En bref
- Naissance
- 25/11/1959
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 25 novembre 1984
Biographie
## Carrière politique
Débuts Après avoir quitté SOS Racisme en 1992, Harlem Désir fonde un éphémère parti politique appelé d'abord Le Mouvement, puis Mouvement action égalité, qui se transforme quelques mois plus tard en club de réflexion lorsqu'Harlem Désir adhère à Génération écologie. Il se présente sous les couleurs de Génération écologie aux élections législatives de 1993 dans la onzième circonscription des Yvelines ; après avoir obtenu 6,84 % des voix au premier tour, il refuse d'appeler à voter pour le candidat socialiste au second.
Six mois plus tard, en décembre 1993, il rejoint le Parti socialiste, dont il intègre le bureau national en 1994. Il est alors membre du courant Gauche socialiste.
En 2003, il est nommé responsable national pour l'Europe, rejoignant, aux côtés de Julien Dray, la majorité du parti.
Parallèlement, il est nommé membre du Conseil économique et social, de 1989 à 1994, puis de 1997 à 1999.
Au Parlement européen Harlem Désir en 2012. Il se présente une nouvelle fois sans succès, à l'élection législative dans la 10e circonscription de la Seine-Saint-Denis, en 1997. Deux ans plus tard, il obtient son premier mandat, comme député européen. En 2001, il est élu conseiller municipal d'opposition à Aulnay-sous-Bois. Lors des élections européennes de 2004, il est tête de liste du PS pour la région Île-de-France ; réélu avec 25,03 % des voix exprimés, il est promu vice-président du groupe parlementaire du Parti socialiste européen.
Au cours de son mandat de député européen, il se spécialise sur les questions de mondialisation. Il se rend chaque année au Forum social mondial et est à l'origine (en tant que président de l'intergroupe « taxation du capital » au Parlement européen) d'un amendement en faveur d’une taxe Tobin qui stipule que le Parlement européen « invite les participants au Sommet sur le développement durable à étudier les possibilités d’instaurer une taxe sur les transactions financières, afin, entre autres, de donner des moyens financiers supplémentaires aux pays en développement de lutter contre la pauvreté et de soutenir des mesures favorisant leur développement social et économique ». Cet amendement est alors rejeté de 17 voix (176 voix pour, 193 contre et 15 abstentions), dont à une grande majorité des élus des groupes de droite PPE et libéraux et de quelques élus d'extrême gauche).
En 2009, il conduit à nouveau la liste du PS dans la circonscription Île-de-France ; il est réélu député européen (sa liste recueille 13,58 % des voix en recul de 11,45 points par rapport à 2004).
Selon le site votewatch.eu qui recense l’assiduité des parlementaires européens, Harlem Désir a au cours de son mandat réalisé 26 propositions de résolutions (ce qui le classe au 212e rang sur 766 députés), rédigé une déclaration écrite (263e), posé 14 questions parlementaires (601e), amendé 12 rapports (660e) et participé à 50,15 % des votes de l’assemblée européenne (752e).
Au sein du Parti socialiste Favorable au « oui » lors du référendum interne au PS puis national du 29 mai 2005, Harlem Désir critique avec véhémence les partisans du « non » et l'association ATTAC dont, sans être membre, il a été l'un des relais parlementaires.
Pour autant, il ne rompt pas les liens noués avec le mouvement altermondialiste mais s'éloigne de sa composante néo-communiste et souverainiste, que représentait à ses yeux la direction d'ATTAC.
Lors du congrès de Reims du Parti socialiste de 2008, Harlem Désir soutient la candidature de Bertrand Delanoë. Après l'élection de Martine Aubry à la fonction de première secrétaire, il est nommé secrétaire national chargé de la coordination, un poste considéré comme celui de « numéro deux » du PS. Il est, cependant, nettement moins médiatisé que dans les années 1980, au point de faire parfois figure d'homme politique « austère ».
Après l'annonce de la candidature à la primaire socialiste de la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, Harlem Désir, no 2 du parti, est nommé le 30 juin 2011 premier secrétaire délégué du PS et président du Conseil national d'organisation des primaires (CNOP) par le conseil politique. Il assume dès lors la direction du parti jusqu'à la fin de la primaire, le 16 octobre 2011.
Le 27 mai 2012, il annonce sa candidature à la succession de Martine Aubry à la tête du PS. Le 12 septembre suivant, il est désigné, par Martine Aubry et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pour être le premier signataire de la motion que ces derniers soutiennent. Depuis la précédente réforme statutaire, il est donc le seul candidat possible de cette motion au poste de premier secrétaire du Parti socialiste lors de l'élection prévue le 18 octobre, une semaine après le vote sur les motions. Le passé judiciaire d'Harlem Désir tout comme le mode de désignation, qualifié d'« obscur » voire « nord-coréen », sont critiqués au sein même du PS. Lors du vote du 18 octobre 2012, il est élu premier secrétaire du parti face à Emmanuel Maurel, avec 72,5 % des voix des adhérents et un taux de participation de 46,5 %. Il est investi officiellement le 28 octobre suivant, lors du congrès du parti à Toulouse.
Le mandat d'Harlem Désir à la tête du Parti socialiste lui vaut d'être critiqué par divers élus du parti, qui le jugent insuffisamment présent. Initialement soutenu par plusieurs dirigeants du PS comme Jean-Christophe Cambadélis, Harlem Désir apparaît de plus en plus isolé au fil des mois. Il lui est également reproché diverses erreurs de communication, notamment au moment de l'affaire Leonarda, où il prend une position en porte-à-faux vis-à-vis de celle de François Hollande. Les médias jugent également sévèrement sa direction du PS, le journal Le Monde la qualifiant de « calamiteuse gouvernance ».
Au sein du gouvernement Un an et demi après son arrivée à la tête du Parti socialiste et dix jours après le revers dudit parti aux élections municipales, Harlem Désir, nommé le 9 avril 2014 secrétaire d'État chargé des Affaires européennes dans le gouvernement Valls I, quitte la tête du PS. Selon un sondage réalisé en avril 2014, plus de trois Français sur quatre désapprouveraient cette nomination, opinion défavorable partagée également par les sympathisants du PS.
En 2016, il est épinglé par le magazine Challenges qui le présente comme un secrétaire d'État peu adapté à sa tâche et va jusqu'à se demander « à quoi sert Harlem Désir ? ».
Pendant la primaire citoyenne de 2017, il soutient Manuel Valls.
À la suite de la nomination de Matthias Fekl au ministère de l'Intérieur, en raison de la démission de Bruno Le Roux, Harlem Désir se voit également confier le portefeuille du Commerce extérieur et du Tourisme.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Harlem Désir
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Harlem Désir ?
- Harlem Désir est né(e) le 25 novembre 1959, ce qui lui fait 66 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Harlem Désir ?
- Harlem Désir est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
