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Charles Hernu

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Charles Hernu

Décédé(e) le 17 janvier 1990

Ministre (France) · Gouvernement français

Eugène Charles Hernu, né le 3 juillet 1923 à Quimper et mort le 17 janvier 1990 à Bron, est un homme politique français. Député-maire PS de Villeurbanne, il devient ministre de la Défense sous la présidence de François Mitterrand jusqu'à sa démission en 1985 à la suite de l'affaire du Rainbow Warrior.

Score politique66/100
Score Polidex20/100
Né(e) le 3 juillet 1923 (66 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
03/07/1923
Décès
17/01/1990
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France) · 1 janvier 1980
Voir sur Wikipédia

Controverses & affaires(13)

Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.

  • Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (1/3)

    En mai 1981, il devient ministre de la Défense après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (2/3)

    Le 10 avril 1984, il préside à la base aérienne de Toulouse-Francazal la cérémonie d'hommage aux neuf parachutistes du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban, tués accidentellement trois jours plus tôt au Tchad dans le cadre de l'opération Manta. Après avoir remis aux neuf soldats la médaille du mérite militaire à titre posthume, Charles Hernu présente ses condoléances aux familles. Lionel Réhal, frère du caporal Laurent Réhal, l'une des victimes, a alors un vif échange avec le ministre au cours duquel il aurait lancé : « On t'aura ! On te fera la peau. C'est pas le moment de donner des médailles. On veut savoir la vérité ». Il part ensuite au parking chercher sa voiture qu'il projette contre le groupe des personnalités, ratant de peu le ministre et le général Jeannou Lacaze, chef d'état-major des armées. Il fait demi-tour et, après avoir renversé un cercueil, est stoppé par l'officier de sécurité du ministre qui ouvre le feu à quatre reprises et le blesse à la cuisse. Charles Hernu qualifie l’événement de « pénible incident ».

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (3/3)

    Il est contraint à la démission en septembre 1985, à la suite de l'Affaire du Rainbow Warrior, le dynamitage par les services secrets français d'un navire de Greenpeace en Nouvelle-Zélande qu'il avait ordonné sans en référer à ses supérieurs (Laurent Fabius, alors Premier ministre, et François Mitterrand).

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (1/5)

    Article détaillé : Affaire du Rainbow Warrior. Le 10 juillet 1985, le navire de Greenpeace le Rainbow Warrior I est dynamité dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande par des agents de la DGSE. Cet attentat coûte la vie à Fernando Pereira, photographe néerlandais, d'origine portugaise. Le scandale du Rainbow Warrior éclate et entraîne deux mois plus tard la démission de Charles Hernu. La plupart des observateurs s'accordent pour dire qu'il a servi à cette occasion de « fusible » pour de « plus hautes autorités » certainement informées de l'opération. À sa mort, visant Laurent Fabius qui l'avait alors sacrifié en restant dans ses fonctions, son épouse déclara que certaines personnes ne seraient pas les bienvenues à ses obsèques.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (2/5)

    En 2005, le journal Le Monde publie des extraits d'un rapport daté de 1986 écrit par l'ancien chef de la DGSE, l'amiral Pierre Lacoste. D'après le quotidien, l'amiral Lacoste affirme que les espions français qui ont posé les bombes ont agi sous l'ordre de François Mitterrand lui-même.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (3/5)

    Pour être précis, Lacoste déclare en mai 1985 : « il aurait rencontré le président Mitterrand pour lui faire part d'une action de « neutralisation » du navire de Greenpeace que le président aurait approuvée… Mais Lacoste ne prétend pas que Mitterrand en connaissait les détails… Seul le cabinet d'Hernu savait… Mitterrand savait simplement sans en connaître les détails (le fait de poser une bombe et la date) qu'une action allait être menée contre le Rainbow Warrior… Aurait-il accepté s'il en avait connu les détails ? Peut-être pensait-il naïvement que l'action serait la même qu'en 1973 à savoir un abordage ? »

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (4/5)

    ."}},"i":0}}]}' id="mwAak">« Il n'y a pas de place pour le doute : François Mitterrand a approuvé une opération contre Greenpeace, afin d'empêcher que les écologistes gênent les essais nucléaires. Mais qui a défini les modalités, et organisé une opération aussi détonnante ? Le ministre de la Défense Charles Hernu traverse à ce moment-là de graves problèmes, mêlant alcoolisme et sentiment d'invulnérabilité. C'est lui qui donne le feu vert à cette opération : envoyer par le fond un vieux chalutier qui voulait gêner des essais nucléaires. »

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (5/5)

    Pour une raison encore inconnue, Jacques Chirac, qui connaissait l'implication du président, ne s'est pas servi de cette information contre lui lors de la campagne électorale de 1988. La raison en était probablement que la France ne disposait pas des capacités de simulation des essais nucléaires, qui auraient permis d'éviter les essais souterrains dans l'atoll de Moruroa[Interprétation personnelle ?]. Chirac ne voulait probablement pas révéler ce retard technologique par rapport aux États-Unis. Dès son élection à la présidence de la République, il a donc mis la priorité sur ces recherches.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Accusations d'espionnage (1/5)

    En octobre 1996, le magazine L'Express publie une enquête selon laquelle Charles Hernu aurait été pendant dix ans durant la guerre froide, sous le nom de code « Dinu », un agent des services de renseignement soviétiques et des services satellites de l'URSS, notamment du Darjavna Sigurnost bulgare.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Accusations d'espionnage (2/5)

    Le Monde évoque l'affaire en affirmant notamment : ."}},"i":0}}]}' id="mwAc0">« la Direction de la surveillance du territoire (DST) reste convaincue que l'ancien ministre de la défense fut un agent de l'Est de 1953 à 1963, et se dit dans l'incapacité d'exclure formellement que les services soviétiques aient eu encore, par la suite, recours à lui. » Le quotidien explique que c'est Mihai Caraman, l'ancien patron de la Securitate roumaine à Paris qui a apporté en 1992 à la DST le dossier sur la collaboration de Charles Hernu, entre 1953 et 1963, avec les services d'espionnage bulgares, puis roumains. {{Article |langue=français |auteur1=Nathaniel Herzberg |auteur2=Éric Inciyan |titre=Charles Hernu a été dénoncé par un responsable des \"services\" roumains |périodique=Le Monde |date=1 novembre 1996 |lire en ligne=https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/11/01/charles-hernu-a-ete-denonce-par-un-responsable-des-services-roumains_3751778_1819218.html}}.</ref>."}},"i":0}}]}' id="mwAdU">« L'enquête de la DST ayant conclu à la solidité du rapport de synthèse fourni par Mihaïl Caraman, le dossier avait été transmis, à l'automne 1992, au président de la République, François Mitterrand. »

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Accusations d'espionnage (3/5)

    Les fils de Charles Hernu portent plainte pour diffamation, réclament 30 millions de francs de dommages-intérêts à L'Express et demandent la non parution du livre. Accusant L'Express d'avoir tenté de tromper la chambre civile en versant au dossier des documents dont ils contestent l'authenticité, ils portent plainte également pour tentative d'escroquerie au jugement, faux et usage de faux. Leur plainte pour diffamation est déclarée recevable par un jugement du 26 mars 1997 rendu par la 1re chambre civile du tribunal de grande instance de Paris. Le tribunal décide cependant de surseoir à statuer, dans l'attente de la décision qui sera rendue, en matière pénale, par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris sur la plainte pour tentative d'escroquerie au jugement, faux et usage de faux.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Accusations d'espionnage (4/5)

    En définitive, poursuivis pour recel de violation du secret professionnel, Jean-Marie Pontaut et Jérôme Dupuis, les journalistes auteurs de l'enquête, comparaissent en octobre 2002 devant la 17e chambre correctionnelle. Jacques Fournet, ancien directeur de la DST comparaît à leurs côtés pour avoir confirmé en 1996 que la DST détenait depuis 1992 un dossier « Hernu » classé secret défense (il avait apporté ce dossier au président Mitterrand). La famille de Charles Hernu s'est constituée partie civile. Le 3 décembre, le tribunal relaxe les deux journalistes et condamne Jacques Fournet à 2 500 euros d'amende.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Controverse — Accusations d'espionnage (5/5)

    L'un des fils, Patrice Hernu, publie en 1997 un livre, Affaire Hernu. Histoire d'une calomnie, qui cherche à démonter les affirmations reprises par Jean-Marie Pontaut et Jérôme Dupuis dans leur Enquête sur l'agent Hernu, publiée elle aussi en 1997 : les deux journalistes réaffirment leur accusation sur la foi de documents remis en 1992 à la DST par Mihaïl Caraman, chef des services secrets roumains en poste en France pendant onze ans jusqu'en 1969. D'après eux, Charles Hernu fut recruté en mars 1953 par un agent secret de l’ambassade de Bulgarie à Paris, Raïko Nikolov, et rétribué mensuellement de 40 000 à 50 000 anciens francs par les services secrets de l’Est (par le KGB d'abord, puis, après que l'OAS a plastiqué son appartement dans la nuit du 26 au 27 juillet 1961, par la Securitate) pour ses notes et synthèses.

    Rapporté (au conditionnel)

Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    1 janvier 1980 → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.
    France
    3 juillet 1948 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Charles Hernu

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

Aucune mention référencée pour Charles Hernu. Si vous connaissez une citation, vidéo ou interview où une personnalité parle de cette personne, proposez-la-nous.

Médias & multimédia

Toutes les apparitions et interventions de Charles Hernu dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.

Aucune apparition médiatique référencée pour Charles Hernu.
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Votes parlementaires

Aucun vote individuel n'est encore référencé pour cette personnalité. Polidex récupère progressivement les votes parlementaires depuis les API officielles (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Anecdotes

  1. Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (1/3)

    En mai 1981, il devient ministre de la Défense après la victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.

    Rapporté (au conditionnel)
  2. Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (2/3)

    Le 10 avril 1984, il préside à la base aérienne de Toulouse-Francazal la cérémonie d'hommage aux neuf parachutistes du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban, tués accidentellement trois jours plus tôt au Tchad dans le cadre de l'opération Manta. Après avoir remis aux neuf soldats la médaille du mérite militaire à titre posthume, Charles Hernu présente ses condoléances aux familles. Lionel Réhal, frère du caporal Laurent Réhal, l'une des victimes, a alors un vif échange avec le ministre au cours duquel il aurait lancé : « On t'aura ! On te fera la peau. C'est pas le moment de donner des médailles. On veut savoir la vérité ». Il part ensuite au parking chercher sa voiture qu'il projette contre le groupe des personnalités, ratant de peu le ministre et le général Jeannou Lacaze, chef d'état-major des armées. Il fait demi-tour et, après avoir renversé un cercueil, est stoppé par l'officier de sécurité du ministre qui ouvre le feu à quatre reprises et le blesse à la cuisse. Charles Hernu qualifie l’événement de « pénible incident ».

    Rapporté (au conditionnel)
  3. Controverse — Ministre de la Défense et affaire du Rainbow Warrior (3/3)

    Il est contraint à la démission en septembre 1985, à la suite de l'Affaire du Rainbow Warrior, le dynamitage par les services secrets français d'un navire de Greenpeace en Nouvelle-Zélande qu'il avait ordonné sans en référer à ses supérieurs (Laurent Fabius, alors Premier ministre, et François Mitterrand).

    Rapporté (au conditionnel)
  4. Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (1/5)

    Article détaillé : Affaire du Rainbow Warrior. Le 10 juillet 1985, le navire de Greenpeace le Rainbow Warrior I est dynamité dans le port d'Auckland en Nouvelle-Zélande par des agents de la DGSE. Cet attentat coûte la vie à Fernando Pereira, photographe néerlandais, d'origine portugaise. Le scandale du Rainbow Warrior éclate et entraîne deux mois plus tard la démission de Charles Hernu. La plupart des observateurs s'accordent pour dire qu'il a servi à cette occasion de « fusible » pour de « plus hautes autorités » certainement informées de l'opération. À sa mort, visant Laurent Fabius qui l'avait alors sacrifié en restant dans ses fonctions, son épouse déclara que certaines personnes ne seraient pas les bienvenues à ses obsèques.

    Rapporté (au conditionnel)
  5. Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (2/5)

    En 2005, le journal Le Monde publie des extraits d'un rapport daté de 1986 écrit par l'ancien chef de la DGSE, l'amiral Pierre Lacoste. D'après le quotidien, l'amiral Lacoste affirme que les espions français qui ont posé les bombes ont agi sous l'ordre de François Mitterrand lui-même.

    Rapporté (au conditionnel)
  6. Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (3/5)

    Pour être précis, Lacoste déclare en mai 1985 : « il aurait rencontré le président Mitterrand pour lui faire part d'une action de « neutralisation » du navire de Greenpeace que le président aurait approuvée… Mais Lacoste ne prétend pas que Mitterrand en connaissait les détails… Seul le cabinet d'Hernu savait… Mitterrand savait simplement sans en connaître les détails (le fait de poser une bombe et la date) qu'une action allait être menée contre le Rainbow Warrior… Aurait-il accepté s'il en avait connu les détails ? Peut-être pensait-il naïvement que l'action serait la même qu'en 1973 à savoir un abordage ? »

    Rapporté (au conditionnel)
  7. Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (4/5)

    ."}},"i":0}}]}' id="mwAak">« Il n'y a pas de place pour le doute : François Mitterrand a approuvé une opération contre Greenpeace, afin d'empêcher que les écologistes gênent les essais nucléaires. Mais qui a défini les modalités, et organisé une opération aussi détonnante ? Le ministre de la Défense Charles Hernu traverse à ce moment-là de graves problèmes, mêlant alcoolisme et sentiment d'invulnérabilité. C'est lui qui donne le feu vert à cette opération : envoyer par le fond un vieux chalutier qui voulait gêner des essais nucléaires. »

    Rapporté (au conditionnel)
  8. Controverse — L'affaire du Rainbow Warrior (5/5)

    Pour une raison encore inconnue, Jacques Chirac, qui connaissait l'implication du président, ne s'est pas servi de cette information contre lui lors de la campagne électorale de 1988. La raison en était probablement que la France ne disposait pas des capacités de simulation des essais nucléaires, qui auraient permis d'éviter les essais souterrains dans l'atoll de Moruroa[Interprétation personnelle ?]. Chirac ne voulait probablement pas révéler ce retard technologique par rapport aux États-Unis. Dès son élection à la présidence de la République, il a donc mis la priorité sur ces recherches.

    Rapporté (au conditionnel)
  9. Controverse — Accusations d'espionnage (1/5)

    En octobre 1996, le magazine L'Express publie une enquête selon laquelle Charles Hernu aurait été pendant dix ans durant la guerre froide, sous le nom de code « Dinu », un agent des services de renseignement soviétiques et des services satellites de l'URSS, notamment du Darjavna Sigurnost bulgare.

    Rapporté (au conditionnel)
  10. Controverse — Accusations d'espionnage (2/5)

    Le Monde évoque l'affaire en affirmant notamment : ."}},"i":0}}]}' id="mwAc0">« la Direction de la surveillance du territoire (DST) reste convaincue que l'ancien ministre de la défense fut un agent de l'Est de 1953 à 1963, et se dit dans l'incapacité d'exclure formellement que les services soviétiques aient eu encore, par la suite, recours à lui. » Le quotidien explique que c'est Mihai Caraman, l'ancien patron de la Securitate roumaine à Paris qui a apporté en 1992 à la DST le dossier sur la collaboration de Charles Hernu, entre 1953 et 1963, avec les services d'espionnage bulgares, puis roumains. {{Article |langue=français |auteur1=Nathaniel Herzberg |auteur2=Éric Inciyan |titre=Charles Hernu a été dénoncé par un responsable des \"services\" roumains |périodique=Le Monde |date=1 novembre 1996 |lire en ligne=https://www.lemonde.fr/archives/article/1996/11/01/charles-hernu-a-ete-denonce-par-un-responsable-des-services-roumains_3751778_1819218.html}}.</ref>."}},"i":0}}]}' id="mwAdU">« L'enquête de la DST ayant conclu à la solidité du rapport de synthèse fourni par Mihaïl Caraman, le dossier avait été transmis, à l'automne 1992, au président de la République, François Mitterrand. »

    Rapporté (au conditionnel)
  11. Controverse — Accusations d'espionnage (3/5)

    Les fils de Charles Hernu portent plainte pour diffamation, réclament 30 millions de francs de dommages-intérêts à L'Express et demandent la non parution du livre. Accusant L'Express d'avoir tenté de tromper la chambre civile en versant au dossier des documents dont ils contestent l'authenticité, ils portent plainte également pour tentative d'escroquerie au jugement, faux et usage de faux. Leur plainte pour diffamation est déclarée recevable par un jugement du 26 mars 1997 rendu par la 1re chambre civile du tribunal de grande instance de Paris. Le tribunal décide cependant de surseoir à statuer, dans l'attente de la décision qui sera rendue, en matière pénale, par la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris sur la plainte pour tentative d'escroquerie au jugement, faux et usage de faux.

    Rapporté (au conditionnel)
  12. Controverse — Accusations d'espionnage (4/5)

    En définitive, poursuivis pour recel de violation du secret professionnel, Jean-Marie Pontaut et Jérôme Dupuis, les journalistes auteurs de l'enquête, comparaissent en octobre 2002 devant la 17e chambre correctionnelle. Jacques Fournet, ancien directeur de la DST comparaît à leurs côtés pour avoir confirmé en 1996 que la DST détenait depuis 1992 un dossier « Hernu » classé secret défense (il avait apporté ce dossier au président Mitterrand). La famille de Charles Hernu s'est constituée partie civile. Le 3 décembre, le tribunal relaxe les deux journalistes et condamne Jacques Fournet à 2 500 euros d'amende.

    Rapporté (au conditionnel)
  13. Controverse — Accusations d'espionnage (5/5)

    L'un des fils, Patrice Hernu, publie en 1997 un livre, Affaire Hernu. Histoire d'une calomnie, qui cherche à démonter les affirmations reprises par Jean-Marie Pontaut et Jérôme Dupuis dans leur Enquête sur l'agent Hernu, publiée elle aussi en 1997 : les deux journalistes réaffirment leur accusation sur la foi de documents remis en 1992 à la DST par Mihaïl Caraman, chef des services secrets roumains en poste en France pendant onze ans jusqu'en 1969. D'après eux, Charles Hernu fut recruté en mars 1953 par un agent secret de l’ambassade de Bulgarie à Paris, Raïko Nikolov, et rétribué mensuellement de 40 000 à 50 000 anciens francs par les services secrets de l’Est (par le KGB d'abord, puis, après que l'OAS a plastiqué son appartement dans la nuit du 26 au 27 juillet 1961, par la Securitate) pour ses notes et synthèses.

    Rapporté (au conditionnel)

Questions fréquentes

Quel est l'âge de Charles Hernu ?
Charles Hernu est décédé(e) le 17 janvier 1990, à l'âge de 66 ans.