En bref
- Naissance
- 15/10/1979
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Depute europeen · depuis 16 juillet 2024
Biographie
## Parcours politique
Passage à Alternative libérale (2006-2007) En septembre 2006, Raphaël Glucksmann est annoncé par Édouard Fillias, président de Alternative libérale - parti favorable au libéralisme politique comme au libéralisme économique - comme candidat pour le parti aux élections législatives de 2007 dans la cinquième circonscription de Paris. Il nie toutefois en 2019 avoir voulu se présenter, ce que dément Édouard Fillias qui affirme qu'il s'est retiré avant le dépôt officiel des candidatures : les archives du site web de Alternative libérale indiquant qu'il figurait sur la liste des candidats jusqu'en mars 2007. Les deux hommes convergent néanmoins sur le fait que Raphaël Glucksmann n'était pas en accord avec toutes les idées du mouvement, notamment sur la Sécurité sociale.
Engagement en Europe de l'Est (2008-2014) Mikheil Saakachvili, président de la Géorgie entre 2004 et 2013, dont Raphaël Glucksmann fut un proche conseiller.
En août 2008, à la suite d'une altercation avec le général russe Borissov (en), chef des troupes d'invasion lors de la deuxième guerre d'Ossétie du Sud, Raphaël Glucksmann se rend en Géorgie pour se mettre au service de Mikheil Saakachvili, président néolibéral au pouvoir qu'il avait déjà rencontré en 2004 à Kiev alors qu'ils soutenaient la Révolution orange. Son départ en Géorgie aurait également été initié par Bernard-Henri Lévy, ami de sa famille, après un appel téléphonique. Il écrit à cette époque au sujet de la Géorgie que « certes, Saakachvili n'est pas Gandhi. Mais, sous son impulsion, la Géorgie a changé de visage. […] Le gouvernement est formé de jeunes gens dont la double nationalité américaine, anglaise ou israélienne fait ressembler Tbilissi à une Babel occidentale plantée au cœur du Caucase ». Il ouvre une « Maison de l'Europe » à Tbilissi.
En 2009, il est son conseiller officiel et le considère comme « avant tout un ami ». Il sensibilise Saakachvili à la question de l'intégration de la Géorgie dans l'Europe et participe aux discussions avec l'Union européenne face à la menace du pays, en affrontement direct avec la Russie dirigée par Vladimir Poutine. En Géorgie, il « se flatte de servir d’intermédiaire » avec le président français Nicolas Sarkozy et de défendre l'image du pays à l'extérieur, sur fond de souhait d'une adhésion à l'UE, voire à l'OTAN. Il participe également à l'écriture des discours du chef de l'État.
En 2012, il est marié à Eka Zgouladze, ministre de l'Intérieur géorgienne et le couple quitte la Géorgie pour l'Ukraine, dans un contexte de crise politique et de manifestations visant Saakachvili. Là-bas, il participe au mouvement Euromaïdan et son épouse devient vice-ministre de l'intérieur au sein du gouvernement de l'Ukraine durant environ un an et demi. En 2013, Saakachvili est battu à l'élection présidentielle par le candidat pro-russe, soutenu par l'Église orthodoxe. En 2013, après le refus de l'Ukraine, alors dirigée par Viktor Ianoukovitch, de signer le rapprochement avec l'Union européenne via un accord de libre-échange, Raphaël Glucksmann se rend à Kiev dès le début des manifestations d'Euromaïdan.
Il y conseille notamment gratuitement l'ex-boxeur et politicien Vitali Klitschko {{Lien web|langue=fr|prénom=Lucas |nom=Bretonnier |titre=International : au cœur de la nouvelle Ukraine |url=https://www.leparisien.fr/week-end/international-au-coeur-de-la-nouvelle-ukraine-03-04-2014-3737445.php |accès url=libre |site=[[Le Parisien]] |date=2014-04-04 |consulté le=2024-05-20}}.</ref>"}},"i":0}}]}' id="mwAbo">— candidat à l'élection présidentielle ukrainienne de 2014 avant de se désister en faveur de Petro Porochenko — pour qui il écrit ses discours et développe ses contacts en Europe et aux États-Unis. Avec Giorgi Arveladze (en), il envisage de créer un think tank pour faire de Kiev une vitrine de la démocratie européenne et d'opposition à Vladimir Poutine, tout en proposant aux candidats un catalogue de réformes. Le journal Le Monde mentionne alors qu'il « a fait des soulèvements nationaux son fonds de commerce » ; Raphaël Glucksmann se décrit lui à l'époque comme « consultant en révolution ».
Au sujet de son passage dans l'administration présidentielle géorgienne, il est par la suite accusé d'avoir travaillé avec « un dictateur », notamment par Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella. Le Nouvel Obs nuance sérieusement ces allégations qui, selon le chercheur Dimitri Minic, reprendraient le narratif de la propagande de la Russie.
Lancement de Place publique et première campagne européenne (2018-2019) Articles détaillés : Place publique (parti politique) et Élections européennes de 2019 en France. Raphaël Glucksmann en 2017.En octobre 2018, Raphaël Glucksmann participe à la fondation de Place publique, avec la présidente de l'association Bloom Claire Nouvian, l'économiste Thomas Porcher, l'homme politique socialiste Jo Spiegel et d'autres personnalités du monde associatif et politique.
Dès sa fondation, la vocation affichée de Place publique est d'unifier la gauche proeuropéenne et de proposer une alternative à La France insoumise en vue des élections européennes de 2019. La proposition du mouvement est rejetée par Europe Écologie Les Verts et n'aboutit ni avec Génération.s ni avec le Parti communiste français. Le 16 mars 2019, la direction du Parti socialiste décide de soutenir Raphaël Glucksmann à la tête d'une liste d'alliance avec Place publique et Nouvelle Donne aux européennes. Cette décision suscite des critiques au sein de Place publique, que décide de quitter Thomas Porcher, dénonçant une « trahison » et l'absence de « vote en interne » sur la question. Claire Nouvian quitte également le mouvement et expose huit mois après les élections européennes les motifs de son départ lors d'une interview accordée au Nouvel Obs décrivant des « pratiques politiques exécrables » et une incompatibilité de personnalité avec Raphaël Glucksmann.
Pour Le Monde diplomatique, Glucksmann investit avec cette liste le centre gauche au profit de la désintégration du Parti socialiste. Le 26 mai 2019, il est élu député européen, sa liste étant arrivée en sixième position, avec 6,2 % des suffrages exprimés et l'obtention de six sièges.
Député européen (depuis 2019)
Premier mandat européen (2019-2024) Une fois investi au Parlement européen, il est désigné vice-président de la sous-commission des droits de l'homme sous la présidence de la socialiste belge Marie Arena et siège à la Commission des affaires étrangères et celle du commerce international. Il plaide au niveau national pour un dépassement des partis politiques pour permettre à la gauche de prendre le pouvoir, ce qui lui vaut quelques tensions avec le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.
Le 23 septembre 2020, Raphaël Glucksmann est élu président de la Commission spéciale sur l'ingérence étrangère dans l'ensemble des processus démocratiques de l'Union européenne, y compris la désinformation. Il dénonce publiquement les persécutions de la minorité Ouïghours par le gouvernement de Xi Jinping, ce qui lui vaut d'être mis sur liste noire et interdit d'entrée sur le territoire chinois.
Lors des élections législatives de 2022, il indique des désaccords avec La France insoumise, mais apporte son soutien à la Nouvelle Union populaire écologique et sociale.
Campagnes électorales de 2024
Troisième homme des élections européennes Article détaillé : Élections européennes de 2024 en France. Raphaël Glucksmann au congrès du Parti socialiste européen en mars 2024. Raphaël Glucksmann annonce en septembre 2023 sa candidature aux élections européennes de 2024 avec comme slogan « Le combat continue », en principe avec le Parti socialiste qui n'a alors pas encore choisi sa tête de liste. L'alliance entre les deux mouvements est finalement reconduite et il est annoncé à nouveau tête de liste le 1er février 2024.
Sa campagne se déroule toutefois dans un contexte de forte tension en raison de la guerre entre Israël et le Hamas : alors à Saint-Étienne pour les festivités du 1er mai, il est contraint de quitter la manifestation sous des jets de peinture, une action revendiquée par les Jeunes Communistes et des militants de La France insoumise en raison de ses prises de positions jugées trop timides sur les évènements de Gaza, notamment son refus d'utiliser le terme « génocide ». Jean-Luc Mélenchon lui reproche son vote sur le sujet au Parlement européen.
En raison de sa bonne dynamique de campagne, il est de plus en plus pris pour cible à l'approche de la date du scrutin, notamment par une campagne de désinformation pro-chinoise qui le qualifie d'agent de la CIA en raison de son poste de conseiller auprès de Mikheil Saakachvili. Cette campagne est vue comme des représailles à la suite de son engagement contre le génocide culturel des Ouïghours et est relayée par le Rassemblement national, une partie de la gauche radicale, et les candidats souverainistes dont François Asselineau.
Il subit également des attaques antisémites, ses affiches se voyant taguées de croix gammées dans les dernières semaines de campagne. La liste à laquelle il appartient arrive à la troisième place du scrutin avec 13,8 % des voix, manquant de peu de battre la liste présidentielle, et obtient treize sièges.
Soutien froid du Nouveau Front populaire Articles détaillés : Nouveau Front populaire et Élections législatives françaises de 2024. Sa victoire est néanmoins rapidement éclipsée par l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron le soir même des élections européennes. Alors que les quatre partis de gauche se réunissent sous la bannière du Nouveau Front populaire initiée par François Ruffin, il se montre peu enthousiaste à l'idée de « refaire la NUPES », ne voulant pas rejoindre une alliance aux conditions posées par La France insoumise. Il finit par accepter la nouvelle union de la gauche, après avoir obtenu des garanties sur le soutien à l'Ukraine et la lutte contre l'antisémitisme, pour éviter l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite tout en excluant catégoriquement un gouvernement dirigé par Jean-Luc Mélenchon. Place Publique obtient un unique député en la personne d'Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé d'Emmanuel Macron sous le gouvernement Borne.
Son manque de soutien au NFP cristallise les tensions au sein de Place Publique amenant certains responsables comme Anaïta David, coréférente de "Place Publique Jeunes" à claquer la porte dénonçant "le manque de bonne volonté" de la part de Raphaël Glucksmann.
Rival de Mélenchon à gauche et potentiel candidat à la présidence (depuis 2024) Les élections législatives passées et le risque d'un gouvernement Rassemblement national écarté, il appelle la gauche à revenir à l'idée qu'il défendait pendant les élections européennes : s'éloigner de La France insoumise. À ce titre, il refuse de soutenir toute candidature étiquetée par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, estimant le Nouveau Front populaire comme un accord de circonstance, ce qui ne justifie plus un soutien à un insoumis : Lyes Louffok se voit ainsi refuser le soutien de Place Publique lors d'une élection partielle en Isère malgré le soutien initial de l'antenne locale du mouvement, un acte qui cristallise les tensions à gauche. Il réaffirme cette volonté à l'approche des élections municipales de 2026, affirmant préférer sacrifier des mairies dirigées par la gauche que faire des listes communes avec les insoumis, y compris face à un risque d'élection du Rassemblement national.
En mai 2025, il indique souhaiter peser sur la prochaine élection présidentielle. Il refuse toutefois de participer à une primaire telle que souhaitée par François Ruffin et Olivier Faure.
Controverses & affaires
Carrière politique
Mandats
- Depute europeenEn coursFrance16 juillet 2024 · Source
Ce qu'on dit de Raphaël Glucksmann
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Raphaël Glucksmann dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Raphaël Glucksmann ?
- Raphaël Glucksmann est né(e) le 15 octobre 1979, ce qui lui fait 46 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Raphaël Glucksmann ?
- Raphaël Glucksmann est actuellement Depute europeen.

