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Daniel Cohn-Bendit

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Daniel Cohn-Bendit

Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · France

Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique germano-français actif en politique aussi bien en Allemagne qu'en France.

Score politique63/100
Score Polidex16/100
Né(e) le 4 avril 1945 (81 ans)

En bref

Naissance
04/04/1945
Nationalité
France
Mandat en cours
Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle. · depuis 4 avril 1970
Voir sur Wikipédia

Biographie

## Parcours politique

Candidature Coluche avec Goupil Daniel Cohn-Bendit en 2005. Il soutient la candidature de Coluche à l'élection présidentielle française de 1981, en compagnie de son ami proche Romain Goupil. Cinq ans plus tard, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan, Nous l’avons tant aimée, la Révolution.

Verts allemands au Parlement et au pouvoir Puis le contexte politique allemand est bouleversé par la crise découlant du Deuxième choc pétrolier : le 1er octobre 1982, Helmut Kohl obtient la première coalition noire-jaune depuis des décennies, pour supplanter Helmut Schmidt comme chancelier fédéral, le SPD ayant perdu l'appui du FDP. Le SPD a besoin d'un nouvel allié et le 6 mars 1983, les Verts allemands font leur entrée au Bundestag avec 5,6 % des voix. Parmi les nouveaux élus, Otto Schily, l'avocat de Gudrun Ensslin, cofondatrice de la Fraction armée rouge mais surtout Joschka Fischer. L'ami proche de Cohn-Bendit obtient dès mars 1985 le ministère de l'Environnement et de l'Énergie du Land de Hesse, créé à cette occasion : c'est la première participation gouvernementale des Verts allemands, que Cohn-Bendit a rejoint l'année précédente.

Éditeur de presse proche du gouvernement régional Au milieu des années 1980, le Pflasterstrand, journal de Daniel Cohn-Bendit, se professionnalise, comme Libération en France. Le titre appuie la participation aux gouvernements des Verts. Les feuilles alternatives de Hesse se moquent de ce « Springer de gauche » car à partir de 1986, le journal est financé par le gouvernement de Hesse, dont l'ami de Cohn-Bendit est membre, via un premier prêt sans intérêt de 260 000 marks et un fonds pour « la promotion d'opérations alternatives » visant à l'expansion nationale du journal. Le fondateur détient désormais 60 000 actions majoritaires. « Ce dont nous avons besoin, ce sont des publicités suprarégionales de Coca-Cola ou autre », annonce-t-il. Le magazine revendique près de 10 000 exemplaires vendus malgré un prix élevé de quatre marks.

En 1987, Matthias Kierzek, héritier de l'éditeur Fuldaer Verlagsanstalt achète la moitié du capital en promettant d'apporter jusqu'à 100 000 marks pour financer la restructuration de la rédaction et une « augmentation de salaire progressive » de 300 marks par journaliste. Le magazine est désormais édité sur papier glacé.

« Sous le trottoir, l'argent » titre alors, ironiquement, le quotidien de gauche Die Tageszeitung, même si le contrat social avec le nouvel éditeur mentionne « l'autonomie fondamentale du comité de rédaction ». Selon Daniel Cohn-Bendit, sa présence et celle de la rédactrice culturelle Elisabeth Kiderlen, plus des projets de recrutement, garantissent « la continuité historique ». La diffusion monte à 24 000 exemplaires peu après la relance, puis chute en profondeur, amenant la revente à Jan-Peter Eichhorn et Gerhard Krauss, qui le fusionnent avec magazine municipal qu'ils gèrent depuis 1982 à Francfort, puis cessent la parution, faute de lecteurs, en 1990.

Entre-temps, en 1989, Daniel Cohn-Bendit, est devenu adjoint au maire SPD de la ville de Francfort-sur-le-Main, chargé des affaires multiculturelles.

Élection au Parlement européen en 1994 Lors des élections européennes de 1994, il est élu député au Parlement européen, comme représentant des Verts allemands, qui passent la barre des 10 % des voix contre 8,4 % cinq ans plus tôt, profitant d'une chute du SPD, qui passe de 37,5 à 32,2 %.

Daniel Cohn-Bendit commence alors une carrière de député européen qui va durer vingt ans.

Partageant sa vie entre Francfort et Bruxelles, il intervient aussi dans les médias pour commenter la politique intérieure française. Il s'inquiète de voir les écologistes qui ont obtenu 7,8 % aux législatives de 1993, contre 7,3 % en Allemagne, être « de plus en plus sectaires » avec « un ultra-gauchisme débile contre Maastricht », tout en estimant que « se dire ni de gauche ni de droite est une erreur ». Peu avant l'élection présidentielle de 1995, il reproche à la candidate écologiste Dominique Voynet, qu'il ne soutient « que du bout des lèvres », de faire « une campagne pour les vieux » car « trop en retrait sur la drogue, sur la culture des jeunes, sur l'humanitaire ». En 1996, il soutient d'Allemagne la candidature PS de Bernard Kouchner dans une législative partielle, contre les Verts locaux qui appuient le candidat communiste sortant, et obtient que Dominique Voynet refuse de choisir entre les deux candidats avant de devenir six mois après ministre de l'Environnement de Lionel Jospin.

En 1998, il revient en France, où son ami Jean-Marc Salmon tente d'éviter des heurts au sein de la gauche plurielle au pouvoir, qui associe communistes, socialistes, écologistes et le parti de Jean-Pierre Chevènement (le MDC), avec qui il est en délicatesse. Les Verts le désignent tête de liste aux européennes de 1999. Avec 9,72 % des voix, c'est le second meilleur résultat des Verts après celui d’Antoine Waechter en 1989. Pendant la campagne, il vient soutenir le projet local de Centre culturel africaniste européen, de Dieudonné, qui vient de percer à Dreux, avec près de 8 % face au Front national aux législatives de 1997. Le projet est contesté par une pétition de 120 habitants du village« qui refusent les nuisances sonores ». Cohn-Bendit y voit une « peur de l'inconnu (…) la base même du racisme » et Dieudonné déclare : « c'est tout juste si moi, noir, je ne devais pas leur prouver que j'avais une âme ». La presse s'enthousiasme pour le jeune humoriste, présenté comme l'héritier de Coluche, qui s'inspire des Restos du cœur pour proposer les « Toits du cœur » aux élections municipales de 2001, mais doit abandonner, torpillé juste avant le vote par Cohn-Bendit. L'ex-orateur de Mai 68 dénonce son autre future candidature, celle du « premier Black à la présidentielle », pour le scrutin de l'année suivante, puis multiplie les déclarations publiques contre l'humoriste, alors que l'Ifop crédite dès février 2001 Dieudonné de 4 % d'intentions de vote. Le processus de désignation du candidat écologiste est alors incertain puis heurté par de multiples rebondissements.[pertinence contestée]

Un Parti vert européen est créé en février 2004, Cohn-Bendit est son porte-parole puis à nouveau représentant des Verts allemands après les élections européennes le 13 juin 2004. Il devient aussi vice-président du Mouvement européen - France. À partir de février 2007, il soutient Dominique Voynet lors de l'élection présidentielle de 2007.

Lors de la législature 2004-2009, Daniel Cohn-Bendit a été présent à près de 93 % des sessions du Parlement européen (278 jours sur 299). Plus de 96 % des votes enregistrés (4 283 sur 4 400) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, dont il est le président, le groupe des Verts/Alliance libre européenne. Par rapport aux autres députés de l'un de ses deux États, l'Allemagne, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux plus d'une fois sur deux (52,25 %).

Succès aux élections européennes de 2009 Il se présente aux élections européennes de 2009 en France, au sein de la liste Europe Écologie, qui rassemble les Verts et des personnalités proches des idées écologistes, notamment Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot, José Bové, Yannick Jadot, Michèle Rivasi. Il est en tête de la liste Europe Écologie pour la circonscription Île-de-France, l'ancienne magistrate Eva Joly y figurant en deuxième position. Dans sa circonscription, Daniel Cohn-Bendit et Europe Écologie réalisent 20,86 %, ce qui place sa liste en seconde position, derrière l'UMP mais largement devant le Parti socialiste. Au niveau national, Europe Écologie recueille 16,28 % des voix, soit le meilleur score jamais réalisé par une liste écologiste lors d'élections européennes et qui place ce parti en troisième place sur l'échiquier politique français, talonnant le Parti socialiste.

En août 2009, Daniel Cohn-Bendit affirme qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle française de 2012. Bien que de nationalité allemande, il pourrait faire une demande de double nationalité qui l'autoriserait à se porter candidat mais il réfute par avance cette idée. Il obtient finalement la nationalité française en 2015.

Il est nommé au conseil d'administration de l'université Paris-X le 2 avril 2012, en tant que personnalité extérieure.

Désaccord sur l'Europe et départ du parti écologiste Le 23 septembre 2012, il déclare, après le « non » d’EELV au pacte budgétaire européen, qu'il « suspend son adhésion » au parti écologiste. Il annonce avoir quitté EELV le 7 décembre 2012. Il lance, le 27 septembre 2012, le groupe de réflexion « Europe et Écologie » pour promouvoir une « approche pragmatique mais ambitieuse » de l'Europe.

Il quitte le Parlement européen en mai 2014, choisissant de ne pas se représenter. Il est le seul député européen à avoir exercé plusieurs mandats en s’étant alternativement présenté en Allemagne et en France.

Soutien à Emmanuel Macron et film avec Romain Goupil Daniel Cohn-Bendit affiche dès janvier 2016 son intérêt pour l'élection présidentielle 2017 en participant à des réunions évoquant la pertinence d'une candidature unique à gauche puis en la critiquant.

En février 2017, il affiche son soutien à Emmanuel Macron, estimant qu'il est le mieux placé pour faire face à Marine Le Pen au second tour. Le 2 septembre 2018, alors que son nom était évoqué avec insistance pour remplacer Nicolas Hulot au ministère de la Transition énergétique et qu’il déclarait avoir « envie d’aider Macron », il indique qu’il n’intégrera pas le gouvernement.

Pour célébrer les cinquante ans de Mai 68, Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil, amis proches depuis la préparation de la candidature de Coluche en 1980, ont réalisé le film La Traversée : ils parcourent le pays à la rencontre de Français de toutes conditions (dockers, éleveurs, pêcheurs, agriculteurs, personnel hospitalier, migrants, policiers, industriels, prisonniers...) pour recueillir leurs avis sur des sujets variés qui leur tiennent particulièrement à cœur (immigration, emploi, Europe, société…). Ce film-reportage, d'une durée d'un peu plus d'une heure, illustre la proximité politique de Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil avec Emmanuel Macron, dont ils sont des visiteurs réguliers.

Sélectionné au festival de Cannes, le film a été projeté le 12 avril 2018 en avant-première au grand cinéma Max Linder, à Paris, soirée au cours de laquelle Léa Salamé, considérée comme « la première intervieweuse de France » pour ses émissions politiques sur France 2 et France Inter, affiche son soutien au film, qu'elle voit pour la seconde fois et affirme qu'elle « aime beaucoup » les deux auteurs, par ailleurs amis personnels de longue date du père de son compagnon Raphaël Glucksmann. Avant sa sortie en salle, le film sera diffusé à la télévision le 21 mai sur France 5. La veille, les deux auteurs et Raphaël Glucksmann, alors directeur du Nouveau Magazine littéraire, se sont rendus ensemble à un débat en Bretagne dont ils sont les seuls intervenants.

Controverses & affaires(7)

Toutes les controverses publiées disposent d'une source vérifiable. Les éléments non sourcés ne sont jamais publiés.

  • Controverse — Accusations de pédophilie

    Daniel Cohn-Bendit a été mis en cause pour des propos sur la sexualité des enfants dans les années 1980, mais n'a jamais été inquiété par la justice.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Polémiques des années 2000 (1/5)

    L'année 2001 voit ces polémiques s'accentuer quand le texte de 1975 et 1976 est diffusé, fin janvier, dans plusieurs grands journaux anglais, italiens et allemands par la journaliste allemande Bettina Röhl, dont la mère, Ulrike Meinhof, cofondatrice de la Fraction armée rouge, s'est suicidée quand elle avait 41 ans.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Polémiques des années 2000 (2/5)

    Puis le 22 février 2001, il se confie à L'Express, Le Monde et Libération, pour évoquer « le contexte des années 1970 » et des pages « dont nous devons avoir honte ». L'écrivain Sorj Chalandon rédige le lendemain un mea culpa de Libération sur des pétitions oubliées datant des années 1970, et L'Express publie les entretiens de deux anciens signataires, Philippe Sollers faisant part de ses regrets et Bernard Muldworf assurant être déjà anti-pédophile à l'époque et de la juriste Françoise Dekeuwer-Défossez, qui croit savoir que « Cohn-Bendit n'aurait sans doute pas été poursuivi à l'époque ». Pour atténuer sa responsabilité, l'article de Libération cite le slogan Il est interdit d'interdire !, mais pas son auteur Jean Yanne, et celui des situationnistes de 1966 en version tronquée, lui aussi interprété au sens sexuel, pour présenter « plus qu'une période », un « laboratoire », qui aurait été à lui seul « accoucheur » de « monstres »[réf. souhaitée].

    Rapporté (au conditionnel)
  • Polémiques des années 2000 (3/5)

    Au Journal de 20 heures de TF1, Cohn-Bendit dénonce une « chasse à l'homme » pour des écrits n'ayant selon lui « suscité aucune réaction » en 1975. Libération pourfend le même jour une « haine de Mai 68 qui n'a jamais abdiqué » dans un numéro consacrant six articles à l'affaire, dont ceux de trois « ex-soixante-huitards » (Romain Goupil, Serge July et Philippe Sollers), critiquant un « procès stalinien » visant selon eux Cohn-Bendit, celui de Romain Goupil étant même titré « J'ai envie de dire : oui, je suis pédophile ! ». Une semaine après, plusieurs des amis de l’élu écologiste signent une pétition titrée « Cohn-Bendit et mai 68 : quel procès ? ». « Écrits ou propos scandaleux, ceux de Cohn-Bendit ? Non, ceux d'une nécessaire explosion de parole », dit le texte, en estimant que la révolution sexuelle a d'abord appris aux enfants, aux adolescentes, aux femmes à dire « non »[réf. souhaitée].

    Rapporté (au conditionnel)
  • Polémiques des années 2000 (4/5)

    Le Monde et l'émission Arrêt sur images rappellent le vote de l'automne 1998 du parti écologiste pour le désigner comme chef de la campagne européenne, avant lequel la Ligue communiste révolutionnaire conseille aux journalistes français de lire la page en question du Grand Bazar, mais sans effet. Invité, Jean-Michel Aphatie, explique que ces journalistes en ont reparlé pendant la campagne et décidé d'éviter le sujet et Serge July que son journal a de nouveau décidé d'éviter le sujet quand il a émergé en Allemagne.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Polémiques des années 2000 (5/5)

    De manière récurrente, des responsables politiques évoquent par la suite cette « part d'ombre », notamment Marine Le Pen dès 2004, François Bayrou à deux reprises en 2009, notamment à l'impromptu lors d'un débat télévisé, l’homme politique suisse Oskar Freysinger en 2009, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen en 2011.

    Rapporté (au conditionnel)
  • Condamnations

    Il a été condamné le 8 mars 2022 par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à payer 1 euro symbolique à Marianne Maximi, conseillère municipale de la ville pour l'avoir diffamée à l'antenne de LCI, chaîne d'informations dont il est éditorialiste. Le 11 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient perturbé les vœux d'Eric Faidy, candidat LREM aux élections municipales, par plusieurs minutes de chahut sur le trottoir, obligeant « l'intervention de la police pour ramener le calme ». Le 19 janvier, Daniel Cohn-Bendit les avait accusés d'avoir cassé les vitres et « commencé à cogner ceux qui sont dedans », en évoquant parmi eux « la candidate LFI » Marianne Maximi, puis repris la même anecdote sur la même antenne le 20 janvier, parlant de personnes « qui rentrent » et « qui cassent ». Entre les deux accusations et à la suite des images d'une équipe de France 3 Auvergne, Marianne Maximi avait déclaré ne pas avoir été sur les lieux et demandé un droit de réponse mais sans l'obtenir, en observant qu'il « n'y a pas eu de coups, pas de vitres cassées ». Selon le journaliste de cette équipe, des manifestants qui avaient réussi à « entrer à l’intérieur du local » avaient été « éjectés énergiquement » mais sans « aucune casse » autre que « des inscriptions sur les autocollants de la devanture », version des faits confirmée par Eric Faidy.

    Rapporté (au conditionnel)

Carrière politique

Mandats

  • Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle.En cours
    France
    4 avril 1970 · Source

Ce qu'on dit de Daniel Cohn-Bendit

Citations, vidéos et interviews où d'autres personnalités politiques ou médias mentionnent cette personne.

Aucune mention référencée pour Daniel Cohn-Bendit. Si vous connaissez une citation, vidéo ou interview où une personnalité parle de cette personne, proposez-la-nous.

Votes parlementaires

Aucun vote individuel n'est encore référencé pour cette personnalité. Polidex récupère progressivement les votes parlementaires depuis les API officielles (Assemblée nationale, Sénat, Parlement européen).

Anecdotes

  1. Controverse — Accusations de pédophilie

    Daniel Cohn-Bendit a été mis en cause pour des propos sur la sexualité des enfants dans les années 1980, mais n'a jamais été inquiété par la justice.

    Rapporté (au conditionnel)
  2. Polémiques des années 2000 (1/5)

    L'année 2001 voit ces polémiques s'accentuer quand le texte de 1975 et 1976 est diffusé, fin janvier, dans plusieurs grands journaux anglais, italiens et allemands par la journaliste allemande Bettina Röhl, dont la mère, Ulrike Meinhof, cofondatrice de la Fraction armée rouge, s'est suicidée quand elle avait 41 ans.

    Rapporté (au conditionnel)
  3. Polémiques des années 2000 (2/5)

    Puis le 22 février 2001, il se confie à L'Express, Le Monde et Libération, pour évoquer « le contexte des années 1970 » et des pages « dont nous devons avoir honte ». L'écrivain Sorj Chalandon rédige le lendemain un mea culpa de Libération sur des pétitions oubliées datant des années 1970, et L'Express publie les entretiens de deux anciens signataires, Philippe Sollers faisant part de ses regrets et Bernard Muldworf assurant être déjà anti-pédophile à l'époque et de la juriste Françoise Dekeuwer-Défossez, qui croit savoir que « Cohn-Bendit n'aurait sans doute pas été poursuivi à l'époque ». Pour atténuer sa responsabilité, l'article de Libération cite le slogan Il est interdit d'interdire !, mais pas son auteur Jean Yanne, et celui des situationnistes de 1966 en version tronquée, lui aussi interprété au sens sexuel, pour présenter « plus qu'une période », un « laboratoire », qui aurait été à lui seul « accoucheur » de « monstres »[réf. souhaitée].

    Rapporté (au conditionnel)
  4. Polémiques des années 2000 (3/5)

    Au Journal de 20 heures de TF1, Cohn-Bendit dénonce une « chasse à l'homme » pour des écrits n'ayant selon lui « suscité aucune réaction » en 1975. Libération pourfend le même jour une « haine de Mai 68 qui n'a jamais abdiqué » dans un numéro consacrant six articles à l'affaire, dont ceux de trois « ex-soixante-huitards » (Romain Goupil, Serge July et Philippe Sollers), critiquant un « procès stalinien » visant selon eux Cohn-Bendit, celui de Romain Goupil étant même titré « J'ai envie de dire : oui, je suis pédophile ! ». Une semaine après, plusieurs des amis de l’élu écologiste signent une pétition titrée « Cohn-Bendit et mai 68 : quel procès ? ». « Écrits ou propos scandaleux, ceux de Cohn-Bendit ? Non, ceux d'une nécessaire explosion de parole », dit le texte, en estimant que la révolution sexuelle a d'abord appris aux enfants, aux adolescentes, aux femmes à dire « non »[réf. souhaitée].

    Rapporté (au conditionnel)
  5. Polémiques des années 2000 (4/5)

    Le Monde et l'émission Arrêt sur images rappellent le vote de l'automne 1998 du parti écologiste pour le désigner comme chef de la campagne européenne, avant lequel la Ligue communiste révolutionnaire conseille aux journalistes français de lire la page en question du Grand Bazar, mais sans effet. Invité, Jean-Michel Aphatie, explique que ces journalistes en ont reparlé pendant la campagne et décidé d'éviter le sujet et Serge July que son journal a de nouveau décidé d'éviter le sujet quand il a émergé en Allemagne.

    Rapporté (au conditionnel)
  6. Polémiques des années 2000 (5/5)

    De manière récurrente, des responsables politiques évoquent par la suite cette « part d'ombre », notamment Marine Le Pen dès 2004, François Bayrou à deux reprises en 2009, notamment à l'impromptu lors d'un débat télévisé, l’homme politique suisse Oskar Freysinger en 2009, et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen en 2011.

    Rapporté (au conditionnel)
  7. Condamnations

    Il a été condamné le 8 mars 2022 par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand à payer 1 euro symbolique à Marianne Maximi, conseillère municipale de la ville pour l'avoir diffamée à l'antenne de LCI, chaîne d'informations dont il est éditorialiste. Le 11 janvier 2020, des manifestants contre la réforme des retraites avaient perturbé les vœux d'Eric Faidy, candidat LREM aux élections municipales, par plusieurs minutes de chahut sur le trottoir, obligeant « l'intervention de la police pour ramener le calme ». Le 19 janvier, Daniel Cohn-Bendit les avait accusés d'avoir cassé les vitres et « commencé à cogner ceux qui sont dedans », en évoquant parmi eux « la candidate LFI » Marianne Maximi, puis repris la même anecdote sur la même antenne le 20 janvier, parlant de personnes « qui rentrent » et « qui cassent ». Entre les deux accusations et à la suite des images d'une équipe de France 3 Auvergne, Marianne Maximi avait déclaré ne pas avoir été sur les lieux et demandé un droit de réponse mais sans l'obtenir, en observant qu'il « n'y a pas eu de coups, pas de vitres cassées ». Selon le journaliste de cette équipe, des manifestants qui avaient réussi à « entrer à l’intérieur du local » avaient été « éjectés énergiquement » mais sans « aucune casse » autre que « des inscriptions sur les autocollants de la devanture », version des faits confirmée par Eric Faidy.

    Rapporté (au conditionnel)

Questions fréquentes

Quel est l'âge de Daniel Cohn-Bendit ?
Daniel Cohn-Bendit est né(e) le 4 avril 1945, ce qui lui fait 81 ans.
Quelle est la fonction actuelle de Daniel Cohn-Bendit ?
Daniel Cohn-Bendit est actuellement Personnalité politique française du XXe-XXIe siècle..