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Jean-Claude Juncker

Photo : Wikimedia Commons

Jean-Claude Juncker

Ex-président de la Commission européenne · Jean-Claude Juncker

Jean-Claude Juncker, né le 9 décembre 1954 à Redange-sur-Attert, est un homme d'État luxembourgeois. Il est président de la Commission européenne de 2014 à 2019.

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Score Polidex25/100

En bref

Nationalité
Union européenne
Mandat en cours
Ex-président de la Commission européenne · depuis 1 janvier 2020
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Biographie

## Formation

Jean-Claude Juncker a effectué ses études secondaires auprès des pères du Sacré-Cœur à l'école apostolique de Clairefontaine (commune d'Arlon) en Belgique avant de passer son baccalauréat classique-littéraire au lycée Michel-Rodange à Luxembourg. Il y apprend le latin. Titulaire d'une maîtrise en droit de l'université de Strasbourg en 1979, il prête serment comme avocat en février 1980 après avoir suivi le cours complémentaire de droit luxembourgeois. Il n'a cependant jamais effectué le stage d'avocat et s'est immédiatement tourné vers la politique, en rejoignant le secrétariat général du parti chrétien-social luxembourgeois.[réf. nécessaire]

## Parcours politique

Débuts Membre du Parti populaire chrétien-social (CSV) depuis 1974, il en devient, en octobre 1979, le secrétaire parlementaire. Il en sera le président entre janvier 1990 et février 1995.

Juncker est nommé en décembre 1982, à vingt-huit ans, secrétaire d'État au Travail et à la Sécurité sociale dans le gouvernement Werner-Thorn-Flesch.

En juin 1984, il est élu pour la première fois au Parlement luxembourgeois et sera nommé ministre du Travail et ministre délégué au Budget dans le premier gouvernement dirigé par Jacques Santer, puis, après les élections législatives de juin 1989, ministre des Finances et ministre du Travail.

Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker en 1997 La désignation de Jacques Santer comme président de la Commission européenne par le Conseil européen et sa confirmation à ce poste par le Parlement européen, conduit le grand-duc Jean à nommer Juncker Premier ministre et ministre d’État le 20 janvier 1995. Même en tant que chef du gouvernement, il continuera à exercer les fonctions de ministre des Finances, ministre du Travail et de l'Emploi et ministre du Trésor.

Juncker participa au Conseil pour les affaires économiques et financières (ECOFIN), étant un des architectes clefs du traité de Maastricht, et notamment de ce qui relevait de l'Union économique et monétaire.

En 1998 il est devenu le quatrième destinataire de la Vision pour l'Europe Award.

En mars 2009, il se dit « alarmé » par les propos du pape Benoît XVI opposé à l'usage du préservatif comme moyen de lutte contre la contamination par le SIDA.

En 2009, dans un discours devant la Chambre des députés, il souhaite élargir les possibilités d'avortement au grand-duché. L'article 353 du Code pénal affirme que l'avortement n'est pas punissable si la santé physique ou psychique de la femme enceinte est en danger. Le Premier ministre souhaite que ce soit désormais possible en cas de « détresse d’ordre physique, psychique ou social ». Il propose à cette occasion l’accès gratuit aux moyens de contraception pour les femmes jusqu’à l’âge de 25 ans.

Dans ce même discours, Juncker soutient aussi l'introduction du mariage entre personnes de même sexe au Luxembourg, qui sera finalement introduit en 2015 sous son successeur.

Législatives de 1999

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Après les élections législatives de juin 1999, remportées par le Parti populaire chrétien-social, Jean-Claude Juncker est reconduit à la tête du nouveau gouvernement composé de représentants du CSV et du Parti démocratique, mettant ainsi fin à une coalition gouvernementale de quinze ans entre le CSV et le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois. Jean-Claude Juncker garde également les portefeuilles des Finances et des Communications.

Le 27 mai 2003, il devient citoyen d'honneur de la ville de Trèves.

Législatives de 2004 En juin 2004, après la victoire de son parti, qui, avec plus de 35 % des voix, remporte vingt-quatre des soixante sièges aux élections législatives, et trois des six sièges aux élections européennes, Jean-Claude Juncker refuse, malgré l’« amicale » pression de la majorité des dirigeants européens, le poste de président de la Commission européenne.

Lors de la réunion de Scheveningen du 10 septembre 2004, Jean-Claude Juncker est porté à la présidence de l'Eurogroupe, pour un mandat de deux ans, à compter du 1er janvier 2005, en devenant ainsi le premier président permanent. Il est reconduit dans ses fonctions pour un nouveau mandat de deux ans, courant jusqu'au 31 décembre 2008. À Bruxelles, il a été une nouvelle fois reconduit le 18 janvier 2010 pour un nouveau mandat de deux ans et demi.

Président de ce même conseil durant le premier semestre 2005, il a dû faire face à la non-ratification du projet de Constitution européenne de la part de la France et des Pays-Bas. À ce titre, il avait fait une déclaration qui avait créé la polémique en France, le 25 mai 2005 au journal belge Le Soir, c'est-à-dire quatre jours avant que les Français se prononcent le 29 mai 2005, sur le référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe, en précisant que « Si c'est oui, nous dirons donc : on poursuit ; si c'est non, nous dirons : on continue ! ». Par la suite, en février 2008, l'Assemblée nationale française a voté le traité de Lisbonne, sans que la France cette fois organise un référendum. Il fut également en désaccord avec le Premier ministre britannique, Tony Blair, concernant le budget européen. En 2006, il est lauréat du prix international Charlemagne.

Il reçoit le titre de docteur honoris causa de l'université Robert-Schuman (Strasbourg-III) le 25 octobre 2007. En 2007, il reçoit la médaille saint-Liboire pour l'unité et la paix.

Démission et élections anticipées de 2013 Jean-Claude Juncker annonce la démission du gouvernement pour le 11 juillet 2013, à la suite d'un scandale concernant les services de renseignement, accusés d'avoir constitué une véritable police secrète et politique en fichant illégalement des centaines de milliers de citoyens.

Son parti, le Parti populaire chrétien-social, reste la première formation politique du Parlement lors des élections législatives de 2013, mais perd des voix par rapport à la précédente élection. Malgré cela, Jean-Claude Juncker n'est pas reconduit à son poste. En effet, les socialistes et les libéraux se sont entendus avec Les Verts, pourtant en perte de vitesse, pour avoir une (mince) majorité à la Chambre des députés, et le libéral Xavier Bettel a pu s'installer au poste de Premier ministre du grand-duché et présider un gouvernement de coalition à trois.

Affaire « Luxembourg Leaks » Article détaillé : Luxembourg Leaks.

En 2014, il est mis en cause dans l'affaire « Luxembourg Leaks » qui révèle de manière détaillée l'organisation de l'exil fiscal de plus de 1 000 entreprises avec l'approbation de l'administration luxembourgeoise des impôts. Le scandale embarrasse Juncker, ancien Premier ministre du grand-duché du Luxembourg de 1995 à 2013, qui sous la pression politique et médiatique répond le 12 novembre 2014 n'avoir « jamais donné d’instructions sur aucun dossier particulier » dans ce cadre. S'il fait valoir que les rulings fiscaux permettant aux entreprises d'obtenir des engagements de l'administration fiscale sur les impositions futures sont conformes aux règles internationales, il reconnaît également qu'ils vont à l'encontre de la « justice fiscale » et des « normes éthiques et morales ».

Pour le quotidien Les Échos, l'enquête « a sapé une partie de la légitimité de Jean-Claude Juncker » qui se verrait ramené « à un rôle de grand ordonnateur de l'évasion fiscale ». Une motion de censure contre Juncker comprenant soixante-dix-sept signataires est initiée par le parti politique italien Mouvement 5 étoiles rejoint notamment par l'UKIP et le Front national. La motion précisant que « Jean-Claude Juncker ayant occupé le poste de Premier ministre pendant toute la durée de ces accords le rend directement responsable des politiques d'évitement fiscal ». Elle a peu de chances de réussir, les conservateurs et des sociaux-démocrates qui ont la majorité au Parlement européen soutenant « sans ambiguïté » Jean-Claude Juncker.

En juillet 2016, la presse révèle des documents de la justice américaine attestant que Jean-Claude Juncker a rencontré en 2003 les responsables de la politique fiscale de la société Amazon avant l’installation de celle-ci au Luxembourg. Ces faits remettent ainsi en cause ses déclarations de non-ingérence dans les accords passés par l’administration fiscale du Luxembourg.

Selon des informations citées par The Guardian, Jean-Claude Juncker a usé de sa fonction de Premier ministre du Luxembourg pour opposer son veto à la plupart des initiatives présentées devant l’Union européenne et destinées à lutter contre l’évasion fiscale des multinationales.

Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avec le secrétaire d'État des États-Unis, John Kerry, en mars 2016. Début 2014, il est désigné candidat du Parti populaire européen (PPE) (battant le Français Michel Barnier) afin de mener la liste du parti aux élections européennes de 2014 et donc de briguer le poste de président de la Commission européenne en cas de victoire. En dépit de l'opposition notable de David Cameron et de Viktor Orbán, il est désigné par les autres dirigeants de l'Union européenne, le 27 juin 2014, pour prendre la présidence de la Commission européenne en novembre 2014.

En novembre 2014, Jean-Claude Juncker est à l'origine d'une proposition visant à encadrer les rapports entre les commissaires et les lobbyistes. Il s'engage également à rendre obligatoire le registre des lobbies qui exercent à Bruxelles.

Deux ans plus tard, il est l'objet de plusieurs critiques, notamment des pays d'Europe de l'Est et au sein même des personnalités qui l'avaient initialement soutenu, comme Angela Merkel. Lui sont notamment reprochés son fédéralisme trop poussé, son comportement parfois désinvolte, un plan de relance européen jugé faible et sa participation aux pressions contre la Grèce, le Portugal et l'Espagne au sujet de leur redressement économique. Le scandale Luxembourg Leaks participe également à affaiblir son image.

Jean-Claude Juncker annonce, le 11 février 2017, qu’il ne briguera pas un deuxième mandat en 2019. Il exprime dans le même temps ses doutes par rapport à l'unité au sein de l'UE, estimant que le Brexit pouvait « diviser sans trop d’efforts les vingt-sept autres États membres » qui évolueraient, selon lui, dans « des directions différentes » et « difficilement compatibles entre elles ». Alors qu'il est considéré comme trop social par les caciques du PPE, il refuse d'apporter son soutien à Manfred Weber, désigné par le PPE pour lui succéder après les élections européennes de 2019 en cas de victoire.

En octobre 2018, Juncker rappelle au gouvernement populiste italien son obligation de respect des critères européens en matière de réduction de la dette publique, l'Italie ayant une dette publique de plus de 130 % de son PIB alors que les règles européennes en vigueur prévoient le plafond de 60 % du PIB. La Commission européenne réclame quatre milliards d’euros d’économies en plus de 7,5 milliards déjà consentis par l’Italie, et annonce même l'ouverture d'une procédure de sanction à son égard. En décembre 2018, après quelques semaines de doute, le gouvernement italien accepte de revoir son budget à la baisse pour 2019.

Controverses & affaires

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Carrière politique

Mandats

  • Ex-président de la Commission européenneEn cours
    Jean-Claude Juncker
    1 janvier 2020 · Source

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Questions fréquentes

Quelle est la fonction actuelle de Jean-Claude Juncker ?
Jean-Claude Juncker est actuellement Ex-président de la Commission européenne.