En bref
- Naissance
- 26/08/1925
- Décès
- 27/11/1999
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France) · 1 janvier 1980
Biographie
## Jeunesse et formation
Son grand-père paternel est originaire de Saint-Lary, petit village pyrénéen situé dans le département de l'Ariège. Il s'enrôle dans la gendarmerie et est affecté à Saint-Beauzély, dans l'Aveyron. C'est là qu'il rencontre sa future épouse, fille d'un artisan-maçon.
Les grands-parents maternels d'Alain Peyrefitte sont quant à eux originaires de l’Aubrac, à la lisière du Cantal. Le grand-père y est à la fois paysan, instituteur, secrétaire de mairie, et correspondant local de La Dépêche. Plutôt gagné aux idées modernes et laïques, il doit comme secrétaire de mairie servir de témoin lors de l'inventaire des biens de l'Église au moment de la séparation des Églises et de l'État en 1905. Cela lui vaut l'hostilité du curé qui lui refuse des obsèques religieuses à sa mort accidentelle en 1909. La mère d'Alain Peyrefitte, alors âgée de 13 ans, gardera de cet événement un fort sentiment anti-religieux, qui se ressentira dans l'éducation donnée à son fils.
Plaque commémorative sur la maison d'Alain Peyrefitte à Najac.
Ses parents Jean et Augustine Peyrefitte se rencontrent à l'école normale de Rodez, et ils commencent à exercer leur profession d'instituteur à Najac. René, leur premier enfant, y naît en 1920, et Alain suit en 1925.
À la naissance, Alain Peyrefitte se prénomme Roger Antoine. Il change de prénom au cours de ses études pour éviter la confusion avec son homonyme Roger Peyrefitte, écrivain à l'époque très controversé. Les deux hommes auraient des ancêtres communs dans le village de Salsein, toutefois leur cousinage n'est pas établi avec certitude.
Alain Peyrefitte passe son enfance à Aubin, puis à Rodez et à Montpellier, au gré des affectations successives de ses parents. Il conserve cependant des attaches à Saint-Beauzély, où les vacances le ramènent dans la maison bâtie par son arrière-grand-père maternel, artisan-maçon.
Bachelier de philosophie et de mathématiques à seize ans, il est en mars 1944 étudiant en khâgne à Montpellier quand des attentats et des manifestations d’étudiants l'exposent au risque du travail forcé en Allemagne. Il gagne alors l'Aveyron où il entre dans la clandestinité.
À la Libération, il s'installe à Paris. Il rate le concours d'entrée à l'École normale supérieure à sa première tentative, avant d'être reçu l'année suivante. En 1946, il intègre l'École nationale d'administration, nouvellement créée, et fait ainsi partie de sa première promotion, la promotion 1946-1947 (France Combattante). Il mène les deux cursus en parallèle.
Il travaille ensuite à une thèse de doctorat, inscrite à la Sorbonne en 1947 sous le titre « Phénoménologie de la confiance », qu'il ne soutiendra que trente-sept ans plus tard, une fois passé l'âge de postuler à une chaire comme docteur d'État. Pendant quelques mois attaché puis chargé de recherche au CNRS en anthropologie, il entame alors des travaux sur la notion de confiance, qui sera toute sa vie au cœur de ses réflexions.
## Carrière diplomatique
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En 1948, il embrasse une carrière de diplomate.
Il travaille d'abord en Allemagne avec Jean-François Deniau sous la direction d'André François-Poncet, alors haut commissaire de la Zone d'occupation française en Allemagne. Il mène alors une vie faite de réceptions officielles et mondaines en tous genres. Mais surtout, il assiste également au décollage économique de l'Allemagne de l'Ouest, qu'il décrypte dans les notes adressées au Quai d'Orsay et dont l'exemple nourrit la réflexion publiée plus tard dans Le Mal français.
Alain Peyrefitte rentre à Paris fin 1952. Mais ce séjour en Allemagne inspirera à Monique, l'épouse d'Alain, un roman intitulé Ton pays sera mon pays, qu'elle publie courant 1953, quelques mois après leur retour à Paris, sous le pseudonyme Claude Orcival. Les principaux collaborateurs d'Alain Peyrefitte ont pu se reconnaître sans difficulté dans les personnages du roman. Ils y sont décrits de manière souvent assez négative, ce qui valut à Alain Peyrefitte une profonde inimitié de leur part, et notamment de la part d'André François-Poncet.
Courant 1954, Alain Peyrefitte se rend à Cracovie, en Pologne, où il est nommé consul général de France. Malgré des conditions de vie parfois difficiles, en dépit d'une surveillance policière certes moins pesante que dans d'autres villes du monde communiste, mais bien réelle, Alain Peyrefitte profite de ce séjour pour observer attentivement les conditions de vie d'habitants passés depuis peu sous la domination soviétique. Il livre alors ses témoignages dans de multiples dépêches adressées au Quai d'Orsay. Ces observations alimentent évidemment ses réflexions sur le développement, exposées plus tard dans deux livres, Le Mal français et La Société de confiance.
Alain Peyrefitte rentre à Paris en 1956. Il reste alors travailler au Quai d'Orsay, où il se consacre aux affaires européennes.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Alain Peyrefitte
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Médias & multimédia
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Alain Peyrefitte ?
- Alain Peyrefitte est décédé(e) le 27 novembre 1999, à l'âge de 74 ans.
