En bref
- Naissance
- 25/05/1951
- Nationalité
- France
- Parti actuel
- Mouvement démocrate
- Mandat en cours
- Premier ministre de France · depuis 13 décembre 2024
Biographie
## Débuts et ascension (1974-1993)
François Bayrou ne participe pas à Mai 68. À l'université, tout en étant abonné à l'Action française, il est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto, et dit s'inspirer de Gandhi. Malgré ses convictions religieuses, il ne rejoint pas la Jeunesse étudiante chrétienne. À partir du début des années 1970, il est membre de l'Amitié Charles Péguy, qu'il cite comme son intellectuel de référence.
Jean Lecanuet.
Il entre en politique en 1974, après son agrégation de lettres classiques, rejoignant le Centre démocrate (CD) de Jean Lecanuet, candidat à l'élection présidentielle de 1965 face au général de Gaulle. Le parti devient en 1976 le Centre des démocrates sociaux (CDS), et François Bayrou est considéré comme le « scribe » de Lecanuet.
De 1979 à 1981, il est détaché au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture du troisième gouvernement Barre, où il est chargé de mission et vu comme étant sa « plume ».
En 1980, il devient secrétaire national du CDS et le rédacteur en chef de Démocratie moderne, le journal du mouvement.
Il est chargé de mission au cabinet d'Alain Poher, président du Sénat, en 1981 et 1982.
Remis à disposition de l'Éducation nationale après l'élection du socialiste François Mitterrand, il est affecté en février 1982 au collège Léon-Bérard à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques) où il n'enseignera pas, aucun poste ne lui ayant été proposé. En mars, il est élu conseiller général des Pyrénées-Atlantiques, un mandat qu'il conservera pendant vingt-six ans.
En 1984, il est nommé conseiller du président du Parlement européen, Pierre Pflimlin ; il le reste jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale, deux ans plus tard.
Aux élections législatives de 1986, il est élu député des Pyrénées-Atlantiques avec le soutien de l'UDF, l'emportant à la proportionnelle sur une liste d'union avec les néo-gaullistes du RPR, aux côtés de Jean Gougy et de Michèle Alliot-Marie. Lors de la cohabitation qui s'ensuit, il est nommé président du groupe permanent de lutte contre l'illettrisme par Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales et de l'Emploi. Après le retour à un scrutin majoritaire uninominal en 1988, il est, à partir de cette date et jusqu'en 2012, sans cesse élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. En 1989, il perd les élections municipales à Pau face à André Labarrère, sa liste obtenant 48 % des voix au second tour.
À la suite de ce scrutin et en prévision des élections européennes, il fait partie d'un groupe de douze trentenaires ou quadragénaires, figures montantes du centre et de la droite, demandant un renouvellement de l'appareil politique au RPR et à l'UDF, critiquant fortement les figures historiques de ces deux mouvements qu'ils considèrent comme vieillissantes (Jacques Chirac, Valéry Giscard d'Estaing, Raymond Barre) et appelant à la formation d'un nouveau grand parti unique de droite. Surnommés les « rénovateurs », ils occupent alors le devant de la scène médiatique durant le printemps de l'année 1989. Avec Bernard Bosson et Dominique Baudis, ainsi que la direction du Centre des démocrates sociaux (CDS), François Bayrou décide également de soutenir aux élections européennes la liste dissidente « Le Centre pour l'Europe », emmenée par Simone Veil, contre celle d'union RPR-UDF, conduite par l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing.
Des divergences idéologiques, en particulier sur le projet européen et sur leur intégration progressive dans les équipes dirigeantes de leurs partis respectifs, mettent rapidement un terme à l'expérience des rénovateurs, et François Bayrou ne rejoint pas les « néo-rénovateurs » en 1990. Alors hostile à l'idée d'une « troisième force » du fait du scrutin majoritaire à deux tours, François Bayrou s'est opposé à la constitution de la liste dissidente de Simone Veil aux européennes, tout comme à la formation du groupe UDC par les députés du CDS à la suite des législatives de 1988. Il est alors critiqué par de nombreux dirigeants du CDS, pour qui le parti est noyé dans la vaste UDF : qualifié de giscardien par ces derniers, il n'est plus convié à prendre la parole lors des congrès démocrates-sociaux. En 1991, il est choisi par Valéry Giscard d'Estaing pour être secrétaire général de l'UDF.
Controverses & affaires(9)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (5/5)
Après une rencontre avec un collectif de victimes le 15 février 2025, il s'engage à « détacher des magistrats » supplémentaires au sein du parquet de Pau afin d'« aller au bout du travail » d'enquête.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (1/4)
Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (février 2024). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie. Article détaillé : Affaire des assistants parlementaires du Mouvement démocrate au Parlement européen.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (2/4)
Le 9 juin 2017, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « recel » de ce délit. L'affaire porte sur des soupçons d'emplois fictifs concernant les assistants parlementaires des députés européens du MoDem siégeant au Parlement européen, soit l'utilisation de fonds européens pour rémunérer des collaborateurs travaillant en réalité pour le MoDem. Elle concerne onze contrats présumés frauduleux pour un montant total entre 293 000 et 350 000 euros. En mars 2023, François Bayrou est renvoyé devant le tribunal correctionnel ; selon l'ordonnance des juges d'instruction, il « apparaît comme le décideur et le responsable de la mise en place et du fonctionnement du système frauduleux ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (3/4)
Avec dix autres cadres et élus centristes, François Bayrou est jugé en première instance en octobre et novembre 2023. Il nie l'existence du « système » dont on l'accuse. Le parquet requiert à son encontre 30 mois de prison avec sursis, 70 000 € d’amende et trois ans d'inéligibilité avec sursis. Le 5 février 2024, il est relaxé au bénéfice du doute : le tribunal considère que bien qu'il soit « très probable » que les actes de trois prévenus aient été commis avec l'autorisation de François Bayrou, « il n'est pas rapporté la preuve de cette autorisation ». Deux personnes sont également relaxées mais les huit autres, dont cinq ex-eurodéputés, sont condamnées. Enfin, le MoDem est condamné à 350 000 euros d'amende.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (4/4)
En février 2024, le parquet de Paris fait appel de la décision du tribunal correctionnel, estimant que « les faits caractérisent les infractions reprochées et que les preuves de ces délits sont réunies contre tous les prévenus ». Le procès à la cour d'appel de Paris est prévu du 9 septembre au 5 octobre 2026.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (1/5)
Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (février 2025). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie. Articles détaillés : Affaire Pierre Silviet-Carricart et Affaire Bétharram. Article connexe : Affaire Pélussin.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (2/5)
Dans l'affaire Bétharram, François Bayrou conteste en mars 2024 avoir eu connaissance de la teneur des accusations, à l'époque où il était ministre de l'Éducation nationale, et se défend d'avoir interféré alors dans cette affaire.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (3/5)
Mediapart révèle le 5 février 2025 qu'il a été informé dès 1996 d'un cas de graves violences sur un élève par un surveillant général et qu'il aurait par ailleurs été alerté par une enseignante, Françoise Gullung. Il a aussi rencontré à sa demande le juge d'instruction saisi d'une affaire de violences sexuelles dans l'établissement en 1998. François Bayrou avait à l'époque défendu l'institution, où sa femme était catéchiste et où l'un de ses fils était scolarisé, en parlant d'« attaques » contre l'établissement, comme l'atteste un article de Sud Ouest de l'époque. Mediapart révèle également qu'il a été destinataire en mars 2024 d'une lettre écrite par Jean-Marie Delbos, l'une des victimes reconnues par la Commission reconnaissance et réparation, âgée de 78 ans, témoignant de ce qu'il a vécu et soulignant la responsabilité de « notables locaux » dans l'omertà qui a durablement entouré l'institution.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (4/5)
Interrogé par le député Paul Vannier (LFI) lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale du 11 février 2025, il affirme n'avoir « jamais été informé de violences, et a fortiori de violences sexuelles », dans l'établissement scolaire privé catholique, et annonce son intention de porter plainte pour diffamation, sans préciser qui serait visé par cette plainte. Pour prouver son ignorance des faits, il affirme que la première plainte pour des violences physiques a été déposée vers « décembre 1997 » alors qu'il avait « déjà quitté le ministère de l'Éducation nationale depuis des mois », ce que dément Mediapart, et il déclare qu'il n'y aurait pas scolarisé ses propres enfants s'il avait été au courant de quoi que ce soit. Le Figaro révèle le 14 février le contenu d'un rapport d'inspection de l'établissement diligenté en 1996 par l'Éducation nationale qui indique qu'il ne s'agissait « pas d'un établissement où les élèves sont brutalisés ».
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de François Bayrou
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de François Bayrou dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (5/5)
Après une rencontre avec un collectif de victimes le 15 février 2025, il s'engage à « détacher des magistrats » supplémentaires au sein du parquet de Pau afin d'« aller au bout du travail » d'enquête.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (1/4)
Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (février 2024). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie. Article détaillé : Affaire des assistants parlementaires du Mouvement démocrate au Parlement européen.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (2/4)
Le 9 juin 2017, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « recel » de ce délit. L'affaire porte sur des soupçons d'emplois fictifs concernant les assistants parlementaires des députés européens du MoDem siégeant au Parlement européen, soit l'utilisation de fonds européens pour rémunérer des collaborateurs travaillant en réalité pour le MoDem. Elle concerne onze contrats présumés frauduleux pour un montant total entre 293 000 et 350 000 euros. En mars 2023, François Bayrou est renvoyé devant le tribunal correctionnel ; selon l'ordonnance des juges d'instruction, il « apparaît comme le décideur et le responsable de la mise en place et du fonctionnement du système frauduleux ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (3/4)
Avec dix autres cadres et élus centristes, François Bayrou est jugé en première instance en octobre et novembre 2023. Il nie l'existence du « système » dont on l'accuse. Le parquet requiert à son encontre 30 mois de prison avec sursis, 70 000 € d’amende et trois ans d'inéligibilité avec sursis. Le 5 février 2024, il est relaxé au bénéfice du doute : le tribunal considère que bien qu'il soit « très probable » que les actes de trois prévenus aient été commis avec l'autorisation de François Bayrou, « il n'est pas rapporté la preuve de cette autorisation ». Deux personnes sont également relaxées mais les huit autres, dont cinq ex-eurodéputés, sont condamnées. Enfin, le MoDem est condamné à 350 000 euros d'amende.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire des assistants parlementaires au Parlement européen (4/4)
En février 2024, le parquet de Paris fait appel de la décision du tribunal correctionnel, estimant que « les faits caractérisent les infractions reprochées et que les preuves de ces délits sont réunies contre tous les prévenus ». Le procès à la cour d'appel de Paris est prévu du 9 septembre au 5 octobre 2026.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (1/5)
Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (février 2025). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie. Articles détaillés : Affaire Pierre Silviet-Carricart et Affaire Bétharram. Article connexe : Affaire Pélussin.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (2/5)
Dans l'affaire Bétharram, François Bayrou conteste en mars 2024 avoir eu connaissance de la teneur des accusations, à l'époque où il était ministre de l'Éducation nationale, et se défend d'avoir interféré alors dans cette affaire.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (3/5)
Mediapart révèle le 5 février 2025 qu'il a été informé dès 1996 d'un cas de graves violences sur un élève par un surveillant général et qu'il aurait par ailleurs été alerté par une enseignante, Françoise Gullung. Il a aussi rencontré à sa demande le juge d'instruction saisi d'une affaire de violences sexuelles dans l'établissement en 1998. François Bayrou avait à l'époque défendu l'institution, où sa femme était catéchiste et où l'un de ses fils était scolarisé, en parlant d'« attaques » contre l'établissement, comme l'atteste un article de Sud Ouest de l'époque. Mediapart révèle également qu'il a été destinataire en mars 2024 d'une lettre écrite par Jean-Marie Delbos, l'une des victimes reconnues par la Commission reconnaissance et réparation, âgée de 78 ans, témoignant de ce qu'il a vécu et soulignant la responsabilité de « notables locaux » dans l'omertà qui a durablement entouré l'institution.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de mensonges dans l'affaire Bétharram (4/5)
Interrogé par le député Paul Vannier (LFI) lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée nationale du 11 février 2025, il affirme n'avoir « jamais été informé de violences, et a fortiori de violences sexuelles », dans l'établissement scolaire privé catholique, et annonce son intention de porter plainte pour diffamation, sans préciser qui serait visé par cette plainte. Pour prouver son ignorance des faits, il affirme que la première plainte pour des violences physiques a été déposée vers « décembre 1997 » alors qu'il avait « déjà quitté le ministère de l'Éducation nationale depuis des mois », ce que dément Mediapart, et il déclare qu'il n'y aurait pas scolarisé ses propres enfants s'il avait été au courant de quoi que ce soit. Le Figaro révèle le 14 février le contenu d'un rapport d'inspection de l'établissement diligenté en 1996 par l'Éducation nationale qui indique qu'il ne s'agissait « pas d'un établissement où les élèves sont brutalisés ».
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de François Bayrou ?
- François Bayrou est né(e) le 25 mai 1951, ce qui lui fait 74 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de François Bayrou ?
- François Bayrou est actuellement Premier ministre de France.
- À quel parti politique François Bayrou appartient-il / elle ?
- François Bayrou est affilié(e) au parti Mouvement démocrate.
