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Christoph Blocher

Photo : Wikimedia Commons

Christoph Blocher

Ex-conseiller fédéral, UDC · Christoph Blocher

Christoph Blocher, né le 11 octobre 1940 à Schaffhouse, est un homme d'affaires et homme politique suisse, membre de l'Union démocratique du centre (UDC).

Score politique35/100
Score Polidex10/100

En bref

Nationalité
Suisse
Mandat en cours
Ex-conseiller fédéral, UDC · depuis 1 janvier 2020
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Biographie

## Biographie

Christoph Wolfram Blocher naît le 11 octobre 1940 à Schaffhouse. Fils d'un pasteur prénommé Wolfram et d'Ida, née Baur, il est le septième d'une famille de onze enfants de condition modeste. Il grandit dans la localité de Laufen am Rheinfall, dans le canton de Zurich.

Contre la volonté de son père, il effectue un apprentissage d'agriculteur et obtient son diplôme à l'école d'agriculture de Wülflingen. Il obtient ensuite sa maturité (de type scientifique) en 1963 et, influencé par son grand-oncle Eugen Blocher, étudie le droit à l'Université de Zurich, avec un passage à Montpellier et à Paris. Il obtient un DEA en droit puis étudie à la faculté de droit de l'Université de Zurich, en même temps que le socialiste Moritz Leuenberger. Il obtient son doctorat en 1971.

Il est marié à l'ex-institutrice du primaire Silvia Kaiser. Ils ont trois filles et un fils. Christoph Blocher vit à Herrliberg (canton de Zurich) sur la "Rive dorée" (en allemand Goldküste), quartiers résidentiels très prisés du bord du lac de Zurich. Il loue aussi à vie le château fortifié de Rhäzüns, propriété du groupe Ems-Chemie, dans les Grisons.

## Carrière professionnelle

En 1983, le patron de l'entreprise Ems-Chemie meurt. En tant que nouveau gérant, Blocher conseille à la famille de Werner Oswald de vendre l'entreprise. Il conduit lui-même les négociations — une seule société se montre intéressée par le rachat de l'entreprise et elle entend supprimer plus de 800 emplois sur 1 100 — et présente rapidement un mystérieux acheteur. La famille vend finalement l'entreprise (pour une vingtaine de millions de francs suisses) à l'inconnu fortuné, qui se trouve être en réalité Christoph Blocher lui-même.

En 15 ans, il multiplie le bénéfice de l'entreprise par 80 et crée plus de 1 200 emplois, qui s'ajoutent aux 1 100 existants. Il déclare qu'il fallait prendre exemple sur les entrepreneurs d'Asie et particulièrement japonais, où la direction de l'entreprise vient du bas de la hiérarchie. En tant qu'homme d'affaires, sa stratégie consiste à démanteler des groupes, tels que le producteur d'aluminium Alusuisse, ou en prendre le contrôle par surprise, ce qui lui permet d'empocher des milliards d'euros.

Il vend en 2003 les actions de l'entreprise à ses quatre enfants. Sa fille aînée, Magdalena Martullo-Blocher, en reprend la direction. Le magazine Bilanz estime la fortune de la famille Blocher à un montant situé entre dix et onze milliards de francs suisses, ce qui la situe parmi les dix familles les plus riches de Suisse.

## Carrière politique

Christophe Blocher devient député au Parlement en 1979.

Christoph Blocher est connu pour ses prises de positions pour l'indépendance de la Suisse et contre le rapprochement avec l'Union européenne. Il est associé à la victoire des anti-européens lors du référendum populaire de 1992.

Il commence sa carrière politique en adhérant au Redressement national (RN), mouvement créé dans l'immédiat après-guerre qui regroupe à la fois certaines figures notoires de l'extrême droite et des figures plus modérés à l'image de Samuel Schmid. Il en devient l'un des membres du comité. En 1984, ce comité part en campagne contre le nouveau droit matrimonial, qui introduit l'égalité dans le couple entre le mari et son épouse, passant outre au vote majoritaire des membres du RN en faveur de la loi. Il s'engage également contre la dépénalisation de l'avortement et l’assurance maternité, affirmant qu'il s'agit d'une forme de nazisme.

Fondateur de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) en 1986, il refuse tout rapprochement avec l'Union européenne (UE) et s'oppose à l'envoi de militaires suisses à l'étranger. Son ascension politique commence véritablement avec sa victoire lors du refus populaire de l'adhésion de la Suisse à l'Espace économique européen, le 6 décembre 1992. Il s'oppose cependant sans succès à l'entrée de la Suisse à l'Organisation des Nations unies en 2002. Il préside l'ASIN jusqu'en 2003.

## Carrière militaire

Officier dans l'armée suisse, il a progressé dans la hiérarchie jusqu’au grade de colonel avec fonction de commandant de régiment dans les anciennes troupes de protection aérienne, aujourd'hui troupes de sauvetage, avant de prendre sa retraite.

Controverses & affaires(5)

Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.

  • Controverse — Affaire Roschacher (1/5)

    Article connexe : Affaire Roschacher. Entre 2006 et 2011, l'affaire Roschacher (du nom du procureur général de la Confédération de l'époque, Valentin Roschacher) crée des remous, en particulier quelques semaines avant les élections fédérales de 2007.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Affaire Roschacher (2/5)

    Roschacher est accusé d'avoir mal géré le dossier à l'encontre d'Oskar Holenweger, banquier privé accusé de blanchiment d'argent résultant du trafic de drogues (à hauteur de 834 000 euros). En 2006, Roschacher démissionne de son poste de procureur général. En 2006, une sous-commission de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) ouvre une enquête concernant le traitement de l'affaire Holenweger. Début août 2007, deux vice-procureurs généraux de la Confédération informent la CdG-N de l'existence d'un plan (nommé « plan H ») pour écarter Roschacher de son poste avec l'aide des médias et de politiciens, plan que certains journalistes n'hésitent pas à qualifier de complot.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Affaire Roschacher (3/5)

    En septembre 2007, la CdG-N publie un rapport critiquant Blocher, chef du DFJP, auquel est rattaché le Ministère public de la Confédération, et accuse le tribun zurichois d'avoir outrepassé ses compétences. Il réfute ses accusations dans une tribune publiée le 2 octobre 2007 dans les journaux NZZ et Le Temps.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Affaire Roschacher (4/5)

    Le Conseil national organise un débat urgent sur les conclusions du rapport lors de la session d'automne 2007, la dernière avant les élections fédérales. Il ne permet pas toutefois d'éclaircir la situation sur le plan H.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Affaire Roschacher (5/5)

    Après ne pas avoir été réélu, Blocher exige de la Confédération une compensation financière pour le tort moral subi en conséquence des accusations portées à son endroit. Il finit par trouver un accord à l'amiable avec la Confédération en mars 2011. Holenweger est lui acquitté par le Tribunal pénal fédéral en avril 2011.

    Rapporté (au conditionnel)

Carrière politique

Mandats

  • Ex-conseiller fédéral, UDCEn cours
    Christoph Blocher
    1 janvier 2020 · Source

Ce qu'on dit de Christoph Blocher

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Médias & multimédia

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Votes parlementaires

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Anecdotes

  1. Controverse — Affaire Roschacher (1/5)

    Article connexe : Affaire Roschacher. Entre 2006 et 2011, l'affaire Roschacher (du nom du procureur général de la Confédération de l'époque, Valentin Roschacher) crée des remous, en particulier quelques semaines avant les élections fédérales de 2007.

    Rapporté (au conditionnel)
  2. Controverse — Affaire Roschacher (2/5)

    Roschacher est accusé d'avoir mal géré le dossier à l'encontre d'Oskar Holenweger, banquier privé accusé de blanchiment d'argent résultant du trafic de drogues (à hauteur de 834 000 euros). En 2006, Roschacher démissionne de son poste de procureur général. En 2006, une sous-commission de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) ouvre une enquête concernant le traitement de l'affaire Holenweger. Début août 2007, deux vice-procureurs généraux de la Confédération informent la CdG-N de l'existence d'un plan (nommé « plan H ») pour écarter Roschacher de son poste avec l'aide des médias et de politiciens, plan que certains journalistes n'hésitent pas à qualifier de complot.

    Rapporté (au conditionnel)
  3. Controverse — Affaire Roschacher (3/5)

    En septembre 2007, la CdG-N publie un rapport critiquant Blocher, chef du DFJP, auquel est rattaché le Ministère public de la Confédération, et accuse le tribun zurichois d'avoir outrepassé ses compétences. Il réfute ses accusations dans une tribune publiée le 2 octobre 2007 dans les journaux NZZ et Le Temps.

    Rapporté (au conditionnel)
  4. Controverse — Affaire Roschacher (4/5)

    Le Conseil national organise un débat urgent sur les conclusions du rapport lors de la session d'automne 2007, la dernière avant les élections fédérales. Il ne permet pas toutefois d'éclaircir la situation sur le plan H.

    Rapporté (au conditionnel)
  5. Controverse — Affaire Roschacher (5/5)

    Après ne pas avoir été réélu, Blocher exige de la Confédération une compensation financière pour le tort moral subi en conséquence des accusations portées à son endroit. Il finit par trouver un accord à l'amiable avec la Confédération en mars 2011. Holenweger est lui acquitté par le Tribunal pénal fédéral en avril 2011.

    Rapporté (au conditionnel)

Questions fréquentes

Quelle est la fonction actuelle de Christoph Blocher ?
Christoph Blocher est actuellement Ex-conseiller fédéral, UDC.