En bref
- Naissance
- 04/04/1910
- Décès
- 29/03/1959
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Controverses & affaires(3)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Polémiques autour de l'accident d'avion (1/3)
Le 29 mars 1959, un Boganda en pleine campagne électorale se rend à Berbérati pour y présider une cérémonie au cours de laquelle sont présentés les nouvelles institutions et le nouveau drapeau. L'avion régulier qu'il emprunte pour regagner Bangui s’écrase dans la savane arborée de la Lobaye, au lieu-dit de Boukpayanga. Aucun des neuf occupants de l'appareil ne survit à l'accident. Très vite, les hypothèses d'un attentat fusent. La rumeur accuse David Dacko, principal bénéficiaire du vide créé par la mort de Boganda, l’ancien vice-président du Conseil du gouvernement Abel Goumba, ou encore le Premier ministre congolais Fulbert Youlou, opposé aux projets fédéralistes de Boganda. On parle aussi des services secrets belges et portugais. Abel Goumba, pour sa part, privilégie l’hypothèse des représentants locaux de l’administration française, puis celle des colons blancs, planteurs et industriels. Le journaliste Pierre Péan évoque une possible coalition d'intérêts entre Roger Guérillot et Michelle Jourdain, l'épouse de Boganda, qui a bénéficié de plusieurs assurances-vie souscrites par Boganda peu de temps avant l'accident.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques autour de l'accident d'avion (2/3)
L'hypothèse du complot a été défendue par Pierre Kalck. Dans son Barthélemy Boganda édité chez Sépia en 1995, il rapporte que Boganda aurait reçu au début de l'année 1959 des lettres de menaces de mort postées depuis le Congo belge. Il évoque un « colis piégé » remis par un mystérieux jeune homme au moment du départ de l’avion. Il affirme que les conclusions des enquêteurs venus de Paris soutenaient qu'une explosion serait survenue en vol. La non-publication du rapport de l'accident au Journal officiel apparait pour Kalck comme 'anormale'.
Rapporté (au conditionnel) - Polémiques autour de l'accident d'avion (3/3)
La thèse du simple accident, soutenue notamment par Louis Sanmarco, a été remise au goût du jour par Jacques Serre, à partir du rapport final de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) daté du 20 juin 1960. La commission a conclu à une dislocation en vol de l’appareil à altitude de croisière, 27 minutes après le décollage de l’aérodrome de Berbérati. Les conditions météorologiques auraient provoqué une rupture dynamique brutale de la voilure : l’aile droite se serait repliée et détachée. Selon Jacques Serre, pour provoquer par explosif une rupture de l’aile, il aurait fallu procéder lors de l'escale (très courte) à un sabotage en public de la trappe d’accès vers la gouverne de l’aile. Il souligne par ailleurs que Boganda voyageait sur un Nord-Atlas 2502, un modèle doté de deux réacteurs d’appoint afin de décoller sur des terrains très courts, mais ces masses additionnelles amplifiaient le flottement de la voilure par leurs vibrations induites. Dans une lettre du 8 janvier 1960, Nord-Aviation demande à la DGAC de rester discrète sur les résultats des études de vibrations sur le Nord-Atlas 2502. Ceci pourrait expliquer la non-publication du rapport d’accident du 20 juin 1960 au Journal officiel, publication qui ne serait pas selon Serre une obligation pour le gouvernement.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Barthélemy Boganda
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
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Anecdotes
Polémiques autour de l'accident d'avion (1/3)
Le 29 mars 1959, un Boganda en pleine campagne électorale se rend à Berbérati pour y présider une cérémonie au cours de laquelle sont présentés les nouvelles institutions et le nouveau drapeau. L'avion régulier qu'il emprunte pour regagner Bangui s’écrase dans la savane arborée de la Lobaye, au lieu-dit de Boukpayanga. Aucun des neuf occupants de l'appareil ne survit à l'accident. Très vite, les hypothèses d'un attentat fusent. La rumeur accuse David Dacko, principal bénéficiaire du vide créé par la mort de Boganda, l’ancien vice-président du Conseil du gouvernement Abel Goumba, ou encore le Premier ministre congolais Fulbert Youlou, opposé aux projets fédéralistes de Boganda. On parle aussi des services secrets belges et portugais. Abel Goumba, pour sa part, privilégie l’hypothèse des représentants locaux de l’administration française, puis celle des colons blancs, planteurs et industriels. Le journaliste Pierre Péan évoque une possible coalition d'intérêts entre Roger Guérillot et Michelle Jourdain, l'épouse de Boganda, qui a bénéficié de plusieurs assurances-vie souscrites par Boganda peu de temps avant l'accident.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques autour de l'accident d'avion (2/3)
L'hypothèse du complot a été défendue par Pierre Kalck. Dans son Barthélemy Boganda édité chez Sépia en 1995, il rapporte que Boganda aurait reçu au début de l'année 1959 des lettres de menaces de mort postées depuis le Congo belge. Il évoque un « colis piégé » remis par un mystérieux jeune homme au moment du départ de l’avion. Il affirme que les conclusions des enquêteurs venus de Paris soutenaient qu'une explosion serait survenue en vol. La non-publication du rapport de l'accident au Journal officiel apparait pour Kalck comme 'anormale'.
Rapporté (au conditionnel)Polémiques autour de l'accident d'avion (3/3)
La thèse du simple accident, soutenue notamment par Louis Sanmarco, a été remise au goût du jour par Jacques Serre, à partir du rapport final de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) daté du 20 juin 1960. La commission a conclu à une dislocation en vol de l’appareil à altitude de croisière, 27 minutes après le décollage de l’aérodrome de Berbérati. Les conditions météorologiques auraient provoqué une rupture dynamique brutale de la voilure : l’aile droite se serait repliée et détachée. Selon Jacques Serre, pour provoquer par explosif une rupture de l’aile, il aurait fallu procéder lors de l'escale (très courte) à un sabotage en public de la trappe d’accès vers la gouverne de l’aile. Il souligne par ailleurs que Boganda voyageait sur un Nord-Atlas 2502, un modèle doté de deux réacteurs d’appoint afin de décoller sur des terrains très courts, mais ces masses additionnelles amplifiaient le flottement de la voilure par leurs vibrations induites. Dans une lettre du 8 janvier 1960, Nord-Aviation demande à la DGAC de rester discrète sur les résultats des études de vibrations sur le Nord-Atlas 2502. Ceci pourrait expliquer la non-publication du rapport d’accident du 20 juin 1960 au Journal officiel, publication qui ne serait pas selon Serre une obligation pour le gouvernement.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Barthélemy Boganda ?
- Barthélemy Boganda est décédé(e) le 29 mars 1959, à l'âge de 48 ans.
