En bref
- Naissance
- 16/11/1927
- Décès
- 06/11/2009
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Biographie
Son père Mansour Boumaza tenait une droguerie-quincaillerie à Kerrata et sa mère Laldja Khaled décède précocement. Il étudie jusqu’à la classe de seconde, au lycée de Sétif puis à l’Ecole Pratique de Commerce et d’Industrie de Constantine.
Bachir Boumaza est membre de l’Association de Culture et de Bienfaisance de son village, dont le responsable local Arab Hanouz subit la répression après les manifestations nationalistes, indépendantistes et anticolonialistes survenues le 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata: il assiste au supplice sur la place publique de la famille de ce dernier, et sera globalement profondément marqué par le massacre colonial: son village est bombardé, rasé, les victimes auraient été entassées, sous ses yeux, dans des « fours à chaux ».
Il est d’abord membre du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques en Algérie (MTLD) dès 1945 et accompagne Messali Hadj lors d’un voyage en France en 1951. Il est chargé de suivre les questions syndicales en région lyonnaise, où il est ouvrier dans la chimie, tandis qu'Abdelhamid Benzine, mineur de charbon dans le Gard puis installé à Paris, a les mêmes responsabilités en région parisienne.
Puis il est rédacteur à Paris de L’Algérie Libre, organe du MTLD, et pour une raison inconnue en démissionne et repart en Algérie en 1952 fonder un commerce, alors qu'il a été identifié par la police.
A Paris, il est détaché à l’AGTA (Amicale Générale des Travailleurs Algériens), sous le nom d’Ali Nelili, afin de contacter un grand nombre d’ouvriers algériens, et fera son entrée au FLN grâce au syndicaliste Embarek Djilani, ex-instituteur dans son village, qui lui a demandé d’installer l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) en France, sous le nom de l'Amicale générale des travailleurs algériens (AGTA), pour se lier aux syndicalistes français et contrer l’influence de l’USTA (Union syndicale des travailleurs algériens), syndicat messaliste. Il est ainsi chargé du journal L'Ouvrier algérien en France, l’organe de l'AGTA, mais aussi de la rédaction de synthèses et de tracts sous la direction d’Ahmed Oudjedi-Damerdji, ouvrier spécialisé dans le Nord, et membre de la direction du MTLD, qu'il dirige sur Lille, formé en 1952 à l’école cégétiste de Gif-sur-Yvette puis militant actif, en 1953-1954, de l’UD-CGT de Lille avant d'être promu directeur-gérant de L’Ouvrier algérien en France, de 1957 à la dissolution de l’AGTA, le 23 août 1958.
Bachir Boumaza sera accusé d'avoir conservé des factures correspondantes au train de vie dispendieux de Messali Hadj et de ce fait échappe de justesse au lynchage par les messalistes de Lyon, selon Ammar Ladlani, également cadre du PPA-MTLD dans la région lyonnaise .
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Bachir Boumaza ?
- Bachir Boumaza est décédé(e) le 6 novembre 2009, à l'âge de 81 ans.
