régime du président rwandais Juvénal Habyarimana entre 1990 et 1994, durant la guerre civile débutée en 1990, puis de la tournure des événements, après l'attentat contre ce dernier le 6 avril 1994 et l'accomplissement du génocide par le gouvernement intérimaire. L'auteur a cependant été condamné par la décision du 11 juillet 2017 de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation pour diffamation publique dans cet ouvrage.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (3/5)
D'une manière constante, Hubert Védrine exprimera publiquement sa solidarité avec François Mitterrand et la politique étrangère menée comme en 2004, en tant que président de l’Institut François-Mitterrand, qui organise des manifestations célébrant la politique étrangère de François Mitterrand, déclarant par exemple en 2004 : « Ma conclusion, et ma conviction sont que l’action de la France, hélas seule, a retardé le génocide jusqu’en 1994 ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (4/5)
En 1998, lors d'une mission d'information parlementaire présidée par Paul Quilès[réf. souhaitée], auprès des médias, Hubert Védrine défend l'idée que la France n'a pas participé au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (5/5)
Or, au cours de son audition par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, le 16 avril 2014, interrogé par le député socialiste Joaquim Pueyo qui lui demandait : « Est-ce que la France a livré des munitions aux forces armées après le début du génocide ? À quelle date ? », Hubert Védrine a reconnu que des livraisons d'armes par la France au régime de Kigali ont été réalisées à partir de 1990 et après le début du génocide, ajoutant : « Ce n’est pas la peine de découvrir, sur un ton outragé, qu’il y a eu des livraisons qui se sont poursuivies, c’est la suite de l’engagement d'avant », malgré la résolution 918 du 17 mai 1994 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, stipulant l'embargo sur les armes à destination du Rwanda. De plus, Hubert Védrine a affirmé que ces armes n'ont jamais servi au génocide, sans faire référence à d'éventuelles livraisons, durant la période même du génocide, ce qui pourtant était la question posée par le député Joaquim Pueyo.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Hubert Védrine
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Hubert Védrine dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (1/5)
Secrétaire général de l’Élysée de 1991 à 1995, Hubert Védrine est un intermédiaire essentiel avec le pouvoir exécutif et participe à tous les conseils restreints, où ont été décidées les interventions militaires au Rwanda. Étant donné l'état de santé, à l'époque, du président François Mitterrand – affaibli par un cancer en phase terminale –, Hubert Védrine est régulièrement mentionné par des spécialistes de la question comme un des principaux responsables de la politique de l'Élysée vis-à-vis du Rwanda, avec le général Christian Quesnot, chef d’état-major particulier du président de la République, l'amiral Jacques Lanxade, chef d'état-major des armées, et Bruno Delaye, conseiller pour les Affaires africaines au cabinet présidentiel (de 1992 à 1994) en remplacement de Jean-Christophe Mitterrand.
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (2/5)
Patrick de Saint-Exupéry, dans Complices de l'Inavouable, confirme l'influence de Hubert Védrine dans le rôle de la France dans le génocide des Tutsis au Rwanda. En tant que secrétaire général de l'Élysée, il aurait eu, de fait, accès à tous les documents nécessaires pour comprendre l'évolution du régime du président rwandais Juvénal Habyarimana entre 1990 et 1994, durant la guerre civile débutée en 1990, puis de la tournure des événements, après l'attentat contre ce dernier le 6 avril 1994 et l'accomplissement du génocide par le gouvernement intérimaire. L'auteur a cependant été condamné par la décision du 11 juillet 2017 de la Chambre criminelle de la Cour de Cassation pour diffamation publique dans cet ouvrage.
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (3/5)
D'une manière constante, Hubert Védrine exprimera publiquement sa solidarité avec François Mitterrand et la politique étrangère menée comme en 2004, en tant que président de l’Institut François-Mitterrand, qui organise des manifestations célébrant la politique étrangère de François Mitterrand, déclarant par exemple en 2004 : « Ma conclusion, et ma conviction sont que l’action de la France, hélas seule, a retardé le génocide jusqu’en 1994 ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (4/5)
En 1998, lors d'une mission d'information parlementaire présidée par Paul Quilès[réf. souhaitée], auprès des médias, Hubert Védrine défend l'idée que la France n'a pas participé au génocide des Tutsi au Rwanda en 1994.
Rapporté (au conditionnel)Controverse sur le génocide des Tutsi au Rwanda (5/5)
Or, au cours de son audition par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, le 16 avril 2014, interrogé par le député socialiste Joaquim Pueyo qui lui demandait : « Est-ce que la France a livré des munitions aux forces armées après le début du génocide ? À quelle date ? », Hubert Védrine a reconnu que des livraisons d'armes par la France au régime de Kigali ont été réalisées à partir de 1990 et après le début du génocide, ajoutant : « Ce n’est pas la peine de découvrir, sur un ton outragé, qu’il y a eu des livraisons qui se sont poursuivies, c’est la suite de l’engagement d'avant », malgré la résolution 918 du 17 mai 1994 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, stipulant l'embargo sur les armes à destination du Rwanda. De plus, Hubert Védrine a affirmé que ces armes n'ont jamais servi au génocide, sans faire référence à d'éventuelles livraisons, durant la période même du génocide, ce qui pourtant était la question posée par le député Joaquim Pueyo.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Hubert Védrine ?
- Hubert Védrine est né(e) le 31 juillet 1947, ce qui lui fait 78 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Hubert Védrine ?
- Hubert Védrine est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
