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Édouard Daladier

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Édouard Daladier

Décédé(e) le 10 octobre 1970

Personnalité politique française. · France

Édouard Daladier, né le 18 juin 1884 à Carpentras (Vaucluse) et mort le 10 octobre 1970 à Paris, est un homme d'État français, figure du Parti radical socialiste et de la IIIe République pendant l'entre-deux-guerres.

Score politique53/100
Score Polidex16/100
Né(e) le 18 juin 1884 (86 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
18/06/1884
Décès
10/10/1970
Nationalité
France
Dernier mandat
Personnalité politique française. · 18 juin 1909
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Débuts en politique

Édouard Daladier en 1924. En 1912, il est élu maire de Carpentras. Il part pour le front dès novembre 1914 comme sergent au 1er régiment étranger d'infanterie, puis passe au 209e d'infanterie en janvier 1916. Nommé sous-lieutenant le 10 avril 1916, il est affecté au 83e d'infanterie en avril 1917. Il revient en 1918 avec le grade de lieutenant et trois citations à l'ordre de la 34e DI: il obtient la légion d'honneur comme capitaine de réserve en décembre 1928.

Après un premier échec en 1914, Daladier est élu député radical de Vaucluse de 1919 à 1940. Il est président du Parti radical de 1927 à 1930, puis de 1936 à 1938. Combatif et pugnace, Daladier est surnommé « le taureau de Vaucluse » en politique.

Il participe aux gouvernements du Cartel des gauches (1924-1926) et des années qui suivent comme ministre des Colonies (1924), de la Guerre (1925), de l’Instruction publique (1926) et des Travaux publics (trois fois entre 1930 et 1932). Il est lui-même nommé président du Conseil en 1933, puis en 1934, mais cette dernière année, il doit démissionner à la suite de l'émeute pré-insurrectionnelle du 6 février 1934.

Lors du congrès radical de Nantes en 1934, il lance le thème des « Deux cents familles », repris par l'extrême droite et par les communistes : « Deux cents familles sont maîtresses de l'économie française et, en fait, de la politique française. »

Chef du Parti radical, il participe au rassemblement de la gauche pour les élections de juin 1936, ce qui permet ainsi l'alliance du Parti communiste (PC-SFIC), de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) et des radicaux. Il devient vice-président du Conseil et ministre de la Défense nationale dans le gouvernement du Front populaire de 1936 à 1937.

Il est à nouveau président du Conseil le 10 avril 1938. Il intervient rapidement sur le front de la monnaie, par une entente avec les trésoreries américaine et britannique, pour laisser glisser le franc jusqu'à une parité de 179 francs pour une livre (contre 147,28 au 1er janvier 1938) et ensuite stabiliser cette parité.

Voulant réserver l'emploi aux travailleurs français, il promulgue le décret-loi du 2 mai 1938 sur la police des étrangers, qui est complété par celui du 12 novembre 1938. Ce dernier prévoit l’internement des « indésirables étrangers » ;

Ce décret-loi est élargi par la loi du 18 novembre 1939 qui permet l’internement « de tout individu, Français ou étranger, considéré comme dangereux pour la défense nationale ou la sécurité publique », à l'époque surtout des juifs d'Europe centrale, ce que certains nomment un « Vichy avant Vichy ». Dès 1939, les camps d'internement français détiennent aussi des réfugiés de la guerre civile espagnole puis des gens du voyage.

En novembre 1938, il prend des décrets-lois, appelés par ses opposants les « décrets misères », qui reviennent sur des mesures du Front populaire. Daladier qualifie la loi sur les 40 heures de « loi de paresse et de trahison nationale ». En réaction, des grèves ouvrières se déroulent dans le Nord, à Marseille, à Lyon et en Lorraine. La direction de Renault licencie 28 000 ouvriers pour « rupture du contrat de travail ». La CGT décide alors d’une grève générale pour le 30 novembre. Le gouvernement réquisitionne des transports et envoie des troupes devant les entrées d'usines. Le 1er décembre, 36 000 ouvriers sont licenciés dans l'aéronautique et les arsenaux, 8 000 dans la chimie et l'automobile. Plus de la moitié sont des responsables syndicaux de la CGT. Six mois plus tard, 40 % des grévistes n'ont pas retrouvé de travail.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française.
    France
    18 juin 1909 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Édouard Daladier

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Questions fréquentes

Quel est l'âge de Édouard Daladier ?
Édouard Daladier est décédé(e) le 10 octobre 1970, à l'âge de 86 ans.