En bref
- Naissance
- 28/06/1822
- Décès
- 24/09/1894
- Nationalité
- France
- Dernier mandat
- Ministre (France)
Biographie
## Carrière universitaire
Répétiteur de droit à Paris, il se déclare républicain après la révolution de 1848 et est nommé sous-préfet de Thionville par le gouvernement provisoire le 15 mars 1848, poste qu'il occupera jusqu'à sa destitution par Louis-Napoléon Bonaparte le 20 février 1851.
Il retourne alors à l'enseignement et publie un Commentaire de la loi portant abolition de la mort civile en 1855. En 1858, il obtient un prix de l'Institut, section de l'Académie des sciences morales et politiques, pour un mémoire sur les Régimes nuptiaux des Gaulois.
Reçu le 1er avril 1859 à l'agrégation des facultés de droit à Toulouse, il est délégué comme chargé de cours à la faculté de droit de Grenoble en 1860 avant d'être rappelé sur sa demande à Toulouse en 1862.
Le 11 décembre 1864, il devient professeur titulaire de la chaire de droit romain à la faculté de Toulouse. La même année, l'Académie de législation dont il est membre le choisit comme secrétaire perpétuel.
Il publie divers articles dans la Revue historique de droit français et étranger et dans le Dictionnaire des Antiquités grecques et romaines, prépare l'édition française du Manuel des antiquités romaines de Theodor Mommsen et publie, en 1886, un Essai sur les finances et la comptabilité publique chez les Romains. Il est membre de l'Académie impériale de Metz.
## Parcours politique
Après la chute de l'Empire, il est élu — avec les deux tiers des suffrages exprimés — député de la Haute-Garonne lors des élections législatives du 8 février 1871. Républicain modéré, proche de Jules Grévy et de Jules Ferry, il participe à la fondation du groupe Gauche républicaine, dont il est un temps vice-président.
Élu sénateur inamovible sur la liste des gauches le 11 décembre 1875, Gustave Humbert le restera jusqu'à sa mort. Il est vice-président du Sénat du 30 janvier au 29 juillet 1882.
Le 29 décembre 1877, il est appelé aux fonctions de procureur général près la Cour des comptes, alors cumulables avec un mandat parlementaire, par le président du Conseil Jules Dufaure. Installé le 9 janvier 1878, il est candidat en 1880 à la première présidence contre Paul Bethmont, qui l'obtient, ce qui le conduit à démissionner le 28 octobre.
Le 30 janvier 1882, il est nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Cultes dans le deuxième gouvernement de Freycinet, de gauche républicaine. Le 16 février 1882, il dépose au nom du gouvernement un important projet de réforme judiciaire, en réponse à celui du député Félix Martin-Feuillée. Souffrant, Gustave Humbert présente sa démission au président Jules Grévy, qui la refuse en lui accordant un congé d'un mois. Il quitte ses fonctions à la démission du gouvernement, le 6 août 1882. Redevenu sénateur, il est en 1883 candidat au poste de premier président de la Cour de cassation, confié à Jules Cazot. Il est réélu vice-président du Sénat en 1885.
Le 15 février 1890, il est nommé premier président de la Cour des comptes par le président de la République Sadi Carnot, succédant finalement à Paul Bethmont. Réélu vice-président du Sénat les 10 janvier 1889 et 16 janvier 1890, et élu vice-président de la Haute Cour de justice le 12 avril 1889, il abandonne ces deux vice-présidences le jour de sa nomination. En 1893, il est candidat à l'Académie des sciences morales et politiques. Le 3 mars 1894, il obtient du Sénat la reconstruction du palais d'Orsay et son affectation à la Cour des comptes, qui siégeait alors au Palais-Royal.
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Gustave Humbert
Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.
Votes parlementaires
Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Gustave Humbert ?
- Gustave Humbert est décédé(e) le 24 septembre 1894, à l'âge de 72 ans.
