En bref
- Naissance
- 05/08/1968 · Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
- Nationalité
- France
- Parti actuel
- Rassemblement National
- Mandat en cours
- Présidente du groupe Rassemblement national · depuis 1 janvier 2022
Biographie
## Carrière professionnelle
Elle s'inscrit au barreau de Paris en 1992. Elle entre alors au cabinet de Georges-Paul Wagner, intime de la famille Le Pen. En 1994, elle s'installe à son compte dans un bureau de la rue de Logelbach qu'elle loue à Sylvain Garant, un avocat proche de la droite du RPR.
L'Express relève que sa carrière d'avocate est très brève, son seul procès significatif reste celui du sang contaminé, en octobre 1992 puis juillet 1993, dans lequel le cabinet Wagner défend l'association des polytransfusés ; commençant sa carrière professionnelle, elle n'y plaide pas. Elle se porte volontaire aux permanences de comparutions immédiates à la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, travail qui permet aux jeunes avocats d'acquérir une certaine expérience. Dans ce cadre, elle est amenée à défendre des étrangers en situation irrégulière. L'Express précise que « ses anciens confrères, de droite comme de gauche, brossent le portrait d'une avocate « bosseuse et pugnace », « indestructible et fêtarde », évitant toute forme de prosélytisme ». Elle doit faire face à l'hostilité de certains de ses confrères, dont Arnaud Montebourg et Jean-Marc Fédida, opposés à son élection à la conférence des avocats du barreau de Paris.
Elle quitte le barreau pour entrer le 1er janvier 1998 au service juridique du Front national. Renaud Dély lie ce changement à l'échec de son activité d'avocate indépendante : « Elle n'a pas de clients, pas de dossiers, et donc pas de revenus ».
## Débuts (1983-2002)
En 1983, elle accompagne son père pendant quelques jours lors de la campagne qu'il mène pour les élections municipales dans le 20e arrondissement de Paris, afin de se rapprocher de celui-ci, qui vit souvent éloigné de ses filles. Elle décrit cet épisode comme « un choc ».
Adhésion au Front national En 1986, à l'âge de 18 ans, elle adhère au Front national, le parti dirigé par son père. La stigmatisation qu'elle éprouve dans le cadre scolaire en raison de son ascendance a, selon elle, « fabriqué un véritable ciment familial », et la notion de « regroupement dans l'adversité » aurait contribué pleinement à son engagement politique. Durant ses années à l'université, elle prend part au Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), un mouvement étudiant proche du Front national, dont elle est un temps la présidente d'honneur. Renaud Dély indique qu'à cette époque, « la politique l'intrigue plus qu'elle ne l'intéresse. Elle y est aimantée par son nom plus que par ses convictions encore peu arrêtées ». Néanmoins, « ses véritables amis » d'alors sont des membres du Groupe union défense — un groupuscule d'extrême droite radicale —, Frédéric Chatillon en particulier, qui demeureront parmi ses plus proches comme présidente du FN.
Élections municipales de 1989 Elle figure en dernière position sur la liste du FN lors des élections municipales de 1989 à Saint-Cloud, puis se voit proposer par Carl Lang la deuxième place sur la liste du FN dans le Nord-Pas-de-Calais aux élections régionales de 1992 ; mais venant de prêter serment comme avocate, elle décide de décliner. Elle se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993. Âgée de 24 ans, elle est la candidate du Front national dans la 16e circonscription de Paris qui se trouve dans le 17e arrondissement. Elle recueille 11,1 % des voix, arrivant derrière le député sortant, Bernard Pons, qui est réélu dès le premier tour avec 63,1 % des votes, et le candidat socialiste, Jean-Luc Gonneau (11,8 %).
En septembre 1996, aux côtés de Bruno Gollnisch, elle assiste au procès intenté à Éric Delcroix, connu comme avocat des négationnistes français, à l'issue duquel il est condamné pour contestation de crimes contre l'humanité.
Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais Marine Le Pen commence à s'investir au FN en tentant de contrer Bruno Mégret (ici en 2004) avant la scission du parti de 1998-1999.
C'est en 1998 qu'elle obtient son premier mandat politique en tant que conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, élue dans le Nord sur la liste conduite par Carl Lang. En 1998, elle pilote également la création du service juridique du Front national, qu'elle dirige jusqu'en 2003. Ce service est créé par Jean-Marie Le Pen, sa fille lui en ayant fait la suggestion à l'automne 1997 ; dans le même temps, le président du FN « relègue l'avocat du parti, Marcel Ceccaldi, à un rang secondaire, et donne à sa fille la haute main sur tous les litiges en cours du parti. De fait, c'est Ceccaldi qui règle tout au FN, c'est lui qui abat tout le boulot juridique, mais c'est Marine Le Pen qui empoche les bénéfices grâce au coup de pouce de son père ». D'abord peu assidue à ce poste, elle s'y investit lorsque la scission du parti s'annonce ; elle est notamment chargée par son père de réaliser un audit des différentes associations créées par Bruno Mégret afin de réduire son influence. À partir de 2000, elle siège au sein du bureau politique, l'instance dirigeante du mouvement.
Conflits internes au sein du parti Lors de la crise que traverse le parti à la fin des années 1990, elle adopte la ligne « TSM » (« Tout sauf Mégret »), aux côtés de Jean-Claude Martinez, Roger Holeindre et Bruno Gollnisch. En 1997, lors du Xe congrès du parti, sur les conseils de son beau-frère Samuel Maréchal, elle se présente aux élections du comité central du FN pour contrer Bruno Mégret (dont l'épouse Catherine vient tout juste d'être élue maire de Vitrolles), mais échoue à se faire élire en raison du barrage des mégrétistes, qui voient dans cette candidature une illustration des velléités de Jean-Marie Le Pen de contrôler le parti ; alors que cet incident accroît les tensions entre ce dernier et Bruno Mégret, elle est finalement repêchée sur la liste complémentaire de vingt membres cooptés par son père. À la même période, elle prend en charge la section des libertés au sein du « pré-gouvernement » formé par le FN, décrit par Valérie Igounet comme une « sorte de cabinet fantôme qui œuvre à la démégrétisation ». D'après Marine Turchi de Mediapart, « elle joue alors un rôle crucial dans la contre-offensive, gagnant ses surnoms de « garde rouge », « policière » et « capo » dans les couloirs du FN. Aidée par les avocats Marcel Ceccaldi et Wallerand de Saint-Just, la jeune diplômée monte alors des dossiers contre les « traîtres », et organise la purge. Elle diligente notamment un audit scrupuleux des activités des mégrétistes ». Elle soulignera à plusieurs reprises l'opposition entre la vision politique de Bruno Mégret, qui désire s'allier avec le RPR, à la ligne « ni droite ni gauche », impulsée par Samuel Maréchal et dont elle est partisane, en lien avec sa stratégie de « dédiabolisation du Front national ».
En parallèle, elle participe aux sessions de formation du FN, « enseignant aux militants les règles de la garde à vue, de la détention préventive et du droit de réponse ».
Controverses & affaires(20)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
En mars 2025, Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal de Paris dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Elle est condamnée en première instance à quatre ans de prison dont deux avec exécution provisoire, ainsi qu'à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Cette condamnation lui permet de conserver son mandat de députée via l'appel, mais elle perd celui de conseillère départementale.
- Condamnation pour détournement de fonds publics
Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire
- Vice-présidente exécutive du FN
Lors du XIIIe congrès du Front national en novembre 2007 à Bordeaux, Jean-Marie Le Pen nomme Marine Le Pen vice-présidente exécutive chargée des affaires intérieures
- Agression à Hénin-Beaumont
Lors de la campagne des élections municipales de mars 2008 à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen est agressée, insultée par deux individus dont l'un brandit un pistolet et, selon certains témoins, tire un coup de feu. Le principal coupable est condamné à dix mois de prison dont deux ferme.
- Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (2/5)
En septembre 2023, le parquet de Paris requiert un procès pour Marine Le Pen et 26 autres membres ou ex-membres de l'ancien Front national pour détournement de fonds publics et complicité du même délit dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens. Le procès se tient du 30 septembre au 27 novembre 2024.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de racisme (1/2)
Les associations antiracistes et de nombreuses personnalités politiques et médiatiques estiment que Marine Le Pen tient un discours islamophobe et stigmatisant des populations immigrées vivant en France ou des Français d'origine étrangère. Selon elles, elle se spécialise dans la récupération ou l'instrumentalisation des faits divers à des fins électoralistes. Marine Le Pen s'inscrit, d'après ses détracteurs, dans la droite ligne idéologique du FN, et ne présente aucune différence vis-à-vis de son père ou de la vieille extrême droite. Marine Le Pen est également accusée par la gauche et l'extrême gauche françaises de tenir un discours « populiste » et « démagogue ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de racisme (2/2)
En réponse, Marine Le Pen se défend d'être raciste ou xénophobe et considère qu'elle lutte contre l'immigration et non contre les immigrés en tant que personnes, précisant que durant sa carrière d'avocate elle a été amenée à défendre des clandestins. Marine Le Pen, comme son parti, est en général classée à l'extrême droite, une position qu'elle conteste et à laquelle elle préfère d'autres appellations comme « droite nationale », ou « ni droite ni gauche ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de négationnisme
En avril 2017, lors de sa campagne présidentielle, Marine Le Pen, répondant à une question dans l'émission Le Grand Jury, déclare que la France n'est « pas responsable » de la rafle du Vélodrome d'Hiver, estimant que « plus généralement d'ailleurs, s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas la France ». La plupart des membres de la classe politique condamnent ses propos et le gouvernement israélien assure qu'ils sont « contraires à la vérité historique ». Valérie Igounet relève que la stratégie de Marine Le Pen « s'insère dans cette ligne que le FN ne cesse de revendiquer depuis des années, à savoir la glorification d'une certaine histoire et la non-acceptation d'une autre ». Elle souligne également que « Marine Le Pen contredit et rompt avec la ligne paternelle sur un point capital : elle condamne le « régime collaborationniste de Vichy » et affirme que la légitimité était représentée par Charles de Gaulle à Londres ».
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour diffamation (1/2)
À la suite d'une plainte en diffamation déposée par l'ancien membre du FN Christian Baeckeroot pour des faits datant de 2008, Marine Le Pen et Louis Aliot sont condamnés pour diffamation le 27 janvier 2011, par la cour d'appel de Versailles, à verser 5 000 € de dommages intérêts à Christian Baeckeroot et 4 500 € en frais de procédures. Le pourvoi en cassation formé par Marine Le Pen, Louis Aliot et Jean-Marie Le Pen est rejeté le 11 octobre 2011 et la Cour de cassation fixe en plus à 2 000 € les frais de procédure dus à Christian Baeckeroot.
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour diffamation (2/2)
En octobre 2023, Marine Le Pen est condamnée à 500 euros d'amende avec sursis pour diffamation envers la Cimade, qu'elle accusait d'organiser une « filière d'immigration clandestine en provenance des Comores » à Mayotte. La peine est confirmée en appel, puis en cassation.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Jeanne (1/2)
En 2010, des proches de Marine Le Pen créent le micro-parti Jeanne, « pour mettre fin à la mainmise de son père, qui n'a jamais cédé les rênes de son association de financement, Cotelec ». Le parti a reçu neuf millions d'euros en 2012 et accordé à des candidats frontistes des prêts à des « taux d'intérêt particulièrement élevés de 6,5 % ou 7 % ». Le principal prestataire de Jeanne est l'agence de communication Riwal dirigée par Frédéric Chatillon, un ancien du groupe d'extrême droite, GUD. Le micro-parti est également requalifié en société commerciale et est visé par un redressement fiscal.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire Jeanne (2/2)
Le 16 juin 2020, le trésorier du micro-parti Jeanne, conseiller régional RN est relaxé mais le tribunal condamne les six autres personnes physiques à différentes peines (emprisonnement assorti en tout ou partie de sursis, amende, interdiction d'exercice de la profession, inéligibilité). En ce qui concerne les personnes morales : le Front national doit verser une amende de 18 750 euros pour « recel d'abus de biens sociaux », le tribunal ne retenant pas l'accusation d'escroquerie. En mars 2023, le micro-parti Jeanne est condamné à 300 000 euros d'amende en appel, le jugement est confirmé en juin 2024 par la Cour de cassation.
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (1/5)
Article détaillé : Affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (juillet 2024). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie.
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (3/5)
Le ministère public considère que Marine Le Pen a joué un « rôle central » en embauchant quatre assistants fictifs dans l'objectif d'améliorer les finances du parti en utilisant les fonds destinés normalement aux eurodéputés du Front national et requiert notamment cinq ans de prison, dont deux ferme et cinq ans d'inéligibilité. Le 31 mars 2025, Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris. Elle est condamnée en première instance à une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire ainsi que 100 000 euros d'amende.
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (4/5)
Le procès en appel se déroule du 13 janvier 2026 au 12 février 2026. Le parquet requiert de nouveau contre Marine Le Pen une peine de cinq ans d’inéligibilité, quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 euros d’amende . La cour d'appel prévoit le délibéré au 7 juillet 2026.
Rapporté (au conditionnel) - Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (5/5)
À la suite de sa condamnation en première instance avec éxécution provisoire, Marine Le Pen est déchue légalement de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais le 10 avril 2025. Malgré plusieurs recours déposée par l'élue, le Conseil d'État confirme le 10 novembre 2025 sa démission d'office de son mandat local. En octobre 2025, le Conseil d'État rejette également le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Procès pour « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la …
Le 10 novembre 2025, Marine Le Pen comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion » après avoir associé, durant la campagne des élections européennes de 2019, la lauréate du prix de « jeune Européenne de l'année » décerné par la fondation Schwarzkopf à l'islam radical. En janvier 2026, elle est relaxée, les magistrats n'ayant pas considéré l'expression « islam radical » comme une injure délictueuse, notamment en le distinguant du terme « islamisme ».
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Procès (1/3)
Lors des premiers mois de sa présidence au Front national, les plaintes déposées par Marine Le Pen visent notamment Rama Yade, Jean-Luc Mélenchon, ou bien encore le rappeur Cortex qu'elle fait condamner pour injures.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Procès (2/3)
Le 20 février 2003, lors d'une soirée dans le 16e arrondissement de Paris chez Frédéric Chatillon, ancien leader du GUD, Marine Le Pen « passablement éméchée » s'adresse aux policiers appelés pour tapage nocturne. Dans ses dossiers de juillet 2011, Le Canard Enchaîné décrit l'incident, fait état d'injures à l'encontre des fonctionnaires, attribuées à Marine Le Pen ainsi que la phrase « il est plus facile de s'en prendre à de bons Français qu'aux bougnoules ». Elle est alors poursuivie pour outrage à agents publics. L'article précise que l'intéressée affirme que « tout cela est totalement faux ». La même année, Marine Le Pen porte plainte contre le journal pour diffamation. Elle est déboutée en première instance, puis en appel, la justice ayant retenu la bonne foi du Canard enchaîné, le délibéré est confirmé par la Cour de cassation en mars 2016.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Procès (3/3)
Le 25 octobre 2019, son pourvoi concernant sa plainte contre Laurent Ruquier, qui avait diffusé une affiche de Charlie Hebdo la comparant à un étron dans l'émission On n'est pas couché, est rejeté par la Cour de cassation, soutenant la motivation de la cour d'appel de Paris, à savoir que la diffusion de l'affiche parodique ne constituait pas une infraction condamnable, les limites de la liberté d'expression n'ayant pas été franchies selon les magistrats.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Présidente du groupe Rassemblement nationalEn coursAssemblée nationale française1 janvier 2022 · Source
- DéputéeEn coursAssemblée nationale française1 janvier 2017 · Source
- Co-présidente du groupe Europe des nations et des libertésParlement européen1 janvier 2015 → 1 janvier 2017 · Source
- Présidente du Front national (FN)Front national1 janvier 2011 → 1 janvier 2021 · Source
- Conseillère municipaleCommune d'Hénin-Beaumont1 janvier 2008 → 24 février 2011 · Source
- Députée européenneParlement européen1 janvier 2004 → 1 janvier 2017 · Source
- Conseillère régionaleConseil régional du Nord-Pas-de-Calais1 janvier 1998 → 1 janvier 2004 · Source
Événements clés
- 1 mars 2025Condamnation pour détournement de fonds publics
Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Condamnée à quatre ans de prison dont deux ferme et à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire
- 1 janvier 2024Réélection aux législatives anticipées de 2024
Marine Le Pen est réélue au premier tour des élections législatives anticipées de 2024 dans sa circonscription du Pas-de-Calais
- 1 janvier 2022Élection présidentielle 2022
Marine Le Pen perd au second tour de l'élection présidentielle de 2022 face à Emmanuel Macron
- 1 janvier 2022Présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale
Avec le score historique du Rassemblement national aux élections législatives de 2022, Marine Le Pen est élue présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale
- 1 janvier 2017Élection présidentielle 2017
Marine Le Pen perd au second tour de l'élection présidentielle de 2017 face à Emmanuel Macron
- 1 janvier 2017Députée du Pas-de-Calais
Marine Le Pen est élue députée dans la onzième circonscription du Pas-de-Calais aux élections législatives de 2017
- 1 janvier 2012Élection présidentielle 2012
Marine Le Pen arrive en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle de 2012
- 1 janvier 2011Présidente du Front national
Marine Le Pen est élue présidente du Front national lors du congrès de 2011, succédant à son père Jean-Marie Le Pen
- 1 novembre 2007Vice-présidente exécutive du FN
Lors du XIIIe congrès du Front national en novembre 2007 à Bordeaux, Jean-Marie Le Pen nomme Marine Le Pen vice-présidente exécutive chargée des affaires intérieures
- 1 juin 2007Élection à Hénin-Beaumont
Aux élections législatives de juin 2007, Marine Le Pen se présente dans la quatorzième circonscription du Pas-de-Calais et obtient 41,65 % au second tour. Elle devient conseillère municipale d'Hénin-Beaumont aux élections de mars 2008
- 1 janvier 2004Députée européenne
Marine Le Pen est élue au Parlement européen pour la circonscription Île-de-France
- 5 mai 2002Apparition médiatique nationale
Marine Le Pen apparaît pour la première fois sur la scène médiatique nationale le 5 mai 2002 au soir du second tour de l'élection présidentielle sur France 3
- 1 janvier 1998Responsable du service juridique du Front national
Marine Le Pen devient responsable du service juridique du FN créé en 1998, poste qu'elle occupe jusqu'en 2003
- 1 janvier 1998Conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais
Marine Le Pen obtient son premier mandat politique en tant que conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, élue dans le Nord sur la liste conduite par Carl Lang
- 1 janvier 1993Première candidature électorale
Marine Le Pen se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993 dans la 16e circonscription de Paris, recueillant 11,1 % des voix
- 1 janvier 1986Adhésion au Front national
Marine Le Pen adhère au FN à l'âge de 18 ans, le parti dirigé par son père Jean-Marie Le Pen
Citations de Marine Le Pen
« Il faut faire émerger un islam français, parce que l'islam de France, on a l'impression que c'est une notion territoriale »
« Emmanuel Macron méprise les Français qui se lèvent tôt pour travailler. »
« Sur cette affiche, on évoque la nationalité, l'assimilation, l'ascenseur social, la laïcité, qui sont des domaines dans lesquels la droite et la gauche ont absolument échoué. Un certain nombre de Français d'origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses. Beaucoup d'entre eux se tournent vers le candidat Jean-Marie Le Pen pour en obtenir »
« défaite qui a tout de même un petit goût de victoire »
Ce qu'on dit de Marine Le Pen
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Marine Le Pen dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires(200)
Anecdotes
Attentat de la villa Poirier
Dans la nuit du 1er au 2 novembre 1976, Marine Le Pen et sa famille sont victimes d'un attentat à la bombe visant leur domicile parisien au 9 villa Poirier. Cinq kilos d'explosifs détruisent une partie de l'immeuble de cinq étages. Marine Le Pen et ses deux sœurs restent indemnes hormis quelques égratignures dues aux éclats de verre.
Apparition médiatique de 2002
Le 5 mai 2002, au soir du second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen apparaît pour la première fois sur la scène médiatique nationale. Alain Vizier, directeur de la communication du FN, l'appelle au dernier moment pour représenter le parti sur France 3 car un intervenant s'est désisté. Sa prestation remarquée lui permet de continuer d'apparaître régulièrement dans les médias et de gagner rapidement en notoriété.
Agression à Hénin-Beaumont
Lors de la campagne des élections municipales de mars 2008 à Hénin-Beaumont, Marine Le Pen est agressée, insultée par deux individus dont l'un brandit un pistolet et, selon certains témoins, tire un coup de feu. Le principal coupable est condamné à dix mois de prison dont deux ferme.
Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (2/5)
En septembre 2023, le parquet de Paris requiert un procès pour Marine Le Pen et 26 autres membres ou ex-membres de l'ancien Front national pour détournement de fonds publics et complicité du même délit dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens. Le procès se tient du 30 septembre au 27 novembre 2024.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de racisme (1/2)
Les associations antiracistes et de nombreuses personnalités politiques et médiatiques estiment que Marine Le Pen tient un discours islamophobe et stigmatisant des populations immigrées vivant en France ou des Français d'origine étrangère. Selon elles, elle se spécialise dans la récupération ou l'instrumentalisation des faits divers à des fins électoralistes. Marine Le Pen s'inscrit, d'après ses détracteurs, dans la droite ligne idéologique du FN, et ne présente aucune différence vis-à-vis de son père ou de la vieille extrême droite. Marine Le Pen est également accusée par la gauche et l'extrême gauche françaises de tenir un discours « populiste » et « démagogue ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de racisme (2/2)
En réponse, Marine Le Pen se défend d'être raciste ou xénophobe et considère qu'elle lutte contre l'immigration et non contre les immigrés en tant que personnes, précisant que durant sa carrière d'avocate elle a été amenée à défendre des clandestins. Marine Le Pen, comme son parti, est en général classée à l'extrême droite, une position qu'elle conteste et à laquelle elle préfère d'autres appellations comme « droite nationale », ou « ni droite ni gauche ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de négationnisme
En avril 2017, lors de sa campagne présidentielle, Marine Le Pen, répondant à une question dans l'émission Le Grand Jury, déclare que la France n'est « pas responsable » de la rafle du Vélodrome d'Hiver, estimant que « plus généralement d'ailleurs, s'il y a des responsables, c'est ceux qui étaient au pouvoir à l'époque, ce n'est pas la France ». La plupart des membres de la classe politique condamnent ses propos et le gouvernement israélien assure qu'ils sont « contraires à la vérité historique ». Valérie Igounet relève que la stratégie de Marine Le Pen « s'insère dans cette ligne que le FN ne cesse de revendiquer depuis des années, à savoir la glorification d'une certaine histoire et la non-acceptation d'une autre ». Elle souligne également que « Marine Le Pen contredit et rompt avec la ligne paternelle sur un point capital : elle condamne le « régime collaborationniste de Vichy » et affirme que la légitimité était représentée par Charles de Gaulle à Londres ».
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour diffamation (1/2)
À la suite d'une plainte en diffamation déposée par l'ancien membre du FN Christian Baeckeroot pour des faits datant de 2008, Marine Le Pen et Louis Aliot sont condamnés pour diffamation le 27 janvier 2011, par la cour d'appel de Versailles, à verser 5 000 € de dommages intérêts à Christian Baeckeroot et 4 500 € en frais de procédures. Le pourvoi en cassation formé par Marine Le Pen, Louis Aliot et Jean-Marie Le Pen est rejeté le 11 octobre 2011 et la Cour de cassation fixe en plus à 2 000 € les frais de procédure dus à Christian Baeckeroot.
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour diffamation (2/2)
En octobre 2023, Marine Le Pen est condamnée à 500 euros d'amende avec sursis pour diffamation envers la Cimade, qu'elle accusait d'organiser une « filière d'immigration clandestine en provenance des Comores » à Mayotte. La peine est confirmée en appel, puis en cassation.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Jeanne (1/2)
En 2010, des proches de Marine Le Pen créent le micro-parti Jeanne, « pour mettre fin à la mainmise de son père, qui n'a jamais cédé les rênes de son association de financement, Cotelec ». Le parti a reçu neuf millions d'euros en 2012 et accordé à des candidats frontistes des prêts à des « taux d'intérêt particulièrement élevés de 6,5 % ou 7 % ». Le principal prestataire de Jeanne est l'agence de communication Riwal dirigée par Frédéric Chatillon, un ancien du groupe d'extrême droite, GUD. Le micro-parti est également requalifié en société commerciale et est visé par un redressement fiscal.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire Jeanne (2/2)
Le 16 juin 2020, le trésorier du micro-parti Jeanne, conseiller régional RN est relaxé mais le tribunal condamne les six autres personnes physiques à différentes peines (emprisonnement assorti en tout ou partie de sursis, amende, interdiction d'exercice de la profession, inéligibilité). En ce qui concerne les personnes morales : le Front national doit verser une amende de 18 750 euros pour « recel d'abus de biens sociaux », le tribunal ne retenant pas l'accusation d'escroquerie. En mars 2023, le micro-parti Jeanne est condamné à 300 000 euros d'amende en appel, le jugement est confirmé en juin 2024 par la Cour de cassation.
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (1/5)
Article détaillé : Affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. Cette section est liée à une ou plusieurs affaires judiciaires en cours (juillet 2024). Le texte peut changer fréquemment, n'est peut-être pas à jour et peut manquer de recul. N'hésitez pas à participer à l'écriture de synthèse de manière neutre et objective, en citant vos sources. N'oubliez pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toute personne physique ou morale est présumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie.
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (3/5)
Le ministère public considère que Marine Le Pen a joué un « rôle central » en embauchant quatre assistants fictifs dans l'objectif d'améliorer les finances du parti en utilisant les fonds destinés normalement aux eurodéputés du Front national et requiert notamment cinq ans de prison, dont deux ferme et cinq ans d'inéligibilité. Le 31 mars 2025, Marine Le Pen est reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris. Elle est condamnée en première instance à une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire ainsi que 100 000 euros d'amende.
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (4/5)
Le procès en appel se déroule du 13 janvier 2026 au 12 février 2026. Le parquet requiert de nouveau contre Marine Le Pen une peine de cinq ans d’inéligibilité, quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 euros d’amende . La cour d'appel prévoit le délibéré au 7 juillet 2026.
Rapporté (au conditionnel)Condamnation pour détournement de fonds publics dans l'affaire des … (5/5)
À la suite de sa condamnation en première instance avec éxécution provisoire, Marine Le Pen est déchue légalement de son mandat de conseillère départementale du Pas-de-Calais le 10 avril 2025. Malgré plusieurs recours déposée par l'élue, le Conseil d'État confirme le 10 novembre 2025 sa démission d'office de son mandat local. En octobre 2025, le Conseil d'État rejette également le recours de Marine Le Pen contre son inéligibilité immédiate.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Procès pour « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la …
Le 10 novembre 2025, Marine Le Pen comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion » après avoir associé, durant la campagne des élections européennes de 2019, la lauréate du prix de « jeune Européenne de l'année » décerné par la fondation Schwarzkopf à l'islam radical. En janvier 2026, elle est relaxée, les magistrats n'ayant pas considéré l'expression « islam radical » comme une injure délictueuse, notamment en le distinguant du terme « islamisme ».
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Procès (1/3)
Lors des premiers mois de sa présidence au Front national, les plaintes déposées par Marine Le Pen visent notamment Rama Yade, Jean-Luc Mélenchon, ou bien encore le rappeur Cortex qu'elle fait condamner pour injures.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Procès (2/3)
Le 20 février 2003, lors d'une soirée dans le 16e arrondissement de Paris chez Frédéric Chatillon, ancien leader du GUD, Marine Le Pen « passablement éméchée » s'adresse aux policiers appelés pour tapage nocturne. Dans ses dossiers de juillet 2011, Le Canard Enchaîné décrit l'incident, fait état d'injures à l'encontre des fonctionnaires, attribuées à Marine Le Pen ainsi que la phrase « il est plus facile de s'en prendre à de bons Français qu'aux bougnoules ». Elle est alors poursuivie pour outrage à agents publics. L'article précise que l'intéressée affirme que « tout cela est totalement faux ». La même année, Marine Le Pen porte plainte contre le journal pour diffamation. Elle est déboutée en première instance, puis en appel, la justice ayant retenu la bonne foi du Canard enchaîné, le délibéré est confirmé par la Cour de cassation en mars 2016.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Procès (3/3)
Le 25 octobre 2019, son pourvoi concernant sa plainte contre Laurent Ruquier, qui avait diffusé une affiche de Charlie Hebdo la comparant à un étron dans l'émission On n'est pas couché, est rejeté par la Cour de cassation, soutenant la motivation de la cour d'appel de Paris, à savoir que la diffusion de l'affiche parodique ne constituait pas une infraction condamnable, les limites de la liberté d'expression n'ayant pas été franchies selon les magistrats.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Marine Le Pen ?
- Marine Le Pen est né(e) le 5 août 1968, ce qui lui fait 57 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Marine Le Pen ?
- Marine Le Pen est actuellement Présidente du groupe Rassemblement national.
- À quel parti politique Marine Le Pen appartient-il / elle ?
- Marine Le Pen est affilié(e) au parti Rassemblement National.
