En bref
- Naissance
- 13/06/1975
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 13 juin 2000
Biographie
## Parcours politique
Débuts chez Les Verts et EELV Elle adhère aux Verts en 2000. Elle est chargée des relations avec la presse pendant la campagne présidentielle de 2002 de Noël Mamère. Durant les cinq années suivantes, elle travaille avec le député Yves Cochet en tant qu'assistante parlementaire, fonction qu'elle définit comme son métier. Elle le soutient lors de la primaire présidentielle écologiste française de 2006 et le présente comme son « père politique ».
Barbara Pompili se présente aux élections législatives de 2007 face à Jean-François Lamour (UMP) dans la 13e circonscription de Paris où elle recueille 2,29 % des suffrages exprimés. Alors qu'Yves Cochet fait campagne contre Marielle de Sarnez (MoDem) dans la 11e circonscription de Paris, elle signe « le manifeste pour la refondation de l'écologie politique », un appel lancé par Daniel Cohn-Bendit qui envisage une alliance avec le MoDem.
Elle est également candidate aux élections municipales de 2008 dans le 15e arrondissement de Paris face à Philippe Goujon (UMP) et recueille alors 4 % des voix.
De 2007 à 2012, elle est secrétaire générale adjointe du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale.
Députée de la XIVe législature Elle est élue députée le 17 juin 2012 dans la deuxième circonscription de la Somme en battant au second tour, avec 50,83 % des voix, le député sortant Olivier Jardé (Nouveau Centre), proche de Gilles de Robien dont il avait été le suppléant. Bénéficiant de l'accord national PS-EELV, elle n'affronte pas de candidat socialiste. Imposée par les instances de son parti, sa candidature est perçue comme un parachutage chez les militants locaux.
Le 20 juin 2012, elle est désignée coprésidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, partageant cette fonction avec François de Rugy, bien que cette possibilité ne soit pas offerte par le règlement de l'Assemblée nationale. Début janvier 2013, elle devient officiellement la présidente du groupe, malgré la coprésidence théorique : les deux coprésidents décident d’alterner la présidence officielle du groupe tous les six mois. Elle devient la première femme à occuper la présidence d'un groupe parlementaire à l'Assemblée.
Elle est membre de la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation, de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes et du groupe d'études sur l'intégration des personnes handicapées, dont elle assure la présidence.
En août 2015, Laurent de Boissieu la situe au « centre droit pro-gouvernemental » du groupe écologiste. Favorable à un retour des écologistes au gouvernement et opposée aux accords électoraux avec le Front de gauche en vue des élections régionales de décembre 2015, elle partage la même analyse que Jean-Vincent Placé et François de Rugy qui quittent EELV en septembre. Après avoir refusé un moment de suivre leur exemple, elle finit par quitter aussi le parti le 30 septembre et rejoint le Parti écologiste en 2016, ainsi que son comité d'orientation politique.
Secrétaire d'État chargée de la Biodiversité Article connexe : Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Le 11 février 2016, Barbara Pompili est nommée secrétaire d'État chargée de la Biodiversité, auprès de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, dans le second gouvernement Valls.
Elle fait adopter définitivement la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages en juillet 2016. Le texte comprend notamment la création de l'Agence française pour la biodiversité, la précision de la séquence « éviter - réduire - compenser » les atteintes à la biodiversité, et instaure un régime de réparation du préjudice écologique, sécurisant la « jurisprudence Erika » en l'inscrivant dans le code civil. Cette loi contient également des dispositifs de lutte contre les espèces exotiques envahissantes, l'interdiction des pesticides contenant des néonicotinoïdes et autorise la ratification du protocole de Nagoya pour combattre la biopiraterie.
En mars 2016, dans le cadre des débats sur le projet de loi, elle doit retirer un amendement du gouvernement sur le préjudice écologique, à la suite de l'accusation de plusieurs acteurs de l'environnement comme Arnaud Gossement et Delphine Batho de constituer une régression inédite du droit de l'environnement et d'avoir été inspiré par le « lobbying … du Medef et de l’Afep ».
Alliance avec le PS puis avec La République en marche Dès son élection comme députée en 2012, Barbara Pompili affirme être en faveur d'une alliance parlementaire et gouvernementale avec le PS. Ainsi, en juin 2012, lorsque les députés écologistes votent blanc lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale, pour protester contre la non-attribution par le PS de la présidence de la commission Développement durable, Barbara Pompili estime que l'« on ne quitte pas la majorité pour une histoire de poste ».
Pendant la primaire citoyenne de 2017, elle soutient François de Rugy. Benoît Hamon l'emporte et François de Rugy rejoint par la suite Emmanuel Macron. Le 21 mars, Barbara Pompili fait de même, devenant le premier membre du gouvernement à soutenir le candidat En marche. Elle reçoit d'ailleurs le 11 mai 2017 l'investiture du mouvement d'Emmanuel Macron dans la 2e circonscription de la Somme lors des élections législatives de 2017. Elle a comme suppléante Cécile Delpirou, secrétaire du comité d’entreprise de Whirpool à Amiens, qui dit « travailler depuis cinq ans avec Madame Pompili » sur le dossier de l'usine, au centre de la campagne d’entre-deux tours de l'élection présidentielle en raison de l'annonce de sa délocalisation en Pologne. Avec 40,70 % des voix lors du premier tour, elle se qualifie pour le second tour lors duquel elle affronte Cédric Maisse (La France insoumise). Elle l'emporte avec 61,89 % des voix.
Députée de la XVe législature Pressentie comme candidate à la présidence de l'Assemblée nationale en juin 2017, elle se range finalement derrière François de Rugy et prend la présidence de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire.
Elle obtient pour sa commission la délégation de deux articles de la loi énergie climat (relatifs au Haut Conseil pour le climat et à l’Autorité environnementale), alors que le texte se destinait à être intégralement examiné par la commission des Affaires économiques, ainsi que l’intégralité de la loi d'orientation des mobilités (LOM), y compris le volet infrastructures convoité par la commission des Finances. Elle réclame également une loi-cadre pour la programmation pluriannuelle de l'énergie (adoptée par décret) et défend la suppression de l’article 40 de la Constitution, qui interdit aux parlementaires de proposer des dispositions ayant un impact sur les finances publiques. Son choix de privilégier les dossiers environnementaux et de peu traiter ceux relatifs à l'aménagement du territoire suscite l'hostilité d'une minorité de députés LREM ; l'entourage de Barbara Pompili se défend en assurant que la commission traite les sujets qui relèvent de sa compétence.
En mai 2018, lors des débats sur la loi Agriculture et alimentation, elle défend un amendement pour une meilleure information sur les étiquettes des produits alimentaires (OGM, élevage en cage, pesticides, etc.), contre l’avis du gouvernement. Investie lors de l'examen de la LOM, elle s'oppose à l’amendement déposé par le groupe Les Républicains avec le soutien discret d'Emmanuel Macron. Lors de l'examen du projet de loi de finances 2020, elle prend la tête des députés soutenant l’introduction d’un critère « poids » dans le calcul du malus automobile, dispositif refusé par l’exécutif et plus tard repris par la Convention citoyenne pour le climat. Membre du Conseil d’orientation des infrastructures, elle défend, avec Matthieu Orphelin, l'intégration au rapport final de la préconisation d’un plan vélo ambitieux, à 350 millions d’euros sur quatre ans : le gouvernement adopte cette enveloppe, mais sur sept ans. En 2020, elle rédige plusieurs amendements au projet de loi de finance rectificative, demandant par exemple que les aides d’État accordées aux entreprises dans le cadre de la pandémie de Covid-19 soient assorties de conditions écologiques fortes, avant de les retirer sous la pression gouvernementale.
En septembre 2018, après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle se porte candidate à sa succession à la présidence de l'Assemblée. Opposée à Richard Ferrand, Cendra Motin et Philippe Folliot, elle arrive en 2e position lors de l'élection interne au groupe LREM, avec 85 voix sur 299 votes et 291 suffrages exprimés.
À l'occasion du renouvellement des postes au sein de la majorité, en juillet 2019, elle est reconduite dès le premier tour de scrutin à la présidence de la commission avec 57 % des voix face à Alain Péréa et Jean-Charles Colas-Roy.
Elle figure sur la liste écologiste de son compagnon Christophe Porquier (ex-EELV) pour les élections municipales de 2020 à Amiens, tandis que LREM soutient la liste de la maire sortante Brigitte Fouré (UDI).
Proche de Matthieu Orphelin, elle refuse de rejoindre le nouveau groupe Écologie démocratie solidarité à l'Assemblée nationale, privilégiant la création d'un courant écologiste au sein du groupe LREM. Ce groupe, baptisé « En commun », est rejoint par 45 autres députés et voit le jour sous forme d'association le 22 mai. Alors que le mouvement se constitue en parti durant l'automne 2020, elle en est l'une des trois vice-présidents avec Jacques Maire et Hugues Renson.
Ministre de la Transition écologique Bérangère Abba (secrétaire d'État chargée de la Biodiversité) et Barbara Pompili, en janvier 2022.
Le 6 juillet 2020, Barbara Pompili est nommée ministre de la Transition écologique au sein du gouvernement Castex, à la suite de la démission du gouvernement d'Édouard Philippe, succédant ainsi à Élisabeth Borne. Avec sa nomination, l’épithète « solidaire » disparaît de l'intitulé du ministère, dans lequel il était apparu avec l'entrée au gouvernement de Nicolas Hulot, et n’apparaît plus dans le décret d’attribution de Barbara Pompili. Son ministère inclut désormais la politique du logement, jusqu’alors attribuée à Julien Denormandie sous la tutelle du ministère de la Cohésion des territoires, mais perd l'économie sociale et solidaire, qui revient au ministère de l'Économie et des Finances. Barbara Pompili se situe au troisième rang dans la hiérarchie gouvernementale, derrière Jean Castex et Jean-Yves Le Drian. Elle choisit comme directeur de cabinet Jack Azoulay, qui occupait précédemment cette fonction auprès d'Emmanuelle Wargon.
Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé un virage écologiste, elle a notamment comme feuille de route l'application des propositions de la Convention citoyenne pour le climat et doit travailler sur le plan de relance, ayant elle-même travaillé à l'Assemblée sur les conditions, écologiques notamment, aux aides publiques et étant à l’initiative d’une mission parlementaire sur le sujet. Selon le média Contexte, le transfert à son ministère de la politique du logement « traduit la volonté de l’exécutif de faire de la rénovation des bâtiments un axe majeur de la relance verte, comme en témoigne également la nomination d’Emmanuelle Wargon au poste de ministre déléguée au Logement ». Peu avant sa nomination, elle plaide pour que tous les ministères aient « une feuille de route verte », et notamment le ministère du Budget.
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Médias & multimédia
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Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Barbara Pompili ?
- Barbara Pompili est né(e) le 13 juin 1975, ce qui lui fait 51 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Barbara Pompili ?
- Barbara Pompili est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
