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Georges Clemenceau

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Georges Clemenceau

Décédé(e) le 24 novembre 1929

Ministre (France) · Gouvernement français

Georges Clemenceau, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 24 novembre 1929 à Paris (Seine), est un homme d'État français, président du Conseil de 1906 à 1909 puis de 1917 à 1920.

Score politique66/100
Score Polidex10/100
Né(e) le 28 septembre 1841 (88 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
28/09/1841
Décès
24/11/1929
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Débuts dans le camp républicain (1870-1876)

Effondrement de l'Empire, siège de Paris et dénonciation de l'armistice La foule devant le Corps législatif au matin du 4 septembre 1870, peinture de Jacques Guiaud et Jules Didier. Dès que la guerre franco-prussienne éclate, Georges Clemenceau quitte Mary et leur petite fille Madeleine pour se rendre à Paris, où il pense pouvoir se rendre utile. Arrivé au début du mois d'août 1870, il y apprend la défaite de l'Empereur à Sedan le 2 septembre puis, muni d'un képi de la Garde nationale, il se mêle avec ses amis Arthur Ranc et Edmond Adam à la foule parisienne qui prend une part active dans les événements qui aboutissent à la Proclamation de la IIIe République par Léon Gambetta et les députés républicains à l'hôtel de ville le 4 septembre.

Formé le jour même, le gouvernement de la Défense nationale nomme Étienne Arago maire de Paris, ce dernier désignant à son tour des maires provisoires dans les différents arrondissements de la ville. Arago, cherchant des républicains sûrs, nomme Clemenceau — présenté à lui quelques années plus tôt par son père — à la mairie du XVIIIe arrondissement, celui des quartiers populaires de Montmartre. C'est à cette période que Clemenceau rencontre l'anarchiste Louise Michel, institutrice du quartier, et permet à son ami Auguste Blanqui de devenir commandant du 169e bataillon de la garde nationale de Paris, alors que le siège de Paris commence le 19 septembre 1870. Fervent défenseur de la cause républicaine comme de la patrie, Clemenceau fait afficher une proclamation martiale le 23 septembre : « Nous sommes les enfants de la Révolution. Inspirons-nous de l'exemple de nos pères de 1792, et comme eux nous vaincrons. » Tout en organisant les distributions de fournitures indispensables à la défense de la ville comme de la population, il témoigne de ses convictions laïques en demandant aux instituteurs de ne pas conduire leurs élèves à la messe du Saint-Esprit pour la rentrée des classes, comme c'était l'usage sous l'Empire.

Georges Clemenceau photographié par Étienne Carjat (vers 1871).

Fin octobre, les Parisiens se révoltent en apprenant la reddition à Metz du maréchal Bazaine, la reprise du village du Bourget par les Prussiens et la démarche d'Adolphe Thiers, délégué par le gouvernement à Versailles pour négocier l'armistice avec Bismarck. Pour le républicain farouchement antimonarchiste qu'est Clemenceau, ceci est une provocation : il fait placarder des affiches annonçant son refus d'une telle « trahison ». Le jour même, des bataillons de la Garde nationale des quartiers populaires organisent un soulèvement et marchent sur l'Hôtel de Ville avec la volonté d'établir une Commune révolutionnaire. L'ordre est finalement rétabli par la Garde nationale des quartiers bourgeois, emmenée par Jules Ferry, qui empêche le coup de force. De cet épisode naît une rivalité acharnée entre Clemenceau et Ferry.

Désavoués pour leur complicité avec les révolutionnaires, Arago puis Clemenceau démissionnent. Le gouvernement obtient la confiance des Parisiens par plébiscite le 3 novembre et organise des élections municipales deux jours plus tard. Clemenceau est élu largement dans le XVIIIe arrondissement. Il est cependant destitué le 22 janvier 1871, jour d'un nouveau soulèvement, pour avoir demandé, avec d'autres maires d'arrondissement réunis par Jules Favre, la démission du général Trochu. L'armistice, refusé par Clemenceau et le peuple parisien, est signé six jours plus tard.

Le 8 février, après avoir refusé l'offre de Léon Gambetta de devenir préfet du Rhône en remplacement de Paul Challemel-Lacour, Clemenceau est élu député de la Seine en 27e position, avec un peu plus de 95 000 voix. Au sein de la nouvelle Assemblée nationale, les députés parisiens qui figurent sur les listes électorales de l'Union républicaine sont très majoritairement hostiles aux conditions de paix exigées par Bismarck, mais la représentation nationale, principalement issue des campagnes et à forte tendance monarchiste, est favorable à l'armistice, quel qu'en soit le prix. Après la ratification du traité préliminaire de paix, le 28 février, de nombreux députés républicains démissionnent. Clemenceau, qui choisit de conserver son mandat, rentre à Paris. Il appelle notamment ses concitoyens à s'abstenir de toute violence lors de l'entrée des Prussiens dans la ville le 1er mars.

De la Commune au conseil municipal de Paris Article connexe : Commune de Paris. Art naïf : le 18 mars 1871, Clemenceau, maire de Montmartre, tente d'empêcher le général Lecomte de retirer les canons de la Butte Montmartre. Le 18 mars 1871, la décision du gouvernement de désarmer Paris en retirant les canons de la garde nationale alignés à Belleville et Montmartre provoque un nouveau soulèvement. L'opération échoue et les soldats de ligne fraternisent avec le peuple. Adolphe Thiers décide de se replier à Versailles et ordonne l'évacuation totale des troupes et le départ de tous les fonctionnaires de Paris. Dans une ville livrée à la révolution, Clemenceau tente de sauver de la foule les généraux Lecomte et Clément-Thomas, qui sont finalement exécutés. Clemenceau lui-même est pris à partie, mais il parvient à regagner la mairie. Le soir, le Comité central de la garde nationale s'installe à l'Hôtel de ville et décide l'organisation d'élections municipales.

Deux jours plus tard, à l'Assemblée réunie à Versailles, Clemenceau dépose, avec 18 députés républicains, un projet de loi en faveur de l'élection d'un conseil municipal de 80 membres à Paris et qui devra désigner en son sein celui « qui aura le titre et exercera les fonctions de maire de Paris ». Par cette manœuvre, il cherche à contrer la menace d'une guerre civile en établissant une autorité légale dans la capitale tout en empêchant les révolutionnaires d'y installer la Commune. Clemenceau ne parvient pas à concilier les camps ennemis et s'attire l'inimitié des deux parties. Les communards le destituent de sa fonction de maire le 22 mars et le remplacent par un délégué du Comité central. Lors des élections municipales du 26 mars 1871, il n'obtient que 752 voix sur 17 443 votants. La Commune de Paris est proclamée le 28 mars à l'Hôtel de ville. La veille, Clemenceau adresse sa démission au président de l'Assemblée Nationale.

Affiche de la Ligue d'union républicaine des droits de Paris (18 avril 1871).

Avec d'anciens maires, il fonde la Ligue d'union républicaine des droits de Paris qui tente de négocier avec les deux camps et leur adresse des manifestes, sans succès. Il quitte Paris le 10 mai afin de rejoindre le congrès des municipalités à Bordeaux, finalement interdit par le gouvernement Thiers. Devant cet échec, il tente de revenir à Paris mais ne peut entrer dans la ville : le 21 mai, les troupes versaillaises investissent la capitale et entament la violente répression de la semaine sanglante du gouvernement Thiers.

Soupçonné de connivence avec la Commune, il se rend clandestinement à Nantes où le maire René Waldeck-Rousseau lui donne un faux passeport qui lui permet de rejoindre sa famille en Vendée. Il se réfugie ensuite à Thann chez son ami Auguste Scheurer-Kestner, avec qui il visite Belfort l'héroïque et Strasbourg annexé. Rentré à Paris le 15 juin, Georges Clemenceau tente de faire sa rentrée à l'Assemblée nationale, mais il est battu lors des élections complémentaires du 2 juillet 1871. Il est alors candidat aux élections municipales de Paris le 30 juillet, et se fait élire à Clignancourt dans le XVIIIe arrondissement. Au sein du nouveau conseil municipal, qui compte de nombreux élus républicains, Clemenceau forme une petite minorité radicale avec ses amis Édouard Lockroy, François Allain-Targé et Arthur Ranc.

Georges Clemenceau par Nadar.

Fin 1871, il se bat en duel avec le commandant Poussargues, qui l'accuse de mensonge lors du procès des assassins des généraux Lecomte et Clément-Thomas. L'échange a lieu au pistolet dans la forêt de Verrières, et Clemenceau blesse son adversaire à la jambe. Il est condamné le 5 octobre 1872 à une peine de 15 jours de prison et 25 francs d'amende.

Au conseil municipal, il fait preuve d'une grande activité et œuvre à la reconstruction de la ville. Il travaille notamment sur la question des logements insalubres et propose d'augmenter la capacité des hôpitaux de la capitale. En parallèle, il poursuit ses activités de médecin et installe un petit dispensaire dans deux chambres qu'il loue rue des Trois-Frères à Montmartre. Il séjourne peu à l'Aubraie, en Vendée, où sa femme donne naissance à deux autres enfants, Thérèse en 1872 et Michel en 1873.

Georges Clemenceau est largement réélu lors des élections municipales en novembre 1874. Son autorité ne cessant de s'affirmer, il est élu président du conseil municipal de Paris par 39 voix sur 54 suffrages le 29 novembre 1875. Dans son discours d'inauguration, il affirme avec force sa position anticléricale : « Le caractère dominant de notre politique municipale […] c'est d'être profondément imbue de l'esprit laïque, c'est-à-dire que, conformément aux traditions de la Révolution française, nous voudrions séparer le domaine de la Loi, à qui tous doivent obéissance, du domaine du Dogme, qui n'est accepté que par une fraction seulement des citoyens ».

Controverses & affaires(5)

Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.

  • Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (1/5)

    Écriture et question sociale Portrait gravé de Georges Clemenceau publié dans L'Illustration du 2 septembre 1893. Cet échec électoral force Clemenceau à se mettre en retrait. À son ami Charles-Edmond Chojecki, il dit son désespoir et sa situation financière funeste, en raison notamment des dettes contractées pour La Justice. Un nouveau duel l'oppose au jeune député Paul Deschanel, qui l'a de nouveau impliqué, sans preuves, dans l'affaire de Panama, en juillet 1894. Deschanel est légèrement blessé.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (2/5)

    Clemenceau succède à Camille Pelletan en octobre 1893 comme rédacteur en chef et devient le principal contributeur du quotidien dont il a réduit le personnel. Il se désintéresse un temps de ses combats politiques pour la réforme des institutions ou encore la laïcité, au profit de la question sociale et du sort de ses concitoyens les plus pauvres. Dans La Justice, il écrit une série d'articles qu'il rassemble en 1895 dans La Mêlée sociale, un ouvrage dont la préface décrit un processus de civilisation rigoureusement inverse à celui prôné par le darwinisme social. Dans ses textes, Clemenceau ne cesse d'appeler la réforme sociale et met l'accent sur la misère à travers les faits divers, véritable « thermomètre social » qui met en lumière les victimes de la pauvreté. Il reprend, à propos du chômage, la phrase de Karl Marx sur « l'armée de réserve du travail » et condamne fermement le capitalisme. Il s'attaque au libéralisme économique défendu par Léon Say, Yves Guyot et Paul Leroy-Beaulieu, et dénonce aussi les tarifs Méline de 1892 qui protègent les cultivateurs de blé mais pas, selon lui, les petits propriétaires terriens ni les populations urbaines, assujetties à une hausse des prix, critique la répression des grèves et dénigre l'évolution du christianisme, qui, d'« insurrection des pauvres », est devenu un « syndicat des riches ». Il dénonce également les « lois scélérates » qui rétablissent le délit d'opinion en disant lutter contre la propagande anarchiste.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (3/5)

    Comme Jean Jaurès et Victor Hugo, il s'oppose aussi à la peine de mort, décrivant par le détail l'exécution d'Émile Henry : « Je sens en moi l'inexprimable dégoût de cette tuerie administrative, faite sans conviction par des fonctionnaires corrects. […] Le forfait d'Henry est d'un sauvage. L'acte de la société m'apparaît comme une basse vengeance ». Clemenceau ébauche d'ailleurs une possibilité d'entente avec Jaurès, affirmant que son programme n'est, en fait, que « la reprise du programme radical-socialiste défendu par La Justice depuis quatorze ans ».

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (4/5)

    Dans les dernières années du XIXe siècle, Clemenceau multiplie les contributions. D'août 1894 à la fin de l'année 1902, il écrit des chroniques littéraires puis des articles politiques dans le quotidien toulousain La Dépêche, dirigé par Maurice Sarraut, mais il collabore également au Journal entre juillet 1895 et janvier 1897, à L'Écho de Paris pendant quelques mois en 1897, avant de devenir éditorialiste pour le quotidien L'Aurore. Il publie également des recueils d'articles avec Le Grand Pan en 1896, dans lequel il fait l'apologie de l'hellénisme et du paganisme qui précèdent le judéo-christianisme, Au fil des jours en 1900 et Les Embuscades de la vie en 1903. Clemenceau s'essaie même au roman avec Les Plus Forts, paru en 1898. Ses essais littéraires, qui ne remportent guère de succès populaire, sont diversement accueillis : raillé par Maurice Barrès, son style est salué par Léon Blum tandis que Charles Maurras se montre indulgent.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (5/5)

    Clemenceau écrit également une pièce de théâtre en un acte, Le Voile du bonheur, représentée pour la première fois le 4 novembre 1901 au théâtre de la Renaissance, avec une musique de scène de Gabriel Fauré.

    Rapporté (au conditionnel)

Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    28 septembre 1866 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Georges Clemenceau

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Anecdotes

  1. Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (1/5)

    Écriture et question sociale Portrait gravé de Georges Clemenceau publié dans L'Illustration du 2 septembre 1893. Cet échec électoral force Clemenceau à se mettre en retrait. À son ami Charles-Edmond Chojecki, il dit son désespoir et sa situation financière funeste, en raison notamment des dettes contractées pour La Justice. Un nouveau duel l'oppose au jeune député Paul Deschanel, qui l'a de nouveau impliqué, sans preuves, dans l'affaire de Panama, en juillet 1894. Deschanel est légèrement blessé.

    Rapporté (au conditionnel)
  2. Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (2/5)

    Clemenceau succède à Camille Pelletan en octobre 1893 comme rédacteur en chef et devient le principal contributeur du quotidien dont il a réduit le personnel. Il se désintéresse un temps de ses combats politiques pour la réforme des institutions ou encore la laïcité, au profit de la question sociale et du sort de ses concitoyens les plus pauvres. Dans La Justice, il écrit une série d'articles qu'il rassemble en 1895 dans La Mêlée sociale, un ouvrage dont la préface décrit un processus de civilisation rigoureusement inverse à celui prôné par le darwinisme social. Dans ses textes, Clemenceau ne cesse d'appeler la réforme sociale et met l'accent sur la misère à travers les faits divers, véritable « thermomètre social » qui met en lumière les victimes de la pauvreté. Il reprend, à propos du chômage, la phrase de Karl Marx sur « l'armée de réserve du travail » et condamne fermement le capitalisme. Il s'attaque au libéralisme économique défendu par Léon Say, Yves Guyot et Paul Leroy-Beaulieu, et dénonce aussi les tarifs Méline de 1892 qui protègent les cultivateurs de blé mais pas, selon lui, les petits propriétaires terriens ni les populations urbaines, assujetties à une hausse des prix, critique la répression des grèves et dénigre l'évolution du christianisme, qui, d'« insurrection des pauvres », est devenu un « syndicat des riches ». Il dénonce également les « lois scélérates » qui rétablissent le délit d'opinion en disant lutter contre la propagande anarchiste.

    Rapporté (au conditionnel)
  3. Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (3/5)

    Comme Jean Jaurès et Victor Hugo, il s'oppose aussi à la peine de mort, décrivant par le détail l'exécution d'Émile Henry : « Je sens en moi l'inexprimable dégoût de cette tuerie administrative, faite sans conviction par des fonctionnaires corrects. […] Le forfait d'Henry est d'un sauvage. L'acte de la société m'apparaît comme une basse vengeance ». Clemenceau ébauche d'ailleurs une possibilité d'entente avec Jaurès, affirmant que son programme n'est, en fait, que « la reprise du programme radical-socialiste défendu par La Justice depuis quatorze ans ».

    Rapporté (au conditionnel)
  4. Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (4/5)

    Dans les dernières années du XIXe siècle, Clemenceau multiplie les contributions. D'août 1894 à la fin de l'année 1902, il écrit des chroniques littéraires puis des articles politiques dans le quotidien toulousain La Dépêche, dirigé par Maurice Sarraut, mais il collabore également au Journal entre juillet 1895 et janvier 1897, à L'Écho de Paris pendant quelques mois en 1897, avant de devenir éditorialiste pour le quotidien L'Aurore. Il publie également des recueils d'articles avec Le Grand Pan en 1896, dans lequel il fait l'apologie de l'hellénisme et du paganisme qui précèdent le judéo-christianisme, Au fil des jours en 1900 et Les Embuscades de la vie en 1903. Clemenceau s'essaie même au roman avec Les Plus Forts, paru en 1898. Ses essais littéraires, qui ne remportent guère de succès populaire, sont diversement accueillis : raillé par Maurice Barrès, son style est salué par Léon Blum tandis que Charles Maurras se montre indulgent.

    Rapporté (au conditionnel)
  5. Controverse — De l'Affaire Dreyfus au Sénat (1893-1906) (5/5)

    Clemenceau écrit également une pièce de théâtre en un acte, Le Voile du bonheur, représentée pour la première fois le 4 novembre 1901 au théâtre de la Renaissance, avec une musique de scène de Gabriel Fauré.

    Rapporté (au conditionnel)

Questions fréquentes

Quel est l'âge de Georges Clemenceau ?
Georges Clemenceau est décédé(e) le 24 novembre 1929, à l'âge de 88 ans.