En bref
- Naissance
- 17/06/1973
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 17 juin 1998
Biographie
## Formation
Après le baccalauréat, elle entre en classes préparatoires littéraires au lycée Georges-de-La-Tour à Metz, et, en 1993, est admise à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud. En 1995, titulaire d'un DEA de lettres modernes sur le jansénisme, elle est reçue à l'agrégation de lettres classiques.
Elle enseigne pendant un an comme professeur de lettres dans l'académie de Versailles, comme titulaire sur zone de remplacement (TZR), notamment au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine.
## Parcours politique
Les Verts (1999-2006) Aurélie Filippetti adhère aux Verts en 1999, puis devient membre du cabinet d'Yves Cochet, ministre de l'Environnement de juillet 2001 à mai 2002. Aux élections municipales de 2001, elle est élue conseillère d'arrondissement dans le 5e arrondissement de Paris. Tête de liste des Verts au premier tour après s'être battue pour la parité elle obtient 13,75 % des voix. Elle recueille 6,55 % des voix dans la deuxième circonscription de Paris aux élections législatives de 2002. Elle devient membre du secrétariat exécutif et porte-parole des Verts-Paris en mars 2003.
Elle est membre fondatrice de la Convention pour la Sixième République.
Elle prend ses distances avec Les Verts dès 2003 au moment des manifestations contre la guerre en Irak et quitte définitivement le parti qu'elle accuse d'avoir franchi « la ligne jaune » en 2006 quand l'investiture lui est refusée alors qu'elle envisage de retourner en Lorraine.
Parti socialiste (à partir de 2006) En novembre 2006, elle rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007, comme conseillère spéciale (environnement, culture, éducation, sujets de société). En mai 2007, d'abord pressentie pour la 7e circonscription de Meurthe-et-Moselle, elle est investie par les militants socialistes de la 8e circonscription de la Moselle, dont le député PS sortant Jean-Marie Aubron ne se représente pas. Elle est élue le 17 juin 2007 avec 50,96 % des voix.
Manuel Valls, alors député de l’Essonne, et Aurélie Filippetti lors de la Journée du livre politique, en 2009. Elle est porte-parole puis vice-présidente de la Convention pour la Sixième République, puis du courant pro-Royal « L'Espoir à gauche » pour le congrès de Reims. Candidate aux élections européennes de 2009, elle est troisième de la liste conduite par Catherine Trautmann dans la circonscription Est, place qui ne lui permet pas d'être élue le 7 juin, la liste socialiste ayant obtenu deux élus avec 17,8 % des voix.
Elle soutient François Hollande pour la primaire présidentielle socialiste de 2011. À la suite de la victoire de celui-ci, elle est intégrée dans son équipe de campagne et chargée de la Culture, de l'audiovisuel et des médias. Écrivaine elle-même, elle défend le livre et l'indépendance des médias et prône le développement du numérique et un plan national d’éducation artistique et culturelle ainsi que l'abrogation de la loi Hadopi. En novembre 2011 elle est investie par les militants socialistes comme candidate aux élections législatives, avec pour suppléant Gérard Terrier. La 8e circonscription de Moselle ayant été supprimée par le redécoupage électoral de 2010, elle est réélue députée le 17 juin 2012 avec 59,04 % des voix dans la 1re circonscription de la Moselle.
Le 16 mai 2012, dans le gouvernement Ayrault, elle devient ministre de la Culture et de la Communication. Elle est reconduite dans le second gouvernement Ayrault, et elle doit donc abandonner son mandat de député incompatible avec une fonction gouvernementale. Son suppléant Gérard Terrier siège donc à l'Assemblée nationale à partir du 22 juillet 2012. Mais comme Gérard Terrier, maire de Maizières-lès-Metz et conseiller général de la Moselle doit selon la loi abandonner l'un de ses mandats locaux, il ne peut que céder son siège au conseil général de la Moselle à sa suppléante, Aurélie Filippetti, qui devient de fait conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz.
En 2014, alors qu'elle est ministre depuis deux ans déjà et que le président de la République a indiqué que les membres du gouvernement qui échoueraient aux élections municipales devraient quitter leur ministère, elle se porte candidate aux élections municipales à Metz en deuxième position sur la liste conduite par Dominique Gros. Elle est élue conseillère municipale et renonce dans la foulée, le 28 novembre 2014, à son mandat de conseillère générale du canton de Maizières-lès-Metz en application des règles de non-cumul des indemnités qu'elle prône.
Ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti lors de la signature du contrat de performance 2014-2016 de la Bibliothèque nationale de France. En tant que ministre de la Culture et de la Communication, elle annonce ses priorités : un projet de loi assurant la protection des sources d'information des journalistes, une refonte de la loi Hadopi, la « sécurisation » du financement de l'audiovisuel public et la fin de la nomination des dirigeants des chaînes publiques par le président. Elle promeut la féminisation des nominations au sein du ministère de la culture et dans les établissements culturels.
Pour 2013, le budget de son ministère est en baisse de 2 % par rapport à celui de 2012. Finalement, en avril, et malgré les promesses de campagne, elle annonce l'abandon de la réforme de la loi Hadopi. Seule une variable d'application de la loi est modifiée par décret. Le budget de la culture est annoncé en baisse de 2,8 % en 2014. En 2014, elle doit faire face aux grèves des intermittents du spectacle pendant les festivals d'été.
Elle annonce, le 25 août 2014, son intention de ne pas participer au second gouvernement de Manuel Valls. Elle écrit une lettre expliquant qu'elle n'est plus en accord avec la politique menée : [https://www.lemonde.fr/culture/article/2014/08/25/filippetti-je-ne-serai-pas-cher-francois-candidate-a-un-nouveau-poste-ministeriel_4476394_3246.html Filippetti : « Je ne serai pas, cher François, candidate à un nouveau poste ministériel »] ''Le Monde'' du 25 août 2014.</ref>."}},"i":0}}]}' id="mwAZY">« Il y a un devoir de solidarité, mais il y a aussi un devoir de responsabilité vis-à-vis de ceux qui nous ont fait ce que nous sommes. Je choisis pour ma part la loyauté à mes idéaux. Je ne serai donc pas […] candidate à un nouveau poste ministériel. »
Après le gouvernement Elle retrouve son siège de députée de la Moselle le 27 septembre 2014.
Dans une interview à Mediapart, le 4 octobre 2014, elle reproche à François Hollande son échec sur la gestion des hauts fourneaux de Florange, son enfermement dans les institutions de la Ve République ainsi que la personnalisation de la présidence de la République.
Elle fait partie des 39 députés socialistes, dits « frondeurs », à s'abstenir sur le budget de 2015. Elle justifie cette décision du fait « d'avoir des comptes à rendre à ses électeurs et aux Français » et affirme « n'avoir de leçon à recevoir de qui que ce soit » en réponse au premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui lui reproche son « manque de foi » et elle justifie également l'abstention de ses collègues anciens ministres Delphine Batho, Cécile Duflot et Benoît Hamon.
Elle est membre de l'équipe de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire citoyenne de 2017. Après la victoire de Benoît Hamon, elle devient l'une de ses porte-paroles pour la campagne présidentielle.
Candidate à sa réélection lors des élections législatives de 2017, elle est éliminée dès le premier tour avec seulement 11,8 % des voix.
À la rentrée 2017, Aurélie Filippetti devient enseignante à Sciences Po Paris sur le campus de Paris et sur celui de Nancy. De 2017 à 2019, elle rejoint aussi occasionnellement l'équipe des chroniqueurs de Marc-Olivier Fogiel dans son émission On refait le monde, sur RTL de 19 h 15 à 20 h, et de 2017 à 2019, elle assure un cours à l'ESJ Paris. Depuis 2019, elle est chroniqueuse régulière de L'Esprit public sur France Culture.
Le 13 octobre 2017, elle est exclue pour un an et demi du Parti socialiste par la fédération de Moselle pour avoir soutenu une liste dissidente aux élections sénatoriales. Elle dénonce un contexte de « purge politique » au PS contre « ceux qui ont défendu une ligne plus à gauche » que celle du parti ces dernières années. Le 17 janvier 2018, elle rejoint Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon, son ancien collègue au gouvernement et annonce son départ du PS.
Aurélie Filippetti démissionne du conseil municipal de Metz le 5 juillet 2018.
Le 9 décembre 2020, elle lance l'Appel inédit avec la députée LFI Caroline Fiat et la conseillère régionale PS Pernelle Richardot dans le but d'unir la gauche et les écologistes aux élections régionales de 2021 dans le Grand Est. L'année suivante, elle est désignée pour conduire la liste « Union de la Gauche » . La liste, notamment soutenue par La France insoumise et des dissidents du Parti socialiste, rassemble moins de 10 % des suffrages exprimés (8,64 %) et est éliminée au premier tour.
En septembre 2025, Aurélie Filippetti rejoint le mouvement Place publique, fondé par l’eurodéputé Raphaël Glucksmann.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Aurélie Filippetti
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Médias & multimédia
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Aurélie Filippetti ?
- Aurélie Filippetti est né(e) le 17 juin 1973, ce qui lui fait 52 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Aurélie Filippetti ?
- Aurélie Filippetti est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..
