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Hippolyte Carnot

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Hippolyte Carnot

Décédé(e) le 16 mars 1888

Ministre (France) · Gouvernement français

Lazare Hippolyte Carnot, né le 6 avril 1801 à Saint-Omer (Pas-de-Calais) et mort le 16 mars 1888 à Paris, est un homme politique français.

Score politique66/100
Score Polidex30/100
Né(e) le 6 octobre 1801 (86 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
06/10/1801
Décès
16/03/1888
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Débuts de carrière

Hippolyte fréquente, grâce à ses relations chez les jeunes avocats, tous ceux qui aspirent à renverser les Bourbons et à améliorer l'ordre social. Animé par l'idéal républicain transmis par son père, il s'emploie à diffuser les thèses libérales. Doté d'un solide bon sens, il répugne à l'action violente encore prônée par des groupuscules, car il sent qu'elle provoquerait de sévères mesures de répression.

Le 13 décembre 1824, il se fait admettre à la Société de la morale chrétienne, fondée en 1821 par Guizot pour faire pièce à la Congrégation ; dès 1826 il y fait partie du Comité des prisons et du Comité de charité et de bienfaisance. Il s'exerce à l'art de bien dire à la Société de littérature et de morale, qui groupe surtout de jeunes avocats dans ses réunions rue des Poitevins et où il fait la connaissance de Laurent de l'Ardèche.

En avril 1826 il suit les trois premiers cours de philosophie positive, qu'Auguste Comte dispense en son appartement de la rue du Faubourg-Montmartre, mais qu'il doit interrompre à la suite d'une crise nerveuse. Il sera alors interné dans la maison du docteur aliéniste Esquirol qui accueillera plus tard son frère Sadi.

Toujours incliné vers la religion, Hippolyte Carnot adhère avec Laurent de l'Ardèche à l'Ordre du Temple, une organisation proche de la société maçonnique secrète critique vis-à-vis de l'Église catholique. Après être devenu « Commandeur » au sein des Chevaliers de la Croix, il finit par les quitter en raison d'une hiérarchie trop forte et une soumission aux doctrines et rites trop prononcée pour son goût.

Entraîné par Laurent de l'Ardèche chez les saint-simoniens, Hippolyte en reçoit quelques-uns dans son appartement 26, rue des Saints-Pères, s'enthousiasme pour la nouvelle doctrine et collabore à la rédaction de son exposition. Le rétablissement de la censure par Villèle le 24 juin 1827 amène les rédacteurs du Globe à réunir toutes les fractions de l'opinion libérale dans une organisation légale qui pourra suppléer au silence forcé des journaux par l'édition de brochures. Cette organisation, c'est la société Aide-toi, le ciel t'aidera, présidée par Guizot dès sa fondation en août 1827 et à laquelle Hippolyte adhère. En 1828 il entre au comité de la société lorsque le groupe du Globe se retire. Il collabora pendant plusieurs années au journal Le Producteur, avec Prosper Enfantin, principal propagateur de cette doctrine. À la loge des Trinosophes, il rencontre le littérateur Hippolyte Auger, qui obtient son appui financier pour faire imprimer sur les presses d'Honoré Balzac une revue, le Gymnase, recueil de morale et de littérature, dont le premier cahier paraît le 8 mai 1828. Ce sont en définitive son tempérament généreux (les saint-simoniens répudient l'héritage illimité), son dynamisme, son sens pratique et son aisance pécuniaire qui font d'Hippolyte Carnot une personnalité marquante dans la jeunesse libérale de la capitale.[réf. nécessaire]

Après avoir pris les armes lors des Trois Glorieuses contrairement à la consigne des saint-simoniens, Carnot se range du côté de Saint-Amand Bazard lors de la scission qui oppose ce dernier à Prosper Enfantin. En décembre 1834, il fait partie des fondateurs de la Société française pour l'abolition de l'esclavage. Par la suite il participe à la Revue encyclopédique de Pierre Leroux et de Jean Reynaud, avant de s'orienter vers la politique dans l'opposition face à la monarchie de Juillet. Après une première candidature en 1837 en Bourgogne, Carnot est finalement élu député du 6e arrondissement de Paris lors des législatives de 1839, sous l'étiquette radicale. Réélu en 1842 et 1846, il défend une réforme électorale et parlementaire, ce qui le conduit à proposer en 1847 dans une brochure un rapprochement entre les radicaux et les opposants dynastiques.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    6 octobre 1826 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Hippolyte Carnot

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Hippolyte Carnot ?
Hippolyte Carnot est décédé(e) le 16 mars 1888, à l'âge de 86 ans.