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Hélène Ahrweiler

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Hélène Ahrweiler

Décédé(e) le 16 février 2026

Personnalité politique française. · France

Hélène Glykatzi épouse Ahrweiler, née le 29 août 1926 à Athènes (Grèce) et morte dans la même ville le 16 février 2026, est une historienne médiéviste et universitaire grecque naturalisée française, spécialiste en études byzantines.

Score politique53/100
Score Polidex1/100
Né(e) le 29 août 1926 (99 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
29/08/1926
Décès
16/02/2026
Nationalité
France
Dernier mandat
Personnalité politique française. · 29 août 1951
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Biographie

Issue d'une famille grecque expulsée d'Asie mineure, fille de Nicolas Glykatzis et de Kalliroé Psaltides, Hélène Glykatzi fait ses études à Athènes au Gymnase classique, puis à l'Institut français et à l'Institut anglais, avant de suivre les cours de la Faculté de lettres de Paris d'où elle sort diplômée de philosophie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage dans la Résistance contre l'occupant nazi à l'âge de 18 ans. Elle quitte la Grèce pour Paris en 1945 lors du trajet du paquebot Mataroa menant des intellectuels grecs vers la France.

À Paris, elle suit les cours de l'École pratique des hautes études et obtient un doctorat d'histoire. Elle obtient en 1966 un doctorat ès lettres, consacré à Byzance et la mer, édité par les Presses universitaires de France.

En 1955, elle entre comme chercheur au Centre national de la recherche scientifique, puis est promue maître de recherches. Le 7 novembre 1958, elle épouse Jacques Ahrweiler, dont elle a une fille, Marie-Hélène (épouse de Jean-Roch Giovachini). En 1967, elle quitte le CNRS pour devenir professeure à la faculté de lettres de Paris.

Elle est successivement directrice du département d'histoire de la faculté de lettres de Paris (1969-1970), cofondatrice et première vice-présidente (1970-1973) puis présidente (1976-1981) de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Elle est la première femme de l'histoire de la Sorbonne à occuper les postes de cheffe de département, présidente d’université et rectrice.

En 1982, François Mitterrand la nomme rectrice de l'Académie de Paris, chancelier des universités de Paris, faisant d'elle la première femme à occuper l'un des postes les plus prestigieux de l’Éducation nationale. Elle occupe cette fonction jusqu'en 1989. Durant les manifestations contre la loi Devaquet, elle appelle les CRS à intervenir dans les universités.

En février 1989, Hélène Ahrweiler est nommée présidente du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, où elle succède à Jean Maheu. Elle effectue un mandat de deux ans et demi jusqu'en août 1991, atteinte par la limite d'âge de 65 ans.

Hélène Ahrweiler a également été présidente de l'Association des universités européennes, puis présidente honoraire du Comité d'éthique pour les sciences, vice-présidente du Conseil supérieur de l'Éducation nationale (1983-1989), secrétaire générale du Comité international des sciences historiques (1980-1990), présidente d'honneur de l'Association internationale des études byzantines, expert (sciences sociales et humaines) auprès de l'UNESCO, vice-présidente puis présidente de la Maison des sciences de l'homme (1982-1989), vice-présidente du conseil d'orientation du Centre Georges-Pompidou (1976-1989), présidente du Centre culturel européen de Delphes, présidente du Théâtre national de Grèce à Athènes, présidente de la Fondation Terra pour les arts et l'éducation (Chicago-Giverny), membre du comité d'orientation de l'Institut Veolia environnement.

Elle est membre correspondant de la British Academy, membre associé de l'Académie royale de Belgique, membre correspondant de l'Académie d'Athènes, de l'Académie des sciences de Berlin, de l'Académie des sciences de Bulgarie. Elle est également docteur honoris causa des universités de Londres, Harvard, Belgrade, New York, Lima, Nouveau-Brunswick, Haïfa, Fribourg, Université de Crète, et de l'École des hautes études en sciences politiques et sociales d'Athènes.

Un volume de Mélanges, en deux tomes, lui a été offert par ses collègues, disciples et amis en 1998 sous le titre Eupsychia.

Auréolée de sa carrière française, elle rentre en Grèce où elle apparaît fréquemment dans les médias.

Sa mort, le 16 février 2026, provoque des réactions contrastées en Grèce : le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis ou la ministre de la Culture Lína Mendóni saluent sa mémoire, tandis que certaines personnalités, comme l'avocat Vasilis Sotiropoulos dénoncent les hommages rendus à une figure controversée.

Controverses & affaires(3)

Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.

  • Controverses et prises de positions (1/3)

    Plusieurs aspects de la vie d'Hélène Glykatzi-Ahrweiler déclenchent des polémiques. Ses positions nationalistes répétées, notamment, déclenchent des débats. Des historiens et archéologues lui reprochent, par exemple, d'être obsédée par la localisation en Grèce de la tombe d'Alexandre le Grand, et d'avoir soutenu sans arguments scientifiques que la tombe de Philippe II de Macédoine à Vergína découvertes par Manólis Andrónikos était celle d'Alexandre.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverses et prises de positions (2/3)

    Sa proximité avec la monarchie grecque interroge également. En effet, bien qu'affirmant avoir résisté au sein de l'EAM, d'obédience communiste, Hélène Glykatzi-Ahrweiler est, de 1947 à 1964, secrétaire de la reine Frederika, épouse de Paul Ier. Elle est ainsi amenée à travailler dans les cités pour enfants controversées crées par la reine dans les régions touchées par la guerre civile, les Paidoupolis, dans lesquelles des enfants dont l’un ou les deux parents communistes avaient été tués subissaient une rééducation et se voyaient inculquer la religion orthodoxe.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverses et prises de positions (3/3)

    À la fin de sa vie, elle affirme que l'homme politique conservateur Kyriakos Mitsotakis est « un cadeau pour la Grèce ».

    Rapporté (au conditionnel)

Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française.
    France
    29 août 1951 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Hélène Ahrweiler

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

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Médias & multimédia

Toutes les apparitions et interventions de Hélène Ahrweiler dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.

Aucune apparition médiatique référencée pour Hélène Ahrweiler.
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Votes parlementaires

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Anecdotes

  1. Controverses et prises de positions (1/3)

    Plusieurs aspects de la vie d'Hélène Glykatzi-Ahrweiler déclenchent des polémiques. Ses positions nationalistes répétées, notamment, déclenchent des débats. Des historiens et archéologues lui reprochent, par exemple, d'être obsédée par la localisation en Grèce de la tombe d'Alexandre le Grand, et d'avoir soutenu sans arguments scientifiques que la tombe de Philippe II de Macédoine à Vergína découvertes par Manólis Andrónikos était celle d'Alexandre.

    Rapporté (au conditionnel)
  2. Controverses et prises de positions (2/3)

    Sa proximité avec la monarchie grecque interroge également. En effet, bien qu'affirmant avoir résisté au sein de l'EAM, d'obédience communiste, Hélène Glykatzi-Ahrweiler est, de 1947 à 1964, secrétaire de la reine Frederika, épouse de Paul Ier. Elle est ainsi amenée à travailler dans les cités pour enfants controversées crées par la reine dans les régions touchées par la guerre civile, les Paidoupolis, dans lesquelles des enfants dont l’un ou les deux parents communistes avaient été tués subissaient une rééducation et se voyaient inculquer la religion orthodoxe.

    Rapporté (au conditionnel)
  3. Controverses et prises de positions (3/3)

    À la fin de sa vie, elle affirme que l'homme politique conservateur Kyriakos Mitsotakis est « un cadeau pour la Grèce ».

    Rapporté (au conditionnel)

Questions fréquentes

Quel est l'âge de Hélène Ahrweiler ?
Hélène Ahrweiler est décédé(e) le 16 février 2026, à l'âge de 99 ans.