En bref
- Naissance
- 06/02/1944
- Nationalité
- France
- Mandat en cours
- Conseiller municipal (Ambricourt) · depuis 22 mars 2026
Biographie
## Carrière professionnelle
Christine Boutin est successivement attachée de presse au CNRS (1964-1969), adjointe au chef de service du secrétariat général du Crédit agricole (1973-1979), journaliste à Dossier familial, le mensuel du Crédit agricole (jusqu'en 1986), et consulteur du Conseil pontifical pour la famille au Saint-Siège (1995).
## Parcours politique
Élue locale Selon Christine Boutin, c'est l'adoption de la loi Veil dépénalisant l'avortement, en 1975, qui est à l'origine de son engagement en politique ; elle qualifie ce texte de « coup de poignard dans le cœur ».
Sa carrière politique commence lorsqu'elle se présente aux élections municipales de 1977 dans le département des Yvelines et est élue conseillère municipale d'Auffargis. Trois ans plus tard, en 1980, elle devient maire de la commune.
En 1982, Christine Boutin est élue conseillère générale des Yvelines dans le canton de Rambouillet. L'année suivante, elle ne se représente pas à Auffargis, mais est élue au conseil municipal de Rambouillet et devient adjointe au maire.
Elle abandonne en 2001 ses fonctions municipales pour se consacrer à sa fonction de vice-présidente du conseil général des Yvelines et de députée de ce même département.
Elle assure, à partir du 22 mai 2009, la fonction de présidente par intérim du conseil général des Yvelines, en remplacement de Pierre Bédier. Alain Schmitz lui succède le 3 juillet 2009.
Députée française Elle est élue députée lors des élections législatives de 1986, à la tête d'une liste se réclamant de l'ancien Premier ministre centriste Raymond Barre.
Son siège à l’Assemblée nationale lui permet de défendre ses valeurs inspirées par le catholicisme. Un moment important de sa carrière politique a été sa présence remarquée dans le débat du projet de loi instituant le pacte civil de solidarité (PACS). Elle a notamment tenu la parole pendant 5 h 25 d'affilée lors d'un discours contre le PACS à l'Assemblée nationale en 1998.
Après son départ du gouvernement, en juin 2009, elle renonce à son siège de députée, ce qui provoque une élection partielle, remportée par son ancien suppléant, Jean-Frédéric Poisson.
Élection présidentielle de 2002 En février 2001, elle lance le Forum des républicains sociaux (FRS). En décembre 2001, elle est suspendue de l'UDF en raison de sa candidature annoncée à l'élection présidentielle de 2002 alors que le président de l'UDF, François Bayrou, se présente également. À cette élection, sous l'étiquette du FRS, elle ne remporte que 1,19 % des suffrages (339 112 voix), se positionnant avant-dernière des seize candidats présents au premier tour.
Elle est néanmoins réélue députée le 16 juin 2002, dans la dixième circonscription des Yvelines. Elle fait partie du groupe UMP. Durant la campagne pour le référendum sur le projet de Constitution européenne, elle fait campagne pour le « non ».
Ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin en 2007.
En 2006, Christine Boutin décide de ne pas se représenter à l'élection présidentielle de 2007 par peur d'un « 21 avril à l'envers ». Elle soutient, dès le premier tour, Nicolas Sarkozy, « le meilleur candidat de la droite républicaine », dont elle devient l'une des conseillères politiques. Dans une interview accordée cinq ans plus tard, Christine Boutin reconnaît avoir négocié son soutien en échange de la promesse de Nicolas Sarkozy de ne légiférer ni sur le mariage homosexuel ni sur l'euthanasie.
Elle est nommée le 17 mai 2007 ministre du Logement et de la Ville du premier gouvernement Fillon, à la suite de prises de position en faveur du droit au logement opposable. Elle est réélue le 17 juin 2007 députée dans la dixième circonscription des Yvelines avec 58,37 % des voix.
Elle fait partie du deuxième gouvernement Fillon, formé le 19 juin 2007. Pendant deux semaines, du 17 au 28 septembre 2007, elle a implanté son ministère à Lyon pour lancer le « Chantier national pour le logement ».
Elle appelle dans son cabinet plusieurs personnalités proches des milieux catholiques conservateurs ce qui inquiète le milieu associatif laïc. En décembre 2007, son directeur de cabinet Jean-Paul Bolufer, réputé pour ses prises de position contre l'avortement et l'homosexualité, doit démissionner après que le journal Le Canard enchaîné a révélé qu'il louait un appartement de standing à Paris de 190 m2 pour un montant équivalent à celui du loyer d'un logement HLM (6,30 euros/m2). Il est remplacé par Alain Lecomte, auparavant directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction.
La feuille de route de son action ministérielle est de réussir la construction de 500 000 nouveaux logements par an, dont 120 000 logements sociaux, de faire de la France un pays de propriétaires où 70 % de la population pourra être propriétaire et de mettre en œuvre le droit au logement opposable. La maison à quinze euros par jour, est dans ce contexte un élément important de son action.
Christine Boutin, Ministre du Logement et de la Ville, le 14 mai 2009 à son bureau.
En novembre 2008, les associations qui défendent les mal logés l'accusent de ne pas respecter la liberté individuelle quand elle plaide, avec le soutien du président de la République et du Premier ministre, pour l'assistance des personnes, afin que la société ne laisse pas mourir ses membres les plus fragiles dans la rue. [réf. nécessaire]
Ses relations avec Fadela Amara, la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville, apparaissent conflictuelles. Christine Boutin concentre son approche sur le décloisonnement physique des quartiers fragiles, sur la mobilité des individus au sein de l'ensemble de la ville et sur l'échange et le contact entre les personnes. [réf. nécessaire]
Par le décret du 15 janvier 2009, ses attributions ont été restreintes au seul ministère du Logement sans secrétaire d'État délégué auprès d'elle. Puis, lors du remaniement ministériel du 23 juin 2009, le ministère du Logement est remplacé par un secrétariat d'État au Logement dépendant du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer et confié à Benoist Apparu.
Après son départ du gouvernement Contestant la manière dont elle a été écartée du gouvernement, elle refuse la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoirs à son successeur, et critique dans la presse François Fillon et ses anciens collègues ministres. Après avoir décliné un poste d'ambassadeur au Vatican, Christine Boutin décide de mettre un terme à sa carrière parlementaire.
En décembre 2009, une mission sur « les conséquences sociales de la mondialisation » lui est confiée pour enrichir les propositions du G20. Le poste évolue en avril 2010 en collaborateur de cabinet du ministre du Travail Éric Woerth, avec une rémunération de 9 500 euros par mois, qu'elle cumule à une retraite mensuelle de députée et conseillère générale de 8 600 euros. Selon Le Canard enchaîné, qui publie cette information le 9 juin 2010, cette nomination aurait permis à Nicolas Sarkozy de faire taire les critiques de l'ancienne ministre envers le gouvernement et d'écarter son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2012. Face aux nombreuses réactions politiques et médiatiques, Christine Boutin déclare le lendemain poursuivre sa mission de « façon gracieuse », et une semaine plus tard, les ministres en exercice renoncent à cumuler leur salaires avec leurs retraites parlementaires.
Christine Boutin remet un rapport intermédiaire au président de la République le 9 décembre 2010.
Le 21 juin 2011, elle annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012. Elle détaille son programme à Écully (Rhône) le 11 septembre. « La France attend un vrai big bang basé sur nos racines judéo-chrétiennes » déclare-t-elle. Elle est notamment favorable à un revenu de base pour tous les Français, au rétablissement du service national et au droit du sang. Après avoir fait état en décembre, de ses difficultés à recueillir les 500 signatures et accusé le président de la République d'en être responsable, elle retire sa candidature le 13 février 2012, lors du journal de 20 heures de TF1, et apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, pas encore officiellement candidat. Se déclarant satisfaite des « premiers engagements » pris par le chef de l’État, Christine Boutin détaille ainsi leurs points de convergences : « apporter des « idées neuves » aux Français, revaloriser le travail, développer le recours au référendum, conforter la famille, refuser le mariage entre personnes de même sexe et l'union civile, rejeter l'euthanasie, réaffirmer les racines judéo-chrétiennes de la France ». À la suite de son retrait de la présidentielle, elle obtient que l'UMP lui rembourse les 800 000 euros de subventions que chaque candidat perçoit lorsqu'il se présente à l'élection.
Dans une interview accordée en fin de mandat de Nicolas Sarkozy, Christine Boutin reconnaîtra sur un chat du site Rue89, en septembre 2011, avoir négocié son retrait en échange de deux promesses du président de la République : ne légiférer ni sur le mariage homosexuel, ni sur l'euthanasie. Elle déclare à propos de Sarkozy : « Non il ne m'avait pas promis un poste, il m'avait promis qu'il n'y aurait pas d'euthanasie et de mariage homosexuel. Donc voilà. Mais c'est tout, j'ai eu un poste de ministre, très bien, je suis très heureuse d'avoir eu cette responsabilité, que je ne souhaite absolument pas avoir maintenant ».
Le 26 septembre 2012, elle annonce qu'elle soutient Jean-François Copé lors du congrès pour la présidence de l'UMP.
Le 9 juillet 2013, elle annonce sa démission de la présidence du PCD. Charles-Henri Jamin lui succède comme président par intérim. Le parti précise que « tout en restant adhérente du PCD », elle « ne quitte pas la politique pour autant et continuer[a] son combat », ce geste de démission s’expliquant par l’investissement prochain de Christine Boutin dans « un projet européen assez vaste autour de la défense de la famille et des valeurs morales ». Elle annonce le 26 septembre qu'elle sera elle-même candidate sous l'étiquette « Force-vie », lequel présentera une liste dans chacune des circonscriptions. Le 3 octobre 2013, elle est désignée présidente d'honneur du parti.
Le 25 mai 2014, elle n'est pas élue au Parlement européen, sa liste obtenant 1,14 % des voix en Île-de-France, où elle se présentait, et sa formation « Force-vie » recueillant 0,74 % des suffrages exprimés à l'échelle nationale, soit 139 919 voix. N'ayant pu atteindre le seuil des 3 % de voix, nécessaire pour obtenir le remboursement de la campagne, le parti de Christine Boutin serait endetté à hauteur d'un million d'euros, ce qui l'oblige à lancer un appel aux dons.
En 2015, il est révélé que son livre Qu'est-ce que le Parti chrétien-démocrate ? ne s'est écoulé qu'à 38 exemplaires après cinq ans de commercialisation, ce qui en fait le livre politique ayant eu le moins de succès. Ces faibles ventes sont décrites par Sud Ouest comme « un flop historique ». En 2016, ce chiffre s'élève à 58 exemplaires.
Lors de la campagne pour l'élection présidentielle de 2017, le PCD présente son propre candidat, Jean-Frédéric Poisson, aux primaires de la droite et du centre. À la suite de l'élimination de ce dernier au premier tour, Christine Boutin choisit de soutenir François Fillon. Lorsque la candidature de ce dernier est mise en danger par les enquêtes dont il fait l'objet, Christine Boutin demande le retrait de sa candidature et propose que François Fillon soit remplacé par le président du Sénat Gérard Larcher. Le 23 avril 2017, alors que François Fillon n'arrive qu'en troisième position au premier tour de l'élection présidentielle, Christine Boutin refuse d'appeler à voter pour le candidat d'En marche ! Emmanuel Macron et déclare qu'elle votera Marine Le Pen, candidate du Front national, pour faire barrage à Emmanuel Macron ; elle précise toutefois que son geste « n'est pas un vote d'adhésion au Front national ».
Controverses & affaires
Carrière politique
Ce qu'on dit de Christine Boutin
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Questions fréquentes
- Quel est l'âge de Christine Boutin ?
- Christine Boutin est né(e) le 6 février 1944, ce qui lui fait 82 ans.
- Quelle est la fonction actuelle de Christine Boutin ?
- Christine Boutin est actuellement Conseiller municipal (Ambricourt).
