En bref
- Naissance
- 05/05/1984
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Conseiller regional (Île-De-France) · depuis 2 juillet 2021
Biographie
## Jeunesse et études
Fils d'un père chauffeur-livreur et d'une mère au foyer d'origine italienne (du Frioul), Vincent Jeanbrun grandit à L'Haÿ-les-Roses, d'abord dans la cité Paul-Hochart dite « les Tours Marron » du quartier Lallier, avant que sa famille ne change de logement pour un autre appartement HLM d'un quartier voisin.
Lui-même aime à rappeler être né « du mauvais côté de l'autoroute », en référence à l'A6 qui coupe la ville en deux, se présentant comme un « enfant du logement social » revendiqué. Ces origines modestes nourrissent souvent le récit personnel qu'il met en avant dans sa politique.
Élève de l'école Lallier, du collège Chevreul puis du lycée Mistral à Fresnes, il effectue ensuite des études dans l'école de commerce Institut Mines-Télécom Business School à Évry.
## Parcours politique
Débuts et engagement à l'UMP (2004‑2011) Il rejoint l'UMP en 2004 aux côtés de Roger Karoutchi, alors président du groupe UMP au conseil régional d'Île-de-France. Actif au sein du mouvement, il prend en 2010 la responsabilité des Jeunes populaires d'Île-de-France. Cette même année, il fait la connaissance de Valérie Pécresse. Parallèlement, il dirige une association d'insertion professionnelle avant de se présenter sans succès aux élections cantonales à Nanterre. De retour à L'Haÿ-les-Roses en 2011, il devient en 2012 l'attaché parlementaire de Valérie Pécresse.
Accession à la mairie de L'Haÿ-les-Roses (2011‑2019) À la suite de la démission du maire socialiste Patrick Sève en 2011, mis en examen pour favoritisme dans une affaire de marchés publics, la commune est administrée par son ancien adjoint Pierre Coilbault (PS) jusqu'aux élections municipales de 2014. Bastion de la gauche depuis dix-huit ans, L'Haÿ-les-Roses bascule alors à droite : Vincent Jeanbrun remporte le scrutin municipal et devient, à 29 ans, le plus jeune maire d'une commune de plus de 30 000 habitants en France.
En 2018, il est élu président du Forum métropolitain du Grand Paris.
En juin 2019, il quitte Les Républicains (ex-UMP) pour suivre Valérie Pécresse et son nouveau mouvement Soyons libres. Élu au conseil régional d'Île-de-France, il en devient vice-président chargé de l'emploi et de la formation professionnelle.
Engagements nationaux et rôle dans Les Républicains (2020‑2023) En 2020, il est désigné comme candidat à la présidence de la métropole du Grand Paris par le groupe Les Républicains. Mais, contre toute attente, le bon score de Philippe Laurent (UDI) au premier tour aboutit à la candidature « de rassemblement » du président sortant Patrick Ollier au second tour et c'est ce dernier qui est réélu. Vincent Jeanbrun dénonce alors des « petites magouilles » par des gens qui « font honte à la démocratie ».
En 2022, lors de l'élection présidentielle, il soutient la candidature de Valérie Pécresse au premier tour, puis appelle à voter pour Emmanuel Macron au second tour.
Aux élections législatives françaises de 2022, il convoite la 7e circonscription du Val-de-Marne mais arrive à la troisième place au premier tour.
Le 1er juin 2023, il est désigné comme porte-parole du parti Les Républicains.
Attaque de son domicile (2023) Dans la nuit du 2 juillet 2023, en marge des émeutes consécutives à la mort de Nahel Merzouk, le domicile de Vincent Jeanbrun est pris pour cible par des émeutiers. Plusieurs individus forcent sa propriété, puis incendient un véhicule et des poubelles, provoquant un début d'incendie dans la maison. L'épouse et l'un de ses enfants sont blessés en tentant de fuir.
La quasi-totalité de la classe politique française condamne l'attaque, qualifiée de « tentative d'assassinat » par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. L'Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement de soutien, rappelant que plusieurs bâtiments municipaux et agences immobilières avaient été dégradés ou incendiés. La veille, Vincent Jeanbrun faisait installer des barbelés autour de la mairie de L'Haÿ-les-Roses.
À la suite de cette attaque, il bénéficie d'une large exposition médiatique et devient, selon plusieurs observateurs, le « nouveau visage de la droite des banlieues ». Le président des Républicains, Éric Ciotti, lui propose de mener la liste du parti aux élections européennes de 2024, proposition qu'il décline.
Dans les jours qui suivent l'attaque, il commence la rédaction d'un livre retraçant cette histoire, livre qui sera publié en janvier 2024. Selon sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il perçoit en 2023 un à-valoir de plus de 33 000 € pour la rédaction de ce livre, somme qui vient s'ajouter aux 115 000 € qu'il perçoit cette même année au titre de ses différents mandats locaux.
Député de la septième circonscription du Val-de-Marne (2024) En juin 2024, après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République, Emmanuel Macron, Vincent Jeanbrun, ouvertement soutenu par Richard Dell'Agnola[réf. nécessaire], se porte candidat dans la 7e circonscription du Val-de-Marne lors des élections législatives anticipées. Il est élu au second tour avec 50,67 % des suffrages, en obtenant 545 voix de plus que la députée sortante Rachel Keke.
Il s'investit sur la politique de la ville, en préparant notamment un rapport, présenté en juin 2025, dans lequel il propose la « fin du logement social à vie ».
Ministre de la Ville et du Logement (2025) Le 12 octobre 2025, il est nommé ministre de la Ville et du Logement.
Au moment de sa nomination, il est visé par une enquête préliminaire ouverte en 2024 pour prise illégale d'intérêts et recel de prise illégale d'intérêts concernant l'attribution de logements à d'anciens collaborateurs lorsqu'il présidait un syndicat intercommunal.
Cette enquête, révélée notamment par Mediapart, suscite de nombreuses réactions au sein de la classe politique. Plusieurs élus de gauche dénoncent une nomination jugée inappropriée au regard des soupçons visant Vincent Jeanbrun. L'adjoint au logement de la Ville de Paris, Jacques Baudrier, la qualifie de « provocation caricaturale », tandis que certains acteurs du logement social, dont l'Union sociale pour l'habitat, expriment leurs réserves et appellent à la vigilance quant à la politique qui sera menée.
En 2026, il fait adopter le statut du bailleur privé, dispositif fiscal issu de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), communément désigné comme le dispositif Jeanbrun. Ce mécanisme succède au dispositif Pinel, dont le régime a pris fin le 31 décembre 2024, et introduit une logique inédite pour la location nue : au lieu d'une réduction d'impôt forfaitaire, le propriétaire bailleur peut déduire chaque année un amortissement fiscal représentant entre 3,5 % et 5,5 % de 80 % de la valeur d'acquisition du bien, selon la catégorie locative retenue (intermédiaire, sociale ou très sociale), générant ainsi un déficit foncier imputable sur son revenu global. Le dispositif, applicable du 21 février 2026 au 31 décembre 2028, couvre les zones A bis, A, B1 et B2 et impose un engagement locatif minimal de neuf ans.
Jeanbrun a présenté ce dispositif comme un outil de relance capable de générer 50 000 logements supplémentaires par an. La réforme a reçu un accueil mitigé : si certains économistes ont salué le passage d'un mécanisme de réduction d'impôt à un système d'amortissement plus neutre vis-à-vis des promoteurs, des architectes ont exprimé des réserves quant à l'impact d'une politique centrée sur le volume de construction sur la qualité des logements neufs. L'Union sociale pour l'habitat a par ailleurs souligné que le dispositif bénéficiait principalement aux foyers fiscaux fortement imposés.
Controverses & affaires(3)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (1/3)
En tant que maire de L'Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun porte à partir de 2019 un projet de réaménagement du centre-ville dans le cadre du programme régional « Cœur de ville ». Le projet prévoit la construction d'un ensemble immobilier, d'une zone commerciale et de places de stationnement supplémentaires. La municipalité indique avoir obtenu une subvention régionale de 4 millions d'euros au titre du programme « 100 quartiers innovants et écologiques ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (2/3)
Le projet, à proximité immédiate de la Roseraie du Val-de-Marne (classée jardin remarquable), suscite l'opposition d'une partie des habitants et d'associations de défense du patrimoine, qui craignent une dénaturation du site. En décembre 2020, environ 200 riverains se rassemblent pour protester contre l'abattage d'une quarantaine d'arbres sur le site prévu pour la construction.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (3/3)
Plusieurs responsables locaux et associations ont critiqué la conduite du projet. Selon Sophian Moualhi, membre du groupe d'opposition L'Haÿ en commun, « il y a eu un véritable passage en force. C'est une action anti-démocratique » ; la conseillère municipale Valérie Luquet évoque une « manœuvre d'intimidation » et l'association ALUDHAY dénonce un abattage « en catimini », la mairie ayant selon elle présenté l'opération comme un simple élagage.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Ce qu'on dit de Vincent Jeanbrun
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Vincent Jeanbrun dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (1/3)
En tant que maire de L'Haÿ-les-Roses, Vincent Jeanbrun porte à partir de 2019 un projet de réaménagement du centre-ville dans le cadre du programme régional « Cœur de ville ». Le projet prévoit la construction d'un ensemble immobilier, d'une zone commerciale et de places de stationnement supplémentaires. La municipalité indique avoir obtenu une subvention régionale de 4 millions d'euros au titre du programme « 100 quartiers innovants et écologiques ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (2/3)
Le projet, à proximité immédiate de la Roseraie du Val-de-Marne (classée jardin remarquable), suscite l'opposition d'une partie des habitants et d'associations de défense du patrimoine, qui craignent une dénaturation du site. En décembre 2020, environ 200 riverains se rassemblent pour protester contre l'abattage d'une quarantaine d'arbres sur le site prévu pour la construction.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire de la roseraie du Val-de-Marne (3/3)
Plusieurs responsables locaux et associations ont critiqué la conduite du projet. Selon Sophian Moualhi, membre du groupe d'opposition L'Haÿ en commun, « il y a eu un véritable passage en force. C'est une action anti-démocratique » ; la conseillère municipale Valérie Luquet évoque une « manœuvre d'intimidation » et l'association ALUDHAY dénonce un abattage « en catimini », la mairie ayant selon elle présenté l'opération comme un simple élagage.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Vincent Jeanbrun ?
- Vincent Jeanbrun est né(e) le 5 mai 1984, ce qui lui fait 42 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Vincent Jeanbrun ?
- Vincent Jeanbrun est actuellement Conseiller regional (Île-De-France).
