En bref
- Naissance
- 22/12/1957
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Senateur (Val-De-Marne) · depuis 2 octobre 2023
Biographie
## Engagement lycéen et estudiantin
Laurence Rossignol est la fille d'un cadre et d'une infirmière. Elle est mère de famille.
Elle s'engage en politique en 1973, alors qu’elle est encore collégienne, en participant au mouvement contre la loi Debré sur le service militaire. Par la suite, elle participe à d’autres mobilisations comme le mouvement contre la réforme Saunier-Seité en 1976. Les contacts qu’elle prend lors de ces activités militantes la conduisent alors à adhérer à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) dont elle intégrera le Comité central.[citation nécessaire]
En 1976, elle obtient son bac et poursuit ses études à l'université de Dijon. Elle y passe sa licence de droit avant de s'inscrire à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne où elle obtient un DEA de droit. Elle adhère au Mouvement d'action syndicale (MAS). En 1980, l’ensemble de la gauche syndicale non communiste décide de s’unir dans une organisation commune, l’UNEF-ID. Le MAS participe donc au mouvement. Mais la direction de ce syndicat n’ayant pu s’entendre avec la direction de l’UNEF-US, elle forme une tendance d’opposition appelée « Tendance luttes étudiantes action syndicale ». Laurence Rossignol participe alors à l’animation de celle-ci.[citation nécessaire]
À l’automne 1981, Laurence Rossignol quitte la LCR pour le Parti socialiste. À l’UNEF-ID, aux côtés de Julien Dray, cela se traduit par leur passage à la Tendance Plus où les nouveaux venus sont intégrés parmi le cercle des dirigeants.
## Parcours professionnel
Laurence Rossignol travaille comme journaliste juridique à La Vie ouvrière, le journal de la CGT, avant d'intégrer les cabinets socialistes. En 1983, elle est chargée par Pierre Joxe président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale de suivre les questions législatives à caractère social.
En 1988, elle occupe successivement les postes de chargée de mission et de cheffe de cabinet auprès de Laurent Fabius, président de l’Assemblée nationale. Puis elle intègre, en 1991, le cabinet de Frédérique Bredin, ministre de la Jeunesse et des Sports, comme conseillère technique chargée des Relations avec le Parlement.
En 1993, elle devient chargée d’étude à temps partiel à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), dont elle percevra une rémunération de 1100 euros pendant dix-huit ans pour 2 jours de travail par semaine. Le magazine mensuel Que choisir s’interroge : « Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants (…) pourquoi l’avoir tu ? Si, au contraire, sa contribution à la marche de la LMDE a seulement été épisodique, pourquoi la mutuelle l’a-t-elle rétribuée si longtemps malgré ses difficultés financières ? ». À ce titre, elle est impliquée dans l'affaire de la MNEF.
Entre 1999 et 2004, elle siège au Conseil économique et social.
## Parcours politique
Laurence Rossignol est candidate à la députation pour une première fois dans la cinquième circonscription de l'Oise en 1997. Elle échoue de peu face au député sortant Lucien Degauchy. Elle se représente à nouveau en 2002 et en 2007 mais échoue à nouveau. Elle ne se représente pas en 2012, étant devenue l'année précédente sénatrice de l'Oise. En 2014, elle entre au gouvernement comme secrétaire d'État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie ; en 2015 son portefeuille est élargi à l'Enfance. En 2016, elle est nommée ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes. Réélue sénatrice en 2017, elle devient vice-présidente socialiste du Sénat en 2020.
Sénatrice Candidate aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011, en deuxième position sur la liste d'union de la gauche menée par Yves Rome, elle est élue sénatrice de l'Oise à l'occasion de ce scrutin. Elle est désignée en novembre 2011 présidente du groupe de travail « négociations internationales – Climat Environnement » créé par la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire du Sénat.
À l'automne 2012, elle présente au Sénat le rapport sur le projet de loi sur la participation des citoyens aux décisions sur l'environnement puis le rapport sur le projet de loi sur le marché carbone européen.
Membre du Groupe Socialiste et apparentés, Laurence Rossignol est membre de la commission du développement durable, des infrastructures, de l'équipement et de l'aménagement du territoire de 2011 à 2012, elle en devient vice-présidente en 2014. Elle est également membre de la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois et de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances. Lors des débats qui ont lieu sur l'IVG en 2014, elle fait adopter un amendement élargissant le délit d'entrave à l'avortement. Concernant la prostitution, elle a défendu la position abolitionniste.
En 2017, elle est candidate à la présidence du groupe socialiste au Sénat, face à Martial Bourquin et à Didier Guillaume, président sortant. Ce dernier est finalement réélu avec deux voix d'avance.
Réélue sénatrice de l'Oise en 2017, elle est depuis membre de la commission des Affaires sociales du Sénat et membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, dont elle a été vice-présidente entre 2018 et 2020, et de nouveau depuis 2023.
Entre octobre 2020 et octobre 2023, elle était vice-présidente du Sénat, chargée de la transition écologique et numérique de l'institution.
Éliminée par les militants PS de son département en vue des élections sénatoriales de 2023, Laurence Rossignol est « parachutée » par le Parti socialiste pour ce scrutin dans le Val-de-Marne, où elle occupe la deuxième place sur la liste conduite par le communiste Pascal Savoldelli, sur fond de division à gauche.
Autres fonctions Rapporteuse de la Commission spéciale sur la lutte contre le système prostitutionnel (Sénat - 2014)
Au gouvernement Le 9 avril 2014, elle est nommée secrétaire d'État, chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l'Autonomie, auprès de Marisol Touraine dans le gouvernement Valls I. Elle succède à Dominique Bertinotti (famille) et Michèle Delaunay (personnes âgées). Par un décret du 17 juin 2015, elle est à nouveau nommée secrétaire d'État, avec une attribution supplémentaire, cette fois-ci chargée de la Famille, de l'Enfance, des Personnes âgées et de l'Autonomie.
Elle porte la réforme de l'autonomie, plusieurs fois reportée depuis son annonce, début 2013.
En 2015, elle soutient et défend au nom du gouvernement les controversés « tests osseux » sur les mineurs étrangers pour déterminer leur âge et, selon le résultat, pour savoir s'ils doivent être pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance ou au contraire en être exclus voire quitter le territoire français. Cette mesure suscite alors de vives critiques à gauche.
Lors de l'élection régionale de 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, elle figure en deuxième place de la liste socialiste de l'Oise.
Le 11 février 2016, elle devient ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes (titre rectifié le 3 mars en « ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes ») dans le gouvernement Valls II.
Elle compare, le 30 mars 2016 sur RMC, les femmes musulmanes choisissant de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage », affirme les « affronter sur le plan des idées » et déclare « qu'il y a des femmes qui veulent l’imposer à tout le monde parce qu’elles en font une règle publique ». Saisi par le CRAN, le Conseil supérieur de l'audiovisuel considère que l'intervieweur, Jean-Jacques Bourdin, n'a pas « maîtrisé » l'antenne, et demande aux responsables de RMC « d’éviter à l’avenir qu’une telle situation ne se reproduise ». L'universitaire Laurent Bouvet estime que la comparaison relève de « la problématique classique de ce que l'on appelle la servitude volontaire », et bien qu'il juge l'usage du terme nègre « maladroit », il dénonce un « contexte d'hystérisation du moindre propos politique non conforme à une sorte de vocabulaire obligatoire et validé par on ne sait quelle académie de la bonne pensée et de la bonne conscience ».
En août 2016, elle déclare voir dans le port du burkini un « projet politique archaïque », tout en critiquant le discours de l'extrême droite sur la question.
En septembre 2016, elle propose de créer un « délit d'entrave numérique à l'IVG » afin d'interdire les sites internet des opposants à l'avortement. L'amendement est écarté par le Sénat. Elle est finalement adoptée sous forme de loi en décembre 2016.
Le 23 novembre 2016, elle présente un nouveau plan de lutte contre toutes les violences faites aux femmes (350 places de plus d'hébergement et formation des professionnels médicaux et juridiques rencontrant les femmes battues), doté d’un budget en augmentation (125 millions d'euros au total).
Elle soutient Manuel Valls pour la primaire citoyenne de 2017.
Le 20 janvier 2017, elle lance l'Agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (Aripa), afin de faciliter les saisies sur salaires ou sur les comptes bancaires des mauvais payeurs. Cette agence permet également, dans le cas où l'un des conjoints était victime de violences de la part de l'autre, de faire écran pour que le versement soit fait sans que sa nouvelle adresse soit communiquée.
Controverses & affaires(3)
Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.
- Controverse — Accusations de transphobie (1/2)
Laurence Rossignol a déclaré que « le changement de logiciel pour réexaminer le féminisme à travers la transsexualité n’aboutit qu’à invisibiliser les femmes ». Ses déclarations ont déclenché une polémique en 2020 et elle est soutenue par des féministes matérialistes et universalistes, tandis que d'autres la considèrent comme une TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminist).
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Accusations de transphobie (2/2)
Se défendant de toute transphobie, Laurence Rossignol n'en est pas moins très critique à l'encontre de ce qu'elle qualifie elle-même de transactivisme. Elle déclare ainsi en 2022 « Il y a une offensive des transactivistes à l’encontre de la diversité des associations féministes. Une offensive pour l’alignement du mouvement féministe sur la conception transactiviste des rapports de genre ». Malgré les commentaires à ce sujet Laurence Rossignol continue d'utiliser ce terme pour défendre cette position et plaide pour une reconnaissance des droits des personnes transgenres qui ne remettent pas en cause la centralité de la condition des femmes.
Rapporté (au conditionnel) - Controverse — Affaire de la MNEF
Employé a temps plein de 1993 à 2004 puis à temps partiel jusqu'en 2011, en tant que chargée d’étude à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), dont elle percevra une rémunération de 1100 euros pendant dix-huit ans pour 2 jours de travail par semaine. Le magazine mensuel Que choisir s’interroge : « Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants (…) pourquoi l’avoir tu ? Si, au contraire, sa contribution à la marche de la LMDE a seulement été épisodique, pourquoi la mutuelle l’a-t-elle rétribuée si longtemps malgré ses difficultés financières ? ». À ce titre, elle est impliquée dans l'affaire de la MNEF.
Rapporté (au conditionnel)
Carrière politique
Mandats
- Senateur (Val-De-Marne)En coursVal-De-Marne2 octobre 2023 · Source
Ce qu'on dit de Laurence Rossignol
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Médias & multimédia
Toutes les apparitions et interventions de Laurence Rossignol dans les médias : articles, interviews vidéo, podcasts, émissions TV. Sources autorisées uniquement (Le Monde, Mediapart, France TV, INA, etc.). Polidex n'héberge jamais le contenu, uniquement les liens.
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Votes parlementaires
Anecdotes
Controverse — Accusations de transphobie (1/2)
Laurence Rossignol a déclaré que « le changement de logiciel pour réexaminer le féminisme à travers la transsexualité n’aboutit qu’à invisibiliser les femmes ». Ses déclarations ont déclenché une polémique en 2020 et elle est soutenue par des féministes matérialistes et universalistes, tandis que d'autres la considèrent comme une TERF (Trans-Exclusionary Radical Feminist).
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Accusations de transphobie (2/2)
Se défendant de toute transphobie, Laurence Rossignol n'en est pas moins très critique à l'encontre de ce qu'elle qualifie elle-même de transactivisme. Elle déclare ainsi en 2022 « Il y a une offensive des transactivistes à l’encontre de la diversité des associations féministes. Une offensive pour l’alignement du mouvement féministe sur la conception transactiviste des rapports de genre ». Malgré les commentaires à ce sujet Laurence Rossignol continue d'utiliser ce terme pour défendre cette position et plaide pour une reconnaissance des droits des personnes transgenres qui ne remettent pas en cause la centralité de la condition des femmes.
Rapporté (au conditionnel)Controverse — Affaire de la MNEF
Employé a temps plein de 1993 à 2004 puis à temps partiel jusqu'en 2011, en tant que chargée d’étude à la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), devenue La Mutuelle des étudiants (LMDE), dont elle percevra une rémunération de 1100 euros pendant dix-huit ans pour 2 jours de travail par semaine. Le magazine mensuel Que choisir s’interroge : « Si Mme Rossignol a vraiment été au service de la santé des étudiants (…) pourquoi l’avoir tu ? Si, au contraire, sa contribution à la marche de la LMDE a seulement été épisodique, pourquoi la mutuelle l’a-t-elle rétribuée si longtemps malgré ses difficultés financières ? ». À ce titre, elle est impliquée dans l'affaire de la MNEF.
Rapporté (au conditionnel)
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Laurence Rossignol ?
- Laurence Rossignol est né(e) le 22 décembre 1957, ce qui lui fait 68 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Laurence Rossignol ?
- Laurence Rossignol est actuellement Senateur (Val-De-Marne).
