P
Polidex
L'index qui n'oublie rien
Albert Lebrun

Photo : Wikidata / Wikimedia Commons

Albert Lebrun

Décédé(e) le 6 mars 1950

Ministre (France) · Gouvernement français

Albert Lebrun, né le 29 août 1871 à Mercy-le-Haut et mort le 6 mars 1950 à Paris, est un homme d'État français. Il est président de la République française du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940.

Score politique66/100
Score Polidex41/100
Né(e) le 29 août 1871 (78 ans — décédé(e))

En bref

Naissance
29/08/1871
Décès
06/03/1950
Nationalité
France
Dernier mandat
Ministre (France)
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Formation et carrière

À l’école de Mercy-le-Haut, où il est scolarisé à partir de l’âge de cinq ans, Albert Lebrun fait partie des meilleurs élèves, malgré un caractère dissipé. À onze ans, il obtient son certificat d'études primaires avec la meilleure moyenne du canton, ainsi qu’un certificat supérieur à Longuyon la même année. Après avoir souhaité que leur fils aîné reprenne l’exploitation familiale, ses parents acceptent la proposition de son instituteur de le laisser partir au lycée ; c’est finalement son frère, Gabriel Lebrun, qui héritera de la ferme.

Albert Lebrun est assis en tailleur au premier plan, devant ses camarades du lycée de Nancy, le 18 mai 1890. Dans le rang des lycéens assis, on reconnaît Camille Gutton (1er en partant de la gauche) et Charles Sadoul (4e).

À partir de 1883, Albert Lebrun poursuit ses études au lycée national de Nancy — devenu par la suite lycée Henri-Poincaré —, où ont été scolarisés avant lui Hubert Lyautey et Maurice Barrès. Il saute une classe à son arrivée dans l’établissement, où il reste un brillant élève, en particulier dans les matières scientifiques et en histoire, et obtient son baccalauréat en 1889.

Il effectue ensuite une année de préparation aux concours d’entrée aux écoles d'ingénieur, dont il délaisse un temps les cours pour se préparer à Saint-Cyr. Il est finalement admis à l'École polytechnique (X1890) mais dans les derniers (230e rang). À Polytechnique, où il bénéficie d’une bourse d'études, il est classé quatrième à l’issue de sa première année puis sort major de sa promotion (sur 181 étudiants), devenant le seul élève à sortir premier de cette école après y être entré au-delà du 200e rang.

Devant dès lors choisir une école d'application, il opte pour l'École nationale supérieure des mines de Paris, qui reçoit les étudiants les mieux classés de Polytechnique. Avec trois camarades, Albert Lebrun intègre l’École des mines à la rentrée 1892. Il doit cependant rapidement effectuer son service militaire, comme sous-lieutenant au premier régiment d’artillerie de Bourges. De retour à Paris en 1893, il se déplace dans plusieurs pays européens et effectue son stage de dernière année en Russie, étudiant les usines métallurgiques dans le Donets. Il sort de l’École des mines en 1896, une nouvelle fois comme major de promotion.

Ingénieur du Corps des mines, Albert Lebrun exerce dans une exploitation minière à Vesoul (Haute-Saône) à partir de 1896, puis à Nancy de 1898 à 1901. Ces territoires riches en minerais de fer et forêts connaissent alors un important développement de leur industrie métallurgique. Durant sa brève carrière, interrompue par son engagement en politique, le jeune ingénieur travaille notamment sur les minerais de fer oolithiques de l’Est et sur les éboulements de terrain dans les salines lorraines ; il publie plusieurs de ses recherches dans le Bulletin de la Société belge de géologie.

En 1900, Paul Doumer, gouverneur général de l'Indochine, le sollicite pour prendre la tête du service des mines de la colonie française, mais le gouvernement décide de repousser la nomination de quelques mois. Entre-temps, Albert Lebrun est élu député, ce qui rend ce projet caduc et met un terme à sa carrière d'ingénieur.

## Débuts (1898-1911)

Au conseil général de Meurthe-et-Moselle Albert Lebrun commence sa carrière politique en juillet 1898, lorsqu’il brigue un mandat de conseiller général de Meurthe-et-Moselle comme républicain modéré. Il se porte candidat dans le canton d'Audun-le-Roman — détenu depuis dix-huit ans par Henri Mathieu, qui ne se représente pas pour raison de santé — et bénéficie de l’appui d’Alfred Mézières, homme de lettres, député et figure centrale du département. Sans adversaire, il l’emporte avec 98 % des suffrages exprimés et 24 % d’abstention.

Alfred Mézières (ici en 1914), « mentor » politique d’Albert Lebrun, auquel il succède comme député, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle et sénateur.

À 27 ans, il est le benjamin de la nouvelle assemblée, qui est composée à près des trois quarts de républicains (modérés et radicaux). Il s'intéresse notamment à la question des chemins de fer et obtient en 1904 que le train Renard soit expérimenté dans le département. L’année suivante, devenu rapporteur du budget, il propose d’augmenter les impôts locaux, une première depuis 35 ans, afin de financer la nouvelle ligne de Toul à Thiaucourt ainsi que l’assistance obligatoire aux vieillards et nécessiteux, une compétence imposée par l’État aux conseils généraux.

En août 1906, il est élu à la présidence du conseil général de Meurthe-et-Moselle, succédant à son mentor Alfred Mézières, qui, à près de 80 ans, ne se représentait pas. Albert Lebrun exerce cette fonction pendant vingt-six ans, jusqu’à son élection à la présidence de la République, ce qui constitue un record de longévité jamais égalé dans l'histoire du département.

À la Chambre des députés En août 1900, Alfred Mézières est élu sénateur, ce qui provoque une élection législative partielle dans l’arrondissement de Briey. Le géologue Georges Rolland est pressenti pour lui succéder mais renonce du fait de son état de santé. Albert Lebrun accepte alors de représenter le camp républicain. Le maître de forges François de Wendel est pris de court par cette candidature, qui a reçu l’appui de Mézières et des industriels de Longwy avant qu'il n’ait pu officialiser son souhait de se présenter. Bien que détenue par Alfred Mézières depuis 1881, la circonscription de Briey reste relativement conservatrice ; mais Albert Lebrun est favorisé par ses origines (famille paysanne avec un père exerçant le mandat de maire), sa maîtrise du patois et des sujets industriels.

Albert Lebrun, photographié par Henri Manuel (La Dépêche coloniale illustrée, 1911).

Dans sa profession de foi, Albert Lebrun se défend d’être le candidat du gouvernement, se présente comme un « enfant du peuple » aimant « le monde des travailleurs, celui de la terre, de la mine et de l’usine » et place la liberté de conscience « en tête de toutes les libertés », ce qui lui sera rappelé par les milieux catholiques lors des débats sur la question religieuse. Il est aussi soutenu par les radicaux et les socialistes. Le 23 décembre 1900, Albert Lebrun l’emporte au premier tour avec 59 % des suffrages exprimés face à deux candidats nationalistes et un réactionnaire ; il obtient cependant 25 points de moins qu’Alfred Mézières deux ans plus tôt.

À 29 ans, Albert Lebrun devient le plus jeune parlementaire de France. Constamment réélu député jusqu’en 1920, il est secrétaire de la Chambre des députés à partir de 1903 et en est vice-président à partir de 1913. Il vote contre la confiance au gouvernement Combes en 1905 mais pour la loi de séparation des Églises et de l'État la même année, en faveur de l'impôt sur le revenu en 1909 et pour la loi du service militaire de trois ans en 1913. Durant ses mandats parlementaires (il est ensuite sénateur), il est président ou rapporteur général d'importantes commissions (Budget, Armée, Colonies). En août 1914, au début de la Grande Guerre, il part au front comme commandant d'artillerie, à Verdun[réf. nécessaire].

En février 1911, il est élu à l’unanimité membre de la commission centrale exécutive de l’Alliance républicaine démocratique, présidée par Adolphe Carnot.

Controverses & affaires

Aucune controverse ou affaire référencée à ce jour avec source vérifiable. Si vous avez connaissance d'un élément sourcé, vous pouvezle signaler.

Carrière politique

Mandats

  • Ministre (France)
    Gouvernement français
    → date inconnue · Source
  • Personnalité politique française.
    France
    29 août 1896 → date inconnue · Source

Ce qu'on dit de Albert Lebrun

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

Aucune mention référencée pour Albert Lebrun. Si vous connaissez une citation, vidéo ou interview où une personnalité parle de cette personne, proposez-la-nous.

Médias & multimédia

Toutes les apparitions et interventions de Albert Lebrun dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.

Aucune apparition médiatique référencée pour Albert Lebrun.
Polidex ne référence que des contenus issus de sources autorisées (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.).

Votes parlementaires

Aucun vote individuel n'est encore référencé pour cette personnalité. Polidex récupère progressivement les votes parlementaires depuis les API officielles (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Questions fréquentes

Quel est l'âge de Albert Lebrun ?
Albert Lebrun est décédé(e) le 6 mars 1950, à l'âge de 78 ans.