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Henri Rieunier

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Henri Rieunier

Décédé(e) le 10 juillet 1918

Ministre (France) · Gouvernement français

Henri Rieunier, né le 6 mars 1833 à Castelsarrasin (France) et mort le 10 juillet 1918 à Albi (France), est un amiral et homme politique français.

Score politique66/100
Score Polidex30/100
Né(e) le 6 mars 1833 (85 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
06/03/1833
Décès
10/07/1918
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Biographie

Henri Rieunier est né le 6 mars 1833 à Castelsarrasin avec pour prénoms à l'état-civil Adrien, Barthélemy, Louis ; il sera prénommé Henri lors de son baptême.

Il épouse civilement le 26 août 1871 à Paris (8e) et religieusement le 28 août 1871 en l'église de la Madeleine à Paris, Victoire Louise Bance (1841-1914) fille de Balthazar Bance, éditeur d'art et de Louise Charlotte Tullié Joyant et sœur du peintre Albert Bance (1848-1899).

Il meurt le 10 juillet 1918 à Albi où auront lieu 12 juillet ses obsèques avec les honneurs militaires. Après un office funèbre célébré à la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, il est inhumé au cimetière des Planques. Son corps a été transféré plus tard au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

## Carrière

École navale Après des études au lycée de Toulouse, il prépare l'École navale à Brest. Âgé de 16 ans et 10 mois, il embarque à Bordeaux le 27 décembre 1849 comme "novice" à bord du trois mâts barque le Primauguet. Il débarque à Montevideo en Uruguay le 15 avril 1850. Dès le lendemain, il rembarque sur l'Orthézien et est de retour à Bordeaux le 12 juillet 1850. Il se rend ensuite à Paris pour une année préparatoire (classe de math élémentaire) au lycée Charlemagne. Puis intègre l'École navale, et embarque en 1851 sur le navire Borda.

Participation à la guerre de Crimée et opérations en Chine Henri Rieunier participe sur le Charlemagne à la guerre de Crimée de 1853 à 1856, dont notamment au bombardement du fort d'Odessa, la bataille de l'Alma, le siège de Sébastopol (Contusionné, il est décoré sur le champ de bataille de la Légion d'honneur pour acte de bravoure, à 22 ans) et à la prise du fort de Kinburn sur le Labrador où il servira encore, après avoir hiverné dans la mer Noire dans des conditions très rude par des froids de −27 °C, plus de dix mois en "guerre" puis en "paix".

Sur la Némésis puis sur l'aviso Marceau et sur la canonnière Mitraille, il assiste à toutes les opérations de la 1re phase de l'expédition de Chine de la seconde guerre de l'opium, de 1857 à 1858 : prise d'assaut de Canton et des forts de Ta-Kou à l'embouchure du Peï-ho. Il fut chargé de miner et de faire sauter les forts de Ta-Kou, dans la province du Petchili.

Il quitte la Cochinchine après une campagne de près de sept années consécutives. Il apprend à parler le vietnamien.

Il participe à la prise de Tourane le 1er septembre 1858 à bord de la Némésis avec l'amiral de Genouilly, à l'attaque de la citadelle de Saïgon le 17 février 1859 et par la suite à sa défense, lorsqu'elle fut assiégée de mars 1860 à février 1861 par les douze mille hommes du maréchal Nguyen Tri Phuong. Il participe également à la prise d'assaut des forts du Donnaï et des lignes de Ky Hoa sous les ordres de l'amiral Jean Bernard Jauréguiberry, de la citadelle de Mỹ Tho et celles de Vĩnh Long, Biên Hòa. Il sert les amiraux Charles Rigault de Genouilly, Théogène François Page, et sera aide de camp et directeur des affaires indigènes de Léonard Victor Charner, Louis Adolphe Bonard et de Pierre-Paul de La Grandière. Il assiste à la signature du traité de Saïgon à bord du vaisseau Duperré le 5 juin 1862 et à sa ratification à la cour de Hué sur une table d'or par l'empereur Tu Duc, le 16 avril 1863. C'était la première fois que l'empereur Tu Duc recevait des étrangers et que l'on voyait une troupe européenne dans la capitale de l'Annam, à Hué.

L'écriture en langue Annamite est de la main de Phan-thanh-Giản - la traduction française est de la main d'Henri Rieunier. Il est chargé de conduire à bord du navire Européen, au départ de Saigon le 4 juillet 1863, l'ambassade extraordinaire annamite (2 mandarins et une suite de 63 personnes) du grand mandarin Phan Thanh Giản de la cour de Hué, auprès de Napoléon III aux Palais des Tuileries pour tenter une renégociation du traité de Saïgon. Les mandarins et Henri Rieunier séjourneront en Égypte jusqu'à fin août. Ils seront reçus, au Caire, par Ismaïl Pacha (1830 - 1895), ex vice-roi et khédive d'Égypte - qui avait succédé, le 18 janvier 1863, à son oncle Saïd Pacha.

De grands mandarins annamites iront offrir des cadeaux en ambassade à l&apos;Empereur des Français, avec l&apos;intention de lui demander de tempérer un ou deux mots du traité. Le roi d&apos;Annam aussi veut donner des deux côtés la concorde, mais parce qu&apos;il a perdu trois provinces, alors il souffre beaucoup. Si l&apos;empereur des Français ne veut pas adoucir un ou deux mots du traité de paix, alors le roi d&apos;Annam ne sera pas content.<br>En mer, à bord de l&apos;Européen, Juillet 1863.&apos;&apos;"},"2":{"wt":"Écriture et documents uniques au monde du vice-roi de Cochinchine [[:vi:Phan Thanh Giản|Phan-thanh-Giản]] 1er Ambassadeur-Mandarin, 1er degré, 2ème classe."}},"i":0}}]}' id="mwjw"> « Quan-lớn An-nam sẽ đi cống-sứ vua Pha-lan-sa, có ý xin vua châm-chước một-hai đều về việc giao-hòa. Vua An-nam cũng muốn cho hai đàng hòa-hảo, mà bỡi vì mất ba tỉnh thì tiếc lắm. Nếu vua Pha-lan-sa không muốn châm-chước một-hai đều về việc giao-hòa thì vua An-nam sẽ không bằng lòng. De grands mandarins annamites iront offrir des cadeaux en ambassade à l'Empereur des Français, avec l'intention de lui demander de tempérer un ou deux mots du traité. Le roi d'Annam aussi veut donner des deux côtés la concorde, mais parce qu'il a perdu trois provinces, alors il souffre beaucoup. Si l'empereur des Français ne veut pas adoucir un ou deux mots du traité de paix, alors le roi d'Annam ne sera pas content. En mer, à bord de l'Européen, Juillet 1863. »

— Écriture et documents uniques au monde du vice-roi de Cochinchine Phan-thanh-Giản 1er Ambassadeur-Mandarin, 1er degré, 2ème classe.

Il est l'auteur d'une Statistique du port de Saïgon en 1861, et Le Commerce de Saïgon en 1862 et la publication de deux brochures sur les ressources et l'avenir de la Cochinchine, brochures publiées la même année en 1864, sous le pseudonyme de H. Abel (le ministre de la marine, Prosper de Chasseloup-Laubat n'autorisa pas la publication avec le nom de l'auteur).

Second à bord de la Thémis lors de la campagne du Mexique Henri Rieunier participe à la fin de la campagne du Mexique de 1865 à 1867 comme second à bord de la Thémis pour 28 mois d'embarquement en suivant un périple maritime le menant à Terre-Neuve, au Canada, aux États-Unis et aux Antilles. Le 18 septembre 1865, il est au mouillage de New York. À cette occasion il rédigera un ouvrage intitulé : « Sur l’état, la nature et la valeur des fortifications maritimes qui défendent l’accès de New-York, le premier Port des États-Unis d’Amérique ».

École de pilotage des côtes ouest de France Il est ensuite nommé commandant de l'aviso à hélice Argus de 1868 à 1870, affecté à l'école de pilotage des côtes ouest de France, et basé à La Rochelle. On lui doit la désignation en 1868 de l'emplacement du port de La Pallice à La Rochelle

Capitaine de frégate lors du siège de Paris Lors du siège de Paris, il est capitaine de frégate, chef d'état-major de la flottille de la Seine, puis chargé de diriger les batteries de la marine à Montretout. Il sera blessé en commandant les canonnières en avant du pont d'Austerlitz au cours du second siège de Paris pendant la Commune de Paris. Il est nommé capitaine de vaisseau, à 38 ans, pour sa belle conduite et deux blessures, après onze mois de grade de capitaine de frégate. Citations des amiraux Camille Clément de La Roncière-Le Noury et Charles de Dompierre d'Hornoy.

Commandant du croiseur Laclocheterie en Extrême-Orient Croiseur Laclocheterie De 1875 à 1878, il est commandant du croiseur le Laclocheterie en Extrême-Orient.Il escorte avec le Laclocheterie la flottille du Mikado, qui est à bord du Takawo-Maru, de Yokohama à Kobe. Il rencontre pour des entretiens diplomatiques les plus hauts dignitaires du Japon comme Tokugawa Yoshinobu, puis ceux de la Chine. Il opère avec Le Laclocheterie et son équipage, le 11 octobre 1877, le sauvetage de pêcheurs japonais, tous voués à une mort certaine un jour de tempête dans les passes du détroit de Shimonoseki. Il fut le premier navigateur français au XIXe siècle, en 1876, – après les équipages de La Pérouse de la Boussole et de l'Astrolabe – à revisiter le détroit de la Manche de Tatarie, à bord du Laclocheterie.

Commandant de la corvette cuirassée Jeanne d'Arc Sur la proposition de Jean Bernard Jauréguiberry, ministre de la marine, il prend au Pirée le commandement de la corvette cuirassée Jeanne d'Arc dans la division navale du Levant de 1880 à 1881. Il rencontre, à plusieurs reprises pour des entretiens diplomatiques le Bey de Tunis et Georges Ier de Grèce.

Contre-amiral et major général à Brest Il est nommé major général à Brest à compter du 27 avril 1882, après sa nomination au grade de contre-amiral le 31 mars 1882, puis membre du conseil des travaux de la marine de 1883 à 1885.

Missions en Extrême-Orient En 1885, il est nommé adjoint de Courbet commandant en chef de l'escadre de l'Extrême-Orient en Chine à bord du Turenne. Il prend peu après la mort du vice-amiral Courbet les fonctions de commandant en chef de la division navale des mers de Chine et du Japon et montrera le pavillon français au Japon, où il n'avait pas paru depuis deux ans. Il effectue en Extrême-Orient plusieurs missions pour le compte du gouvernement, notamment au Tonkin et en Cochinchine, et rencontre des dirigeants et hauts dignitaires des pays visités de 1885 à 1887, principalement la Chine, le Japon, la Corée, la Cochinchine et le Tonkin. Il rentra son pavillon dans la rade de Hong Kong.

Retour en France Dès son retour en France, il reçoit du gouvernement de très vives félicitations pour les services éminents rendus au Pays.

De mars 1887 à juin 1889, il est membre du conseil d'amirauté à Paris. Il siégea, à partir d'août 1888 à la commission d'études de la défense du littoral. Le 13 avril 1887, Henri Rieunier est reçu à l'Élysée par le président Jules Grévy afin de lui faire un rapport sur sa mission en Extrême-Orient. Il sera reçu presque un an plus tard par le président Sadi Carnot.

Escadre de la Méditerranée occidentale et du Levant Le 5 mai 1889, il accède au grade de vice-amiral et devient commandant en chef et préfet maritime du 4e arrondissement à Rochefort, en 1889. De la préfecture de Rochefort, Henri Rieunier passa, en la même qualité en 1890, à commandant en chef et préfet maritime du 5e arrondissement, à Toulon.

De 1890 à 1892, il est commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée Occidentale et du Levant et de son escadre de réserve, commandant en chef de la 1re armée navale à bord du cuirassé d'escadre à deux tourelles de 12 000 tonnes Formidable (la principale force navale de la France).

Ministre de la Marine Henri Rieunier est nommé ministre de la Marine du 11 janvier au 3 décembre 1893 dans les gouvernements Ribot II et Dupuy I jusqu'à la chute du cabinet et sa démission.

Il est président du comité des inspecteurs généraux de la Marine de 1893 à 1898 et président - au titre de ministre - puis vice-président du conseil supérieur de la Marine.

Il est placé dans la 2e section du cadre de l'état-major de l'armée navale le 5 mars 1898. Il réunit à cette date quarante-six ans, cinq mois et un jour de services effectifs, dont quinze ans cinq mois dix-neuf jours à la mer en paix et huit ans six mois vingt-six jours à la mer en guerre - et deux blessures.

Controverses & affaires

Aucune controverse ou affaire référencée à ce jour avec source vérifiable. Si vous avez connaissance d'un élément sourcé, vous pouvezle signaler.

Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    6 mars 1858 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Henri Rieunier

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Médias & multimédia

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Henri Rieunier ?
Henri Rieunier est décédé(e) le 10 juillet 1918, à l'âge de 85 ans.