En bref
- Naissance
- 27/10/1884
- Décès
- 11/11/1963
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Carrière politique
André Le Troquer en 1936. Militant socialiste, élu député de Paris en 1936, il siège par la suite à l'Assemblée nationale de 1945 à 1958. André Le Troquer se prononce en juin 1940 contre la demande d'armistice. Il prend alors publiquement position en faveur de « la destitution du maréchal Pétain et du général Weygand ». Il s'embarque le 20 juin à Bordeaux avec d'autres parlementaires sur le paquebot Massilia à destination de l'Afrique du nord pour continuer la lutte, et arrive à Casablanca le 24 juin, soit deux jours après la signature de l'armistice du 22 juin 1940.
En 1942, avec Félix Gouin, il défend Léon Blum lors du procès de Riom. Traqué par la Gestapo, il vit quatorze mois dans la clandestinité, préside le Comité directeur de la SFIO et siège au Conseil national de la Résistance. Après être passé en Angleterre, il siège à l'Assemblée consultative d'Alger avant d'être nommé commissaire à la Guerre et à l'Air puis commissaire délégué à l'Administration des territoires métropolitains libérés au sein du Comité français de libération nationale. Il est avec le général de Gaulle à la libération de Paris et descend à ses côtés les Champs-Élysées en août 1944.
Au printemps 1945, avant même l'ouverture du procès du maréchal Pétain (le 23 juillet 1945), il suggère que la condamnation à mort soit suivie d'une cérémonie solennelle à l'Arc de Triomphe au cours de laquelle un simple troupier dégraderait le Maréchal et briserait son bâton. L'idée n'est pas retenue. Président du conseil municipal de Paris de 1945 à 1946, il devient ministre de l’Intérieur du 23 janvier 1946 au 2 juin 1946 dans le gouvernement Gouin et ministre de la Défense nationale dans le 3e gouvernement de Léon Blum du 13 décembre 1946 au 13 janvier 1947. Vice-président de l'Assemblée nationale, il est président par intérim du Congrès à Versailles lors de l'élection de René Coty à la présidence de la République en décembre 1953.
En tant que président de l'Assemblée nationale, il joue un rôle important lors des événements de mai-juin 1958 qui marquent le retour du général de Gaulle au pouvoir — auquel il tente en vain de s'opposer. Il se rend avec Gaston Monnerville, président du Conseil de la République, à Saint-Cloud pour un entretien « décisif » avec le général de Gaulle visant à s'assurer que son retour s'effectuera conformément aux pratiques constitutionnelles. Il lit aux députés le message de René Coty — qu'il désapprouve — annonçant qu'il a « fait appel au plus illustre des Français » et qui menace de démissionner en cas de refus de l'Assemblée d'investir le Général de Gaulle ; dans cette hypothèse avortée, Le Troquer aurait assuré l'intérim de la présidence de la République, conformément à l'article 41 de la Constitution. Il préside les séances du 1er au 3 juin 1958 (débats sur l’investiture à de Gaulle et pouvoirs pour élaborer une nouvelle Constitution).
Battu aux élections législatives de novembre 1958, il quitte la vie politique active en 1960 et appelle à voter « non » au référendum du 8 janvier 1961 sur l’Algérie.
Controverses & affaires(1)
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- Controverse — Affaire des Ballets roses
En 1959 éclate l'affaire dite des « Ballets roses ». André Le Troquer, mis en cause — en compagnie notamment de sa maîtresse Elisabeth Pinajeff, artiste peintre et fausse comtesse roumaine —, adresse à l'hebdomadaire Aux écoutes du monde une lettre où il oppose aux « allégations publiées un démenti sans réserve, catégorique, absolu ». Poursuivi pour « attentat aux mœurs en excitant, favorisant ou facilitant habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse », il est condamné le 9 juin 1960 à un an d'emprisonnement avec sursis et à une amende (3 000 francs) en relation avec l'affaire, alors que ses comparses sont punis bien plus lourdement (jusqu'à cinq ans de prison ferme). Le tribunal a tenu compte du « long passé de services rendus » par André Le Troquer et n'a pas voulu « accabler un vieil homme». La condamnation est confirmée en appel le 3 mars 1961.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de André Le Troquer
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Médias & multimédia
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaire des Ballets roses
En 1959 éclate l'affaire dite des « Ballets roses ». André Le Troquer, mis en cause — en compagnie notamment de sa maîtresse Elisabeth Pinajeff, artiste peintre et fausse comtesse roumaine —, adresse à l'hebdomadaire Aux écoutes du monde une lettre où il oppose aux « allégations publiées un démenti sans réserve, catégorique, absolu ». Poursuivi pour « attentat aux mœurs en excitant, favorisant ou facilitant habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse », il est condamné le 9 juin 1960 à un an d'emprisonnement avec sursis et à une amende (3 000 francs) en relation avec l'affaire, alors que ses comparses sont punis bien plus lourdement (jusqu'à cinq ans de prison ferme). Le tribunal a tenu compte du « long passé de services rendus » par André Le Troquer et n'a pas voulu « accabler un vieil homme». La condamnation est confirmée en appel le 3 mars 1961.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de André Le Troquer ?
- André Le Troquer est décédé(e) le 11 novembre 1963, à l'âge de 79 ans.
